Avertir le modérateur

RETRAITE/SENIORS

  • Fragilité et dépendance

    Imprimer

     

    Pour s'occuper de personnes âgées dépendantes et fragiles, il ne se trouve guère que des personnes dans une fragilité sociale, employées sous statut précaire et souvent mal rémunérées.

    L'aide à domicile est un secteur en pleine croissance (selon des chiffres de l'OCDE, le nombre de personnes âgées de 85 ans et plus sera multiplié par quatre entre 2000 et 2050, passant de 1,2 million de personnes à 4,8 millions). Pourtant il manque constamment de main-d'œuvre. Et pour cause : les salaires sont très bas (souvent juste au Smic horaire), les emplois sont massivement à temps partiel, et les salariés doivent jongler avec des plannings morcelés. Quelque chose d'assez proche des salariés de la grande distribution, mais sans le collectif inhérent à une entreprise, et avec la responsabilité solitaire d'une personne fragile. Pourquoi cet état de fait ?

     

    L'ouvrage Le Salaire de la confiance, l'aide à domicile aujourd'hui, codirigé par Florence Weber, permet de comprendre comment l’État et les pouvoirs publics considèrent les personnes âgées, et ceux et celles à qui ils en confient la charge. L'intérêt de l'ouvrage est de s'intéresser, outre au travail des employés, aux multiples tensions qui régissent ce secteur : comment sortir du modèle domestique et associatif pour promouvoir des sociétés privées ? Comment les multiples acteurs économiques (associations, entreprises, familles, conseils généraux, assurance maladie...) interagissent-ils entre eux ? Quels ont été les effets des différentes aides : allocation personnalisée d'autonomie ; allocation sociale à l'hébergement ; prestation spécifique dépendance ; crédit d'impôt pour emploi à domicile, etc. ?

     

    Alors que l'on entend toujours dire qu'il faut maintenir les personnes âgées le plus longtemps possible à domicile, « il n'y a pas de dynamique politique » pour organiser et développer le secteur de l'aide à domicile, constate Florence Weber. Ce livre le démontre parfaitement. 

     

    • Le Salaire de la confiance, l'aide à domicile aujourd'hui, sous la direction de Florence Weber, Loïc Trabut et Solène Billaud, éd. Rue d'Ulm. 365 pages, 24 euros.
  • Justice et emploi ne font pas bon ménage !

    Imprimer

    1246842909.pngLa Cour de Cassation vient de prendre une décision  concernant la mise à la retraite d'office des  séniors   qui va  inciter, à mon sens , les employeurs à ne pas les embaucher  si ce n'est en CDD ou intérim !

    Force est de constater qu'en France  notre  droit social  est un frein  à l'emploi.

    Mais force est de constater que notre droit  constitue une protection  nécessaire  des salariés contre les débordements  d'un système  qui fait du dumping social...

    Dans ces conditions il devient urgent de réfléchir  sur  les dérives de notre système économique  et de la mondialisation  car les salariés   ne doivent pas en payer le prix  fort :  c'est à dire  devenir toujours plus flexibles, corvéables , payés  au Smic et tout ceci  pour " nourrir" des actionnaires   qui leur demandent toujours plus  en leur donnant de moins en  moins......

    Voici la décision de la cour de cassation mais avant je fais un prit rappel de la législation.

    Rappel de la législation: ( je fais court et ne donne que les grandes lignes sans citer les exceptions...)

    Depuis le 1er janvier 2010, l'employeur   ne peut mettre d'office un salarié à la retraite  qu'à partir de 70 ans  au terme de la période transitoire.

    Entre 65 (portés à 67 ans au terme de la période transitoire) et 70 ans, la  mise à la retraite est soumise à une procédure particulière.

    L'employeur doit interroger le salarié par écrit, 3 mois avant qu'il atteigne l'âge de la liquidation à taux plein , sur son intention de quitter volontairement l'entreprise pour bénéficier d'une pension de vieillesse. Le salarié a 1 mois pour répondre.

    En cas de réponse négative , l'employeur ne peut pas rompre le contrat de travail  du salarié .

    La même procédure s'applique  jusqu'aux 70 ans de l'intéressé.

    A compter des 70 ans du salarié, l'employeur peut alors le mettre d'office à la retraite.

    Avant la loi de réforme des retraites , cet âge limite était fixé  aux 65 ans de l'intéressé .

    Selon la décision de la Cour de Cassation l'employeur ne peut  pas mettre  d'office à la retraite  un salarié  qui atteint cet âge limite  dès lors qu'il  a embauché ce salarié alors même qu'il avait atteint l'âge de la retraite.

