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loi - Page 4

  • La burqa voilée par les récentes affaires ( Bettencourt/Woerth)

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    Après plus d'un an de débats sur  un sujet " sensible "  les députés commencent à examiner  ce mardi 6 juillet  le projet de loi sur l'interdiction du voile intégral dans l'espace public.

    Force est de constater que ce débat a été mis  en arrière de la scène médiatique  par les récentes affaires  qui secouent le gouvernement  ( je ne citerai  que l'affaire Bettencourt et Woerth....)

    Humeur  de potache : que mes lecteurs me pardonnent  cette illustration  que j'ai emprunté à Yakasurfer et que j'ai légèrement adapté .

    2010-burqa-tempete.jpg

    Le journal le Monde  note  " cet examen  se fera  dans un climat qui s'annonce moins électrique que prévu. Les débats dans l'Hémicycle s'engageront – curieusement pour un texte d'importance – de nuit, à 21 h 30, et dureront jusqu'à mercredi ou jeudi. Le vote aura lieu le 13 juillet, en point d'orgue de la session extraordinaire du Parlement."
    Peu de tensions sont attendues, le PS ayant évolué dans sa position. D'abord résolument hostile à toute loi sur un phénomène "marginal" (environ 2 000 femmes, selon le gouvernement), il plaide désormais, en s'appuyant sur les réserves émises par le Conseil d'Etat, pour une interdiction circonscrite aux services publics et aux commerces. Donc pas dans la rue. Les socialistes défendront d'ailleurs cette ligne pendant les débats, en arguant qu'une censure du Conseil constitutionnel ou de la Cour européenne des droits de l'homme serait la pire des choses."

    Source le Monde

    Que prévoit le projet de loi qui sera débattu aujourd'hui à l'assemblée nationale ( texte intégral )

    Le texte préparé par la garde des sceaux, Michèle Alliot-Marie, et voté par la Commission des lois de l'Assemblée, vise à interdire le port du niqab et de la burqa dans tout l'espace public, sous peine d'une amende de 150 euros et/ou d'un stage de citoyenneté.

    Cette interdiction ainsi que l'amende entreront en vigueur dans les  6 mois à compter de la date de promulgation de la loi.

    • Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage.
    • l’espace public est constitué des voies publiques ainsi que des lieux ouverts au public ou affectés à un service public.
    • L’interdiction  ne s’applique pas si la tenue est prescrite ou autorisée par des dispositions législatives ou réglementaires, si elle est justifiée par des raisons de santé ou des motifs professionnels, ou si elle s’inscrit dans le cadre de pratiques sportives, de fêtes ou de manifestations artistiques ou traditionnelles.
    • les sanctions : amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe. ( 150 euros ) - L’obligation d’accomplir le stage de citoyenneté mentionné au 8° de l’article 131-16 du code pénal peut être prononcée en même temps ou à la place de la peine d’amende.
    • création d'un nouveau délit / code pénal 

      « Art. 225-4-10. – Le fait pour toute personne d’imposer à une ou plusieurs autres personnes de dissimuler leur visage par menace, violence, contrainte ou abus d’autorité constitue un délit passible d’un an de prison et de 30 000 € d’amende.

      « Les peines sont portées à deux ans d’emprisonnement et à 60 000 € d’amende lorsque les personnes soumises à la contrainte étaient mineures au moment des faits. »




    Pour aller plus loin :

     

     

  • Décliner votre identité !

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    sénat.jpgL'anonymat sur internet est peut être bientôt terminée.

    Le sénateur Jean-Louis Masson a déposé  le 3 mai  à la présidence du Sénat une proposition de loi tendant à faciliter l'identification des éditeurs de sites de communication en ligne et en particulier des blogueurs professionnels et non professionnels

    voici un résumé des motifs exposés

    • L'explosion du nombre de « blogs » et de sites internet édités par des non professionnels anonymes témoigne d'une mutation profonde de la communication en ligne : à travers cette évolution globalement très positive, un certain nombre de dérives se sont néanmoins manifestées.
      la France compte 9 millions de blogs dont 2,5 millions sont actifs. Notre pays se classe ainsi au quatrième rang mondial, après les États-Unis, la Chine et le Japon,
    • Une  protection  des  éventuelles victimes de propos inexacts, mensongers ou diffamations est nécessaire.
    • Le droit qui s'applique aux « blogueurs » ainsi qu'aux éditeurs non professionnels de sites internet est issu de la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique.

    Selon cette loi :

    • le blogueur, et plus généralement l'éditeur non professionnel d'un site, est responsable pénalement et civilement des propos qu'il tient sur son blog mais aussi de l'ensemble des éléments qu'il édite.
    • son identification est beaucoup plus difficile que lorsqu'il s'agit de la diffusion de documents par voie de presse écrite surtout pour les  blogueurs non professionnels.
      En effet, l'article 6-III de la loi du 21 juin 2004 impose aux personnes dont l'activité est d'éditer un service de communication au public en ligne de mettre à disposition du public des éléments précis permettant de les identifier, à savoir, principalement :
      - leurs nom, prénoms, domicile et numéro de téléphone s'il s'agit de personnes physiques ;
      - leur dénomination ou leur raison sociale et leur siège social, leur numéro de téléphone s'il s'agit de personnes morales ;
      - le nom du directeur ou du codirecteur de la publication et, le cas échéant, celui du responsable de la rédaction ;
      - enfin le nom, la dénomination ou la raison sociale et l'adresse et le numéro de téléphone de l'hébergeur du blog.
    • le même article permet aux blogueurs non professionnels de préserver leur anonymat en se limitant à tenir à la disposition du public les éléments d'identification de l'hébergeur du blog à qui ils doivent, bien entendu, transmettre leurs coordonnées personnelles.
    • la distinction entre le non professionnel et le professionnel est malaisée car une personne peut être considérée comme professionnelle ou pas selon la nature du sujet sur lequel elle s'exprime. En outre, compte tenu de la multiplication des sites et des propos litigieux qu'ils peuvent contenir, il apparait de plus en plus nécessaire de faciliter l'exercice concret du droit de réponse des personnes nommément mises en cause par des auteurs anonymes.
    • Face aux nouveaux défis d'internet il est nécessaire  d'étendre  aux  éditeurs non professionnels de sites internet, et en particulier aux « blogueurs », les obligations d'identification requises des professionnels. 



      Article unique proposé :

      L'article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique est ainsi modifié :

      1° Au c) du 1 du III, après les mots : « Le nom », sont insérés les mots : « ainsi que l'adresse électronique » ;

      2° Les deux alinéas du 2 du III sont remplacés par un alinéa ainsi rédigé :

      « Les personnes éditant à titre non professionnel un service de communication au public en ligne sont soumises aux obligations d'identifications prévues au 1. Par mesure de simplification, elles sont cependant assimilées au directeur de la publication mentionné au c) du 1 du III. »

    Propositions de loi ou de résolution dont M. Jean Louis MASSON est l'auteur

    Je remercie Nana Sousa Dias  pour  la photo ci dessous que j'ai légèrement transformée

    burka_.jpg

  • Le congé de maternité ne sera pas modifié...

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    AG96FR_06-Color.pngIl fallait le voir pour le croire !

    Alors que  les femmes sont largement sous représentées à l'assemblée nationale  ...il n'y avait que des femmes pour défendre  ou combattre le projet de loi  visant à modifier la durée du congé de maternité.

    Ah Mesdames  lorsqu'on a besoin de vous on vous met en avant.

    Mme Valérie Boyer, Mme Isabelle Vasseur, Mme Marie-Françoise Clergeau, Mme Cécile Dumoulin, Mme Martine Pinville, Mme Catherine Quéré, Mme Danielle Bousquet, rapporteure et  Mme Nadine Morano, secrétaire d’État ont  présenté leurs arguments pour ou contre  l'adoption  de cette proposition .

    Finalement  le débat n'a pas été long  et la proposition a été  rejetée en 1ère lecture par l'Assemblée nationale le 25 mars 2010 .

    Faisons un petit point sur le sujet :

    Il faut comparer ce qui est comparable mais force est de constater que la France ne dispose pas d’une législation des plus protectrices dans l’Union européenne, que ce soit en terme de rémunération ou en terme de durée du congé de maternité.

    Selon les dernières sources parlementaires :" la durée du congé français ( pour le premier et deuxième enfant ) est inférieure à celle accordée au Portugal, au Royaume-Uni, en Irlande, en Grèce, en Finlande (18 semaines réservées à la mère et 26 pour le père ou la mère), en Italie (20 semaines) ou au Danemark (28 semaines)."

    Devant des législations européennes diverses et parfois peu protectrices de la santé des femmes, la Commission européenne a lancé une initiative forte en proposant une directive du Parlement européen et du Conseil portant modification de la directive 92/85/CEE du Conseil concernant la mise en œuvre de mesures visant à promouvoir l’amélioration de la sécurité et de la santé des travailleuses enceintes, accouchées ou allaitantes au travail [Com(2008) 600/4].

    futuremaman1-224x300.jpgDans la présentation de sa proposition, la Commission européenne expose qu’« en raison de la vulnérabilité de la travailleuse enceinte, accouchée ou allaitante, il est nécessaire de lui accorder le droit à un congé de maternité d’au moins dix-huit semaines continues, réparties avant et/ou après l’accouchement, et de rendre obligatoire un congé de maternité d’au moins six semaines après l’accouchement ».

    La Commission européenne suit, dans sa proposition, l’Organisation internationale du travail, qui recommande l’adoption d’un congé de maternité d’une durée minimale de 18 semaines. Elle propose en outre, de modifier la règle relative à la rémunération accordée pendant le congé maternité, prévoyant le principe de l’octroi du salaire mensuel complet perçu avant le congé maternité.

    La législation Française  prévoit une  durée du congé de maternité variable  selon le nombre d'enfants à charge de la salariée, le rang de l'enfant dans la famille, le nombre d'enfants à naître (naissance unique ou multiple) et le caractère normal ou pathologique de la grossesse ou de l'accouchement (c. trav. art. L. 1225-18 et L. 1225-19). Elle peut être allongée par la convention collective. Pour le premier et deuxième enfant la durée  du congé est de 16 semaines .

    Par ailleurs  la salariée bénéficie pendant le congé de maternité de l’allocation journalière prévue à l’article L. 333-1 du code de la sécurité sociale.

    Cette  allocation est plafonnée  et beaucoup de femmes  ayant un salaire au dessus du plafond de la sécurité sociale ne bénéficient  pas d'un maintien complet  de leurs revenus.

    Concernant les employeurs  , il n'y a aucune obligation légale  obligeant ces derniers  à  verser un complément de salaire  pendant le congé de maternité : celui-ci  dépendant des accords passés dans le cadre des conventions collectives. Or, nombre de conventions collectives ne prévoient  aucun maintien du salaire, notamment dans les secteurs historiquement fortement masculinisés. Il en ressort, dans notre droit national, une source d’inégalités entre les femmes selon les secteurs d'activités.


    Il convient aussi de prendre en considération la situation des femmes qui exercent des professions non salariées (chefs d’entreprise, artisans, conjoints collaborateurs) qui ne peuvent actuellement mettre durablement entre parenthèse leur activité au risque de mettre en danger leur entreprise. La législation française apparaît très insuffisante pour permettre à ces femmes de mener à bien leur maternité et vivre pleinement cette expérience. De ce fait, elles se trouvent trop souvent contraintes de reprendre rapidement leur travail, bien avant le terme légalement fixé pour les salariées. 

    Divers députés : membres du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et apparentés  ont déposé une proposition de loi ,relative à la modernisation du congé de  maternité en faveur de la protection de la santé des femmes et de l’égalité salariale et sur les conditions d’exercice de la parentalité.


    "La présente proposition de loi vise à apporter tout le soutien nécessaire à la proposition de la Commission européenne , d’augmenter la durée du congé maternité en modifiant  la législation française dans le sens demandé par la Commission européenne. Il s’agit en outre d’améliorer les conditions de choix par le père, le conjoint ou la personne vivant maritalement avec la mère de l’enfant ou ayant conclu avec elle un pacte civil de solidarité d’une prise de congé ou non. Celui-ci joue un rôle aussi fondamental dans l’accueil de l’enfant durant les premiers mois de sa vie. C’est ainsi l’amélioration de l’articulation entre la vie professionnelle, la vie personnelle et la vie familiale qui est poursuivie.

    Il s’agit de permettre les conditions d’un véritable choix pour les parents afin que la société soutienne pleinement les efforts qu’ils consentent pour l’éducation de leurs enfants."

    Entre autres mesures, cette proposition envisage :
    - de faire passer le congé de maternité de 16 à 20 semaines,
    - d'améliorer l'indemnisation de la salariée, par une indemnité à la charge de l'employeur quand le salaire dépasse le plafond de la sécurité sociale ;
    - de remplacer le congé de paternité par un congé d'accueil de l'enfant d'une durée de 14 jours (21 jours en cas de naissance multiple).

    Par ailleurs :

    l’article 4 prévoit que l’ensemble des femmes exerçant une activité non salariée puissent bénéficier d’un congé maternité rémunéré qui prenne en compte leur besoin de remplacement dans leur entreprise. 

    l’article 5, prévoit la création d’un congé d’accueil de l’enfant, afin d’accorder deux semaines pleines de présence auprès de l’enfant et de la mère, du père, du conjoint, de la personne vivant maritalement avec la mère ou ayant conclu avec elle un pacte civil de solidarité.

    l’article 6, offre aux parents la possibilité de prendre un congé parental d’éducation alternatif. Inspiré de ce qui se pratique notamment dans les pays du nord de l’Europe, ce congé vise à impliquer les deux parents dans l’éducation de l’enfant. Il ne peut avoir une durée totale inférieure à 12 mois et supérieure à 36 mois. 

    l’article 7 propose d’améliorer les conditions faites aux parents choisissant de prendre un congé parental. L’objectif poursuivi est d’encourager la prise de ces congés par les couples en assimilant    le congé parental à une période de travail effectif.

    Les arguments en faveur de l'adoption de cette proposition n'ont pas été retenus et le projet a été entièrement rejeté

    boyer.jpgVoici les  arguments en défaveur du projet  présentés par deux députées UMP

    Mme Valérie Boyer:

    Si j’ai souhaité intervenir aujourd’hui, c’est au regard de mon investissement personnel au cours de cette mission sur la santé des femmes, et sur la question précisément du congé de maternité.

    Pour mémoire, comme Mme la secrétaire d’État vient de le rappeler, le congé de maternité est fixé à seize semaines pour le premier enfant, à seize semaines également pour le deuxième enfant et à vingt-quatre semaines pour le troisième enfant. Une proposition de directive européenne, introduite par Vladimir Spidla, commissaire européen aux affaires sociales, souhaite porter de quatorze à dix-huit semaines la durée minimale du congé de maternité dans toute l’Europe.

    L’allongement du congé de maternité rencontre un certain nombre d’oppositions faisant valoir le risque d’accentuer la discrimination entre hommes et femmes dans leur progression professionnelle. En tant que mère de trois enfants qui ai toujours poursuivi une activité professionnelle, je vous assure que ces arguments méritent d’être pris en compte ; c’est une certitude.

    En même temps, force est de constater que l’allongement de la durée du congé de maternité présente également un grand nombre d’effets bénéfiques tant il permet aux mamans d’établir un lien privilégié avec leurs enfants dans les premiers mois de la vie, considérés par différents pédiatres comme déterminants pour l’enfant. Il possède également l’avantage de promouvoir une prolongation de l’allaitement maternel en facilitant son installation ; c’est un sujet, monsieur le président de la commission, dont nous avons beaucoup discuté. Pour bien installer un allaitement durant les premières semaines, il faut au moins six semaines ; or c’est précisément à cette période que la mère commence à penser à la reprise de son activité professionnelle et envisage un sevrage en vue de sa reprise d’activité à la dixième semaine.

    Je me suis donc réjouie que ce sujet vienne en débat devant notre assemblée. Mais en prenant connaissance de la proposition de loi de notre collègue Danielle Bousquet, j’ai été déçue, car je ne partage pas son point de vue et ne peux malheureusement donc pas soutenir ce texte. Je vous en donnerai brièvement les raisons.

    La proposition d’allonger de quatre semaines la durée du congé de maternité entraînerait une augmentation des inégalités professionnelles, déjà persistantes, entre les hommes et les femmes, et accentuerait une discrimination en défaveur de ces dernières par rapport à leur carrière professionnelle. C’est ce que j’appelle une fausse bonne idée.
    Vous le savez, et nous le déplorons : les emplois à temps partiel concernent majoritairement les femmes – 31 % contre 6 % pour les hommes ; celles-ci ont moins facilement accès aux postes importants – un cadre sur quatre est une femme – et perçoivent des salaires, pour des fonctions équivalentes, moins élevés que leurs homologues masculins, avec un écart de 19 % à 23 %.

    Le chômage est également plus fréquent chez les femmes que chez les hommes. Le taux de chômage pour les femmes âgées de vingt-cinq à quarante-neuf ans était en 2007 de presque 8 %, contre 6 % pour les hommes de la même tranche d’âge. Le taux d’activité des femmes est encore inférieur à celui de leurs homologues masculins.

    Tous ces chiffres montrent que votre proposition d’allongement de quatre semaines, chère collègue, n’est pas judicieuse actuellement, car nous pouvons craindre que cela éloigne encore davantage les femmes du marché du travail et nuise à leur progression professionnelle, ce qui irait contre leur intérêt ainsi que celui de leurs familles. J’ose espérer que ni vous ni moi ne poursuivons cet objectif."

    330112.jpgMme Isabelle Vasseur:

    Notre pays affiche de très bons indicateurs : un des meilleurs taux de natalité – légèrement supérieur à deux enfants par femme ; un taux d’activité des femmes élevé – quatre sur cinq travaillent – ; et une politique familiale développée puisque l’État lui consacre presque 5 % de son PIB, soit 88 milliards d’euros, ce qui nous classe ainsi en troisième position au sein de l’OCDE.

    Après vous, madame la secrétaire d’État, je me permets de rappeler à nos collègues de l’opposition que le Gouvernement œuvre dans ce domaine.

    Partant de ce constat, et à l’instar de nombre de mes collègues, je suis totalement convaincue de l’importance d’une politique familiale ambitieuse et qui réponde aux exigences des évolutions de notre société.

    Or si l’intention qui sous-tend votre proposition de loi peut paraître généreuse, voire louable, je crains malheureusement qu’elle ne réponde pas véritablement aux attentes des femmes.

    Que nous demandent-elles ? Sûrement pas de rigidifier le dispositif des congés maternité et d’éloigner les femmes de l’emploi, encore moins en cette période de crise économique que nous traversons. Elles nous demandent plutôt d’apporter de la souplesse et une liberté de choix :pouvoir concilier vie familiale et vie professionnelle.

    Les entreprises doivent s’impliquer davantage dans le développement de l’offre de garde. En revanche, je ne souscris pas à votre proposition de les amener à compléter le salaire de la salariée pendant son congé de maternité de vingt semaines, au-delà des 2 885 euros nets par mois versés par la sécurité sociale.

    Il est évident que cette mesure, qui représenterait une charge très lourde pour les entreprises, serait totalement contre-productive. Elle nuirait à l’emploi des femmes et se retournerait contre la parité.

    Dans ce secteur, il faudrait au contraire développer l’offre de garde, notamment par la création de crèches d’entreprises ou grâce au financement de berceaux, car c’est là une attente forte des salariés parents. Actuellement, seulement 2 % des entreprises proposent à leur salarié une place en crèche.


    Mes amis lecteurs je vous laisse le soin d'apprécier les arguments présentés par ces députés UMP ( les  interventions des autres députés de la majorité étaient sensiblement  identiques......)

    Pour terminer sur une note d'humour  voici un petit croquis des hommes au fourneau

    hommeofourneau-copie.jpg

     

     

  • On nous prend pour des veaux....

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    arton3946-0e8ac.jpgFAITES VOS JEUX RIEN NE VA PLUS... un texte adopté au pas de charge avant le début de la Coupe du monde de football, le 11 juin .

    Les députés de la majorité ont réussi à faire adopter  par l'Assemblée Nationale dans sa séance du  6 avril 2010 le projet de loi  relatif à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne.  ( Nombre de suffrages exprimés 522-Pour l’adoption 299- Contre 223 )

    Projet de loi initial et dossier législatif.

    Projet de loi deposé à l'Assemblée Nationale le 24.03.2010

    Nous pouvons lire sur le Journal en ligne Médiapart "Ce qui s'est tramé autour de ce texte est une illustration, jusqu'à la caricature parfois, des dérives d'un pouvoir placé sous l'influence de l'argent. Tout a été mis en œuvre pour que cette loi, voulue ailleurs, soit adoptée dans la précipitation, sans possibilité d'amendement, sans même une procédure contraignante.
    L'enjeu, il est vrai, est d'importance pour certains. Les jeux ont drainé quelque 21 milliards d'euros en 2009. Les  groupes de casinos, le monde sportif, sont sur les rangs pour pouvoir profiter de cette manne. Il faut y ajouter quelques noms prestigieux et très introduits auprès du pouvoir: Arnaud Lagardère, Martin Bouygues, Patrick Le Lay, Vincent Bolloré, François Pinault, Dominique Desseigne, Alexandre Balkany, Stéphane Courbit, Bernard Arnault, tous ont des ambitions dans des portails de jeux en ligne. Certains, notamment Stéphane Courbit avec son site Betclic, ont même commencé dans ce nouveau métier sans attendre la législation future.

    Pour ne pas brimer cet esprit d'entreprise, le gouvernement n'a rien négligé. Il a d'abord utilisé habilement le calendrier. Le texte du projet de loi avait été présenté par le ministre du budget, Eric Woerth, en juillet 2009. Discuté en octobre 2009 à l'Assemblée nationale, il semblait depuis avoir été oublié. Puis, en quelques semaines, tout s'est accéléré. Le Sénat l'a approuvé en première lecture fin février, et l'Assemblée a été priée de l'examiner en quelques jours début avril.

    Pas question de consacrer beaucoup de temps à ce texte. La majorité parlementaire a même été priée de renoncer à tout amendement à l'Assemblée. Tous ceux de l'opposition, même ceux visant à corriger des erreurs de rédaction, ont été repoussés. Car il fallait un texte conforme à celui du Sénat pour promouvoir rapidement la loi: les sites de jeux en ligne doivent être légalisés avant le début de la Coupe du monde de football, le 11 juin, n'a cessé de répéter le nouveau ministre du budget, François Baroin, pour justifier ce passage en force."

    Les débats à l'assemblée nationale ont été houleux !

    Selon M. Yvan Lachaud  (Nouveau Centre ) qui a voté pour  " Les conditions d’une ouverture maîtrisée du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne sont aujourd’hui remplies. Ces conditions sont d’ailleurs celles que notre groupe avait formulées en trois points : la protection des joueurs et des mineurs et la lutte contre l’addiction ; la responsabilisation des futurs acteurs du marché et la lutte contre la fraude ; la préservation de la filière équine, qui représente entre 70 000 et 90 000 emplois directs dans notre pays."

    Et d'ajouter  l'argument qui tue " L’ouverture de ce marché, a fortiori en période de crise, sera surtout pour notre pays une formidable opportunité économique, dont nous ne pouvons nous passer, notamment pour l’emploi des jeunes."

    Les  députés de l'opposition demandaient à ce que les groupes qui ont enfreint la loi et lancé des sites en ligne avant qu'ils ne soient légalisés soient punis. Le gouvernement a tout repoussé. 

    Plusieurs députés ont  souligné le conflit d'intérêts que recelait la possibilité pour un groupe d'être à la fois propriétaire de paris en ligne, organisateur d'événement sportif, actionnaire de groupes de médias. Pour le gouvernement, cette situation ne semble poser aucune difficulté. Toute restriction a donc été levée. Les groupes Amaury (Tour de France et L'Equipe), Bouygues (TF1, Eurosport), Aulas (Olympique lyonnais), Lagardère (sport et presse) et d'autres seront donc rassurés...

    Selon M. Gaëtan Gorce ( Socialiste, radical, citoyen et divers gauche ) qui a voté contre "Tout cela n’a vraiment aucun sens. Il est déjà difficile d’admettre que l’on ait une politique commerciale agressive en matière de jeux lorsqu’il s’agit d’en faire bénéficier la collectivité et le budget de l’État, c’est inadmissible lorsqu’il s’agit d’en faire bénéficier des opérateurs privés qui, par ailleurs, ont pollué ce débat depuis le début en exerçant sur cette assemblée, via les médias, via leurs déclarations, via l’arrogance dont ils ont fait preuve, une pression insupportable. Le contexte est aussi contestable et aussi malsain que le texte.

    La majorité, le Gouvernement, et peut-être le Président de la République, disent aux Français et à un certain nombre de sociétés installées dans l’ombre, dont certaines sont déjà sorties : « Faites vos jeux ! ». Face à de tels comportements, en pensant à l’éthique que l’on doit respecter dans la chose publique, à la protection de nos concitoyens, à l’idée que l’on peut se faire de la politique et de la République, nous disons, nous : « Rien ne va plus ! ». Et c’est vous qui en paierez le prix.


    h-20-1063140.jpgDans un billet  récent intitulé "l'état  vous aime" je pointais du doigt l'amour sélectif que portaient   nos parlementaires de la majorité  et gouvernement à leurs concitoyens....

    L'adoption de ce projet de loi  vient renforcer mes propos car force est de constater qu'on nous prend pour des gogos, des idiots des pantins  et comme disait  un président  fort connu des veaux.....

    D'un coté on veut nous protéger de nos penchants quasi pathologiques  à vouloir emprunter.

    De  l'autre on facilite les jeux en ligne ce qui ne manquera pas d'entrainer dans l'addiction et le surendettement bon nombre  de personnes....

    Ce n'est pas grave bientôt on les mettra sous tutelle!!!!!!

    crise.jpg

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