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politique - Page 3

  • Les élections :Tous responsables !

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    La soirée consacrée aux élections vient de s'achever sur  les chaînes de télévision et elle me laisse un goût amer.

    Avez vous remarqué rien ne change dans le paysage politique,  tous les intervenants  ont le sourire de circonstance , tous  se disent vainqueurs !

    Personnellement ce que je retiens c'est une abstention record et surtout la résurgence du Front national. tous nos politiques de gauche comme de droite sont responsables  de ce triste score !

    Ces deux éléments  m'invitent à penser que si nos politiques restent enfermés dans leur tour d'ivoire ,  déchirés par des luttes intestines et politiciennes  bref éloignés de la masse silencieuse des 8 millions de personnes qui vivent en dessous du seuil   de pauvreté  et de tous ceux qui s'en approchent   la démocratie est véritablement en danger...

    voici les résultats au niveau national

    vous pouvez voir votre région.

     

    • Une abstention qui devrait nous alarmer : 53 %, la plus forte de toutes les élections régionales, selon le ministère de l'intérieur. ( en 1998, 42 % des électeurs inscrits ne s'étaient pas déplacés pour voter )

    Dans toutes les régions la participation  des Français au vote a diminué par rapport aux élections précédantes ; on constate des écarts  variant de quelques points à plus de dix : 31 % à Paris, contre 43,10 % il y a six ans, 37,5 % contre 50,7 % dans les Bouches-du-Rhône (info du Monde ).

    Il ne faut pas être très perspicace  pour comprendre que la crise érode les énergies  et que l'électorat  a exprimé  sa perte de confiance dans " le politique". ( tout comme il a perdu confiance dans sa police, sa justice et les médias !)

     

    • Le PS "avec 30% de voix devient le premier parti de France", a déclaré François Hollande, ancien secrétaire général du parti. Martine Aubry a  appelé les électeurs à "amplifier" le vote au second tour pour "faire gagner l'espoir". Elle a souligné toutefois que le parti socialiste  était à "un de ses plus hauts niveaux historiques".

    Mais il ne faut pas être naïf car  dès la fin des élections régionales ce sera la course au pouvoir pour 2012.

    Au PS la primaire est  prévue en 2011  et les luttes intestines vont aller bon train..... pour  désigner qui mènera les présidentielles en 2012 :
    Ségolène Royal qui a eu de bon résultat dans sa région ,  François Hollande qui n'a pas dit son dernier mot et qui reste très actif, Manuel Valls, Martine  Aubry, Dominique Strauss-Kahn ou  Laurent Fabius.....

     

    • l'UMP avec 26.7 % des voix prend la seconde place .

    Pour François Fillon  le faible taux de participation "ne permet pas de tirer un enseignement national" de ce vote. Frédéric Lefebvre, parle de listes "au coude-à-coude" et juge que "les réserves existent partout", et que "ce sera très serré

     

    • Comme François Bayrou je m'inquête de la montée du Front national ( 11,74 % des voix )

    "Le FN a "démontré" lors du premier tour des élections régionales qu'il était "toujours une force nationale, et probablement de plus en plus grande" a déclaré le leader frontiste. "Le FN était annoncé comme vaincu, mort, enterré par le président de la République, eh bien il a démontré qu'il était une force nationale, et probablement de plus en plus grande", a déclaré Jean Marie Le PEN .

    20,29 % des suffrages en Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA)Pour Jean Marie Le PEN .  18,31 % des voix dans le Nord-Pas-de-Calais pour sa fille.

    Selon Manuel Valls, député-maire PS d'Evry (Essonne), le président Nicolas Sarkozy a une responsabilité dans la forte abstention au premier tour et le score élevé du Front national (FN).

    Non Monsieur Valls  gauche et droite vous avez tous une responsabilité  à ce triste résultat.

    La campagne  a rapidement désintéressé les Français  car  les polémiques très éloignées de leurs préoccupations quotidiennes  n'avaient de cesse de les perturber et de les  ennuyer ...

    L'affaire Soumaré,  Georges Frêche , la candidate voilée présentée par le NPA d'Olivier Besancenot


    Bayrou : "Un jour inquiétant pour la France"
    envoyé par lemondefr. - L'info internationale vidéo.

  • Un dessin de circonstances !

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    Merci à notre ami Chimulus de poster régulièrement sur mon blog des croquis humoristiques sur l'actualité politique

  • Droit au logement : cautère sur jambe de bois

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    logement-insalubre.jpgLundi   15 mars Fin de la trêve hivernale  les expulsions vont recommencer , la galère au quotidien de millions de personnes dont 600 000 enfants continue et pendant ce temps  les députés débattent à l'assemblée nationale à la veille des régionales ...on ne sait jamais ce sujet peut rapporter des électeurs.....

    Petit rappel salutaire  au cas où...

    la loi du 5 mars 2007 offre la possibilité pour toute personne qui réside sur le territoire français de façon régulière et stable et qui n’est pas en mesure d’accéder par ses propres moyens à un logement décent ou de s’y maintenir :

    - d’exercer un recours amiable devant une commission départementale de médiation

    - d’exercer un recours contentieux devant le tribunal administratif

    Pour faire valoir son droit , c’est à dire pour se faire attribuer un logement.

    Depuis le 1er décembre 2008, , les personnes prioritaires qui n’ont pas obtenu de logement après avoir saisi la commission, peuvent  faire un recours contentieux devant le tribunal administratif.( ce droit sera ouvert seulement en 2012 pour les personnes non prioritaires ).

    En 2009 le  Comité de suivi de la mise en œuvre du Dalo  a dressé dans son 3ème rapport un bilan contrasté.

    Pour prendre connaissance du rapport clic ici

    caravanelogementsocial.jpgchiffres clés du 3ème rapport

    • Au 30 juin 2009, 97 197 recours avaient été déposés depuis l’ouverture de la procédure Dalo, dont 89 635 au titre du logement et 7 562 au titre de l'hébergement.
    • les commissions de médiation rejètent  en moyenne un dossier sur deux
    • 11 411 ménages ont été  relogés dans le cadre du Dalo au 30 juin 2009

    Le nombre de recours reste peu élevé eu égard à l’importance des besoins tels qu’ils peuvent être estimés à partir des sources statistiques disponibles. Dans son premier rapport, le comité de suivi avait cité le chiffre de 600 000 ménages potentiellement concernés c'est à dire entrant dans les catégories prioritaires (hors délai anormalement long).

    Force est de constater à la lecture du 3ème  rapport que:

    • le nombre d'offre de logements ou d'hébergement ne représente que 11.74%  du nombre de demandes déposées
    • les demandes déposées ne représentent que 16.66% des estimations au regard de la situation catastrophique du mal logement en France.
    • ce qui porte à moins de 1.9.%  les offres de logement ou d'hébergement par rapport aux besoins estimés.

    Depuis 8 mois la situation a t-elle changé ?

    140.000 recours (pour obtenir soit un logement soit un hébergement) ont été déposés

    Sur ces 140.000, près de 50.000 n'ont pas été examinés (dossiers incomplets, solution trouvée entre-temps, etc.).

    Parmi les examinés, 47,8% des dossiers ont obtenu une réponse favorable.

    Sur 43.000 dossiers reconnus prioritaires, seuls 13.000 ont obtenu un logement ou un hébergement

    A la demande du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, l'Assemblée nationale a organisé, le 18 février 2010, un débat sur l'application du droit au logement opposable. ( compte rendu des débats du 18.02.2010)

    Le groupe socialiste avait à l'époque soutenu le principe du Dalo, mais s'était abstenu lors du vote sur l'ensemble du projet de loi, "considérant que le texte relevait de l'affichage et n'était accompagné d'aucune mesure pour être concrétisé sur le terrain".

    S'appuyant notamment sur le récent rapport de la Fondation Abbé-Pierre et  sur le rapport 2009 du Conseil d'Etat intitulé "Droit au logement, droit du logement",  l'opposition considère aujourd'hui que les résultats du Dalo ne sont pas à la hauteur des attentes suscitées par le dispositif.

    Benoit-apparu-2--fxg-.jpgBenoist Apparu, le secrétaire d'Etat au Logement, tire quatre enseignements de la mise en oeuvre du Dalo.

    • une concentration des recours dans une douzaine de départements.
    • des blocages importants pour l'accès au logement  avec des personnes qui se présentent devant les commissions et sont parfois prioritaires depuis plusieurs années au titre du plan départemental pour le logement des plus défavorisés (PDALPD).
    • l'émergence d'une demande sociale insuffisamment prise en compte par les politiques locales de l'habitat.
    • la nécessité de réformer notre politique de prise en charge des personnes à la rue.


    Benoist Apparu insiste également sur la fréquente inadaptation des logements aux besoins sociaux, avec la nécessité de "construire des logements soit plus petits, soit beaucoup plus grands que ceux que nous construisons aujourd'hui" et de réorienter l'effort de construction vers les zones les plus tendues.

    Conséquence : "dès cette année, les objectifs de construction seront donc très clairement en baisse dans certains territoires pour permettre d'intensifier les efforts là où les besoins sont les plus aigus".

    Le secrétaire d'Etat a également confirmé que le gouvernement n'entendait pas mobiliser les logements vacants en les réquisitionnant, ce qui serait contre-productif en adressant "un message négatif" à l'ensemble des propriétaires.

    Il s'est déclaré favorable à la proposition de loi déposée par Sébastien Huyghe, député du Nord, et plus de 70 députés du groupe UMP, afin d'augmenter les astreintes financières pour inciter les propriétaires de logements insalubres à réaliser des travaux. Enfin, Benoist Apparu a réaffirmé tenir "absolument à ce que les organismes HLM respectent l'objectif de 40.000 logements vendus par an, sur lequel ils se sont engagés".

     

    sdf.jpgDébattez , débattez Messieurs surtout à la veille des régionales  cela peut rapporter des voix.

    Mais  Depuis des décennies le mal s'est empiré  et tous nos politiques qui se sont succédés depuis ces 30 dernières années soit au gouvernement soit dans les régions sont responsables ......de ces chiffres

    Sans-domicile-fixe:  100 000

    Personnes privées de domicile personnel : 50 140

    Personnes vivant dans des conditions de logement très difficiles:  2 044 000

    Personnes en situation d’occupation précaire : 860 050

    NOMBRE TOTAL DE PERSONNES CONNAISSANT UNE PROBLÉMATIQUE FORTE DE MAL-LOGEMENT  3 513 190

    A ces situations s'ajoutent les personnes  en situation de fragilité à court ou moyen terme ce qui porte à 6 617 000 le nombre de personnes souffrant de mal logement ( chiffres clés du rapport 2010)

    2009-01-01_20-00-21_SDF.jpg

    Pour aller plus loin

    Extrait Médiapart:

    Une femme de 53 ans vit dans une chambre de 12 m2 dans un hôtel de Goussainville où elle paye 550 euros (son salaire: 1.073 euros). Est-elle éligible au Droit au logement opposable (DALO)? Non, dit la commission de médiation du Val-d'Oise. Certes, elle a fait une demande de HLM mais à Paris. Pas dans le département.

    Un couple avec un enfant de 2 ans vit dans une chambre de 8 m2 dans un foyer Adoma. Est-il éligible? Pas plus. Quand il a signé son contrat pour cette chambre, l'homme était célibataire. Il «met la commission devant le fait accompli et n'a fait sa demande de logement social qu'il y a trois mois».

    Les cas défilent. Ils sont quinze, autour du président Michel Langlois, à devoir décider, parmi des situations compliquées, souvent peu documentées, qui peut bénéficier du DALO. Parmi ces quinze, on compte des représentants de la préfecture, des locataires, d'une ville, des bailleurs, de la DDASS, des structures d'hébergement, d'associations, qui, tous, ont reçu les dossiers quelques jours auparavant de façon à pouvoir préparer la commission.

    Trois fois par mois, ces «commissaires» examinent environ 150 cas au cours d'une séance marathon qui court de 9 heures à 14 heures. Si le dossier examiné est jugé prioritaire, l'Etat a six mois pour loger le demandeur. Au bout de six mois, si aucun logement n'a été proposé, le demandeur peut attaquer l'Etat devant le tribunal administratif.

    Seulement, comme les logements manquent, il existe deux logiques comme l'explique Christophe Robert, de la Fondation Abbé-Pierre: «Des pragmatiques disent: rien ne sert de faire espérer alors qu'il n'y a pas de logements. Il faut prendre les super-prioritaires par rapport aux prioritaires. D'autres, comme nous, considèrent qu'il ne faut pas lier la lecture de la loi à l'offre. Sinon, l'effet levier de la loi disparaît, et ce n'est pas comme ça qu'on fera changer de politique.»

    D'autant que l'astreinte que devait payer l'Etat en cas de non-relogement, et donc de condamnation par le tribunal administratif, ne constitue pas une pression suffisante pour construire. Alors que les premières condamnations pouvaient atteindre 100 à 200 euros par jour, la loi Boutin, en s'alignant sur le coût du mètre carré dans le locatif social, a fait tomber l'astreinte à environ 3 euros par jour.


    Le secrétariat d'Etat au logement a expliqué à Mediapart qu'en 2009, la cagnotte globale, composée du montant de ces astreintes et destinée, non aux personnes en mal de logement, mais à la construction de logements sociaux, ne s'était élevée qu'à... 64.000 euros.

    Avec la montée en puissance du dispositif, le secrétariat d'Etat a prévu, un peu au doigt mouillé, que ce montant s'élèverait à 30 millions d'euros en 2010.

    Et cette somme ne va faire qu'augmenter: en 2012, la cohorte des demandeurs sera rejointe dans les catégories prioritaires par ceux dont la demande d'un logement social est «anormalement longue». Ce qui laissera une part encore plus grande à la subjectivité des commissions, dont les modes de fonctionnement diffèrent déjà tant.

    Dans le Val-d'Oise, où le nombre de dossiers présentés a fortement augmenté en 2009 et encore plus en ce début 2010, le président Michel Langlois estime être assez souple, car dit-il, «en appliquant la loi stricto sensu, (il) en rejetterait encore plus». Pourtant, l'application qu'il fait de la loi est déjà beaucoup plus stricte qu'à Paris par exemple.

    Faire l'objet d'une décision d'expulsion? «Cela peut prendre pluiseurs années, surtout dans le parc social», et ne justifie donc pas selon lui une réponse favorable automatique.


    Etre hébergé chez un ami? Cela ne signifie pas nécessairement correspondre au critère «Ne pas avoir de logement», puisque selon l'interprétation du président, on peut être hébergé dans de bonnes conditions chez un tiers et donc ne pas être dans une situation prioritaire.

    «Mais le plus compliqué, dit Michel Langlois, ce sont les cas d'insalubrité. Il faudrait avoir des rapports des services d'hygiène de la ville avec injonction au propriétaire. Souvent, nous n'en avons pas. On ne peut pas se baser que sur du déclaratif.»

    Jean Orio, membre de la commission et président de l'UDASHI (Union départementale des associations gérant des structures d'hébergement et d'insertion), explique: «Quand on manque d'éléments, on demande des enquêtes complémentaires, qu'on obtient dans deux tiers des cas environ. Sinon, c'est arbitraire. Mais parfois, même quand on a tout, on bataille car on n'est pas d'accord: faut-il comme on le fait refuser systématiquement les gens du voyage? Faut-il refuser systématiquement les personnes déjà logées en HLM, s'ils sont six à vivre dans un F2? Certes, c'est la responsabilité du bailleur de leur trouver un logement plus adapté. Mais s'il ne fait rien comme c'est souvent le cas...»

    Michel Langlois tranche: «Le DALO ne peut pas être le réceptacle des défaillances du système. On manque de logements abordables, c'est un fait. Mais on ne peut pas prendre les vieux qui n'ont plus les moyens de payer leur loyer, les réfugiés à qui d'autres services de l'Etat devraient proposer un logement, ou les femmes victimes de violence. C'est trop facile de tout refiler au DALO. Le DALO n'est pas une chambre d'enregistrement, c'est un recours. Sinon on met tout le monde, on tire les boules et c'est le loto. On préfère faire des choix en essayant d'être équitables.» Au risque de minimiser le nombre de mal logés.

  • Une fin de mois en ébullition....et un No Sarkozy Day dangereux.

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    Au risque de passer pour une vilaine réactionnaire  je  vous mets en garde concernant le No Sarkozy Day et vous en explique les raisons.

    La fin du mois sera agitée

    • le 23 mars  mobilisation et journée de grève

    Communiqué de l'intersyndicale (CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA )  "Les organisations syndicales réaffirment que la sortie de crise passe par des mesures en faveur de l’emploi, des salaires et pensions, une fiscalité plus juste, des politiques publiques en faveur d’une relance économique respectueuse des impératifs écologiques."

    FO n’a pas signé le communiqué, mais participera au mouvement « sur ses propres positions ».

    Le syndicat SUD-RATP a déjà déposé un préavis de grève pour la journée du 23 mars dans les transports parisiens. Ils entendent protester "contre une nouvelle réforme des retraites", exigeant que la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein reste à 37,5 annuités et que le montant de la pension reste calculé sur les six derniers mois de salaires. D'autres syndicats, qui ont jusqu'au 18 mars pour prendre leur décision, pourraient bien faire de même.

    • le 27 mars le No Sarkozy Day

    No-Sarkozy.jpgDes rassemblements seront organisées partout en France, à partir de 14 Heures devant les préfectures et les sous-préfectures, à Paris place de la République, et dans le monde entier devant les ambassades de France.Nous pouvons lire dans l'appel lancé par les organisateurs "A l’issue de cette journée de mobilisation, se tiendront partout des réunions ouvertes, où nous pourrons ensemble, démocratiquement, décider de la suite à donner à ce mouvement de contestation populaire du sarkozysme, contestation que nous espérons aussi large que possible."

    Je suis inquiête très inquiête concernant le no Sarkozy day.

    Les organisateurs appelaient à la démission de Nicolas Sarkozy ensuite ils ont modifié leur message.

    Aujourd'hui nous pouvons lire sur  leur  site :

    "Sur la démission : Il est bien clair aujourd'hui que le No Sarkozy Day est totalement déconnecté de tout appel à la démission du Président de la République. Il ne s'agit pas de dire si un tel appel serait ou ne serait pas une bonne chose, il s'agit simplement d'entériner que tel n'est pas l'objet de notre appel et que tel ne sera pas le sujet de la journée du 27 mars prochain, où il s'agira seulement de lui dire NON ! - lui, Nicolas Sarkozy...

    Cela dit, si l'ampleur de notre mobilisation le conduisait en un éclair de lucidité - - lui, Nicolas Sarkozy... - à choisir de démissionner, je suis bien convaincu que peu d'entre nous viendraient s'en plaindre.
    Cela n'arrivera pas.
    Sur la démocratie : La démocratie ne consiste pas uniquement à convoquer le peuple à intervalles réguliers pour que nous puissions glisser un bulletin dans une urne. La démocratie c'est aussi et beaucoup que soient placés les élus sous le contrôle vigilant du peuple. A l'occasion, chacun est fondé à donner son avis. A l'occasion, le peuple est légitime à exercer sa vigilance en rappelant où sont les limites, en protestant qu'elles aient été outrepassées, en disant Stop ! Ça suffit ! NON !

    A ce titre, manifester est exercer la démocratie, la rendre vivace, quoi qu'en diront comme à chaque fois les infatigables réactionnaires, qui à n'en pas douter ressortiront la petite rengaine du "ce n'est pas la rue qui gouverne". Bien entendu, ce n'est pas la rue qui gouverne, mais la rue est ce lieu où le peuple à toute la légitimité, et parfois même le devoir, de se rassembler pour dire non à ceux qui prétendent le gouverner

    POURQUOI JE DIS NON  A CE RASSEMBLEMENT.

    LE NO SARKOZY DAY  est à mon sens   contraire à l’esprit de notre République, il est la négation même de nos rouages démocratiques.

    Dans mes articles si  je pointe du doigt les erreurs, maladresses,  excès et débordements de la majorité en place je n'oublie pas  que nous sommes dans un pays  de libre alternance politique, où le jeu électoral est  transparent, frontal,  un pays où l’on ne risque pas sa vie en allant voter.

    Ce droit de vote qui  a été gagné par nos aînés quelque fois au prix de leur vie, nous devons en être  les gardiens vigilants.

    j'ai pu lire sur un blog le propos suivant et auquel je m'associe pleinement "lorsque la rue s’affole, c’est, paradoxalement, le peuple qui est en danger, manipulé par des idéaux contradictoires, sciant la branche démocratique sur laquelle il est assis. Une telle démonstration de force n'est qu'un appel à une Berlusconisation de la société, à un morcellement des valeurs républicaines!"

    Des milliers  de personnes  ont sans doute de nombreux griefs  à l’encontre du gouvernement , mais ce type de rassemblement dans lequel risquent de se cristaliser toutes frustrations des uns et des autres  n’amènera rien de bon, seulement des violences gratuites, des débordements sauvages.

    C'est un peu comme si on ouvrait la boîte à Pandore !

    Pour s'exprimer il ya d'abord les élections  le pouvoir n'est pas dans la rue  mais dans les urnes  c'est le fondement même de toute nation démocratique.
    le vote  pour lequel nos pères se sont battus  qui permet l'expression de la  parole populaire , citoyenne et participative..

    Ce rassemblement risque  d'être agité  comme un  prétexte à un grand déballage de violences contenues .

    N'oublions pas que certains troublions des banlieues  risquent de venir faire de la casse, soutenus en sous main par des agitateurs professionnels extrémistes  de tous bords....

    Fort habilement les organisateurs de ce mouvement utilisent  les  outils de communication comme facebook pour arriver à un rassemblement qui  espère  un après .... et cet après  est à peine voilé   ( cela  était l'objectif du premier appel...) soit  la démission  d'un chef de l'état démocratiquement élu .

    C’est le pouvoir donné à la rue  au mépris  des lois et des règlements.

    18826688.jpgSi nous disons oui  au No Sarkozy Day, nous serons tous des desperados,  criant nos exigences en brûlant tous les principes de notre démocratie.


    Je dis NON NON NON  au No Sarkozy Day qui est à mon sens non seulement une mascarade politique, l'expression  d’un Carnaval démocratique mais risque de sombrer  dans la violence ce qui ne manquera pas d'être récupéré par ceux la même qui n'ont de cesse à vouloir mailler  notre pays de lois " liberticides"

    Le combat est dans les urnes  et non dans la rue .... citoyens soyez prudents car le chant des sirènes est trompeur

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