    Dans ce cas, selon  la Cour de Cassation , l'âge n'est pas un motif valable de rupture du contrat de travail.

    Source  Net Iris

    "En l'espèce, une salariée qui n'avait pas le nombre de trimestres suffisants pour une retraite à taux plein, postule avec succès à un emploi en 2002 alors qu'elle était âgée de 65 ans, c'est-à-dire qu'elle avait atteint l'âge légal de la retraite. L'employeur rompt le contrat en la mettant à la retraite 4 ans plus tard.

    Contestant cette rupture, la salariée saisit la juridiction prud'homale en faisant notamment valoir que lors de son embauche, elle était déjà âgée de plus de 65 ans, de sorte que l'employeur ne pouvait plus rompre le contrat en raison de son âge.

    L'employeur fait valoir qu'aux termes de l'article L1237-5 du Code du travail, la mise à la retraite s'entend de la possibilité donnée à l'employeur de rompre le contrat de travail d'un salarié ayant atteint l'âge, mentionné au 1° de l'article L351-8 du Code de la sécurité sociale, c'est-à-dire 65 ans dans cette affaire. Ce texte subordonne la mise à la retraite par l'employeur à la seule condition que le salarié ait atteint l'âge de 65 ans.

    Le juge du fond, estimant que l'employeur avait manqué au principe d'exécution de bonne foi du contrat de travail, le condamne à verser cumulativement à la salariée des dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et des dommages-intérêts pour procédure irrégulière de licenciement.

    Le 29 juin 2011, la chambre sociale de la Cour de cassation confirme cette analyse en jugeant que "lorsque le salarié avait atteint, au moment de son engagement, l'âge permettant à l'employeur de le mettre à la retraite en application de l'article L1237-5 du Code du travail, son âge ne peut constituer un motif permettant à l'employeur de mettre fin au contrat de travail"

    Seniors le travail c'est la sant%e9 d%e9cembre 2009.jpg

  • Séniors chômeurs à la dérive !

    Imprimer
    Du grand n'importe quoi pour les séniors !

    40832_seniors-emploi-chomage.jpg illustration Reuters/Lucas Jackson que je remercie
    Deux projets de décret  vont mettre en place  des aides  à l'embauche pour  les  moins de 26 ans embauchés sous contrat d'alternance et les  plus de 45 ans engagés sous contrat de  professionnalisation.
    Ce billet ne traitera  que de la seçonde mesure qui est  à mon sens inadaptée  au traitement du chômage  des séniors !

    Petit rappel : la loi  sur la réforme des retraites avait prévu pour tout  recrutement d'un demandeur d'emploi de 55 ou plus sous CDI ou CDD de plus de 6 mois une exonération de charges sociales pendant un an.

    Cette mesure a été abandonnée et est remplacée  par une aide  de 2 000 € maximum pour toute embauche  de demandeurs d'emploi de plus de 45 ans  à condition que l'embauche soit faite en contrat de professionnalisation..

    Cette aide serait  cumulable  avec l'aide versée par pôle emploi  de  200 € par mois , pendant toute la durée du contrat de professionnalisation s'il s'agit d'un CDD ou de l'action de professionnalisation s'il s'agit d'un CDI, dans la limite de  2 000 €.

    Elle serait cumulable avec  les exonérations  de certaines charges sociales   (assurance maladie , maternité , vieillesse , allocations familiales) calculées sur le salaire limité aui SMIC...

    Si  l'exonération des  cotisations prévue  par la loi  sur les retraites   calculée   sur la totalité du salaire   aurait pu permettre  de faciliter    l'embauche des demandeurs d'emploi  qualifiés  dont le niveau de salaire  constitue le principal frein à l’embauche , il n'en va pas de même pour  l'aide prévue par le projet de décret !

    si-le-taux-de-demandeurs-d-emploi-baisse-chez-les-moins-de-25-ans-ce-n-est-pas-le-cas-des-seniors.jpgRappelons que l'objectif premier du contrat de   professionnalisation est de dispenser  au salarié    une formation  lui permettant d'acquérir une qualification professionnelle et de lui fournir un emploi en relation avec cette formation.

    Le contrat s'adresse  dans la grande majorité des cas à des salariés pas ou peu qualifiés  ou qui changent de  profession .

    Par ailleurs la base  de calcul  de l'exonération des  cotisations prévue dans le cadre des contrats de professionnalisation  étant  limitée au SMIC, les employeurs ne sont pas incités à embaucher à des salaires supérieurs  à ce minimum.

    Ces deux élements conjugués  montrent à l'évidence  que l'aide  prévue par le décret cible   des salariés  de plus de 45 ans  peu ou pas qualifiés   ayant  des revenus  en général limités ou  peu supérieurs au SMIC  !

    Cette aide  ne facilitera pas  l'embauche des séniors   qualifiés  à moyen et haut revenus !

    N'oublions pas  que  le chômage et la durée  du  chômage des séniors  ont explosé  ces derniers mois  . : " Entre mars 2009 et mars 2010, le chômage des 50 ans et plus a bondi de 21,2%, après une hausse de 16,7% les douze mois précédents (...) La crise -à laquelle s'ajoute la fin progressive de la dispense de recherche d'emploi, accordée jusqu'en 2008 à tout chômeur de plus de 57 ans et demi- est en effet passée par là (...) " écrivait Le Figaro en septembre 2010.

    l'Expansion en février 2011 : " (...) Le nombre des seniors au chômage - dans la catégorie n'ayant exercé aucune activité - a progressé en 2010 de 73 000 pour atteindre 523 000 (...) Très en vogue - avec 455 000 accords signés à fin novembre 2010- la séparation à l'amiable a donné la possibilité aux patrons de se débarrasser de leurs salariés les plus âgés, qui peuvent bénéficier ensuite d'indemnités chômage. Ainsi les entrants à Pôle emploi après une rupture conventionnelle sont de 5% dont 22% de seniors, qui sont donc surreprésentés (...) " -

    Les séniors  privés d'emploi  qui avaient des salaires décents  et qui n'ont pas la chance de retrouver un emploi  en rapport avec  leur savoir faire  n'auront plus  qu'à se brader au SMIC dans des métiers à faible valeur ajoutée....Repartir à zéro, être mobiles et corvéables !

    Lire sur ce point  l'article sur l'expansion La galère des seniors chômeurs Par Alexia Eychenne - publié le 02/12/2010

    baisse-chomage-645b3.gifExtrait " Près des photocopieuses où les visiteurs reproduisent leurs dossiers, Mauricette, 58 ans, et Amélie, 54 ans, font le point sur leurs recherches.

    "C'est vraiment difficile", commente la première de ces deux ex-collègues, comptables dans une entreprise des télécoms placée en liquidation judiciaire.

    "On me dit qu'il faut que je reprenne ma carrière à zéro, que je dois être mobile géographiquement et qu'il faut savoir s'adapter. Et ce de la part de conseillers ou de recruteurs qui n'ont même pas trente ans et vous expliquent que vous êtes resté trop longtemps dans la même boîte, qu'il fallait bouger plus tôt, énumère t-elle. ça vous met le moral à zéro."

    Comme nombre de seniors, elle se voit proposer des emplois payés au smic, après 41 ans de travail dont 28 dans la même entreprise. "On a un vrai savoir-faire et pourtant les postes que l'on nous propose n'en tiennent pas compte, poursuit Amélie. Je pourrais faire de la formation par exemple mais le problème c'est que j'ai appris en partie sur le tas et que les recruteurs ne se basent que sur les diplômes."

     

    Illustration les séniors et le marché de l'emploi blog

     

  • Retraites complémentaires : une peau de chagrin

    Imprimer

    Les partenaires sociaux  négocient  sur l'avenir des retraites complémentaires.

    le 24/02/11 - s'est tenue  La cinquième séance de négociation.

    Les partenaires sociaux doivent se réunir à nouveau le 9 mars prochain.

    Les taux de rendement des régimes de retraite complémentaires diminuent au fil du temps et les syndicats ont abordé ces négociations avec  la volonté  d'arrêter ce processus en demandant notamment  des ressources supplémentaires.

    "On ne peut plus relever les cotisations, c'est une question de compétitivité des entreprises", indique le patronat qui souhaiterait pour sa part que l'âge d'obtention d'une complémentaire à taux plein soit repoussé de 65 à 67 ans pour s'aligner sur le régime de retraite général.

    Il évoque aussi un rapprochement de l'Agirc et de l'Arrco

    Le 9 mars prochain le Medef soumettra un projet d'accord précis. Ce texte portera notamment sur le sort de l'AGFF (structure qui finance la retraite complémentaire sans décote entre 60 et 65 ans), sur les avantages familiaux et conjugaux et sur les ressources du régime.

    source les Echos

    La retraite est comme ce KILT elle rétrécit  au fil du temps !!!! minikilt.JPG

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu