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travail - Page 3

  • Rsa et acharnement thérapeutique ! salauds de pauvres

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    841a0f1a-de1d-11e0-8a2a-337b77dda763.jpgMarc-Philippe Daubresse vient de remettre son rapport sur l'amélioration du revenu de solidarité active (RSA) et le renforcement de son volet insertion, au Président de la République.

    Dans ce document, il formule 22 propositions de réforme pour renforcer  la logique des droits et devoirs, améliorer  la lisibilité et  l'efficacité du RSA et lutter  contre les fraudes aux prestations sociales. 

    Regardons d'un peu plus près quelques unes de ces propositions . ( 22 propositions  lire ici le rapport )

    Le ton est donné  par les premières phrases  de l'introduction du rapport : "La France a le modèle social le plus généreux des pays de l’OCDE : chaque année, 30 % de la richesse  produite est consacrée à la protection sociale. "

    Face au poids de la dette qui nous oblige à réduire les dépenses publiques, en sortie de crise, il faut
    réformer notre modèle si nous voulons le transmettre à nos enfants avec deux objectifs :

    -Comment privilégier le retour à l’emploi plutôt que l’assistanat ?
    -Comment mieux investir dans le social pour accompagner plus efficacement les plus fragiles ?

     Mon commentaire : le mot assistanat  qui a largement été utilisé depuis ces derniers mois  est repris  dans le rapport ...

     Force est de constater  que  pour notre gouvernement ,   qui malheureusement  reflète la pensée d'un grand nombre , les  allocataires du Rsa sont des assistés  à la charge  de la collectivité.  

    Ce postulat étant posé   comme une sentence sans appel  , il est nécessaire de ramener  ces égarés dans le droit chemin du travail.......

    • Première mesure envisagée :

    Proposer aux allocataires du rSa inactifs, en situation de travailler, un CUI d’une journée par semaine, rémunéré au SMIC (214 euros de salaire mensuel net versé par l’employeur, soit 140 euros  de gain net pour l’allocataire)" 

     Mon commentaire  : si ce travail est rémunéré   (il fallait bien répondre au tollé  provoqué par la proposition d'un travail  gratuit !) , le rsa  diminuera   . Il  ne  restera qu'un gain moyen de 132 euros par mois pour l'allocataire.

     Voici le tableau des  revenus que percevront les intéréssés !

    Faites un petit calcul : déduisez ,ne serait ce que les frais de transport , le revenu restant  fond comme peau de chagrin..

    Sans compter que de nombreux allocataires inactifs qui  se débattent dans des difficultés de tous ordres ne disposent d'aucun moyen pour se déplacer .  

     

     

    Capture.PNG 

     automatiquement une sanction conformément à la loi.   

     

    En revanche  le salaire que devra payer l'employeur est subventionné .

    Il ne restera à sa charge que  56 euros par mois..    

     

     

    • Deuxième  mesure envisagée :

    Fusionner  le Rsa et la prime pour l'emploi .
    On peut lire dans le rapport " la PPE ne bénéficie pas à une partie significative de ceux qui devraient être incités à accepter  une activité précaire ou à temps partiel alors qu’elle bénéficie à des foyers au revenu  important en raison de l’appréciation des ressources sur une base individuelle: « On estime 
    que sont ainsi exclus de la PPE, 2,8 millions de personnes occupant des emplois précaires ou à petit temps partiel.

    A l’inverse, la PPE peut être versée à des ménages situés dans la  moitié supérieure de la distribution des revenus : près de 4,5 % des foyers fiscaux  appartenant aux 8e et 9e déciles de revenus (foyers déclarant en 2007 plus de 20 758 € par  unité de consommation soit 43 592 € pour une famille avec 2 enfants) bénéficient de la  PPE».

    Le rapport propose de recentrer  ce système sur les personnes éligibles au Rsa.

    Mon commentaire :  supprimer cette prîme pour les revenus   moyens   est une mauvaise mesure car elle risque fort de ralentir la consommation  .

