La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

mardi, 02 mars 2010

Taleb, sonia, Maud et les autres la galère au quotidien

pauvrete2.jpgEncore un article sur la pauvreté : oui mes amis encore un car nous devons ouvrir  les yeux...c'est l'échec du système capitalisme , de la mondialisation et peut être le déclin de l'Europe

Un exemple parmi tant d'autres Marseille quartier des Lauriers

Ils sont nombreux à se presser devant la porte du  Secours populaire.

Pour 1 euro, les bénévoles proposent aux familles du quartier un colis composé de pâtes, d’huile, de conserves, de lait, de chocolat et de petits pots pour bébés.

« Aux Lauriers, ça a toujours été difficile, même avant la crise, explique Nawel, jeune bénévole. Ce qui a changé, c’est qu’aujourd’hui les gens en difficulté savent que tout le monde est touché. Ils n’ont plus honte de demander. » « Aux Lauriers, explique Sonia, une autre bénévole, les familles ne s’en sortent plus. Beaucoup de femmes vivent seules avec leurs enfants. Les jeunes sont sans emploi. Il y a aussi de nombreux retraités avec de toutes petites pensions. »


Taleb, une femme d’une quarantaine d’années « Cette distribution nous aide. Je suis agent de service au conseil général. Je gagne 1 100 euros par mois. Mon mari est agent de sécurité à temps partiel, il gagne 550 euros. Nous avons cinq enfants et 675 euros d’allocations familiales… Notre loyer est de 387 euros. Comme nous sommes au-dessus des plafonds, nous n’avons pas la couverture maladie universelle (Cmu). Nous payons plein pot la cantine – 5,40 € par jour et par enfant –, 150 euros de mutuelle, plus les vêtements, l’alimentation… A sept, c’est juste. »

Sonia : « Je vis seule avec deux enfants, de neuf et trois ans… Je n’ai pas de pension alimentaire. » La jeune femme a trouvé quelques heures de ménage, le soir, dans un bureau du centre de Marseille. Avec le revenu de solidarité active (Rsa), ses revenus atteignent 653 euros. « Mais j’ai 200 euros de loyer, plus de gros arriérés que je dois éponger. »


PLUS DE 7seuil_pauvret_.jpg millions de Français  vivent en dessous du seuil de pauvreté, estimé à 850 euros par mois.

En vingt ans, le visage de la pauvreté a changé. Elle  s’est accrue pour les jeunes et les familles avec enfants. La pauvreté a rajeuni, s’est féminisée et urbanisée.(Aujourd’hui, la figure emblématique de la pauvreté est une maman, seule et salariée à temps partiel subi, occupant un emploi pénible (caissière, femme de ménage, assistante maternelle) en horaire décalé et éclaté.)


Philippe Solignac, responsable d’une antenne du secours catholique  en région parisienne : « Les salaires et allocations qu’elles perçoivent ne leur permettent pas de dépasser le seuil de pauvreté. Les emplois occupés par beaucoup de mères seules sont non seulement mal payés, mais aussi incompatibles avec une vie de famille. Les temps de transport allongent la durée d’absence réelle et, par conséquent, le temps et les frais de garde des enfants. »
Dans l’ensemble, les couples résistent mieux à la pauvreté. Vivre à deux permet de dépenser moins : on économise sur les charges, le loyer, le budget alimentaire… « Schématiquement, estime-t-on au Secours catholique, lorsqu’un couple avec enfants se sépare, on passe d’une situation relativement solide à deux situations fragiles : un homme seul et une mère seule avec ses enfants. »


La crise a aggravé les choses : l’augmentation des prix du logement – 500 000 ménages sont en situation d’impayé- 4 millions de Français ont du mal à se chauffer –

Depuis deux ans, le Secours populaire constate une explosion des demandes d’aide de 20 % par an. Les bénévoles ont vu arriver de nouvelles catégories de personnes : retraités – l’association a mis en place un point seniors à Caen –, salariés – dont certains travaillent à temps plein et en Cdi, mais avec des tout petits salaires (femmes de ménage, caissières, serveurs, employés de centres d’appels ou ouvriers du bâtiment) – et de plus en plus d’étudiants.

 

Selon l’Observatoire de la vie étudiante, 107 000 étudiants seraient en situation de précarité. Depuis un an, on constate également l’arrivée de chômeurs victimes des derniers plans sociaux, mais aussi de chefs d’entreprise en faillite, ou de commerçants qui ont dû fermer boutique.
Les associations ont aussi constaté une hausse importante du nombre de demandeurs d’aide parmi les personnes de 50 à 59 ans en situation d’invalidité : près du quart des personnes de cet âge rencontrées par le Secours catholique ne travaillent pas en raison de leur état de santé, soit à cause des conséquences d’un travail pénible, soit parce qu’elles souffrent de dépression. La situation risque encore de s’aggraver avec l’arrivée à la retraite, dans les prochaines années, de personnes qui auront connu une grande précarité durant leur vie professionnelle.

