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syndicats - Page 3

  • Quoi de neuf pour les chômeurs

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    parisot mouai.jpgL' actualité internationale  et les cantonales ont rélégué au fond de la classe la question du  chômage  et la négociation de la convention  d'assurance chômage .

    Une question essentielle  lorsque  près  de  5 millions  de personnes sont concernées  ( sans emploi ou en sous emploi ) sans compter  l'ensemble des actifs qui sont des chômeurs potentiels !

    C'est aujourd'hui  25 mars  que patronat et syndicats se réunissent  pour une dernière réunion de  négociation sur l'assurance-chômage.

    La convention devait normalement être reconduite en l' état avec quelques aménagements .

    Le Medef  souhaite une baisse des cotisations  et le  syndicats y sont opposé
    Le Mefef  souhaite relever à 52 ans  ( au lieu de 50 ans aujourd'hui ) l'âge auquel  la durée de  l'indemnisation  passe de vingt-trois mois à trois ans .
    Il souhaite également   relever l'âge à partir duquel la couverture chômage est garantie jusqu'à la retraite.  Des propositions  qui sont pour le moins  consternantes sachant que le chômage des séniors s'est envolé malgré les aides et divers plans mis en place  pour inciter les employeurs à garder et/ou embaucher les séniors.


  • Presque rien dans les médias pour des négociations qui concernent plusieurs millions de personnes !!!!

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    photo_1233589494565-1-0_w350.jpgLe 3 mars prochain c'est la troisième séance de négociation de la convention d'assurance chômage.

    Lors de la deuxième réunion qui  s'était déroulée  le 9 février dernier  tout était déjà fixé !

    Les règles d'indemnisation des chômeurs  en vigueur depuis le 1.04.2009   seront très certainement  reconduites pour une nouvelle période de deux ans . Les éventuelles réformes seront renvoyées à plus tard.

    En effet lors de cette réunion, Patrick Bernasconi (Medef), qui préside les négociations   a  refusé de discuter des deux propositions structurelles portées par les syndicats :

    • " les droits « rechargeables » qui permettraient à un chômeur retrouvant un emploi de capitaliser ses droits à indemnisation restant en cas de retour à Pôle emploi ;
    • la modulation des cotisations selon l'ancienneté dans l'entreprise pour pénaliser l'emploi précaire.

    ces deux propositions  ont été renvoyées à « une réflexion au niveau politique » des partenaires sociaux dans les deux ans, a répondu le Medef.

     

    Déclaration de la délégation CGT à l'issue de cette deuxième réunion

    Extrait "Les organisations syndicales ont présenté des revendications communes sur la création de droits rechargeables pour les demandeurs d’emploi, un mécanisme taxant les contrats précaires, la suppression du coefficient réducteur pour les salariés saisonniers et la suppression de l’Article 13 de l’actuelle convention stipulant une baisse sous condition des cotisations employeur.

    Le patronat, après une longue séance de suspension, a décidé de balayer d’un revers de main les propositions syndicales. Il a simplement proposé d’examiner les problèmes posés par la reconduction des droits dans certains cas, ainsi que la situation des titulaires d’une pension d’invalidité. Ces deux dispositions concernant moins de 10 000 personnes au total ! Autrement dit, la prochaine convention d’assurance chômage se contenterait de reconduire les dispositions de la précédente, que seule la CFDT avait signé côté syndical."

    Article du Point

    La CGT chômeurs et précaires appelle, à des actions locales, départementales ou régionales, les chômeurs et les salariés actifs lors de 2 journées Nationales le 3 et 10 Mars prochains, derniers jours des négociations chômage.


    Extrait  de l'appel  "Alors que le chômage explose dans le pays, que le taux de chômage « officiel » va dépasser les 10% et que plus de la moitié des chômeurs, n’est pas indemnisée, la délégation du MEDEF annonce des propositions qui sont de véritables provocations. 

    · Baisse de la période de référence de 36 à 30 mois pour les 50 ans et plus.

    · Passage de la condition d’âge de 50 à 52 ans pour bénéficier de 36 mois d’indemnisation.

    · Modification de la condition d’âge de 61 à 62 ans pour pouvoir bénéficier du maintien des droits jusqu’à la liquidation de la retraite à taux  plein

     

    get.aspx.jpgExtrait compte rendu négociation du 9.02.2011

    Maurad Rabhi (CGT), autour de la table lors des dernières négociations, n’avait pas signé la convention. Photo AFP

    Lors de cette négociations Patrick Bernasconi (Medef), qui préside les négociations  du coté  patronale a  refusé de discuter des deux propositions structurelles portées par tous les syndicats :

    " les droits « rechargeables » qui permettraient à un chômeur retrouvant un emploi de capitaliser ses droits à indemnisation restant en cas de retour à Pôle emploi ;

    la modulation des cotisations selon l'ancienneté dans l'entreprise pour pénaliser l'emploi précaire.

    ces deux propositions  ont été renvoyées à « une réflexion au niveau politique » des partenaires sociaux dans les deux ans, a répondu le Medef.

    La deuxième réunion des négociations sur l’Assurance Chômage a commencé à 9h05 ce mercredi matin; à 9h48, demande de suspension de séance par le patronat; reprise des négociations à 11h35; fin de la journée de négociation à 11h55.
    1H03 de «négociation» pour décider du sort des demandeurs d’emploi pour les deux prochaines années.

    La réunion a commencé par une introduction de Patrick BERNASCONI, responsable de la délégation patronale. Morceaux choisis du Patronat :

    - La situation économique de la France demeure fragile : la croissance du PIB devrait être modérée en 2010 comme en 2011, 1,6% puis 1,5%. (Madame Lagarde, dans la presse d’aujourd’hui, parle de 2%…)
    - Le déficit public devrait atteindre, selon les prévisions officielles, 7,7% du PIB, loin des critères de Maastricht. Le déficit de l’UNEDIC compte pour 8,5 milliards dans le déficit public et va continuer à s’aggraver jusqu’en 2012 pour atteindre 11 milliards fin 2011 et 11,3 milliards en 2012. Sauf à prendre le risque de compromettre la pérennité de notre régime d’assurance chômage, notre responsabilité est de ne pas laisser se dégrader cette situation.
    - Dans ce contexte, il nous semble extrêmement difficile de prendre en charge de nouvelles dépenses, mais plus encore, une gestion rigoureuse et responsable devrait conduire à prendre des mesures d’économie.
    Le scénario était prévisible

    Après cette intervention passionnante, un rapide tour de table des organisations syndicales. Dans l’ensemble, elles restent sur les propositions qu’elles avaient annoncé lors de la première réunion, à part CFDT et CFTC qui ne parlent plus de «droits rechargeables» à négocier mais de «droits rechargeables» à expérimenter, cela fait une grande différence.

    La CGT, par la voix de Maurad RABHI, s’est insurgée de la façon dont se déroulent ces négociations, et demande que soit abordé l’ensemble des propositions faites par la CGT. Le Patronat demande alors une suspension de séance qui durera 1h48.

    Au retour de la suspension, le patronat nous fait part d’un texte pour la suite des négociations, il propose d’aborder les thèmes suivants :

    1) Mettre un groupe de travail technique sur CTP, CRP, AFF qui se tiendra le 4 mars à 14H.
    2) Examiner les problèmes posés par les activités réduites.
    3) Examiner la situation des titulaires d’une pension d’invalidité.
    4) Aborder la modification des bornes d’âges applicables à la situation des seniors. En clair ils veulent :
    a) une baisse de 36 à 30 mois de la période de référence pour les 50 ans et plus,
    b) le passage de la condition d’âge de 50 à 52 ans pour bénéficier de 36 mois d’indemnisation,
    c) une modification de la condition d’âge de 61 à 62 ans pour pouvoir bénéficier du maintien des droits jusqu’à la liquidation de la retraite à taux plein.

    Le patronat propose également qu’entre cette convention et la suivante (dans 2 ans) soient mis en place 4 groupes de travail paritaires qui traiteraient :

    1) Des droits rechargeables.
    2) Des modulations de cotisations suivant le type de contrat.
    3) La question de la dégressivité des allocations chômage.
    4) L’avenir même du régime d’assurance chômage.

    Après une nouvelle interpellation de la CGT sur les méthodes de négociation, la séance s’est terminée à 11H05.

    Jean François KIEFER, secrétaire général du CNPE et membre de la délégation CGT aux négociations sur l’assurance chômage

    A lire Le durcissement de la CGT replace FO au coeur du dialogue social


     

     

  • A quelle sauce seront dégustés les chômeurs ?

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    chomage_assurance.jpgLa convention  Unedic  négociée en 2008 s'applique jusqu'au 31 mars 2011 car  la dernière convention,  qui devait couvrir la période 2009-2010-2011, fut exceptionnellement conclue pour deux ans — du 1er avril 2009 au 30 mars 2011 — au lieu de trois, "à cause de la crise" . Sa renégociation est prévue à compter du  24 janvier prochain.  ( En 2008  cette convention n'avait été signée que par la CFDT ).

    Selon certaines informations  le Medef  envisagerait la reconduction du dispositif actuel  pour deux ans  ( ne pas mettre de l"huile sur le feu pendant la campagne présidentielle de 2012 cela va de soi !)

    Certaines questions  risquent de créer des points de friction :
    • La  baisse de cotisations en cas d'amélioration des finances du régime, sans prendre en compte sa dette
    • la conservation pour le chômeur  de ses  anciens droits en cas de réinscription au chômage s'ils sont plus avantageux que ceux acquis dans le dernier emploi
    • la taxation des emplois   précaires.
    Concernant ce dernier point ,   il faut souligner que l'emploi  précaire  représente plus de 75 % des offres disponibles.
    L'emploi précaire représente près des deux tiers des entrées à l'assurance-chômage. La moitié des personnes qui s'inscrivent à pôle emploi  sont en fin de CDD et 15% en fin de mission d'intérim, selon FO.
    Lorsque les chômeurs indemnisés retrouvent un emploi, c'est un CDD pour 46% d'entre eux, et un emploi intérimaire pour 21%.

    Henri Rouilleault, économiste à l'Insee et ancien directeur général de l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail, a été chargé  par le gouvernement d'une mission sur « L'emploi au sortir de la récession ». Parmi les 40 propositions figurant dans son pré rapport   la proposition 29 prévoit une surcotation de l'emploi précaire .

    Rapport

     

  • Réforme des retraites : salariés dindons de la farce !

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    Mon intime conviction concernant  le "barouf "qui entoure la réforme des retraites.....

     

    Jeudi soir les centrales syndicales ont appelé à deux nouvelles journées de mobilisation contre la réforme des retraites (jeudi 28 octobre et samedi 6 novembre). voici l'appel de l'inter syndicale

    On peut lire en substance : "Les organisations syndicales appellent solennellement le gouvernement et les parlementaires à ne pas adopter cette réforme en l’état.
    Les organisations syndicales confirment que c’est par un large débat public et une véritable concertation en amont qu’il faut aborder une réforme importante comme celle des retraites.

    Fortes du soutien des salariés, des jeunes et d’une majorité de la population et face à une attitude intransigeante du gouvernement et du chef de l’Etat, les organisations syndicales décident de continuer et d’élargir la mobilisation.

    Elles décident de deux nouvelles journées de mobilisation :
    le jeudi 28 octobre : une journée nationale de grèves et de manifestations dans la semaine du vote au Parlement.
    le samedi 6 novembre
    : une journée de mobilisations et de manifestations avant la promulgation de la loi par le chef de l’Etat.3

    L'UNEF, le principal syndicat étudiant, a appelé aujourd'hui  les jeunes et les étudiants à une journée d'actions partout en France" contre la réforme des retraites mardi 26 octobre, avant les grandes mobilisations prévues les 28 octobre et 6 novembre.

     

    • Pendant ce temps le Sénat vient d'adopter à l'heure où j'écris ce billet  le projet de loi par 177 voix contre 153.

    1430110_3_d2eb_en-debut-de-semaine-prochaine-les-deux.jpgLes dés sont jetés le  texte porte  de 60 à 62 ans l'âge légal de départ à la retraite et de 65 à 67 l'âge permettant de toucher une retraite sans décote.

    Le groupe UMP  et une grande partie du groupe de l'Union centriste (UC) ont voté la réforme. Les groupes de l'opposition de gauche, ont voté contre.

    Le  projet de loi voté ce soir par les sénateurs pourra être transmis à la Commission mixte paritaire composée de sept députés et autant de sénateurs. Ces derniers seront chargés de dégager le texte de compromis qui sera soumis entre mardi et jeudi au vote des deux assemblées.

    Selon certains observateurs le ministre du Travail, Eric Woerth  espère qu'en accélérant l'adoption définitive du texte les tensions vont s'apaiser et que les mouvements sociaux vont cesser.

     

    • Maintenant que peut -il  se passer ?
    • Soit on assiste à une attitude attentiste  voir de "frein " des syndicats  qui se résignent  à cette réforme tout en faisant remarquer les avancées  obtenues grâce à la mobilisation

    La CFDT ne manquera pas  de mettre en avant l' amendement voté  mercredi prévoyant que, «à compter du premier trimestre 2013, le comité de pilotage des régimes de retraite organisera une réflexion nationale sur les objectifs et les caractéristiques d’une réforme systémique», fondée sur un régime universel par points ou en comptes notionnels, «dans le respect du principe de répartition».

    Un amendement qui comme par hasard  et au dernier  moment  va dans le sens de celle réclamée par la CFDT. ( pour aller plus loin )

    Dans ce scénario les syndicats démontrent au gouvernement  qu'ils  font poids  alors qu'ils sont en perte de vitesse au niveau du nombre d'adhérents ! et ils se positionnent également vis à vis de la base  en mettant en exergue les avancées que j'appelle les réformettes obtenues par leur truchement !

     

    • Soit les syndicats vont plus loin et tentent  de déclencher une grève générale  pour forcer le gouvernent à renoncer à une réforme impopulaire qui fait supporter le poids d'une réforme non sur le capital mais sur les salariés c'est à dire le travail...
    • Soit les syndicats sont débordés par la base  et on assiste à des mouvements non maitrisés et maitrisables  comme un prétexte à un ras le bol sur  une politique qui fragilise les plus pauvres depuis  l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence .

     

    Personnellement je pense que le scénario est joué d'avance  les syndicats vont se coucher !

    N'oublions pas  que ce qui est en jeu  c'est la  retraite par répartition  et qu'en affaiblissant cette retraite  on ouvre la voie  à la  retraite par capitalisation  !

    Un gâteau pharaonique que les fonds de pension vont se partager  !

    Tout le monde (  dirigeants des partis politiques et des syndicats  ) y trouvera son compte   sauf bien sur  les salariés qui ne pourront pas  s'offrir le luxe  de s'acheter leur retraite   !

    N'oublions pas  que tout ce gentil petit monde se tient par la barbichette

    L'affaire du trésor de guerre de l'UIMM  semble bien enterrée et pour cause ......

    Voilà ce qu'est devenu la France :   France de copains et de connivence  - France d'apparence  - République de coquins !

    je te tiens tu me tiens par la barbichette :

    JE-TE-TIENS-TU-ME-TIENS-par-la-barbichette.jpg

     

     

     

     

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