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gouvernement - Page 3

  • Les PME et leurs salariés victimes collatérales des restructurations des grands groupes

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    Jean-Marc Ayrault a dressé une liste de 36 entreprises   susceptibles de  faire des plans sociaux.

    Cette liste  confirme  les mises en garde de la CGT à propos de 46 plans sociaux sur le point d’être révélés. Selon la CGT  45.000 emplois seraient supprimés.

    Carrefour, Conforama, Société Générale tous les secteurs de l'économie sont visés

    Voir la liste sur le site CGT  

    Cette  évaluation a été  confirmée par Arnaud Montebourg, ministre d’un complexe redressement productif. 

    Si les plans sociaux des grands groupes mobilisent médias et politiques ,  le silence reste de mise  pour les  PME et leurs salariés  qui sont les victimes colatérales  des restructurations des grands groupes.

    Le poids des PME diffère fortement selon le secteur d’activités. Si dans l’industrie et les transports, les PME de moins de 250 salariés représentent un peu moins de la moitié de l’emploi salarié (soit environ 45 %), dans le bâtiment-travaux publics elles concentrent 86 % de l’emploi salarié, 69 % dans le commerce, 60 % dans les industries agricoles et alimentaires et 53 % dans les services.

    Dans l’ensemble des secteurs de l’industrie, du commerce et des services, les PME de moins de 250 salariés représentent 58 % de l’emploi salarié soit 8,2 millions de salariés 

    source 

    2 millions de petites et moyennes entreprises  qui subissent de plein fouet  les restructuration des grands groupes  et le dérèglement bancaire......

    En effet , nombreuses de ces entreprises travaillent en sous traitance pour les grands groupes . 

    Lorsqu'une grande entreprise   rencontre des difficultés  , avant de réduire ses effectifs permanents  elle réduit  ses commandes à ses sous-traitants pour adapter ses achats à son plan de charge. Ainsi, les fournisseurs sont les premiers touchés. Elle peut également  rapatrier en interne  les activitées habituellement sous traitées .

    Lorsqu’elle délocalise une activité à l’étranger, les fournisseurs locaux perdent le marché au bénéfice de concurrents étrangers. C’est typiquement le cas des PME du secteur automobile (avec Renault qui ne construit plus qu’une voiture sur quatre en France), comme autrefois pour celles du textile par exemple.

    Si ces mesures restent insuffisantes , elle réduit ses effectifs intérimaires et  contrats temporaires.  

    Si les grandes entreprises parviennent  ainsi  à réduire  l’importance de leurs plans sociaux, elles transposent leurs problèmes chez leurs sous-traitants, obligés de licencier. .

    Les plans sociaux, les délocalisations, les  fermetures des entreprises appartenant à des grands groupes  créent un effondrement de l'activité de leurs sous traitants et du tissu économique environnant.dyn010_original_454_332_pjpeg_2585772_955e2b49031e28d8d74de9e2e2f28ebb.jpg

     Voici quelques dossiers chauds..............

    L'unité de fabrication de semi-conducteurs de toulouse doit fermer le 10 août.

     Ce mardi, 70 salariés ont participé à une manifestation organisée par la CGT « pour la défense de l’emploi industriel en Midi-Pyrénées ».

    •  Rotos 93 (Blanc-Mesnil)

    Le tribunal de commerce a prononcé  la liquidation, puis l’arrêt de l’activité de l’entreprise le 31 mai .

     Les  24 salariés de Rotos 93  ont décidé avec leur syndicat CGT d’occuper leur site jour et nuit.

    Dans un communiqué ils dénoncent "un patron qui, « après s’être rempli les poches » jette l’éponge pour on ne sait quelle raison ; - des éditeurs, après des années, qui les abandonnent et font du dumping social pour augmenter leurs profits ; - un tribunal du commerce qui ordonne trop rapidement la liquidation de l’entreprise, empêchant toute solution de continuation."

    Ils sont décidés à ne pas se laisser jeter à la rue, après plus de vingt années "de dur labeur 6 jours sur 7 pour certains, sans mettre les responsables de cette gabegie devant leurs responsabilités."
    Ils en appellent au soutien et à la solidarité des salariés de leur profession mais aussi de l’interproferssionnel.

    •  PSA, usine d'Aulnay : 3100 salariés

    Incertitude sur l'avenir du site depuis que la CGT a révélé, en juin dernier, un document de travail interne faisant état d'une possible fermeture courant 2014.

    L'usine d'Aulnay produit notamment la Citroën C3, et ce jusqu'en 2014. La direction de PSA, n'a pris aucun engagement écrit au-delà de cette date et au contraire fait comprendre qu'elle devrait réduire sa capacité de production.

    • ArcelorMittal 

     Deux des hauts fourneaux de l'usine de Florange  ( 550 salariés), sont à l'arrêt depuis l‘automne ( commandes insufisantes).

    le PDG du groupe, Lakshmi Mittal a toujours affirmé rejeter l'hypothèse d'une fermeture définitive des hauts fourneaux. En rappelant notamment  s'être engagé à investir 17 millions d'euros pour la modernisation du site.

     Les salariés de l'usine  ont  demandé dès le 9 mai un rendez vous avec le nouveau président de la république. Le gouvernement a décidé, lundi 4 juin 2012, de lancer une mission d’expertise sur les perspectives industrielles de l’usine sidérurgique de Florange , qui remettra ses conclusions d’ici la fin juillet, à l’issue d’une réunion à l’Elysée entre François Hollande et l’intersyndicale d’ArcelorMittal. 

    • Fralib 

     Unilever, propriétaire de l'usine Fralib, Gemenos, dans les Bouches-du-Rhône a décidér sa fermeture, en septembre 2010.

    A ce jour , 103 - sur 182 salariés -contestent  le plan de sauvegarde de l'emploi proposé par la direction et  occupent l'usine.

    L'intersyndicale de l'usine a  fait parvenir à trois ministres - Michel Sapin, le ministre du Travail, Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture et l'Agroalimentaire, et Arnaud Montebourg, dédié au Redressement productif - une lettre réclamant l'organisation d'une table ronde sur l'avenir du site

     

    • Petroplus -

    La raffinerie Petroplus  en Haute-Normandie est en redressement judiciaire depuis 2012. Le site  emploie 550 salariés.

    Le groupe suisse Klesh a fait une offre de reprise avec maintien de 410 emplois., les salariés, , ont sollicité une intervention du gouvernement. 

    • General Motors

      General Motors a annoncé début mai qu'il pourrait vendre son usine de boîtes de vitesse strasbourgeoise. 

    • Air France

    20% de gains de productivité et d'économies, hors carburant, d'ici 2014. 

    Selon les informations du Figaro, le total des suppressions de postes devrait atteindre 5000 emplois d'ici à 2015, sans licenciement sec. Air France compte d'abord, comme par le passé, sur les départs naturels de salariés non remplacés pour réduire la voilure. Mais cette fois, Air France ira plus loin: le plan de départs sera ouvert à toutes les catégories de personnels: hôtesses et stewards, personnels au sol et… pilotes.


    La sous traitance maltraitée en France par journeeseconomie

  • On nous refait le coup des chars russes !

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    argent-des-patrons.jpg La baisse des salaires dans le secteur public et la position du Medef  sur le sujet  affolent  une partie des chefs d'entreprise  !

    François Hollande lors de la campagne présidentielle a promis  de réduire l’échelle des salaires dans les entreprises publiques.

    Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé vendredi soir,  sur France Inter ,que cette mesure  serait mise en place rapidement. "C'est un engagement, que la hiérarchie des salaires dans les entreprises publiques ne pourra pas aller au-delà de 1 à 20".

    Depuis de nombreuses années , les salariés n'ont pas ou  peu d'augmentattion de salaires.

    Dans le même temps   la précarisation des emplois  n'a jamais été aussi importante  ( embauches en CDD , temps partiel etc..)

    La baisse des rémunérations  des patrons des entreprises publiques est une mesure  qui prend ,de ce fait,  une haute  valeur symbolique  et on ne peut qu’inciter le gouvernement à envisager des mécanismes de régulations identiques dans le secteur privé.

    Salaires des grands patrons sur le journalDuNet

     En effet, la rémunération moyenne des dirigeants des entreprises du CAC 40 a fait un bond de 34 % en 2010 et s'est établie à 4,11 millions d'euros après trois années consécutives de baisse,  indique le cabinet Proxinvest.

    Cette rémunération - actions et obligations comprises - ne revient néanmoins pas à son niveau d'avant la crise : la moyenne observée était de 5,7 millions en 2006, précise l'agence d'analyse de gouvernance. 

    La rémunération totale moyenne des patrons du CAC 40 avait baissé de 17 % en 2007 puis de 25 % en 2008 avant de perdre 14 % l'année suivante.

    Onze dirigeants français dépassent en 2010 le plafond de Proxinvest de 240 smic annuels, soit actuellement 4,6 millions d'euros, avec en tête Jean-Paul Agon de L'Oréal (10,7 millions d'euros), le patron de LVMH Bernard Arnault (9,7 millions d'euros) et Carlos Ghosn (Renault : 9,7 millions d'euros). Les suivants sont Bernard Charlès (Dassault Systèmes : 9,5 millions), Franck Riboud (Danone : 7,7 millions), Maurice Levy (Publicis : 6,2 millions), Christopher Viehbacher (Sanofi-Aventis : 6,1 millions). Arnaud Lagardère de Lagardère SCA a une rémunération totale de 4,9 millions d'euros tout comme Henri de Castries d'AXA. Lars Olofsson, patron de Carrefour, affiche 4,8 millions d'euros.

    Ces rémunérations valorisent les stock-options et actions gratuites (30 % de la rémunération totale) à la date d'attribution et ne tiennent donc pas compte de la chute des cours enregistrée depuis. Elles ne prennent pas en compte les régimes de retraite supplémentaire.

      D'une manière générale , les dirigeants des grandes entreprises  bénéficient  de rémunérations qui semblent indécentes surtout en période de crise ,  en raison du mode d’intéressement qui leur est attribué par les investisseurs, notamment grâce à leur part variable qui leur est attribuée via ce que l’on appelle des « management package ».

    Ce mécanisme vise à inciter le dirigeant à faire grimper la performance financière à court terme du cours de l’action et le dirigeant prend part à cette performance puisqu’il est lui-même bénéficiaire des actions de son entreprise.

    Pour faire grimper ce cours et, de manière générale, la performance financière du titre (pour que la distribution de dividende soit maximale), il a donc intérêt à serrer les coûts salariaux en limitant les rémunérations des salariés voire en mettant en place des plans sociaux pour ne plus avoir à supporter les coûts de salariés devenus trop chers.

    le point 

     Selon Atlantico  °" Cette élection présidentielle, et les législatives qui vont suivre sont déstabilisantes pour les chefs d’entreprises déjà affectés par une instabilité juridique et fiscale chronique. 

    Ils ne savent pas ce qui les attend et n’ont aucune visibilité tant sur les lois sociales que sur l’augmentation du SMIC ou les heures supplémentaires… sans parler des impôts

     En cette période trouble il faut un repère et un leader, un porte parole neutre et indiscutable des entrepreneurs. En quoi la ligne du Medef est-elle claire ? Quelle est sa stratégie ? On apprend dans une interview récente que la Présidente approuve les résolutions de Pascal Lamy et de Jacques Attali. Est-ce parce qu’ils sont de gauche ? Qu’en pensent les patrons ? Que viennent faire là des positions sur l’avenir de l’Europe ?

    On a aujourd’hui le sentiment d’un rétropédalage consistant à se mettre bien avec la nouvelle majorité politique ; ce n’est pas ainsi que l’on se fait respecter et cela augure mal d’un dialogue constructif sur les vrais sujets d’autant que la crédibilité du Medef est justement entachée et dans l’opinion publique et face à un Gouvernement qui a fait sa campagne sur les excès financiers que le Medef a souhaité ignorer. "

    ° Atlantico  (dont le slogan est « un vent nouveau sur l'info ») est souvent décrit comme étant « de droite » bien que Jean-Sébastien Ferjou réfute cette étiquette en précisant que le nom du site ne témoigne pas d'un atlantisme pro-américain, et qu'il refuse d'être situé « dans une grille, dans un moule » : son parti pris est d'abord de créer un site « grand public ». Pour autant, il déclare que pour lui « libéralisme et capitalisme ne sont pas des gros mots » ; par ailleurs, au moment de la création du site, il connaît depuis plus de dix ans Patrick Buisson, conseiller du chef de l’État, pour avoir travaillé avec lui sur LCI. Mais Buisson précise que « ce n'est pas pour autant [qu'il] parraine de quelque manière que ce soit la suite de sa carrière professionnelle », et qu'il « [n'a] aucun rapport, ni sur le plan financier, ni sur le plan éditorial, avec ce projet »5. « L'Élysée ne se mêle pas de cette affaire » a précisé Franck Louvrier, conseiller en communication de Nicolas Sarkozy.


    Hollande face à la baisse de la rémunération des... par BFMTV

  • Le gouvernement se met au travail

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    Les premier et second tours de scrutin à l'élection des députés à l'Assemblée nationale se dérouleront en métropole respectivement les 10 et 17 juin.

    En l'absence de majorité socialiste à l'Assemblée, l'efficacité des réformes prévues par François Hollande serait remise en cause , ce qui conduirait la France à l'immobilisme.

    Depuis septembre dernier, la majorité du Sénat a été prise par le PS .


    En attendant l'élection des députés et la reprise des travaux à l'Assemblée nationale fin juin, le nouveau Gouvernement  prépare plusieurs projets de loi, décrets et autres circulaires pour :

    • réduire de 30% la rémunération du chef de l'Etat et des membres du gouvernement ;
    • signer la "Charte de déontologie et publication des déclarations d'intérêts par les membres du gouvernement" et des cabinets ;
    • augmenter de 25% l'allocation de rentrée scolaire pour une mise en oeuvre dès août 2012 ;
      bloquer pour 3 mois les prix des carburants ;
    • mettre en place une caution solidaire pour permettre aux jeunes d'accéder à la location d'un logement ;
    • garantir pour l'épargne défiscalisée (livret A et livret d'épargne industrie, successeur du Livret de développement durable) une rémunération supérieure à l'inflation ;
    • doubler le plafond du LDD (Livret Développement Durable) pour mieux financer le logement social, développer les PME et l'innovation ;
    • abroger la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers ;
    • rétablir pour les années à venir, le droit de partir à la retraite à 60 ans pour toutes les personnes ayant commencé à travailler à 18 ans et cotisé 41 annuités ;
    • fixer un éventail maximal de 1 à 20 des rémunérations dans les entreprises publiques ;
    • prendre des directives pour lutter contre les délits de faciès lors des contrôles d'identité ;
    • geler de manière conservatoire une partie des dépenses dans l'attente du rapport de la Cour des comptes sur les finances publiques au début de l'été


    Au mois de juillet, le Parlement sera convoqué en session extraordinaire afin d'adopter plusieurs réformes.

    un clic sur la photo pour accéder à la photo interactive du Monde
    Capture.PNGPar ailleurs, le Gouvernement de François Hollande, va lancer plusieurs chantiers sociaux lors d'une Conférence nationale pour la croissance et l'emploi prévue à la mi-juillet, avec notamment pour priorités :
    l'emploi des jeunes et des seniors,
    l'encadrement des licenciements boursiers,
    la sécurisation des parcours professionnels,
    la lutte contre la précarité,
    l'égalité salariale et professionnelle.

  • Première promesse baffouée de Hollande !

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    Le gouvernement pourrait  accueillir le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet

    Si cette information est confirmée nous assistons  à la première promesse du candidat  socialiste baffouée par le Président ! 

    Voir mon article circonstancié sur le sujet ici : un crapaud dans le cassouletFrancois-Hollande-Jean-Michel-Baylet_pics_390.jpg

    PARIS (Reuters) - Le suspense cessera mercredi pour la composition du gouvernement de François Hollande, 24 heures après l'annonce des noms du Premier ministre et du secrétaire général de l'Elysée, pour lesquels Jean-Marc Ayrault et Pierre-René Lemas sont favoris.

    Le premier conseil des ministres aura lieu dès jeudi et aucun décret ne devrait a priori être adopté, la réunion étant consacrée au rappel des règles à suivre par ses membres.

    "Normalement, un président est jugé à la fin mais beaucoup dépendra du début", a déclaré lundi le président élu à la presse. "Nous avons devant nous des semaines exigeantes."

    Annoncée comme respectueuse de la parité hommes-femmes et ouverte à la diversité, l'équipe gouvernementale devrait être organisée autour de 15 grands pôles thématiques.

    Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, devrait la conduire et sa nomination devrait intervenir entre une cérémonie à l'Hôtel de ville de Paris et le départ de François Hollande pour Berlin, où il rencontrera la chancelière Angela Merkel.

    Germanophile et germanophone, le sérieux président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale connaît par coeur les rouages du Parlement et cultive une relation de confiance avec le nouveau président, répondant ainsi à deux conditions posées par ce dernier pour le futur locataire de Matignon.

    Dans les sondages, c'est la première secrétaire du PS qui est pourtant plébiscitée pour devenir la deuxième femme Premier ministre après Edith Cresson.

    Finaliste de la primaire PS, Martine Aubry n'a pas ménagé ses critiques envers François Hollande mais a été fair-play durant la campagne. Si Matignon lui échappe, elle pourrait hériter du titre du numéro deux du gouvernement et d'un gros ministère - l'Education et la Culture sont évoqués.

    Les noms de Manuel Valls et de Michel Sapin, respectivement directeur de communication et responsable du projet présidentiel, étaient toutefois encore cités ces derniers jours pour diriger le gouvernement.

    LEMAS, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L'ÉLYSÉE

    Le poste de secrétaire général de l'Elysée reviendra à un haut fonctionnaire, Pierre-René Lemas, ancien directeur de cabinet du président du Sénat, Jean-Pierre Bel.

    A l'instar de Michel Sapin et de Ségolène Royal, mère des quatre enfants de François Hollande, Pierre-René Lemas a étudié aux côtés du chef de l'Etat au sein de la promotion Voltaire de l'Ecole nationale d'administration (Ena).

    François Hollande a prévenu pendant la campagne que "la raison l'emporterait sur le coeur" au profit de "l'intérêt général" au moment de former le gouvernement, qui sera revu après les élections législatives des 10 et 17 juin.

    Les Affaires étrangères pourraient échoir à Pierre Moscovici, qui a supervisé la transition diplomatique la semaine dernière, ou à l'ancien Premier ministre Laurent Fabius, qui a sillonné le monde, du Proche-Orient à la Chine, au nom du candidat PS pendant la campagne.

    Jean-Yves Le Drian, président de la région Bretagne, est cité pour la Défense. Passionné des questions liées à l'armée, troisième budget de l'Etat, cet ami de trente ans de François Hollande est allé aux Etats-Unis pour préparer le sommet de l'Otan de Chicago du week-end prochain.

    Le député Vincent Peillon est annoncé au pôle Education, secteur crucial pour le président, qui veut créer 60.000 postes pour l'école et fait de la jeunesse sa priorité absolue.

    Pour l'Economie et le Budget reviennent les noms de l'ancien ministre Michel Sapin et du président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac.

    Manuel Valls et le président du groupe socialiste au Sénat, François Rebsamen, sont pressentis à l'Intérieur. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et le sénateur André Vallini sont en lice pour la Justice.

    NOUVELLE GÉNÉRATION

    Le député et ancien candidat à la primaire Arnaud Montebourg est associé à un éventuel grand ministère de l'Industrie. Le député européen Stéphane Le Foll, organisateur de la campagne de François Hollande, pourrait obtenir l'Agriculture.

    Chez les femmes, le nom de la députée Marisol Touraine revient pour les Affaires sociales et la Santé.

    Parmi les autres tenantes de la nouvelle génération figurent Najat Vallaud-Belkacem, élue de Lyon d'origine marocaine découverte par Ségolène Royal. Autre protégée de la candidate PS de 2007, la députée des Deux-Sèvres Delphine Batho a fait ses preuves comme porte-parole de François Hollande.

    Aurélie Filippetti et Fleur Pellerin, respectivement chargées de l'Economie numérique et de la Culture dans l'équipe de campagne, sont aussi citées, de même que l'ancienne candidate à la présidentielle Christiane Taubira.

    Valérie Fourneyron, médecin du sport et maire de Rouen, la ville natale de François Hollande, est annoncée aux Sports et une place pourrait aussi récompenser la sénatrice Frédérique Espagnac, ancienne attachée de presse de François Hollande lorsqu'il était Premier secrétaire du PS.

    Le gouvernement pourrait aussi accueillir le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet, et le sénateur Robert Hue, qui se sont rangés tôt derrière François Hollande.

    Quant à Ségolène Royal, candidate à La Rochelle pour les élections législatives, elle a confirmé ce week-end son désir de se porter candidate à la présidence de l'Assemblée nationale.

    Il faudra sans doute attendre les lendemains des législatives pour voir entrer au gouvernement des écologistes, comme la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts Cécile Duflot, ou des élus de la "gauche de la gauche".

    L'ancien candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a refusé par avance tout rôle gouvernemental, mais des communistes pourraient se laisser tenter.

    "Nous ne sommes pas dans la majorité puisque nous ne sommes pas au gouvernement. Mais ça n'a pas de sens de se considérer dans l'opposition", déclare lundi dans Libération le député européen, candidat à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) pour les législatives.

    Edité par Yves Clarisse

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