Les nouveaux visages de la pauvreté

 

mendicite-a-montreal_002.jpg

 



Témoignages
Monique, soixante et un ans : Je fais des ménages. J’ai toujours travaillé comme aide-soignante dans des hôpitaux. Il y a deux ans, j’ai divorcé. A la même époque, j’ai été mise en invalidité pour des problèmes de dos. Le jour de mes soixante ans, j’ai basculé en retraite. Je pensais avoir des revenus corrects. La surprise a été rude. Je touche 500 euros de retraite de base et 150 de complémentaire. Ma fille a vingt ans. Elle fait encore des études. Impossible de vivre avec si peu… Aussi, je fais des heures de ménage et je garde des enfants à la sortie de l’école. Cela arrondit un peu les fins de mois.

Maud, trente et un ans: Je retourne chez mes parents. A vingt-trois ans, après des études de stylisme, j’ai quitté le domicile de mes parents. J’ai enchaîné les petits boulots : vendeuse, serveuse, assistante d’une écrivaine. Rien de très lucratif, mais assez pour pouvoir louer un studio. Il y a deux ans, j’ai trouvé un Cdi dans une petite société de produits de beauté bio. Mais, avec la crise, les commandes se sont raréfiées. J’ai dû accepter un temps partiel pour 600 euros par mois. Je vis seule, il m’est impossible de continuer à payer un loyer. Je suis retournée chez mes parents. Sans famille, je serais à la rue. Psychologiquement, c’est difficile à accepter. Je ne sais pas quand je parviendrais enfin à devenir autonome.

Alain, quarante-cinq ans: J’envisage une colocation. Je suis éducateur auprès d’enfants autistes. Je gagne 1 300 euros par mois. Après mon divorce, j’ai conservé mon deux-pièces à Paris pour un loyer de 650 euros par mois. Chaque mois, je verse 200 euros de pension alimentaire à mon ex-femme, qui habite Toulouse, je paie 300 euros pour un aller et retour en avion à mes deux enfants. Le train, ça n’est pas possible pour un week-end. Il me reste 150 euros pour les autres frais : électricité, alimentation, vêtements, loisirs. Je suis complètement endetté. J’envisage aujourd’hui de vivre en colocation.

mercredi, 24 février 2010

Les conséquences de la crise sur la pauvreté

Jeudi 25 février L'Observatoire nationale de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes) doit remettre son rapport annuel sur la pauvreté, en présence de deux membres du gouvernement, Martin Hirsch, haut-commissaire à la jeunesse et aux solidarités actives, et Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au logement.

Cette année, l'Onpes a demandé à plusieurs équipes de chercheurs de travailler sur les conséquences de la crise.

Une équipe de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le centre d'économie de Sciences-Po, s'est penchée sur une question cruciale: «L'impact de la crise sur la pauvreté». La France, lit-on, a connu en 2009 «sa plus profonde récession depuis la Grande Dépression des années 1930». Pourtant, jusqu'à aujourd'hui, très peu de données prospectives sur les conséquences de la crise étaient disponibles. Etonnant, alors que le chômage augmente et qu'un million de personnes perdront leurs droits à l'indemnisation chômage cette année. 

Dans ce rapport de 51 pages que Mediapart s'est procuré, rédigé en novembre 2009 mais dont les données restent d'actualité, les chercheurs dressent un tableau du marché du travail jusqu'en 2012. Il est sombre. «La brutale montée du chômage [..] va se poursuivre dans les années qui viennent, préviennent-ils en introduction. [...] On entre aujourd'hui dans une phase de chômage durablement élevé. Cette hausse du chômage aura des conséquences considérables en termes sociaux.»

Rapport_ONPES_20_11_2009_0.pdf

source Médiapart

Vous allez me dire que je fais de la provocation mais je ne peux pas m'empêcher  de mettre en face à face

une1.jpgcette femme qui se nourrit sur un banc dans le froid   et le prix d'un repas moyen  dans l'un des plus vieux restaurants de Paris situé dans l’enceinte du jardin du Palais-Royal, " les réservations sont toujours effectuées deux mois à l’avance pour un coût médian de 250 euros par repas. S’il est indéniable que le milieu du business souffre, la clientèle des particuliers demeure. Selon Christian Le Squer, chef des cuisines du restaurant trois étoiles Ledoyen, « octobre à décembre est une période très soutenue à Paris sous l’influence conjuguée des touristes et des salons. Même pour les réceptions, nos carnets de commandes sont pleins" source France soir.fr

 

mercredi, 03 février 2010

No comment

Ce matin je poste cette vidéo et no comment !
Patrick, en grève de la faim pour les SDF depuis le 15/1/08
envoyé par MathieuKassovitz.

mardi, 22 décembre 2009

100 000 SDF ainsi va la France !

sdf-a-la-rue.jpgLorsque la période hivernale revient  les médias   parlent davantage des décès des personne sans abri .

Faut il rappeler  que les décès  dans la rue  des sans logis ont lieu toute l'année

En mémoire  à ces personnes  je cite les derniers cas connus  portant à 338 le nombre de personnes décédées en 2009 dans la rue.

la moyenne d'âge de ces personnes fait frémir

"Les centres d'urgence ouverts par grand froid ne répondent pas aux besoins de stabilité, de durée, de sécurité et d'intimité dont ont besoin les personnes vivant à la rue."

 

  • Alain, 50 ans, est mort le 9 décembre 2009 à Reims. Alain est mort dans un bloc d'immeuble.
  • un homme, 37 ans, est mort le 11 décembre 2009 à Vannes. Cet homme est mort dans des sanitaires publics en face de la gare. il était bien connu des assos et du quartier.
  • Pascal, 50 ans, est mort le 12 décembre 2009 à Lorient. Pascal vivait à la rue depuis plus de 10 ans. souvent devant la Poste. Pascal aimait rendre service. Pascal était bien connu des habitants de Ploemer et Lorient.
  • Moussa, 60 ans environ, est mort le 12 décembre 2009 à Nanterre. Moussa s'est battu pour la France. Moussa ne voulait plus aller au gros centre d'hébergement à proximité. Il préférait s'abriter dans un petit coin à l'abri des regards.
  • Sarah, 36 ans, est morte le 14 décembre 2009 à Paris 10. Sarah a été emmenée par les pompiers et est morte à l'hôpital. Sarah a vécu des années à la rue et y a des amis.

sdf-mort-359855.jpg

  • Frédérique, dit Frédo, 35 ans, est mort le 15 décembre 2009 à Bordeaux. Frédo est mort sous le porche de l'Athénée municipale. Frédo n'avait pas de place en foyers avec son chien. Frédo est peut-être mort de froid.
  • Un homme, 60 ans, est mort le 15 décembre 2009 à Avignon. Cet homme est mort dans un local à proximité de la voie ferrée. Cethomme est peut-être mort de froid.
  • Un homme, 32 ans, est mort le 18 décembre 2009 à Villeneuve St Georges. Cet homme est mort dans les parties communes d'un immeuble.
  • Un homme, 50 ans, est mort le 18 décembre 2009 à Chateauroux. Cet homme est mort dans un garage. Il avait refusé l'offre d'hébergement faite par le samu social.
  • Un homme, 28 ans, est mort le 19 décembre 2009 à Marseille. Cet homme, Polonais ou Hongrois, est mort sous une porte cochère, rue François Bazin, dans le quartier Belzunce à Marseille.
  • Deux personnes, un homme 46 ans et sa compagne 58 ans, sont morts le 19 décembre 2009 à Grand Champ dans le Morbihan. Cet homme, cette femme, qui vivaient dans une caravane, sont morts intoxiqués au dioxyde de carbone.

 

 

  • Un homme, 36 ans, est mort le 19 décembre 2009 à Buaige St Vaast, Pas de Calais. Cet homme au chômage vivait dans une caravane dépendant du logement de sa mère. Le froid est la cause de sa mort.
  • Un homme, 57 ans, est mort le 20 décembre 2009 à Corbeil-Essonne. Cet homme est mort brûlé dans l'appartement qu'il squatait. L'origine du feu est apparemment un branchement électrique bricolé.

Source

Collectif Les Morts de la Rue
72 rue Orfila
75020 PARIS
01 42 45 08 01
06 82 86 28 94
mortsdelarue@free.fr

et sur facebook

en honorant ces morts, nous agissons aussi pour les vivants152728.jpg

 

 

mercredi, 25 novembre 2009

Quand le travail ne protège plus de la pauvreté .

 

2007-01-16_101.jpgRemettre la France au travail, redonner au travail  sa dimension  un leitmotiv  qui commence à me chauffer  les oreilles...

Mensonges, mensonges  car aujourd'hui le travail qui est bradé, sous payé, précarisé ,en mille miettes  ne protège plus de la pauvreté....

En effet  L'Insee, vient de publier une étude sur le niveau de vie et pauvreté en 2007  ( pour prendre connaissance de cette étude clic ici)

les résultats de l'enquête font en effet apparaître que :

  • la moitié des Français ont un niveau de vie inférieur à 1.510 euros par mois
  • les personnes pauvres c'est à dire qui vivent avec moins de 908 euros par mois, ce qui correspond à 60 % du niveau de vie médian représentent 13.4% de la population soit  8 millions de personnes  dont 1,9 million de travailleurs pauvres, c'est-à-dire des personnes qui ont un emploi.( il s'agit pour l'essentiel  des salariés à temps partiel, des précaires dont beaucoup defemmes)
  • La pauvreté touche un peu plus de 30 % des familles monoparentales essentiellement constituées d'une mère et de ses enfants.

Compte tenu  des formes de plus en plus répandues d'emplois précaires (CDD, intérim, travail à temps partiel...), l'emploi ne protège plus de la pauvreté. Le nombre des travailleurs pauvres,est en forte hausse depuis au moins une dizaine d'années..

«Avec un taux de pauvreté de 36,4%, explique l'Insee, les chômeurs sont les plus touchés par la pauvreté monétaire. Toutefois, occuper un emploi ne met pas à l'abri de la pauvreté: 1,9 million de personnes en emploi vivent en dessous du seuil de pauvreté (soit 72,2% des actifs pauvres). Par ailleurs, 2,4 millions d'enfants appartiennent à un ménage pauvre; ces enfants représentent 29,9% de la population pauvre contre 22,4% de l'ensemble de la population


Qu'est ce que la pauvreté monétaire  ? :

Le taux de pauvreté monétaire est défini comme la proportion de personnes ayant un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté. Ce seuil est calculé par rapport à la médiane de la distribution des niveaux de vie. Les seuils traditionnellement retenus par l'Insee et l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes) sont fixés à 60 % ou à 50 % du niveau de vie médian, le seuil à 60 % étant privilégié en France et en Europe.

Ce seuil de pauvreté correspond à un niveau de vie inférieur à 908 euros par mois.

Au 1er janvier 2007, le plafond du RMI pour une personne seule est de 455 euros par mois et de 682 euros par mois pour une personne seule avec un enfant ou un couple sans enfant. En 2007, parmi les personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté, la moitié a un niveau de vie inférieur à 743 euros mensuels. Le taux de pauvreté s'élevait à 13,1 % un an plus tôt, mais la hausse (+ 0,3 point) n'est pas statistiquement significative compte tenu de l'incertitude (de l'ordre de +/− 0,5 point) qui pèse sur la mesure du taux de pauvreté par une enquête par sondage. De ce fait, les évolutions d'une année à l'autre doivent être interprétées avec prudence.

Le revenu disponible des personnes vivant sous le seuil de pauvreté se compose de près d'un tiers de prestations sociales contre 3,6 % pour le reste de la population Le niveau d'imposition directe des personnes pauvres est faible puisqu'il représente 1,3 % de leur revenu disponible contre 10,8 % pour les personnes dont le niveau de vie est supérieur au seuil de pauvreté.

La pauvreté monétaire mesurée précédemment est relative dans le sens où elle s'appuie sur un seuil entièrement dépendant de la distribution des niveaux de vie de l'année considérée. Une approche de la pauvreté monétaire absolue nécessiterait de définir un revenu minimum en deçà duquel il ne serait pas décemment possible de vivre. On ne s'essaiera pas à cet exercice ici, compte tenu des nombreuses hypothèses normatives qu'il nécessite et qui devraient faire au moins l'objet d'un consensus social. On peut alors s'intéresser à une notion semi-relative, la pauvreté avec un seuil ancré dans le temps, c'est à dire un seuil fixé simplement corrigé de l'évolution de l'indice des prix. Cette méthode permet de mesurer l'amélioration « absolue » des revenus des personnes pauvres entre deux années considérées, indépendamment de l'évolution de la répartition des revenus.

sdf.jpg


je vous recommande ce numéro de convergence sur la pauvreté en Europe  clici ici

L’Europe sous le seuil de pauvreté

Avec moins de 850 euros par mois, un européen est considéré comme pauvre. À ce compte-là, il y a entre 78 et 100 millions de pauvres dans l’Union européenne. Mais derrière ce chiffre, quelle est la réalité sociale vécue par un enfant polonais, un malade suédois, un chômeur anglais ou un retraité espagnol ? À travers une dizaine d’enquêtes et de reportages, "Alerte Pauvreté" esquisse un portrait de la précarité dans la plus grande puissance économique du monde. Dans ce numéro, priorité aux témoignages et aux enquêtes de terrain. C’est la force et la légitimité d’"Alerte Pauvreté". Une dizaine de reportages dans des pays de l’Union européenne montrent les conditions de vie de personnes en difficultés sociales, les réponses apportées par des bénévoles ou des systèmes sociaux, et la nécessité de la solidarité comme valeur de la construction de l’Europe. Le sondage IPSOS/SPF est articulé en deux parties : perception de la pauvreté en Europe, baromètre pour le SPF sur la précarité en France.

Présentation des reportages

Pologne : "De l’autre côté de l’Europe"
Restructuration industrielle. La Silésie a connu une reconversion brutale dans les années 1990. Aujourd’hui région d’Europe, elle appartient à l’un des pays les plus pauvres. Le niveau de vie s’élève mais pas à la même vitesse pour tout le monde.

Royaume Uni : "Jeunes gens en colère"

La protection sociale existe au Royaume-Uni. Le système des minima sociaux, l’Income support (devenu l’Employment and support allowance en 2008), garantit des ressources. Cela ne suffit pas pour vivre correctement. Reportage : Comment vivent des jeunes et des familles bénéficiaires de minima sociaux dans un quartier populaire.

Espagne : "La maison s’écroule"

Le logement social est une idée neuve en Espagne. L’explosion du marché immobilier a porté l’économie. Le bâtiment représentait 16 % du PIB, il y a quelques mois. Le lancement de programmes sociaux fut incapable de freiner la bulle immobilière. Les Espagnols furent incités à devenir "tous propriétaires", même en s’endettant sur 50 ans. Pendant ce temps, les habitants d’un quartier populaire de Barcelone, le Raval, avaient toujours autant de difficultés à se loger. En plein coeur de la crise immobilière et financière, ils sont toujours mal-logés. Ils n’ont jamais eu les moyens de rêver de devenir propriétaires. Ils espèrent juste des conditions de vie meilleures.

Allemagne : "Le travail à un euro"

Les Allemands connaissent la crise mais pas le Smic. Le salaire minimum varie entre 3 et 7 euros de l’heure selon les secteurs (en France 8,71 euros). Depuis les lois Hartz IV, les basses allocations chômage obligent les indemnisés à travailler pour un euro de l’heure.

Finlande : reportage photo "Chaleur humaine"

La Finlande est le seul pays d’Europe où le nombre de SDF a diminué ces dernières décennies. Reportage photo dans les centres d’accueil et de relogement pour les sans abri à Helsinki.

Bulgarie : enquête "Des deux côtés du mur"

A Sliven, un mur sépare le quartier Rom du reste de la ville. Des deux côtés, les Bulgares doivent faire face à la pauvreté. La débrouille occupe une grande part de l’économie du pays le plus pauvre d’Europe.

France et Belgique : série de portraits "A la frontière"

L’Europe vue de part et d’autre d’une frontière par des familles obligées de faire appel à des associations humanitaires.

Italie : enquête "On est quand même tous des Européens"

En Italie, l’immigration est récente et indissociable du contrat de travail. Difficile de s’imaginer un avenir commun aussi bien pour les immigrés que pour les Italiens. Mais à partir de quels critères peut-on se considérer Européen ?

Roumanie : reportage photo "Campagne européenne"

Un petit village des Carpates. La vie rurale évolue lentement au gré des changements économiques et politiques. La population vit sous le seuil de pauvreté. Mais, ce n’est pas forcément le plus important pour elle...

Portugal : série de portraits "L’école de la rue"

A Lisbonne, les familles les plus précaires doivent avoir au moins deux emplois pour boucler les fins de mois. La pauvreté des parents rejaillit sur les enfants livrés à eux-mêmes. Des associations leur donnent une chance de s’en sortir. Quatre portraits d’adolescents des quartiers pauvres.

 

jeudi, 12 novembre 2009

Les oubliés

En annexe à mon dernier billet concernant les sans logis je poste un extrait d'un article de Sarkofrance que je trouve fort à propos

SDF.Paris.jpgles SDF et les mal logés avaient sans doute besoin moins d'un "référent" que d'un logement. Deux exemples récents sont symptomatiques du double discours gouvernemental : il y a 3 semaines, le 22 octobre, les Enfants de Don Quichotte, dont une vingtaine de sans-abris, étaient délogés de locaux municipaux à Strasbourg, rue de Foulon, en application d'un jugement du tribunal administratif prononcé le 12 octobre dernier. A en croire les témoignages, l'intervention policière fut musclée. La fondation Emmaüs estime toujours à plus de trois millions le nombre de mal-logés et à 100.000 celui des SDF en France.

Autre exemple, la loi sur le droit opposable au logement fêtera bientôt sa deuxième bougie. La loi, qui devait flécher l'attribution de 60 000 logements sociaux vers les mal logés prioritaires, est restée quasiment inappliquée. Votée en mars 2007, sur proposition de Jean-Louis Borloo, alors ministre du gouvernement Villepin, la loi est restée lettre morte pour plus de 801% de ses bénéficiaires potentiels : 13% de familles ont été relogées, d'après l’association Droit au logement (DAL).

clic ici pour prendre connaissance de l'intégralité du post

lundi, 09 novembre 2009

Chronique de morts annoncé(e)s ...

lami-sdf.1190520975.jpgL'hiver frappe à notre porte  et  les SDF seront de nouveau à la mode....

Lorsqu'une personne sans abri  sera retrouvée morte dans la rue ce sera  le branle bas de combat médiatique et   nos ministres iront pleurer sur leurs tombes ....

Avant cette " chianli" annuelle qui n'est que sordide mascarade  car depuis de nombreuses années rien de sérieux n'est fait  je  poste un billet de Médiapart  pour  que  nous réfléchissions sur  l'état de notre société qui admet silencieusement que  100 000 personnes vivent dans la rue.

Moyenne d'âge  des SDF 48 ans pratiquement la moitié de la moyenne nationale!!!!

Avant de lire l'article de Médiapart regardez cette vidéo:  promesse tenue ?

extrait de médiapart  lien  clic ici

depuis le 16 octobre les décès de 18 personnes portent à 294 le nombre de décès en 2009. Nous assurons leurs proches, famille, amis, associations, de nos condoléances et notre soutien.

Un accueil pour les proches en deuil aura lieu le 12 décembre prochain à 14 heures. N'hésitez pas à nous contacter si vous êtes intéressés.

 

  • - Cornel, 54 ans, est mort le 10 mars 2009 à Lyon. Cornel vivait en squat
  • - Un homme non identifié a été retrouvé le 14 avril 2009 à Lyon. Cet homme a été retrouvé en Saône
  • - Mirela, 34 ans, est morte le 17 juin 2009 à Lyon. Mirela est morte à la gare de marchandise de Perrache
  • - Rémi, 37 ans, est mort le 15 juillet 2009 à Neuilly Plaisance. Rémi est mort noyé
  • - André, 38 ans, est mort le 3 septembre 2009 à Nice. André écrivait des poèmes
  • - Larbi, 47 ans, set mort le 16 octobre 2009 à Fontenay sous Bois
  • - Leszek, 40 ans, est mort le 18 octobre 2009 à Versailles. Leszek est mort dans le bois Saint Martin
  • - Uwe est mort le 18 octobre 2009 à Boulogne-Billancourt. Uwe vivait depuis 35 ans dans les rues de Boulogne
  • - Thierry, 55 ans, est mort le 22 octobre à Paris
  • - Yves, 37 ans, est mort le 24 octobre 2009 à Paris 10. Yves est mort à l'hôpital
  • - Un homme, 53 ans, est mort le 25 octobre 2009 à Bry. Cet homme est mort contre un mur d'une propriété
  • - Un homme, 28 ans, est mort le 28 octobre 2009 à Lyon. Cet homme est mort près des Halles, sous un porche
  • - Un homme, 45 ans, est mort le 30 octobre 2009 à Boulogne. Cet homme est tombé dans le port et n'a pu être réanimé
  • - André, 45 ans, est mort le 30 octobre 2009 à Cahors. André vivait depuis 15 ans, à la rue, dans sa "grotte" sur le bord du Lot. Il est mort chez un copain. Son amènagement en appartement était imminent. Ses potes l'ont accompagné au cimetière
  • - Mohammed, 56 ans, est mort le 30 octobre 2009 à Bastia. Mohammed est mort à l'hôpital
  • - "Nenesse" est mort en octobre 2009 à Paris 4. Nenesse vivait entre Hotel de Ville et Beaubourg
  • - Jean-Daniel, 55 ans, est mort le 3 novembre 2009 à Fontenay sous Bois
  • - Un homme est mort le 3 novembre 2009 à Romanèche-Thorin. Cet homme a été écrasé par un 4.4 sur la N6, près de la station d'essence.

Nous apprenons également, des années après, ce décès :

Christiane, 49 ans, est morte en 1993 à Aix en Povence. Christiane est morte sous un porche. Son compagnon l'aimait. Il nous demande de garder sa mémoire.

La liste n'est pas exhaustive. Nous apprenons ces décès souvent par hasard. N'hésitez pas à nous les faire savoir si vous en apprenez.

Collectif Les Morts de la Rue

72 rue Orfila

75020 PARIS

01 42 45 08 01
06 82 86 28 94
mortsdelarue@free.fr
mortsdelarue.org

en honorant ces morts, nous agissons aussi pour les vivants

HOMMAGE AUX MORTS DE LA RUE
18 NOVEMBRE 2009
PLACE DU PALAIS ROYAL
APRES MIDI: CIMETIERE EPHEMERE
18H45 LECTURE SOLENNELLE

Crise_logement.jpg

lundi, 26 octobre 2009

Tous sont muets ..étrange

Vies en miettes..... comme cette photo puzzle clic ici album

Bonjour mes amis certains restent muets et j'en suis désolée
Elections miss SDF Belgique
j'ai envoyé plusieurs messages sur le mur d'henrik Boonen qui a animé la soirée élections Miss SDF Belgique  ainsi qu'aux fondatrices de cette manifestation.
je souhaitais les interviewer et suivre l'évolution des sélectionnées
bouches cousues..... cela confirme mes soupçons sur cette arnaque indécente !

Realisation_du_26-10-09.jpg


mercredi, 14 octobre 2009

Le défilé de la souffrance

therese-van-belle-miss-sdf-belgique-3971258xtfjc_1378.jpgL'élection de Miss SDF a eu lieu  .

A mon sens c'est le défilé de la souffrance

j'ai donné mon avis sur cette manifestation aussi je n'écrirai pas un mot de plus  sur une mise en scène de la souffrance et de la misère que je trouve sordide

voici mon billet du 29.09.2009 clic ici

la gagnante est Thérèse Van Belle, qui a remporté le droit d'être logée gratuitement pendant un an ....

1250962229_resized.jpg

 

voici une vidéo des préparations du défilé


lundi, 28 septembre 2009

Miss SDF/Belgique

Les paillettes n'ont jamais caché la misère ou chronique de l'absurdité

L'élection de miss SDF en Belgique voir le site en cliquant ici me dérange profondément. j'avais écrit un billet sur le sujet lors de la sélection des candidates au printemps 2009.

Les finalistes de cette élection ont été sélectionnées et l'élection fera l'objet d'un spectacle le 10 octobre prochain dans le complexe culturel Bruxellois Tours et Taxi clic ici. ( le spectacle est classé dans la catégorie famille et évènement socio culturel ! prix unique de la place 35 euros)

Au cours  de ce spectacle les candidates sélectionnées soit 11 femmes qui vivent dans la rue  feront  5 défilés ... La gagnante bénéficiera d'un logement gratuit pendant un an et d'un soutien vers l'emploi.

Regardez ci-dessous cette vidéo vous pourrez entendre  quelques candidates sélectionnées et l'organisatrice  une ancienne Miss....


Du fait de l’indignation de la majorité des associations belges de sans-abris, les organisateurs de l’émission Miss SDF affirment que toutes les participantes seront parfaitement encadrées et bénéficieront d’un soutien personnalisé.

J'ai recherché vainement les éléments de ce "soutien personnalisé"  ....

Pour quels motifs  ce concours me dérange  et me révolte ?:

  • tout d'abord pour se porter candidate "les postulantes doivent avoir  "le souhait explicite d'abandonner la vie de la rue et de s'engager avec un encadrement à développer une vie sociale" ce sont les termes employés par les organisateurs de cette élection.

Ces termes sont assez révoltants car ils laissent à penser qu'il y a deux catégories de SDF : ceux qui veulent s'en sortir et ceux qui ne veulent pas .

Laisser entendre qu'il y a  une volonté ou non de s'en sortir est plus qu'une maladresse c'est un non sens scandaleux et une méconnaissance Du monde des sans abri.En effet il ressort des études faites  ( voir le document joint ici ) que les sans abri parcourent 4 phases qui les amènent à une destructuration psychique qui leur enlève toute volonté de s'en sortir ...

Nous pouvons lire dans le document joint:

souffrance psychique et morale

"pour les moins résistants et les moins entourés se cristallisent les conditions de la "déssocialisation " en 4 phases :

- première phase : encore énergique la personne tente d'affronter les problèmes elle souhaite encore retrouver une vie normale

- devant les difficultés qui surgissent et la dureté de la vie dans la rue la personne atteint la seconde phase celle de la régression et du repli . La répétition des échecs lui a enlevé toute envie de lutter.

- troisième phase :  fixation dans la marginalité , perte totale de confiance, repli et commencement de la déstructuration psychique

- enfin vient la résignation : le SDF s'est habitué à son nouvel environnement . C'est une question de survie . La "déssocialisation " est complète.   un point commun à ces grands exclus une vison de l'avenir impossible.

A l'évidence les dés sont pipés du départ car  les organisateurs souhaitent donner une image positive au public du monde des sans abri  et tout ce qu'ils ont trouvé c'est de dire " vous voyez  ce sont des gens comme vous et moi  ils veulent s'en sortir et quand ils le veulent ils peuvent..."

Les organisateurs non seulement véhiculent  une réalité tronquée , simpliste du monde des exclus mais encore détériorent  le regard de la société sur des personnes qui sont destructurées et se sont installées bien involontairement  dans la marginalité.

Selon Jacques Mariette,des Restaurants du coeur :

Chacun y vit sa vie au jour le jour comme il peut,accomplissant les gestes nécessaires à une survie quotidienne : faire la manche pour manger et boire,faire les poubelles, trouver un squat pour la nuit, s'informer auprès des copains des possibilités 'hébergement et de nourriture.

Le présent seul existe sans projet, sans avenir car la survie seule occupe et préoccupe : «Vous savez, cela prend du temps d'essayer de se débrouiller pour résister au froid et à la faim."


  • Le prix  mis en jeu  : un logement gratuit pendant un an et un accompagnement vers une insertion durable...

Du fait de l’indignation de la majorité des associations belges de sans-abri, les organisateurs de l’émission Miss SDF affirment que toutes les participantes seront parfaitement encadrées et bénéficieront d’un soutien personnalisé.

J'ai recherché vainement les détails de l'accompagnement personnalisé que promettent les organisateurs ( aide psychologique par des professionnels reconnus,  formation à un emploi ou remise à niveau, accompagnement pour engager des démarches auprès des organismes sociaux, pour postuler et trouver un emploi  , aide financière etc...) une absence de détail sur les mesures de cet accompagnement qui laisse perplexe et dubitatif quant au sérieux de cet engagement.

j'ai pu lire dans certains journaux "  Les autres concurrentes en lice recevront ensuite un soutien personnalisé … sous forme de bons pour des produits de beauté et entrées dans des salons de coiffure pour les aider à se réinsérer dans la société"

Si le soutien ne consiste qu'à donner des bons  ... c'est pitoyable.

Il en est de même pour la gagnante qui sera mieux traitée car elle aura un logement   oui mais un logement pour un an ..

Après ce délai si la gagnante n'a pas retrouvé d'emploi qui lui permette de se loger par ses moyens elle retournera très certainement  dans la rue avec le sentiment de l'échec : celui ne ne pas avoir été capable de saisir " sa chance "

 

 

  • Enfin le show final : les candidates relookées, maquillées et habillées pour l'occasion vont faire cinq défilés ( je n'ai pas de détail sur le spectacle..)

j'ai mis dans les albums  ( cliquez sur la colonne de gauche ou ici ) les photographies des 11 finalistes . Regardez ces visages de femmes brisées par la vie : tous les maquillages du monde ne pourront pas effacer leur désespoir!

Les faire défiler et jeter en patûre leur malheur  pour gagner  le droit d'être logé pendant un an est  d'une indignité sans nom ....

Les finalistes semblent heureuses  elles le disent . L' une d'entre elles dit " c'est le plus beau jour de ma vie" .

Mais ne nous trompons pas.

Aujourd'hui ces femmes oubliées parmi les anonymes captent l'attention .

Elles existent à nouveau dans le regard des autres.

Mais demain elles retomberont dans l'oubli et une seule d'entre elle aura peut être retrouvé un toit et un emploi....

 

Bétise, naiveté et appât du gain animent  (  c'est mon avis que j'affirme haut et fort dans ce billet )  les créateurs de ce concept d'élection de miss SDF .

Ils sont loin de vouloir comme ils le prétendent  dénoncer la misère en Belgique et  donner une autre image des SDF à la société

La polémique est déjà en marche et ne cesse de gagner du terrain en Belgique et dans les pays avoisinants. En tête des protestataires : les associations de sans-abri, lesquelles s’insurgent contre cette réinsertion de courte durée, n’hésitant pas à la qualifier de marchandisation et d’exploitation de la pauvreté.

Le Secrétaire d'Etat belge à la Lutte contre la pauvreté a avancé le terme de Star’Ac de la misère …

 

 

Toutes les notes

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu