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travail - Page 4

  • Les tribulations du Rsa selon saint Wauquiez

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    Nous pouvons lire dans tous les médias , les propositions de Laurent Wauquiez concernant le  Rsa .

    • Obliger  les bénéficiaires du RSA à «assumer» cinq heures hebdomadaires de «service social». 
      «Nous plaidons pour que ce soit une obligation», a indiqué le ministre, évoquant comme possibles missions «les sorties d'école, les travaux de nettoyage ou encore l'accueil de service public».
    • Plafonner le cumul de tous les minima sociaux à 75% du Smic.
    • Réserver  le système de protection sociale, «le plus généreux d'Europe»,  aux étrangers ayant travaillé en France,   au moins pendant cinq ans.

    Une proposition de loi sera déposée, en ce sens ,  par son groupe dans les dix jours à l'Assemblée Nationale  .

    Mais cette proposition existe déjà . Elle a été déposée  à l'Assemblée Nationale  par le député   de la majorité , Monsieur Lang .

    Laurent Wauquiez ,  en bon Samaritain , en a adouci le contour !saint wauquiez.jpg

     

    Regardons de plus près la situation .

    Dans  un billet  daté du 6 avril dernier  j'informais mes lecteurs  de la proposition de loi  déposée par le Député  Monsieur Lang.

    En effet, très certainement  touché par la grâce , non pas de Dieu mais du gouvernement ,  Monsieur Lang ,député de la majorité  proposait dans un texte remarquable , que les  allocataires du Rsa  accomplissent  obligatoirement vingt heures par semaine de tâches d’intérêt général agréées par l’autorité administrative, au service de collectivités locales ou d’autres organismes publics."

    Le député  réservait, dans sa proposition de loi, ce traitement de faveur aux bénéficiaires d’un revenu de remplacement depuis plus de six mois.  En cas de refus le texte prévoyait la suppression des allocations.

    Je notais dans mon billet , que le texte du projet de Monsieur Lang , s'inspirait des travaux d’intérêt général proposés en Angleterre, par le gouvernement de centre-droit de David Cameron.

    J'indiquais également,   que nous pouvions lire dans l'exposé des motifs de la proposition de loi : "Ces personnes au chômage depuis plus de six mois ou bénéficiaires du revenu de solidarité active pourraient ainsi apporter une contribution au service de la société, en contrepartie des allocations ou des aides perçues, afin d’aider à des tâches d’intérêt général : débroussaillage, entretien des forêts, chemins ou espaces publics… Le but de cette mesure est d’éviter toute exclusion prolongée du monde du travail, qui conduit à la perte des repères, des habitudes et du contact professionnel avec autrui."

    j'indiquais que ce projet  était à mon sens indigne .

    Indigne car il stigmatise , encore une fois , les personnes sans emploi par une insinuation à peine voilée , que le chômeurs sont des fainéants qui abusent du système , des parasites qui doivent effectuer des travaux présentant un intérêt pour la collectivité !

    Indigne car il  laisse à penser  que les allocataires du Rsa   vivent de la charité  de la république : charité qui a ses limites et qu'il faut rembourser par un travail obligatoire !

    Indigne car le projet du député  utilise  le terme «travaux d'intérêt général» qui est un terme employé pour définir une peine prononcée à titre de peine principale ou en complément d’une peine d’emprisonnement avec sursis créant ainsi un curieux amalgame entre chômeurs et délinquants !

    Laurent Wauquiez qui a su tirer leçon des critiques que l'opposition avaient émise sur  le projet , en a adouci  le contour !

    • En effet ce  ne sont plus 20 heures exigées mais seulement 5 heures de travail
    • Laurent Wauquiez  ne parle plus de travail d'intérêt général mais  de  travail social ( la belle innovation !)


    Obliger les allocataires du Rsa  à faire un travail social, et ce ,à titre gratuit   fait preuve d'une  méconnaissance  grave du  problème du chômage,  qui n'est pas le fait de la paresse des citoyens mais des délocalisations massives, de la concurrence internationale, de la spéculation effreinée, de l'échec des mesures qui sont cautères sur jambe de bois prises par les uns et les autres depuis des années, et maintenant des suppressions d'emploi dans le secteur public pour réduire les déficits !

    Obliger les allocataires du Rsa  à faire un travail social ,et ce, à titre gratuit   est absurde car l'emploi à tout prix n'est pas le garant de la dignité et de l'intégration lorsque des millions de personnes naviguent de petits boulots en petits boulots, de missions d'intérim en contrats aidés , alternent périodes d'emploi et de chômage et viennent ainsi augmenter le nombre de ceux qu'on appelle pudiquement " les travailleurs pauvres ".

    Lire ce dossier riche d'enseignements :La contrepartie en travail dans les politiques d’assistance en Union européenne

    Extrait :

    La responsabilisation des allocataires risque de s’interpréter de plus en plus dans la veine de la logique du welfare to work, c’est-à-dire d’une responsabilisation axée sur la condamnation de la dépendance à l’assistance et la culpabilisation de la situation de chômeur.Cette responsabilisation par « mise en accusation » des allocataires n’était jusqu’à présent pas à l’oeuvre dans les pays européens autres que dans les pays anglo-saxons. Elle fait pourtant son chemin dans les pays d’Europe continentale et du Sud, où l’allocataire dispose de moins
    en moins de liberté pour construire son parcours de réinsertion dans l’emploi et doit de plus en plus se contenter de répondre de façon positive aux propositions faites par les service sociaux et de l’emploi. Elle est par ailleurs fortement soutenue par l’opinion publique de ces pays, ainsi que le montrent les chiffres du tableau 4.

    Les pays nordiques, quant à eux, résistent. Mais pour combien de temps encore ? L’expérience britannique a pourtant de quoi dérouter. Autant le welfare to work a permis de réduire le chômage et a favorisé la sortie du dispositif d’assistance, autant ces sorties se sont traduites soit par des reprises d’emplois de faible qualité qui aboutissent finalement à accentuer la pauvreté en emploi, soit par le basculement pur et simple du système d’indemnisation du chômage vers l’inactivité, facteur aggravant d’exclusion.

  • Xavier Bertrand a des hallucinations il a vu des postes de plongeur à 1500 euros nets par mois !!

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    Un scénario bien rodé !

    Depuis  de nombreuses années le chômage et l'emploi  sont des enjeux majeurs pour les élections présidentielles.

    Celles qui s'annoncent ne vont pas déroger à ce principe.

    A n'en pas douter  , le Gouvernement    n'aura de cesse , au cours des mois qui arrivent ,  de "claironner "que le chômage baisse et  que la crise  est derrière nous  !

    Xavier Bertrand a commencé tambour battant !

    L'interview qu'il a donné au Figaro est un bijou de stupidité :  Pardonnez  mon outrecuidance je devrais dire de langue de bois politique .

    En effet pour faire passer le message que tout va bien dans le meilleur des mondes sur le plan de l'emploi, il n'hésite pas  à transformer la réalité  et à  stigmatiser, encore une fois, les chômeurs.

    Je vous livre  les propos  du ministre qui m'ont partucilièrement choquée.

    • le chômage  baisse depuis 3 mois , la reprise est là.

    Voici  ses propos :"Avec la baisse du chômage, d'autres indicateurs (dynamisme de l'intérim et de l'emploi des cadres) montrent qu'on a amorcé une sortie de crise. Mon premier objectif est de passer au plus vite, et en tout cas avant la fin de l'année, à un taux de chômage inférieur à 9 % en métropole. "

    Malheureusement , aucun indicateur sérieux  n'annonce une véritable reprise économique durable.

    En revanche,  le monde du travail  se tend à l'extrème :   les petits boulots se multiplient  et le chômage des séniors  devient très préoccupant.

     

    • Peu importe la précarisation du travail pourvu que les gens bossent !

    Notre zélé ministre  rétorque sans sourciller au journaliste  qui fait remarquer la multiplication des " petits boulots":

    "je préfère qu'un demandeur d'emploi reprenne une activité réduite que pas d'activité du tout : à la fin du mois, une fiche de paie vaut toujours plus qu'une allocation "!

    Cher Monsieur Bertrand ,  je pense qu'il est facile  du haut de vos revenus confortables ,  de penser  que n'importe quel travail vaut mieux qu'une allocation !

    Il me serait agréable en qualité de citoyenne responsable  et votre employeur  puisque vous êtes un serviteur de l'état,  que vous  interrogiez , avant de dire de telles billevesées  ,  les salariés précaires qui constituent   pour la plupart  le bataillon  croissant des travailleurs pauvres !

    • Les séniors  sont entre de bonnes mains, pôle emploi s'en occupe

    " des formations et des contrats aidés .  Ainsi, les 500 millions d'euros alloués en janvier aux politiques de l'emploi, notamment avec des contrats aidés supplémentaires - que j'assume pleinement car ils permettent de remettre le pied à l'étrier de chômeurs de longue durée - n'ont pas encore produit leurs effets. En outre, je vais fixer une nouvelle feuille de route à Pôle emploi."

     

    • Les Français ne comprennent pas que l'on ait 2,68 millions de chômeurs et 200 000 à 250 000 offres non pourvues par an.

    "Toutes n'exigent pas des années de formation ! J'ai vu sur la côte atlantique ou à Aix-les-Bains des postes de plongeur à 1 500 euros nets par mois ou de serveur à 2 100 euros pour lesquels aucun candidat ne se présentait. Pour ceux qui ont le profil et qui refusent ces postes, il faut appliquer la loi : suspendre les allocations dès qu'un chômeur refuse deux offres d'emploi raisonnables.

     

    Ces propos sont indignes d'un ministre , car encore une fois ils  tendent à stigmatiser  les chômeurs qui refusent des emplois dorés .....

     

    Le train est en marche   en route vers le plein emploi !!!!

    • Peu importe  les moyens  pourvu que le gouvernement ait les bons chiffres.
    • Peu importe le forcing auprès de séniors qui seront contraints de suivre des formations  inutiles et  d'accepter  des contrats aidés    notamment les contrats de professionnalisation  qui sont une voie royale vers  la pauvreté .
    • Peu importe que la  machine des radiations abusives des listes de Pôle emploi  fonctionne à plein régime.
    • Peu importe que  les petits boulots et missions d'intérim se multiplient , tirent les salaires vers le bas  et accroissent la pauvreté.
    • Peu importe que les chômeurs  soient  mécontents  car s'ils  sont nombreux  , leur nombre est inférieur  à celui des salariés  qui ont encore un emploi à peu près stable .

    En effet ce  sont de futurs électeurs qui vont se sentir "rassurés" par les  bons chiffres de l'emploi obtenus grâce à la saine gestion du gouvernement !je ne suis pas fou.jpg

     

     

     

     

     

  • Le moulin à blablas......

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    Le Ministre du travail Xavier Bertrand réunissait le 19 avril dernier  le Conseil d’orientation des conditions de travail pour faire un point sur l’avancement du deuxième Plan Santé au Travail (2010-2014).

    Je ne souhaite pas jouer les Cassandre  mais je constate que :

    • Depuis de nombreuses années  réunions, colloques, rapports  et accords se succèdent .
    • Depuis  de nombreuses  années nos  ministres  sont satisfaits de la situation qui " avance"
    • Depuis de nombreuses années tout le monde en parle , tout le monde écrit et propose  (  syndicats, experts, cabinets de conseil et de formation, missions  gouvernementales etc....)

    Bref  c'est le thème à la mode  qui monopolise  tous les acteurs sociaux.

    Mais force est de constater que:

    • Les salariés des petites structures sont oubliés
    • Les salariés  en CDD , intérim et à temps partiel  qui doivent jongler avec la flexibilité  sont passés à la trappe
    • Les  chômeurs  qui sont sans arrêt sollicités pour des formations " bidon" et radiés des listes de pôle emploi  abusivement   sont ignorés
    • Tous ceux qui vivent du Rsa et des minima sociaux  qui sont stigmatisés par notre ministre sont  balayés du revers de la main.........shadok6.jpg

    Après ce rappel  je livre à votre sagacité  un résumé de la réunion....

    Lors de la réunion, le directeur général du travail a présenté le bilan des accords signés sur la prévention des risques psychosociaux (RPS) ( dossier de presse)

    Ce bilan est disponible sur le nouveau site du gouvernement travailler mieux.

    D'une manière générale , la moitié des grandes entreprises  ( environ 600  entreprises  ) ont engagé un plan d'action ou conclu un accord sur la prévention du stress au travail  dans le cadre du plan d'urgence.

    La synthèse porte sur 234 accords.

    Le bilan n'est pas très positif à mon sens  car les accords restent de pure forme .

    En effet , 4 entreprises sur 5 se limitent à ébaucher une méthode en vue d'un diagnostic sans pour autant identifier de réponses précises. "Rares sont les accords qui comportent un engagement précis de la direction ou précisent les modalités de son implication", peut on lire  dans l'analyse, alors que cette implication est jugée indispensable par le rapport « Bien être et efficacité au travail » remis au Premier ministre par la mission « Lachmann, Penicaud, Larose » en février 2010.

    L'information des salariés est rarement évoquée dans les accords. De même, l'expression des salariés est rarement mentionnée. Lorsque des facteurs de RPS sont identifiés, ils le sont de manière générique sans lien explicite avec l'activité de l'entreprise. Quant aux méthodologies d'évaluation des facteurs de RPS, elles sont plus quantitatives que qualitatives. Sans surprise, les accords les plus aboutis sont le fait d'entreprises qui ont une tradition de dialogue social, souligne la synthèse.

    Le ministre a pourtant  jugé "encourageant" ce résultat  et demandé  au directeur général du Travail "d'écrire à toutes les entreprises de plus de 1000 salariés qui n'ont pas à ce jour engagé de plan d'action ou de négociation pour leur demander de le faire.


    Le rapport du Collège d’expertise sur le suivi des risques psychosociaux , coordonné par Michel Gollac, Directeur du Laboratoire de Sociologie quantitative du CREST, a  également été présenté lors de cette réunon.


    Ce rapport propose un dispositif de suivi des risques pour la santé mentale provoqués par certaines conditions d’emploi, d’organisation, et de relations au travail

    Le rapport préconise de mettre en place des indicateurs nationaux pour suivre six types de facteurs de risques psychosociaux au travail : 
    L’intensité du travail et le temps de travail,
    Les exigences émotionnelles,
    Le manque d’autonomie,
    La mauvaise qualité des rapports sociaux au travail,
    La souffrance éthique,
    L’insécurité de la situation de travail.

    Le rapport précise que ces facteurs ne doivent pas être envisagés séparément et que leurs effets dépendent aussi de la durée d’exposition. Par ailleurs, des événements traumatisants, comme un licenciement ou une restructuration, peuvent rendre plus sensible à certains de ces facteurs.

    Le Collège d’expertise sur le suivi des risques psychosociaux au travail recommande la réalisation d’une première enquête complète en 2015. Il propose une liste de variables à mesurer et un procédé de questionnement, incluant un suivi en panel.


    Xavier Bertrand a indiqué que la prochaine enquête sur les conditions de travail prévue en 2012 pourrait déjà intégrer certaines indications.

    Le Ministre a souligné qu’avec la mise en oeuvre des recommandations de ce rapport il voulait placer la France parmi les pays en pointe dans le domaine du suivi statistique des risques psychosociaux rejoignant ainsi des pays comme la Suède, les Pays-Bas et le Danemark.

    Le Ministre a notamment précisé que si la France dispose d’ores et déjà d’un système d’enquête sur les conditions de travail de grande qualité, les préconisations de ce rapport permettront à notre pays de disposer d’un système de mesure des risques psychosociaux plus complet et plus fréquent.

     

    Source : travailler mieux site officiel  du ministère du travail

    Plan de santé au travail 2010-2014

     

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  • Petite leçon de droit du travail

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    1er-mai.jpgCette année, les 1er  et  8 mai tombent un  dimanche. Le dimanche étant pour beaucoup un jour  de repos  habituel , ces deux jours fériés seront pour ainsi dire " neutralisés ". Certains salariés  auront  le sentiment d'avoir en quelque sorte "perdu" le bénéfice de deux jours  fériés .

    D'autres en revanche travailleront   ces  deux jours fériés.

    Quels sont les droits des uns et des autres .

    Petit cours de droit du travail  pour vous mettre en forme ce  week- end.

    Le  1er mai est un jour obligatoirement non travaillé . Dans la mesure  où votre repos hebdomadaire tombe  habituellement le dimanche,  votre employeur n'est pas dans l'obligation de vous  octroyer  un autre  jour de repos ou de vous dédommager en salaire pour compenser la "perte "de  ce jour férié .

    Certaines conventions collectives et usages prévoient  une compensation ( autre jour de repos  octroyé par exemple ). Vous devrez donc vous référer aux accords conventionnels et usages  applicables au sein de votre établissement pour vérifier si vous bénéficiez  d'un tel avantage.

    Dans les entreprises qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent pas interrompre le travail , le  1er mai peut être travaillé.

    Si vous êtes amené  à travailler  le  1er mai  vous percevrez une rémunération supplémentaire  ( cette journée  vous sera payer en plus de votre salaire habituel).

    Cette rémunération supplémentaire est due  sans condition  d' ancienneté dans l'entreprise . Votre employeur ne peut pas remplacer  la rémunération supplémentaire par un repos. Tout accord sur ce point serait nul .

    De nombreux accords collectifs et usages prévoient des primes  et autres avantages pour le travail du dimanche .

    Pouvez vous cumuler le paiement double du 1er mai et les primes ou avantages  prévus pour le travail  le dimanche ?

    La réponse est positive  si   les accords conventionnelles et usages  le prévoient expressément.

     

    Le 8 mai reste un jour férié "ordinaire."

    Si ce jour est travaillé , le code du travail ne prévoit aucune rémunération supplémentaire.

    Il faudra donc vous reporter aux accords conventionnels et usages applicables à votre entreprise .

    Si ce jour n'est pas travaillé ,  sauf convention ou usage plus favorable, votre employeur ne vous doit aucune compensation pour ce jour férié tombant un dimanche , jour habituel de votre repos.

    Il est utile de rappeler que pour les équipes de suppléance travaillant le week-end, la rémunération est majorée d'au moins 50 % par rapport à celle qui serait due pour une durée équivalente, effectuée suivant l'horaire normal de l'entreprise .

    Le travail  le 8 mai n'entraînera pas de majoration supplémentaire par rapport à ce taux de majoration déjà appliqué (sauf convention collective ou usage plus favorable) humour-25.jpg

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