Avertir le modérateur

pauvreté - Page 3

  • Blabla au sommet et pénurie en bas de l'échelle......

    Imprimer

    Que ressort il de la grande conférence sociale qui a réuni, au Palais d’Iéna, siège du Conseil économique, social et environnemental, plus de 300 participants, représentants des organisations syndicales, d’employeurs et des collectivités territoriales ?

    Selon le communiqué du gouvernement " La conférence n’avait pas pour vocation d’adopter des mesures immédiates. Par la confrontation des idées et des propositions, son ambition était de parvenir à construire une « feuille de route sociale », explicitant, pour chacun des domaines appelant des réformes, la méthode suivie et le calendrier retenu."

     Dès l’automne 2012, un travail préparatoire avec les partenaires sociaux sera engagé, en vue de l’inscription dans la Constitution du principe du dialogue social.  

    Les  tables-rondes, consacrées aux thèmes suivants : « Développer l’emploi, et en priorité l’emploi des jeunes », « Développer les compétences et la formation tout au long de la vie », « Assurer des systèmes de rémunération justes et efficaces », « L’égalité professionnelle et la qualité de vie au travail », « Réunir les conditions du redressement productif », « Assurer l’avenir des retraites et de la protection sociale », « Moderniser l’action publique avec ses agents » ont abouti à une  « feuille de route sociale », établie à l’horizon de la fin 2013, qui, pour chacun des thèmes retenus, trace les perspectives et les objectifs des travaux à venir, ainsi que la méthode, notamment les rôles respectifs de l’Etat et des partenaires sociaux.

     Le Président de la République a donné rendez-vous aux participants dans un an pour faire un bilan global de la mise en oeuvre de la première feuille de route et définir une nouvelle feuille de route. Dans l’intervalle, l’avancement de la « feuille de route sociale » fera l’objet d’un suivi régulier, par le Premier ministre et les ministres concernés.

      Bien que la conférence n'ait pas eu pour vocation d'adopter des mesures immédiates, je regrette l'absence de mesures concrètes avant la fin 2013 car il y a urgence. 

    En effet, il est intolérable:

    • de laisser plus de  8 millions de personnes vivre avec moins de 900 euros par mois ( Plus de 10 % de la population vit en marge des normes de la société avec  difficultés et handicaps sociaux se cumulant : logement , emploi, accès aux soins etc..).
      La progression du chômage depuis 2008 a aggravé la situation
    • de tolérer que 4 millions de personnes dont 600 000 enfants souffrent de mal logement . 
    • d'ignorer 100 000 personnes dont 20 000 enfants qui  "vivent"  dans la rue.
    • d'admettre que 3,7 millions de travailleurs - soit 15 % des actifs - disposent de revenus individuels d’activité inférieurs à 60 % du revenu médian et peuvent donc être considérés comme pauvres.
    • d'admettre  que  2,9 % des Français ne mangent pas à leur faim, que 1 % de ménages ne disposent pas d’eau chaude, 6% n' aient pas de chauffage.
    • de permettre que les entreprises continuent à délocaliser au nom de la compétitivité
    •  d'une manière générale  de ne pas  remettre en cause  nos fondamentaux économiques et financiers qui vont  précipiter les peuples de l'Europe  dans la pauvreté.
    • Pour en savoir plus lire mon article  sur la pauvreté

     

    Force est de constater que nos gouvernants n'ont plus aucun pouvoir face à la "mondialisation " et aux détenteurs des capitaux.( PSA quel exemple !)

    J'ai encore la faiblesse de penser et d'espérer que la Gauche ne va pas se contenter de gérer la pénurie  mais être une force de proposition au niveau de l'Europe  pour inverser le processus de la récession.  dyn006_original_600_756_pjpeg_2540474_40086d26ae7b52991cd9ae0f8cedf6b7.jpg

     
  • Des Miss qui n'auront plus besoin de logis / reposez en paix mes amies.

    Imprimer

    La  création de l'élection de Miss SDF  en Belgique, au cours de l'année 2009, avait soulevé mon indignation .

    J'ai publié  plusieurs articles ,  dont  un billet , intitulé  "Les paillettes n'ont jamais caché la misère ou chronique de l'absurdité"

    Je m'interrogeais sur le devenir des élues  .

    j'écrivais ceci " j'ai mis dans les albums  ( cliquez sur la colonne de gauche ou ici ) les photographies des 11 finalistes . Regardez ces visages de femmes brisées par la vie : tous les maquillages du monde ne pourront pas effacer leur désespoir!

    Les faire défiler et jeter en patûre leur malheur  pour gagner  le droit d'être logé pendant un an est  d'une indignité sans nom ....

    Les finalistes semblent heureuses  elles le disent . L' une d'entre elles dit " c'est le plus beau jour de ma vie" .

    Mais ne nous trompons pas.

    Aujourd'hui ces femmes oubliées parmi les anonymes captent l'attention .

    Elles existent à nouveau dans le regard des autres.

    Mais demain elles retomberont dans l'oubli et une seule d'entre elle aura peut être retrouvé un toit et un emploi....

    Pour aller plus avant,  j'ai contacté les organisatrices de ces élections et  suis devenue amie Facebook avec Chantal Wets. 

    Que sont elles devenues ? 

    Pascale Werry, candidate à l'élection de Miss SDF 2010, est décédée le 25 janvier dernier. 

     Chantal Wets, disparaissait également début 2011.. 

    Pascale avait moins de 40 ans et Chantal 55 ans ...... no comment  

    1241256308.jpg1979286216.jpg

    "C'est la dureté de la rue qui les as  tuées. ", explique Mathilde Pelsers, organisatrice du concours miss SDF 2010, au groupe Sudpresse. Les deux femmes avaient réussi à changer de vie mais "on ne sort jamais indemne des années passées dans la rue", ajoute Mathilde.

     Thérèse Van Belle, 60 ans, qui avait été élue Miss SDF  est hospitalisée. "Elle est très malade. La pauvre avait eu sa chance pour recommencer et maintenant, elle ne va pas bien", raconte Mathilde.  

    Je n'ai trouvé qu'un article concernant  la situation de notre " heureuse Miss".

    Cet article date de mars 2012. 

     Thérèse est endettée et a été expulsée de son appartement ...

    voici  la reproduction de l'article  

     1260646959_resized.jpg "Son élection à la tête du concours Miss SDF Belgique, en octobre 2009 à Tour et Taxis, représentait beaucoup pour Thérèse Van Belle, Schaerbeekoise de 60 ans. C’était, pour ainsi dire, un jour de lumière dans son quotidien bien grisâtre, fait de galères à répétition. 

    La mère de deux enfants, dont un fils handicapé mental âgé de 37 ans, avait à l’époque gagné un an de loyer gratuit. Sa nouvelle adresse ? Une petite maison avec jardin, rue Godefroid Kurth, dans la commune d’Evere. Un an passe, sans gros souci. Mais une fois le délai écoulé, Thérèse ne s’en sort plus.

    “Des SDF, envoyés par l’ASBL qui avait organisé le concours, ont squatté chez moi, dans le jardin, dans les différentes pièces. J’avais pitié. Donc, j’ai accepté. Je me sentais mal de refuser mais lorsqu’on reçoit une facture géante de Sibelgaz, d’Electrabel, on ne sait plus faire face à ses dettes…”

    Car (voir ci-dessous) le prix remporté comprenait bien le loyer mais pas tous les à-côtés : téléphone, gaz, électricité, etc. Progressivement, Thérèse ne paye plus ses factures, jusqu’à accumuler un arriéré de quelque 5.000 euros. “Avec les 842 euros que je gagne par mois, et les 600 euros de loyer à payer, c’était tout bonnement impossible pour m’en sortir .”

    Endettée jusqu’au cou, elle ne peut plus payer son loyer. Vient alors la convocation du juge de paix, contacté par le propriétaire, qui lui indique que, pour le 8 mars, elle doit quitter la maison everoise, et risque de se retrouver à la rue. Une décision qu’elle ne conteste pas. “Je comprends mon propriétaire et ne lui en veux pas.”

    Depuis son intronisation, si l’on peut dire, Thérèse a perdu énormément de poids, pour atteindre 34 kilos. À cette maigreur s’ajoutent “l’arthrose et l’asthme . Je n’en peux plus, je ne sais presque plus monter les escaliers, et je dois m’occuper de mon fils handicapé de surcroît !”.

    Selon elle, l’ASBL de Mathilde Pelsers, l’infirmière sociale qui a créé le concours, lui a proposé un autre domicile. “Mais c’est bien trop loin, à Saint-Nicolas ! Je les remercie néanmoins, car ils me font confiance et savent que je suis quelqu’un de maniaque, qui rend chaque lieu où j’habite dans un état impeccable. Mais j’ai toujours été d’ici, de Schaerbeek… De plus, je dois commencer à apprendre à parler néerlandais, à 60 ans…”

    Sa garantie locative de 1.900 euros également envolée, Thérèse se résout à quitter la rue Godefroid Kurth, le 8 mars. Une solution temporaire s’offre à elle : s’installer chez sa fille, au sein d’un ménage bien solide. “Mais je ne veux pas m’incruster trop longtemps dans leur vie…”  Elle recherche donc, désespérément, un petit appartement pour son chien, elle et son fils, qui, elle l’espère, pourra travailler ensuite dans un atelier protégé.

     

    Aujourd'hui je n'ai plus aucun doute sur la " perversité"  de ce type de concours.

    En effet,  ce concours a mis au devant de la scène des femmes fragilisées par les épreuves et la misère..

    Pendant une année, elles ont été   transportées dans un tourbillon médiatique , allant  de défilés en défilés ,  sur  les plateaux de TV, dans des émissions radio,  participant  à des  manifestations organisées  dans des grands magasins etc....

    Tout le monde applaudissait ce conte de fée  sordide !  comme s'il suffisait   de quelques conseils de relooking, de promesses de réinsertion , et même  d'un logis pour les réinsérer durablement  !

    Aveuglées par les paillettes , ces femmes ont cru au bonheur retrouvé ! et c'est en cela que ce concours  (et la marchandisation de la misère qu'il a généré )  est   monstrueux  car il a donné de faux espoirs à des personnes fracassées par l'existence.

    Les organisateurs de ce concours, les sponsors, les médias et notre silence ont tué ces femmes... si la rue a tué leur corps , nous avons tué  leur dignité ! 

     

     


    Miss SDF Belgique suscite des questions [news]... par ReadyHdFull

  • Des enfants ne mangent pas à leur faim dans nos pays "dits " riches....

    Imprimer

     enfants-pauvres.jpgL' Union européenne (plus la Norvège et l’Islande), compte quelque 13 millions d'enfants qui n’ont pas accès aux éléments de base nécessaires à leur développement.

    La France  qui  figure parmi les pays les plus riches et a la plus forte dépense publique pour ses enfants,  compte près de 10% d’enfants pauvres.

    Elaboré par le Centre international de recherche Innocenti de l'UNICEF, le rapport Mesurer la pauvreté des enfants (Bilan Innocenti 10) fournit l'aperçu le plus complet actuellement disponible de la pauvreté des enfants dans l'ensemble des pays les plus riches du monde, en se penchant sur ce phénomène à travers deux approches complémentaires : la « privation des enfants » et la « pauvreté relative ». 

    • Seuil de pauvreté et accès aux éléments essentiels

    Le Bilan Innocenti 10 considère comme en situation de privation tout enfant qui n’a pas accès à au moins deux de 14 éléments essentiels à leur bien-être et à leur développement : trois repas par jour ; viande, fruits et légumes chaque jour ; endroit calme pour faire les devoirs ; livres appropriés au niveau de connaissance ; connexion Internet ; chaussures ; etc. Les taux de privation les plus élevés sont ceux de pays comme la Roumanie, la Bulgarie et le Portugal (70%, 50% et 27% respectivement). Les pays nordiques possèdent les taux les plus bas, inférieurs à 3%. Parmi les pays les plus riches, la France (10,1%) est seule, avec l’Italie (13,3%), à dépasser le seuil de 10% d’enfants en situation de privation.

    La pauvreté relative fait référence au pourcentage d'enfants vivant en dessous du seuil de pauvreté, propre à chaque pays (défini dans cette étude comme 50 % du revenu médian). Ce sont encore une fois les pays nordiques où la pauvreté relative des enfants est la plus faible. Les Etats-Unis, avec une proportion d’enfants pauvres de 23,1% (bien au-delà de nombreux pays nettement moins riches – Lettonie, Bulgarie, Espagne, Grèce), se placent juste après la Roumanie (25,5%). La France se place en 14e position, avec 8,8%. 

    • La France, mauvais élève des pays les plus riches 

     la France compte 600 000 enfants mal logés, 20 000 enfants sans domicile fixe,  la proportion d’enfants pauvres est plus forte que la proportion d’adultes pauvres.

    Faute de données plus récentes disponibles, le Bilan Innocenti 10 se base sur des chiffres datant de 2009 et ne tient donc pas compte des conséquences de la crise économique qui sévit depuis 2008. Or, en France comme dans la plupart des autres pays étudiés, les enfants vivant juste au-dessus du seuil de pauvreté, et donc très vulnérables aux effets d’une crise, sont aussi nombreux que les enfants déjà sous le seuil de pauvreté. 

    « Les enfants ne font pas partie des grandes priorités des agendas politique »


    « Malheureusement, le rapport souligne que depuis 2008, les intérêts des enfants ne font pas partie des grandes priorités des agendas politiques,
    déplore Fabienne Quiriau. C’est extrêmement préoccupant, car à moyen et à long terme, ne pas mettre en place des politiques efficaces pour protéger les enfants de la pauvreté est extrêmement coûteux pour la société. »

    A cet égard, le Bilan Innocenti 10 montre bien le rôle essentiel des politiques publiques pour atténuer la pauvreté des enfants. Des 35 pays étudiés, la France a la plus forte dépense publique pour les enfants, en pourcentage du revenu moyen par habitant. Grâce à ses mesures de protection sociale (réductions d’impôts, allocations, etc.), la France parvient d’ailleurs à réduire le taux brut de pauvreté relative des enfants (19,4%) à un taux net de 8,8%. Mais certains pays sont nettement plus performants : avec des dépenses moins importantes, ils réduisent plus fortement la pauvreté des enfants. 

    • Les propositions de l’Unicef France

    « Pour améliorer l’efficacité de notre dépense publique en faveur des enfants, deux propositions de notre Manifeste pour l’Enfance sont primordiales, défend Fabienne Quiriau. D’une part, la création d’un Observatoire national de l’enfance et de la jeunesse, qui permettrait de suivre régulièrement et mieux comprendre ce phénomène croissant de pauvreté des moins de 18 ans et d’orienter les politiques publiques pour résorber ce fléau. D’autre part, la création d’un droit à la compensation de la pauvreté pour les enfants allant au-delà de réductions d’impôts et d’allocations et intégrant tout un ensemble de mesures d’accompagnement des enfants et des familles. La politique en faveur des enfants doit être une priorité absolue, même et surtout en période de crise ! »

    Pour aller plus loin  

    -un-enfant-sur-dix-vit-en-france-dans-la-pauvrete ( vidéo)

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu