Depuis quelques mois un climat de suspiçion généralisée s'est installé à l'encontre des allocataires des minima sociaux, des chômeurs, des malades ... d'une manière générale sur tous ceux que les accidents de la vie ont entrainé dans une situation de fragilité sociale.
La lutte contre la fraude est, et sera, un thème de la campagne électorale de la majorité en place.
Des ministres au président de la République , tous vitupèrent contre les fraudeurs qui volent les français..
Le 15 novembre, à Bordeaux, le président de la République s’était posé en « garant » et en « protecteur » du modèle social issu du Conseil national de la Résistance. Frauder la Sécurité sociale, « ce n’est pas simplement abuser du système, ce n’est pas simplement profiter de ses largesses. C’est voler chacun et chacune d’entre nous », avait-il lancé.
Les médias n'ont de cesse de se faire le relai de cette chasse aux sorcières en pointant du doigt les vilains millionnaires qui se sont enrichis sur le dos de la collectivité.. ( la petite fraude ne fait pas les gros titres..vente oblige...)
C'est le cas de ce titre , quelque peu "racoleur " du Parisien" Fraude sociale : les premiers tricheurs épinglés" et de citer deux exemples :
- Un allocataire du revenu de solidarité active (RSA) déclaré sans activité et domicilié chez une association mais heureux propriétaire de deux voitures de luxe.
- une famille percevant différentes aides mais omettant de signaler des « revenus » qui proviennent d’un trafic de stupéfiants…
Lire l'article ici
Si de tels cas existent , ils ne sont pas majoritaires.
Par ailleurs mettre en exergue ces cas atypiques est plus que coupable au regard des millions d'allocataires qui sont honnêtes et survivent avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté...
Une réelle misère sociale que beaucoup cachent par fierté et par honte .
C'est comme dans la chanson de Gilbert Bécaud " qui a volé , a volé l'orange du marchand....", il suffit de mettre les pieds dans une CAF pour se sentir coupable.
Campagnes de presse, campagnes sur les radios ( la petite voix de la fraude ), panneaux d'affichages dans toutes les antennes des CAF avec listes des condamnation etc...., sans compter la création des comités opérationnels départementaux antifraude (Codaf).
Des policiers aux douanes en passant par la CAF ou encore les finances publiques, tous ces partenaires travaillent ensemble pour améliorer la coordination de la lutte contre la fraude aux prestations sociales: ce fléau des temps modernes, la peste noire qui , qui fait vaciller nos finances publiques et menace notre modèle social ..
Si l’un d’entre eux soupçonne une fraude , grâce aux échanges d’informations entre ces différents organismes et les services de l’Etat, le Codaf peut alors mettre en œuvre des actions judiciaires pour prendre la main dans le sac les contrevenants.
Pendant ce temps des millions de personnes n'arrivent plus à payer leur loyer , leurs factures, font une gymnastique incroyable pour se nourrir en fin de mois ...
Il est plus que ridicule de croire qu'il est possible de vivre avec les le rSa.
De nombreux allocataires se font aider par leur famille et selon les textes les aides doivent doivent être déclarées !
Alors dans ces conditions , le fraudeur au Rsa c'est celui qui perçoit le petit coup de pousse de ses parents pour ne pas être à la rue et manger , c'est la mère de famille qui ne déclare pas son compagnon du moment pour garder ses petites allocations...
Belle victoire en effet que de chasser ces fripons ...
Une chasse "multidirectionnelle " dont fait partie le contrôle à votre domicile . 
Selon l’article L.583.3 du Code de la Sécurité sociale : « Les organismes débiteurs de prestations familiales vérifient les déclarations des allocataires, notamment en ce qui concerne leur situation de famille, les enfants et personnes à charge, leurs ressources, le montant de leur loyer, leurs conditions de logement. Le versement des prestations peut être suspendu si l’allocataire refuse de se soumettre aux contrôles prévus par le présent article. »
D’après la Charte du contrôle publiée sur le site de la CAF, les contrôles peuvent prendre trois formes :
1/ l’échange automatisé et systématique d’informations avec d’autres organismes : Pôle-emploi, les impôts, la sécu...
2/ la recherche de pièces justificatives et de renseignements auprès de l’allocataire ou des services autorisés à les communiquer. Dans ce cas, l'allocataire reçoit un courrier qui demande de prendre contact avec un contrôleur CAF. Le courrier précise les pièces dont l'intéressé doit se munir lors du rendez-vous qui aura lieu à la CAF.
3/ l’intervention d’un agent de contrôle assermenté se déplaçant au domicile de l’allocataire ou auprès des divers services autorisés à communiquer des informations. C’est la visite domiciliaire : le contrôleur CAF vient effectuer le contrôle chez vous ou sur le lieu de votre hébergement.
Selon le Rapport de la Cour des comptes, la Sécurité sociale, septembre 2010 , près de 300 000 contrôles domiciliaires sont effectués chaque année par la CAF.
Pour aider les personnes qui sont affolées par cette intrusion dans leur vie privée le CIP diffuse une brochure qui répond aux principales questions que se posent les personnes contrôlées .
Sommaire de la brochure :
Est-ce que les allocations sont suspendues pendant un contrôle ? Pourquoi cela tombe sur moi ? Qu’est-ce qu’un contrôle domiciliaire ? Qu’est-ce qu’un agent de la CAF ?
Que faire dans le cas d’une visite surprise, Les avis de passage, Les motifs de la visite, Sur la violation de domicile
Témoignage : Contrôler les contrôleurs !
Quand le contrôleur demande a voir les relevés de compte
Témoignage : Comment faites-vous pour ne pas être mort de faim ?
Plutôt la carte d’identité que le passeport, De la fausse complicité à la menace
Témoignage : N’avoue jamais, jamais, jamais
Enquête de voisinage : On ne s’affole pas
L’entretien doit être contradictoire
Sur la notion de vie privée
Après le contrôle
Obtention du rapport de contrôle, L’accès aux documents administratifs, Les recours























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Thierry Mariani et Xavier Bertrand se sont agités récemment sur le sujet affirmant leur volonté de créer un fichier des allocataires sociaux avant fin 2011.






La troisième fois son interlocutrice très énervée lui indique qu'il faut qu'elle arrête de harceler les agents de la CAF qui n'ont pas que cela à faire et que le signataire du dossier prendra contact avec elle sous quinzaine !