    En effet,  la PPE ne s'adresse pas à des nantis ,  loin de là , mais à des foyers relativement modestes !

    C'est encore un coup de griffe porté aux classes moyennes !

     

    • Troisème mesure envisagée :

     Inciter les collectivités locales  à revoir les aides  diverses octroyées aux bénéficiaires du Rsa qui ne les incitent pas à reprendre un emploi ! 

    On peut lire dans le rapport : " Les droits dits « connexes » au rSa sont les avantages de toute nature accordés désormais sous  condition de ressources et non plus de « statut » d’allocataire de ce minima social. Les critères d’éligibilité ont été revus dans le cadre de la loi sur le rSa par rapport au RMI. 

    Ces droits connexes prennent des formes différentes : aides monétaires, aides quasi-monétaires  (bons d’achat par exemple), aides en nature (colis alimentaires par exemple), aides tarifaires ou  droits connexes indirects (exonérations, dégrèvements). Ils peuvent contribuer à rendre moins  attractive la reprise d’un emploi si celle-ci leur en fait perdre le bénéfice. 


     Je n'ai aucun commentaire à faire car je deviendrai incorrecte ......

     

    •  CERISE SUR LE GATEAU  /La lutte contre la fraude  : tous fichés !

    Le rapport préconise  la mise en place d'une  carte électronique pour centraliser les informations sur les aides sociales .
    L’idée serait que, sur le modèle de la Carte Vitale, chaque citoyen devienne titulaire d’une carte sociale biométrique et d’un numéro unique d’enregistrement. Cette carte regrouperait les  informations ouvrant des droits (Etat civil, situation familiale et professionnelle, etc.) et les  prestations effectivement versées. 

    Cette innovation, soutenue par la mission d'évaluation et de contrôle des lois de la sécurité sociale  de l’Assemblée nationale dans son rapport d’information de juin 2011 sur la lutte contre la fraude  sociale, présenterait un double intérêt. Elle permettrait à son titulaire de percevoir des prestations et  de les faire évoluer en cas de changement de situation. En outre, elle limiterait les possibilités de  versement de prestations incompatibles, ce qui est déjà prévu au sein de chaque organisme, et  faciliterait les contrôles par le rapprochement de données avec l’administration fiscale et Pôle  emploi.

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    Cette carte sociale serait alimentée principalement par le répertoire national commun de la protection sociale(RNCPS)90 qui sera opérationnel fin 2011 et qui sera ouvert notamment aux collectivités territoriales pour l’exercice de leurs compétences sociales. Son but est de contribuer à  amplifier les divers croisements de fichiers de données sociales, fiscales et territoriales, collectées  sur les assurés sociaux, les familles et les retraités, afin de lutter plus efficacement contre la fraude. 
    Un arrêté interministériel du 21 novembre 2010 fixe la liste des organismes, des risques, des droits
    et prestations entrant dans le champ de ce répertorie national.

    La création de cette carte centralisant différentes informations à caractère social exigerait bien entendu un avis préalable de la commission nationale de l’informatique et des libertés. 

    Mon avis  sur tout cela : En France il y a du travail à gogo ,   mais que des fraudeurs et fainéants qui se la coulent douce !

    Avant de visonner  la vidéo ci dessous , je vous donne le lien du site de l'UMP et de la description de notre Zorro anti fraude .

    Cela vaut le détour pour une franche rigolade  !

     voici 

    Salauds de pauvres !!!!!  


    LA TRAVERSEE..."SALAUDS DE PAUVRES" par richardanthony

  • Quand Cupidon s'invite au bureau !

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    Ce n'est pas sea sex and sun mais cela  lui ressemble ! 

    Un curieux sondage vient d'être réalisé auprès d'un échantillon de  1 000 salariés par Opinion WAY. (suite  à la demande des éditions Tissot) 

    Résultat pour le moins étonnant  qui ne va pas rassurer les jaloux :

    • Un tiers des salariés intérrogés indique  avoir eu une relation (sentimentale, amoureuse, sexuelle) avec une personne rencontrée dans le cadre de son activité professionnelle  
    • Sur ce tiers , 36 % indiquent que la relation dure encore  
    • Plus d'un salarié sur deux   pense que l’environnement professionnel est propice au flirt, à la drague voir à la rencontre amoureuse 
    • 10% indiquent   qu'ils leur est  déjà arrivé d’utiliser Internet sur le lieu de travail pour flirter ou draguer  ( les hommes surtout ).
    • Enfin près de 50 % des salariés  estiment que leur vie  professionnelle (horaire, stress, charge de travail, relation avec les collègues, ...) peut  avoir une influence négative, voir destructrice sur leur  vie privée.

     

    Personne n'étant à l'abri d'un coup de coeur  au boulot  comment peut on  le gérer et surtout que dit la loi ?

    Une histoire d'amour , un flirt ou une aventure avec une personne de l'entreprise se révèle  bien souvent délicate..

    Quels  sont les problèmes auxquels s'exposent les personnes concernées et  comment peuvent elles les éviter ?

    Les  entreprises  sont devenues , avec le développement du travail féminin , des lieux de grande mixité dans lesquels  se tissent  des liens  sur des centres  d'intéret et des passions communes.


    Aucune étude ne prouve ( il manquerait plus que cela...) que les  personnes  " amoureuses" travaillent moins bien que les autres :  au contraire  l'enthousisame d'une nouvelle relation peut se transmettre  dans la vie professionnelle ( joie d'aller au travail pour retrouver l'autre, gaité etc..)

    Toutefois, l'entreprise ayant ses codes et ses valeurs, il est impératif que les personnes restent discrètes  même  si elles n'entretiennent pas de relation extra conjugale...

      amour,travail,sondageLorsque les personnes ont entre elles  un rapport hiérarchique , elles devront être particulièremet vigilantes  car les autres collaborateurs auront toujours tendance à penser  qu'il y a favoristisme !

    Ces soupçons peuvent polluer les rapports de travail et dans ce cas  mieux vaut envisager  pour l'un ou l'autre une mutation professionnelle si  les rapports s'officialisent et /ou perdurent.

    En tout état de cause , une romance au travail lorsque les personnes concernées sont dans le même service peut   bloquer la dynamique de groupe, susciter des jalousies et déclancher suspiçions et ragots...... 

     Pour Gérard Pavy ,  sociologue, psychologue et consultant " le principal risque est celui de voir se développer, en particulier dans les petits groupes, un phénomène de collusion. Deux personnes qui vivent une histoire d'amour créent, au sein de leur équipe de travail, un sous-groupe, une zone d'échange d'information privilégiée où règne une relation de confiance plus intense qu'avec les autres membres. Parce que la fluidité de l'échange entre eux est privilégiée, ils manquent de transparence dans le partage de l'information avec les autres et vont parfois jusqu'à contourner les hiérarchies intermédiaires. De même, ils cherchent régulièrement à travailler sur un même dossier ou à partir ensemble en déplacement". 

    "Deux personnes qui vivent une histoire d'amour, créent un sous-groupe au sein de leur équipe"


    Lorsque la relation peut entrainer des conflits d'intérêt  ( problématique de confidentialité par exemple )   attention danger ...


    Si avoir un flirt, une aventure ou  entretenir une relation amoureuse  avec une personne de son entreprise relève de la liberté individuelle et du domaine privé, cette situation ne doit pas  perturber le bon fonctionnement de la sphère de travail.

    En effet les absences répétées, injustifiées , les retards,  les informations qui circulent mal avec le reste de l'équipe peuvent être la conséquence directe des relations amoureuses .

    Lorsque les " amants " se séparent  les vengeances  "professionnelles " ne sont pas rares  ( dossiers cachés, détruits, ordi sabotés etc....)

     "Quand la relation sentimentale prend fin, il devient difficile de conserver une relation professionnelle neutre avec l’ex-élu(e) de son cœur. La plupart du temps, l’une des deux personnes doit partir, changer de filiale ou de service. La situation est encore plus délicate quand il y a un lien hiérarchique entre les deux. " explique Florence Escavarage, coach d'entreprise.

    Dans tous les cas l'employeur ou le chef de service  devra être particulièremet prudent  comme le  note Gérard Pavy ,  car "Parler frontalement de leur relation amoureuse aux personnes concernées est bien souvent perçu comme une attaque personnelle"
       
    Si des problèmes surviennent , l'employeur devra  s'entretenir avec les  intéressés en veillant  à s'en tenir strictement aux faits et ne parler que des dysfonctionnements constatés . 

     

    Que dit la loi ? ( attention   ce ne sont que de simples informations et non une étude exhaustive....) 

    L'entreprise n'a pas le droit d'édicter des règles sur le sujet  et interdire par exemple  le mariage ou concubinage  ... toute disposition  qui serait édictée en la matière serait une atteinte à la vie privée,  sanctionnable au pénal comme au civil. 


      Tout abus de l'employeur qui licencierait un membre du couple peut être vu comme une atteinte à la vie privée. Le licenciement est alors sans cause réelle et sérieuse. Si le couple est marié, il s'agira d'un licenciement discriminatoire, donc nul. 
    Les tribunaux  sont sévères avec les employeurs  qui licencient pour risque concurrentiel une personne dont le conjoint travaille chez un concurrent  .


    Aucune sanction directe n'est possible contre une relation amoureuse ou de couple au travail.

    Néanmoins, elle ne doit pas porter atteinte à l'organisation du travail, que ce soit pour le couple lui-même ou les autres collaborateurs et dieu seul c'est si la  réalité crée parfois des situations compliquées. 

      Attention aussi au risque d'accusation de harcèlement sexuel  pour les dragueurs (ses)invétérés...  

    Et  dans la pratique  ? 

     Si  dans les banques, les sociétés de communication, et  l’administration  on rencontre désormais beaucoup de couples, mariés ou non,  de nombreuses grandes entreprises  interdisent " officieusement " les relations amoureuses.... c'est  l'usage du "pas d'histoire de cœur sérieuse au travail". C'est  une règle verbale courante notamment dans les cabinets d'audit . 

    Pour aller plus loin et pour se divertir ;


      - Sentiments au travail : comment les gérer ? Le Journal du Net Management consacre un dossier aux relations sentimentales au bureau. Des conseils utiles pour les managers comme pour les salariés.


    - Amour et travail, les conseils de Love Intelligence : comment séduire au travail et rester professionnel(le) ? Comment gérer une relation sentimentale avec son patron ? Love Intelligence, société de coaching amoureux, propose des guides à ceux et celles qui veulent gérer leurs amours au travail.

    - Cupidon au travail
    Loïck Roche
    Editions d'Organisation, 2006
    160 pages, 18 euros
    LECTURE : L'amour au bureau peut donner des ailes


    Dans son ouvrage «Cupidon au travail», Loïck Roche, docteur en psychologie et en philosophie, souligne que chaque homme et chaque femme, en fonction de son ancienneté et du nombre de personnes que compte son environnement professionnel, va développer un nombre précis de relations intimes sur son lieu de travail.
    Aucune organisation ni aucune personne n'est à l'abri, pour des raisons psychologiques et sociologiques mises en exergue dans l'ouvrage. Reste à savoir s'il faut craindre ces relations. Il y a, bien sûr, les risques d'infidélité, le harcèlement, la confiscation de la vie privée. Mais l'on dit souvent que les entreprises les plus créatives sont aussi celles où les relations affectives sont les plus solides...
    Ce livre pose un regard clair sur un sujet brûlant, pour une approche plus juste des relations au travail.

