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syndicats - Page 2

  • Tous ont été conviés à la grande conférence nationale pour la croissance et l'emploi sauf le pape et les ......Chômeurs !

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      Nous pouvons lire dans les dessous du social :

     "Près de 300 personnes (dont le président de la République, le chef du gouvernement, huit ministres, les leaders des huit organisations patronales et syndicales représentatives, des représentants des collectivités territoriales…) se sont enfermées pendant deux jours à huis clos au Conseil économique, social et environnemental (Cese). 

    Une première.

    Leur mission? S'entendre sur l'agenda des réformes à venir et sur les dossiers qui relèveront d'une négociation ou d'une simple consultation du gouvernement.

    «Tout le monde est mobilisé, il n'y a que le pape qui ne peut pas venir», a ironisé un proche du chef de l'État pour mieux faire ressortir les enjeux de la «grande conférence sociale».

    J'ajouterai  au pape , les représentants des principaux intéressés :  les chômeurs et précaires ...... 

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    Fin mai 2012  le nombre de demandeurs d’emploi ou de personnes en sous emploi  inscrites à Pôle emploi   s’établit à 4 347 100 en France métropolitaine.

     catégorie A  (demandeurs sans emploi ) : 2 922 100  

     catégories B et C  ( demandeurs exerçant une activité réduite ),  demandeurs exerçant une activité  de plus de 78 heures au cours du mois)  : 1 425 000  

      Le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi en catégories D et E s’établit à 612 900 en France métropolitaine fin mai 2012.    (personnes inscrites à Pôle emploi qui ne sont pas tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi : elles sont soit sans emploi et non immédiatement disponibles (catégorie D), soit pourvues d’un emploi (catégorie E). )

    Un phénomène qui devrait s’amplifier dans les semaines à venir alors que la conjoncture s’assombrit.

    Le Premier ministre a ramené  à 0,3% la prévision de croissance pour 2012 et à 1,2% pour 2013, contre respectivement 0,4% et 1,7% auparavant. Résultat : «Les entreprises prennent des mesures préventives», décrypte Pierre Ferraci, président d'Alpha, l'un des grands cabinets d'expertise pour les CE.

    Ces chiffres ne tiennent pas compte des personnes en situation de grande précarité qui ne sont pas inscrites à Pôle emploi ...... 

     Dans ce contexte, le taux de chômage devrait franchir la barre symbolique des 10% dès cet été.

    Pour créer des emplois, le taux de croissance doit atteindre au moins 1,2% et dépasser 1,7% pour faire baisser le chômage, selon Éric Heyer (OFCE).

    Le chômage et le sous emploi touchent plus de 10% de la population et malgré l'ampleur du phénomène , les organisations de chômeurs et précaires sont  les grandes absentes de la «conférence nationale pour la croissance et l'emploi» .

     Les 9 et 10 juillet, les chômeurs sont restés à la porte du siège du Conseil économique, social et environnemental (Cese).

     Souhaitée  par François Hollande et érigée en symbole d'un dialogue social "nouvelle formule", cette conférence  se déroule  donc  sans les  représentants des intéressés.

    Une situation qui m'interroge ! 

     

     Actuchomage lève le voile sur un sujet encore tabou : la dépression qui, en ces temps de licenciements massifs, de chômage de longue durée, de précarité accentuée, touche des populations vulnérables.

    Chaque année en France, 11.000 personnes (sur 200.000 tentatives) se suicident. Parmi elles, combien de Chômeurs, combien de Précaires ? Les chiffres fiables font cruellement défaut.

    Pour sa part, le psychiatre Michel Debout - qui milite en faveur de la création d'un Observatoire du Suicide - estime que, depuis 2008, 750 demandeurs d'emploi supplémentaires auraient mis fin à leurs jours. 750 de plus que les chiffres "habituellement" observés.

    Sophie Hancart d'Actuchomage a rencontré des chômeurs ex-dépressifs et des professionnels de l'accompagnement psychologique.

  • La course à la baisse des salaires et à la flexibilité des salariés

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    Nicolas Sarkozy a donné un délai de deux mois aux partenaires sociaux pour conclure un accord interprofessionnel sur le thème compétitivité- emploi.

    La première réunion a eu lieu le 17 février dernier .

    Aujourd'hui    les représentants des syndicats de salariés et organisations patronales se retrouvent au Medef pour négocier .   Deux autres séances sont prévues les  27 mars et 13  avril.  Je rappelle mon billet sur ce point  et mes réserves..

    Patrick Pierron, secrétaire national de la CFDT,  révèle à "'Usine Nouvelle" les  propositions de sa centrale syndicale. 

    A la lecture de ces déclarations ,  force est de constater que la CFDT est favorable à ce type d'accord  !

    En effet  Patrick  Perron indique " Nous ne souhaitons pas travailler sous la pression de l'ultimatum de Nicolas Sarkozy, mais nous n'y allons pas non plus à reculons. Nous voulons vraiment négocier. Nous souhaitons proposer aux équipes, dans les entreprises, un outil de plus, qui ne s'impose pas, encadré par un accord interprofessionnel, et qui pourra permettre, dans certains cas, de sauver l'emploi.

    Vous êtes donc favorable aux accords compétitivité-emploi , demande le journaliste d'Usine Nouvelle , et Patrick Perron de répondre :

    "En cas de difficulté, on doit pouvoir demander, ponctuellement, aux salariés, d'échanger temps de travail et/ou salaire contre une garantie d'emploi. Mais tout doit être très encadré. Pas question de remettre en cause les 35 heures, ou les conventions collectives, ou les accords de branche, sauf dérogation à valider avec les branches. Pas question, non plus, de toucher au Code du travail. Donc tout accord collectif devra être validé par le salarié, qui acceptera ou non une modification de son contrat de travail.

    La belle affaire Monsieur Perron  !

    En effet :

    •  Vous savez très bien  que  le Medef  voudrait s'affranchir de l'accord du salarié !Laurence Parisot , patronne du Medef, pour qui « La liberté de penser s’arrête là où commence le code du travail ,  n'a de cesse, comme ses prédecesseurs, de vouloir anéantir le socle protecteur du code du travail.
    • Vous savez très bien  que ces accords   vont permettre  de  renverser la hiérarchie des normes du droit du travail et porter le dialogue social à un niveau où les acteurs de la négociation sont fortement déséquilibrés alors que le dialogue social n'est " acceptable" qu'entre négociateurs de poids égal.
    • Vous savez très bien  que sur le terrain des entreprises et plus particulièrement des entreprises  peu structurées , ces accords   vont permettre  de  fragiliser les salariés , qui  contraints et forcés,  n'auront d'autre choix que d'accepter des baisses de salaire sans garantie  d'emploi ! 
    • Vous savez très bien  que depuis plus d'un siècle, ce sont les luttes sociales qui ont permis les progrès sociaux (congés payés, salaire minimum, salaires minima conventionnels, création des comités d’entreprise , protection des élus dans les entreprises etc…) et non des pseudo consensus .

    Que mes lecteurs me pardonnent  la trivialité de cette image qui me semble tellement appropriée.

    le-medef-mencule.jpg 

     Le coût du travail  focalise le débat politique sur la réindustrialisation.

    Selon l'INSEE, 20 à 30 000 emplois auraient été détruits annuellement par des entreprises quittant la France pour des pays à bas coût ( période 2000-2004).

    Une heure de travail coûte plus de 33 euros en France contre moins de 3 euros en Bulgarie !

    La  course à la baisse des salaires et à la flexibilité des salariés ne fait que continuer   ....'

    Cette course touche de plein fouet, non seulement la France mais toute l'Europe.   

    Un exemple récent  : L’Italie qui s’attaque aujourd’hui à la réforme du marché du travail, une priorité pour le gouvernement de Mario Monti. Le président du conseil italien rencontre ce mardi, à partir de 15h30, les syndicats pour obtenir leur accord.

    Cette réforme vise à rendre plus flexible le marché du travail afin de relancer les embauches et la croissance.

    Pour cela, il est nécessaire de modifier l'article 18 du statut des travailleurs. Celui-ci permet la réintégration du salarié si le tribunal estime que la raison du licenciement n'est pas "juste".

     Le gouvernement  souhaite faciliter les licenciements économiques, surtout dans les PME. Un droit à licencier pur et simple selon les syndicats qui s'opposent à tout compromis si on y touche une virgule de cet article.( syndicats opposés à cette réforme) 

    Les pays les plus développés de l'Europe marchent vers leur déclin... 

  • En France on achève bien les chevaux ( négociation accords compétitivité emploi)

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    accord,compétititivité,syndicats,medef,nicolas sarkozyNicolas Sarkozy a donné un délai de deux mois aux partenaires  sociaux   pour  conclure un accord interprofessionnel sur   le thème compétitivité- emploi.

    La première réunion  a eu lieu le 17 février dernier .

    Trois nouvelles séances ont été fixées aux 20 mars, 27 mars et 13 avril. 

    Cet accord doit fixer le cadre  général des accords  d'entreprise  pouvant déroger au code du travail, notamment sur la question du temps de travail et des salaires.

    Chaque entreprise  devrait ainsi pouvoir , par négociation avec les syndicats et/ou les salariés, faire varier salaires et temps de travail en fonction de son carnet de commandes..

    Ces accords qui pourront  augmenter ou diminuer  le temps de travail et les salaires  et qui   s'imposeront  aux salariés ,   bouleversent  la hiérarchie des normes  de droit du travail et disloquent complètement  les garanties légales du code du travail..

      L'adoption en deuxième lecture par l'assemblée nationale  de  l’article 40 de la loi Warsmann confirme  cette évolution car il permet à un employeur  de  moduler à la hausse ou à la baisse le temps de travail  du salarié  sans son accord .( Le texte doit être examiné par le Sénat.)

     

    Depuis des années le patronat rêve de détruire le socle protecteur du code du travail et de se rapprocher du modèle ultra libérale anglo-saxon.

    Avec les accords " compétitivité emploi" le rêve devient réalité .  

    Je n'ose imaginer les conséquences   que ces accords  pourraient avoir sur les salariés les  plus fragiles : les salariés  ayant un bas salaire, les familles monoparentales , sans oublier  les salariés qui ont des crédits et charges fixes….

    Comment payer ses crédits en cas de baisse de salaire  en fonction du carnet de commandes ?

    Comment organiser sa vie personnelle en cas d'augmentation du temps de travail ?

    Comment les familles et surtout  les  familles monoparentales ,  vont elles pouvoir organiser la garde de leurs enfants en cas de yoyo du temps de travail ..

    D'une manière générale,  les conséquences sur la situation familiale, personnelle et financière des salariés risquent d'être très douloureuses. 

    Curieusement ce sujet n'a pas fait la" Une" des médias .

    Par ailleurs ,  le parti socialiste ,la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC restent  assez peu offensifs sur le sujet.  ( F. Hollande  n'a jamais été hostile, bien au contraire,  à ce que les accords collectifs puissent déroger au droit du travail s’ils sont soutenus par une majorité de syndicats, même dans  un sens défavorables aux  aux salariés.)

    En revanche La CGT et  FO sont  opposées au principe de ces accords, qui constituent une régression sociale pour les salariés et une nouvelle entorse au Code du travail.    Pour Bernard Thibault (CGT), ces accords ouvriraient la vanne de la "déréglementation du temps de travail". "On ne sera pas là pour négocier de la régression sociale", prévient Maurad Rabhi qui représente la CGT aux négociations. "A la différence du dispositif de chômage partiel, les accords de compétitivité font totalement supporter le coût de la crise au salarié", s'insurge-t-il.

     Quant à Laurence Parisot , patronne du  Medef, pour  qui « La liberté de penser s’arrête là où commence le code du travail , elle se frotte les mains car elle n'a de cesse, comme ses prédecesseurs, de vouloir  anéantir le socle protecteur du code du travail.

    Depuis plus d'un siècle, ce sont les luttes sociales  qui ont permis  les progrès sociaux  (congés payés,  salaire minimum,  salaires minima conventionnels,  création des comités d’entreprise , protection des élus dans les entreprises etc…), le code du travail  constituant le socle  de la protection des salariés et les accords collectifs ne pouvant qu'améliorer  les acquis sociaux. 

    Renverser la hiérarchie des normes  du droit du travail  et permettre la suprématie des accords d'entreprises  , même si ces accords sont moins favorables  aux salariés, c'est  porter le dialogue social  à un niveau  où les  acteurs de la négociation  sont fortement déséquilibrés alors que le  dialogue social n'est " acceptable" qu'entre négociateurs  de poids égal.


    Il n'y a que  les  juristes sans expérience de terrain  qui pensent que ces accords garantiront les droits des salariés.

    Sans aborder le manque de formation de nombreux représentants du personnel, la peur  des licenciements économiques dans un contexte de crise , pourra  les amener  à signer des accords dérogatoires défavorables aux salariés  sans  de véritables garanties en matière de maintien de l'emploi. 

    Comme le note  l'excellent article  de Guillaume Etievant, économiste, expert auprès des Comités d’entreprise, membre de la Fondation Copernic

    " Oublier le rapport de force entre les propriétaires des moyens de production et les salariés obligés de vendre leur force de travail pour vivre, c’est nier un siècle de luttes sociales et syndicales. Et c’est oublier que le rapport salarial est d’abord un rapport de dépendance." 

    " le patronat compte faire peser dans les négociations de réelles avancées pour les grandes organisations syndicales. Et ainsi tenter de les convaincre d’achever définitivement le processus d’inversion de la hiérarchie des normes, principale ossature de notre modèle social. La France se soumettrait alors une fois de plus à la volonté de la Commission européenne de rendre le droit du travail le moins contraignant possible pour les entreprises  .

    Nicolas Sarkozy, le Medef et la complicité passive  du parti socialiste et de certains syndicats  portent un coup décisif à notre  modèle social .....

    En France on achève bien les chevaux....... 

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  • Indemnisation des chômeurs : un accord d'attente

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    varghopp.jpgRECULER POUR MIEUX SAUTER  ON VOIT QUE LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES POINTENT LE BOUT DU NEZ !

    La  convention d'assurance chômage du 19 février 2009 était applicable  au plus tard  jusqu'au 31 mai 2011 .

    Le 25 mars 2011 a été conclu  l'accord national interprofessionnel  relatif  à la nouvelle convention  d'assurance chômage qui sera applicable  du 1er juin 2011 au 31 décembre 2013.

    L'accord  qui sera très certainement signé par tous les syndicats sauf la CGT  prévoit purement et simplement  la reconduction de la convention précédente.

    Quelques modifications concernant :

    • les saisonniers - le coefficient réducteur servant au calcul des allocations chômage  est supprimé
    • le montant de la pension d'invalidité 2e et 3e catégorie se cumule avec les allocations de chômage dans les mêmes conditions que celles prévues pour le cumul d'une pension d'invalidité avec le salaire.
    • baisse des taux de cotisations  employeurs et salariés si les résultats d'exploitation des 2 semestres précédant la décision sont excédentaires d'au moins 500 millions d'euros et que le niveau d'endettement du régime est, au plus, égal à 1,5 mois de contributions. La réduction de taux des contributions ne pourra pas, sur une année donnée, minorer de plus de 0,4 point le taux global. ( disposition applicable  jusqu'au 31 décembre 2016.)

     

    Un accord d'attente  qui remet à plus tard le traitement des sujets épineux qui divisent  syndicats et patronat comme :

    • la dégressivité des allocations chômage
    • le malus de cotisation sur les emplois précaires
    • le  report de l'âge ( 50 ans aujourd'hui )  qui  fixe  la durée maximale d'indemnisation à 36 mois au lieu de 24 mois.

     

     

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