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eric woerth - Page 2

  • le dérapage du déficit de la sécurité sociale

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    la chasse aux sorcières va commencer !  il faut combler le trou de la sécurité sociale

    le budget   prévoyait un déficit de 10,5 milliards d'euros.Le déficit du régime général pourrait se situer entre 20 et 21,3 milliards d'euros, soit environ le double des prévisions.

    Eric Woerth vient de donner le ton pour endiguer ce dérapage : exercer plus de contrôles

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    Le ministre du Budget a précisé que tous les arrêts maladie n'étaient pas motivés et que ce phénomène était bien connu de tous ,qu'il ne fallait pas se voiler la face et qu'il avait l'intention pour endiguer  les dépenses de contrôler davantage les versements d'indemnités aux salariés en arrêt maladie, les prescriptions des médecins "gros prescripteurs" ou l'"exécution" de certains crédits.

    "J'ai demandé à la Cnam (Caisse nationale d'assurance maladie) de renforcer sa politique de contrôle. La Cnam adressera 1.000 lettres d'avertissement aux gros prescripteurs d'arrêts de travail et elle mettra sous accord préalable 150 médecins supplémentaires en 2009", a précisé Eric Woerth.

    comme je l'avais indiqué dans un précédant billet intitulé "fainéants de salariés" clic ici ( non je ne suis pas voyante rassurez vous) Le ministre a  confirmé son projet de généraliser à partir de 2010 une expérimentation en cours qui permet à la Sécurité sociale  de suspendre le versement des indemnités journalières de salariés en arrêt maladie, si un médecin contrôleur envoyé par l'employeur juge non fondé l' arrêt de travail

    Enfin 200 hôpitaux qui prescrivent le plus de transports seront "visités ".

    ces mesures qui s'ajoutent aux autres ( forfait restant à la charge des patients sur les soins, consultations et médicaments, le médecin référant, les génériques , le désengagement progressif des régimes de base  concernant le remboursement de certains soins et médicaments etc...) ne sont- elles pas des "mesurettes" qui ne prennent pas par la racine  le problème récurrent de l'augmentation des dépenses de santé

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    En effet les raisons de l’augmentation des dépenses de santé sont multiples et "sociétales"

    sans être exhaustives.

    - le vieillissement de la population et   la composition en groupes d’âge de la population française.

    - l’élévation du niveau de vie et la médicalisation croissante de certains problèmes "sociaux "(tabac, alcool, drogue)..

    - Le développement de « l’offre de soins »

    - l' accroissement du prix de revient de la médecine ,des médicaments et de l’appareillage technique (scanners).

    -  enfin notre système fondé sur la juxtaposition entre des organismes  tenus de rembourser des dépenses qui obéissent pour partie à la loi du marché et sur lesquelles elles n’exercent pas de contrôle.

    c'est une réflexion  en profondeur qu'il faut entamer et des réformes structurelles d'ampleur

    les mesures qui consistent (en fonction de l'orientation politique des gouvernements) soit de faire rentrer  plus d'argent dans les caisses * de la sécurité sociale soit en dépenser moins**, ne suffisent pas car ce sont des mesures de surface et de court terme .FIL2986-380cc.jpg

     

    * faire rentrer de l'argent dans les caisses:

    • en augmentant le nombre de cotisants : les cotisations étant assises sur la masse salariale réduire le nombre des chômeurs et des exonérations constitue la solution idoine  mais cette piste est  impraticable compte tenu de la crise économique et du plan de relance
    • en augmentant le montant des cotisations payées par les employeurs et les salariés. une solution  qui grève  le coût du travail et va dans le sens contraire du plan de relance /  piste également impraticable.
    • En jouant  sur la Contribution sociale généralisée,( rendre non-déductible la totalité de la CSG par exemple ).
    • en  taxant  les produits qui nuisent à la santé

      en Aout 2008 un rapport de l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l'inspection générale des finances (IGF) a été remis aux ministères du budget et de la santé : il préconisait  de taxer les produits dits de "snacking", envisageait  une augmentation de la TVA de 5,5% à 19,6% sur les aliments "trop gras, trop sucrés, trop salés qui ne sont pas de stricte nécessité", ainsi qu'une hausse des droits d'accises (impôts indirects) sur les boissons sucrées et alcoolisées.

    Voir article de l'INRA de mai 2009 clic ici


    ** Diminuer les dépenses:

    le principal poste en augmentation est celui des “soins de ville”( honoraires des professionnels libéraux, médicaments, transport, arrêts de travail).

    c'est sur cette partie que le gouvernement a décidé d'agir en multipliant le contrôles des assurés et des prescripteurs.


    rappelons également que L'Assemblée nationale a voté le 30 octobre la contribution de 1 milliard d'euros sur les complémentaires santé. Cette taxe est entrée en vigueur en 2009

    A terme il est évident que cette taxe se répercutera  sur les patients, soit par une augmentation du coût de leur mutuelle ou de l'assurance complémentaire, soit par une restriction des prestations proposées

    pour aller plus loin voir interview du président de la Mutualité française Jean-Pierre Davant qui dresse un bilan sévère des réformes menées dans le secteur de la santé ces dernières années,clic ici

     

     

     

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