    Merci d'installer Flash pour visualiser cette vidéo :)

    "Épisode 6 : Faire l'amour au bureau" par lesentretiens sur maTVpratique.com

  • Et si nous pouvions faire autrement !

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    Je vous invite à visionner  cet entretien qui donne de l'espoir .

    Redonner du sens au collectif dans le travail  c'est également redonner  le sens de la Cité !


    Refaire autrement, Repenser le travail... par yes_men

  • Mourir de travailler

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    stress-au-travail-mykaia-2.jpgPour   devenir de plus en plus rentables , de nombreuses entreprises ont  morcellé le travail  à l'extrême et fait du management par le stress  un principe majeur.

    Depuis une dizaine d'années, les troubles musculo-squelettiques et  le nombre de pathologies liées à la surcharge au travail  se multiplient à un rythme préoccupant.

    Les suicides qui se sont produits récemment dans  plusieurs grandes entreprises   ont mis en évidence  un phénomène qui s'est intensifié  avec la mondialisation et la concurrence :  la course à la rentabilité immédiate  qui détruit la communauté de travail et met en souffrance les salariés.

    Selon un sondage mené en octobre 2010 par IPSOS  si la majorité des personnes interrogées s’estiment satisfaites de leur niveau de bien-être au travail, 62 % d’entre elles affirment ressentir un niveau de stress élevé , et trois sur dix estiment que leur travail actuel est susceptible de leur causer de graves problèmes psychologiques.

    Les consultations pour risques psychosociaux sont devenues, en 2007, la première cause de consultation pour pathologie professionnelle  et il existe aujourd’hui, en France, 28 lieux de consultation hospitalière spécialisée dans la prise en charge de la souffrance au travail.

    Selon l’Union nationale de prévention du suicide, environ 400 suicides seraient, chaque année, liés au travail.

    Selon la Caisse nationale d’assurance vieillesse des travailleurs salariés, 20 % des causes des arrêts maladie de plus de quarante-cinq
    jours seraient liées à des troubles psychosociaux.

    L’Organisation mondiale de la santé estime que le stress professionnel représenterait 2 % à 3 % du produit intérieur brut des pays industrialisés.

    Dans un article du Monde de 2007 nous pouvions lire "  La France n'a jamais été aussi riche. Ce n'est pas le manque de moyens qui nous empêche de faire des efforts et des progrès dans l'organisation du travail. Ce qui manque, c'est une volonté politique, capable de remettre à plat des processus qui sont en train de créer une casse sociale sérieuse. Les suicides en entreprise, de plus en plus nombreux, sont un signal d'alarme inquiétant sur la pérennité du système."

    Nous souffrons beaucoup du court-termisme des dirigeants. Economistes et politiques exaltent le système qui consiste à ramasser le maximum d'argent dans un minimum de temps. Or ces bénéfices sont de plus en plus déconnectés du travail. Le "vivre ensemble" n'est pas rentable immédiatement, mais il est fondamental pour la pérennité du système. En tout état de cause, on ne laisse pas des gens mourir à cause du travail. On ne peut pas accepter qu'au nom de l'efficacité économique on casse notre société en mettant les gens sur le bord de la route.

    Cette violence générée par une mauvaise organisation du travail, c'est la société qui doit ensuite l'assumer en termes de dégâts sociaux et financiers. On ne peut pas constamment pomper le capital humain et l'intelligence collective sans se préoccuper des conséquences. Parce qu'au bout d'un moment, il n'y aura plus rien à pomper, nous aurons une société invivable, et le système économique ne fonctionnera plus. On a peut-être déjà atteint ces limites."revue_2007_resolutions_2008_do-2.jpg



    La course  aux bénéfices  est la porte ouverte sur toutes sortes de dérives   et notamment  celle qui consiste à laisser  se développer au sein des entreprises  le management  par la violence " psychologique".

    Certains sont capables du pire  pour augmenter leur salaire .

    Lorsque le salaire dépend des primes de résultats certains n'hésitent pas  à  soumettre  leurs subordonnées  à des pressions  insupportables... ("flicage", ingérence dans la vie privée, menaces indirectes, pressions pour faire démissionner les moins performants etc...).

    Gérer les rapports humains par la violence ,  ce n'est pas nouveau  dans le monde du travail.

    Mais avant, la communauté de travail offrait des contreparties aux conditions de travail difficiles, aux injustices, aux harcèlements, à travers des systèmes de solidarité assez forts, qui permettaient de tenir le choc.

    Aujourd'hui, bien souvent  le lien social n'existe plus  parce que la communauté de travail est  divisée et désorganisée.

    Les gens n'ont plus les moyens et les conditions psychologiques pour  faire remonter les problèmes, participer à l'activité obligatoire, parce qu'il faut à tout prix atteindre des objectifs.
    Chercher une rentabilité à court terme  perd de vue  la qualité du travail . Le salarié devient un objet ,un kleenex corvéable et jetable.

    Ce phénomène touche  avec une intensité différente  toutes les catégorie de salariés : ceux qui  sont  peu ou pas qualifiés ou  ceux qui  ont une expertise reconnue ! peu importe avec  plus de 4 millions de chômeurs,   ceux qui restent sur le coté seront vite remplacés.... 

    Cette situation alarmante  qui représente un coùt pour la communauté commence à faire réagir nos pouvoirs publics.

    Le lien entre ces suicides et l’organisation du travail à France Télécom est aujourd’hui établi. Ainsi, l’inspection générale des affaires sociales, saisie par M. Xavier Darcos, alors ministre du travail, a recommandé que quatre des sept cas de suicides ou tentatives de suicide qui lui avaient été soumis soient requalifiés en « accidents de service ».
    À la suite de nouveaux suicides intervenus sur le lieu de travail, M. Xavier Bertrand, ministre du travail, des relations, sociales et de la solidarité, a mis en place, en 2008, un collège d’expertise sur la détermination, la mesure et le suivi des risques psychosociaux au travail. Après la remise par ce collège d’experts d’un rapport intermédiaire, quatre groupes de travail ont été créés autour des thèmes suivants : les indicateurs statistiques, le suicide au travail, la formation des acteurs et les outils de prévention.

    En février 2010, M. Henri Lachmann, M. Christian Larose et Mme Muriel Pénicaud, ont remis au Premier ministre un rapport proposant des mesures visant à améliorer la prévention des risques psychosociaux et la protection de la santé psychologique dans les entreprises .

    Stress-au-travail.jpg
    Les partenaires sociaux se sont aussi emparés de cette question, comme en témoigne la signature des accords nationaux interprofessionnels du 2 juillet 2008 sur le stress au travail et du 26 mars 2010 sur le harcèlement et la violence au travail. Afin de permettre une déclinaison de ces accords dans les entreprises, le plan d’urgence sur la prévention du stress professionnel, annoncé lors d’une réunion du conseil d’orientation sur les conditions de travail consacrée aux risques psychosociaux le 9 octobre 2009, prévoyait que les entreprises de plus de mille salariés devaient ouvrir des négociations sur le stress au travail.


    Au Parlement, ont aussi été menées des réflexions sur le sujet.

    Au sein de l’Assemblée nationale, une commission de réflexion sur la « souffrance au travail », composée de députés de la majorité et de personnalités qualifiées, a rendu des conclusions en décembre 2009 , tandis que le groupe socialiste publiait dans le même temps cinq propositions en la matière.

    Au Sénat, une mission d’information de la commission des affaires sociales sur « le mal-être au travail » a fait aussi de nombreuses propositions pour améliorer la prévention et la prise en charge des risques psychosociaux.

    Voici le dernier rapport enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 25 mai 2011.rapport risques spycho sociaux.pdf

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