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emploi - Page 5

  • Le monde de l'apparence et de la discrimination

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    Un article posté dans le quotidien italien Corriere della Sera a  soulevé mon indignation..

    La marque  américaine de vêtements Abercrombie & Fitch , qui fait fureur  chez les jeunes, a ouvert en mai 2011, sa première boutique à Paris sur les Champs-Élysées .

    Une ouverture à grand renfort de beaux garçons,  exhibés , torses nus , comme  dans une  foire aux étalons....

    Fringues vintage, magasins plongés dans le noir , vendeurs "bogosses", cette enseigne   porte  une attention particulière au physique de ses salariés .

     Selon le code très strict élaboré par Abercrombie & Fitch " les femmes ne doivent pas se maquiller, à l'exception d'un peu de mascara et aucune  ombre de barbe n'est tolérée pour les hommes."

      Aux États-Unis, le groupe a  proposé à un animateur de télévision de le payer... pour cesser de porter ses vêtements. L'émission qu'il anime sur MTV, le «Jersey Shore», a été jugée trop vulgaire par la marque. 

     Une attention extrême portée à l'apparence qui a  poussé cette enseigne  à muter une jeune femme de 22 ans , dont le bras était remplacé par une prothèse , du magasin londonien vers un poste moins en contact avec le public. Une affaire qui a valu à Abercrombie & Fitch d'être condamné pour discrimination. 

    Le quotidien  Corriere della Sera révèle également les méthodes  de management qui sont  pour le moins " indignes ".

    " Un T-shirt mal plié, un client accueilli trop froidement? Autant d'entorses au règlement qui se paye... d'une séance de pompes pour les hommes, d'exercices abdos-fessiers pour les femmes. «À partir d'aujourd'hui, chaque erreur sera sanctionnée par une série de dix pompes.

    Cela nous encouragera à nous améliorer et à apprendre de nos erreurs», précise un mail envoyé   aux 200 employés de la boutique de Milan. "

    Toujours selon le même quotidien " un ancien vendeur d'Abercrombie & Fitch confirme l'existence de cette «punition». «J'en ai fait des pompes! Et pour des motifs futiles. Mais ils fonctionnent de cette façon, c'est à prendre ou à laisser».

     JP-SHORE-2-popup.jpgCulture de l'apparence et réalité "cauchemardesque" mis en scène par  le PDG de la compagnie, Michael S. Jeffries, qui affirme qu'Abercrombie & Fitch propose l'image d'un « film » à cause du « rêve » provoqué chez le consommateur auquel contribue largement l'ambiance des magasins. Certains vêtements ont même une « histoire » : « Le consommateur place son argent dans l'émotion que lui procure un film », explique le PDG. « Et c'est ce que nous créons. Maintenant, j'entre dans un film, et je me dis, "Qu'est-ce qui sera au box-office aujourd'hui ?". »

  • SILENCE sur le scandale des délocalisations

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    Grand reporter, écrivain et spécialiste en politique étrangère, Eric Laurent a publié de nombreuses enquêtes qui ont été vendues à plusieurs milliers d'exemplaires : "Guerre du golf", "La mémoire d'un roi", "Le grand mensonge", "Le monde secret de Bush", ou plus récemment "La face cachée des banques". Eric Laurent a été grand reporter pour Radio France et reporter en politique étrangère pour le Figaro Magazine.

     Il a publié un livre , à lire sans plus tarder : Le scandale des délocalisations

    Quelques extraits :

    "La plupart des dirigeants n'investissent plus de manière sérieuse et à long terme, dans la formation et la qualification de leurs employés. Aux Etats-Unis, nombre d'entre eux, confient en privé: "D'accord pour que mes salariés améliorent leurs compétences, mais qu'ils le fassent à leurs frais et en dehors du temps de travail".

    "A quoi bon investir de l'argent et du temps dans la mesure où l'objectif, non avoué, est la délocalisation prochaine de ces emplois vers l'étranger." Ce refus affiché de parier sur la qualité des hommes et le renforcement de leur compétence, a deux explications. L'une évidente, le dédain envers l'investissement humain, l'autre plus pernicieuse : à quoi bon investir de l'argent et du temps dans la mesure où l'objectif, non avoué, est la délocalisation prochaine de ces emplois vers l'étranger.

    Le patron d'une entreprise, auquel on demandait quels étaient pour lui les principaux critères de recrutement, répondait :"Une personne qu'il n'est pas nécessaire de former et qui peut prendre immédiatement ses fonctions.

    " Interrogés, 6% seulement des patrons américains évoquent la compétence de leurs employés comme raison de conserver la production sur place. Même si les chiffres en Europe sont un peu plus élevés, ils révèlent le même état d'esprit."Contrairement aux annonces optimistes des compagnies, l'outsourcing réserve parfois des mauvaises surprises et des coûts cachés, notamment en termes judiciaires.

    Des échecs soigneusement dissimulés

    "Des groupes importants avec des cabinets juridiques gravitant en permanence autour d'eux, se sont révélés incapables d'anticiper les problèmes. Notamment dans le cas où ce groupe ferme des usines pour confier la production à des sous-traitants.[...]

    "Mes supérieurs voulaient à tout prix ménager la susceptibilité de nos interlocuteurs."

    [...] Le responsable d'un grand groupe français installé à Shanghai me confie : "J'ai été consulté pour relire un contrat qui avait été rédigé par notre partenaire chinois et qui ne contenait aucune clause nous protégeant. J'ai déclaré à mes supérieurs qu'il fallait totalement en renégocier les termes, point par point. Vous auriez vu leurs visages : ils étaient furieux de mes objections, et paniqués à cette idée. Et vous savez pourquoi? Ils me l'ont dit clairement : ils voulaient à tout prix ménager la susceptibilité de nos interlocuteurs et surtout ne pas leur faire perdre la face. A cet égard, ce fut une réussite : la face c'est nous qui l'avons perdue, notre partenaire chinois a contrefait une partie de notre production et l'écoulait en toute quiétude."

    Je mets en lien un article de Slovar ...Edifiant 

    délocalisation,Medef,élections 

    Source le JournalDuNet Economie

  • le Medef veille ..........et les salariés roupillent ............

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    Entre les  projets  inefficaces  proposés par Bayrou et Hollande  , les propositions qui vont brader les salariés , scandées  par Sarkozy , les mesures  dangereuses  envisagées  par Marine le Pen  et les utopies de Mélenchon  , force est de constater  que les propositions  des candidats  à l'élection présidentielle  en matière d'emploi et d'une manière générale dans le domaine social  sont aussi  stériles que le désert de Gobi. 
     
    •  Emploi sans charge pendant deux ans pour les entreprises  de moins de 50 salariés embauchant un jeune ou un chômeur , négociation nationale autour de la rénovation du climat social dans l'entreprise , modification du contrat de travail : contrat unique   pour François Bayrou
    • baisse du cout du travail en contrepartie d'une hausse de tva ,modification de la durée du travail: révision accords  35 heures  , accord de compétitivité avec baisse de salaire pour Nicolas Sarkozy 
    • label social pour les entreprises, contrat de génération aide de l'etat pour embauche d'un jeune tutoré par un sénior, retour à la retraite à 60 ans pour les salariés ayant cotisé 41.5 ans pour François Hollande
    • encadrement des cdd et interim: quota maximal de  5 % pour les grandes entreprises et 10 % pour les PME, smic à 1700 € pour Mélenchon
    • préférence nationale pour les embauches pour Marine le Pen 

     Les délocalisations , les moyens de relancer la production sur le sol national , les banques, leur rôle, leur  financement de l’économie ? Motus et bouche cousue pour les    trois premiers candidats .... 

    Quant au patronat , il se frotte les mains !
     
    En effet ,  la  dame de fer versus Rastignac du Medef  : Laurence Parisot,  prépare  les travaux de la prochaine législature.NS LP.jpg

    Selon Laurence Parisot : « Quatre chantiers seront abordés : marché du travail et « employabilité compétitive», modernisation du dialogue social, qualité de vie au travail et égalité hommes-femmes, ainsi que protection sociale et grandes réformes structurelles liées à l'avenir de la protection sociale (...) »
    " Employabilité compétitive" ,   c'est la nouvelle bête à deux têtes  pour nommer les accords de compétitivité-emploi. 

    Un petit rappel est nécessaire :

    Nicolas Sarkozy avait demandé aux partenaires sociaux de négocier des accords de compétitivité-emploi, que ces derniers ont renommés « accords de sauvegarde de l’activité et de l’emploi ».

    François Fillon avait fixé un délai de deux mois à partir de fin février pour conclure ces accords.

    Les partenaires sociaux n'ont pas respecté ces délais , car la prochaine séance de négociation aura lieu le 16 mai. 

    Ces accords permettront aux entreprises de faire varier les salaires ou le temps de travail ( à la baisse notamment) en fonction de leur activité.  

    Avec ces accords compétitivité-emploi, un salarié refusant de telles modifications ne serait plus licencié pour motif économique . Pour le moment, les modalités ne sont pas précisées par le Medef, qui parle seulement de « rupture du contrat de travail ».
     
    Pour le Medef  ce serait un licenciement new look ! ni pour  motif économique ni pour faute ...... garantissant au salarié récalcitrant  le versement d'indemnités et le droit à un préavis : ce qui reste à prouver .....(  je reste très dubitative sur ce point...).

     Pour la CGT et FO, opposés à la conclusion de ces accords, le but du Medef serait en fait de supprimer le licenciement pour motif économique et les garanties qui l’accompagnent. 

    Dans  ces conditions , le  manifeste pour "un nouveau management "  me fait crouler de rire !!!! 

    A vous de juger ce blabla............. 

    je terminerai ce billet par un cri d'alarme :  salariés  réveillez vous !

     

    Source MEDEFtv

  • Lorsque nos élites pensent la France trépasse !

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    Le remède miracle pour lutter contre le chômage vient d'être inventé  par France Défis  : Mettre "l'allocation chômage au service de l'emploi" en donnant la possibilité à tout chômeur de transférer une partie de l'allocation qu'il aurait touchée s'il était resté à Pôle emploi à toute entreprise qui l'embaucherait en CDI et ce, pour une durée n'excédant pas la période d'indemnisation restant à couvrir.

    Ce dispositif, baptisé ACE pour allocation contributive à l'emploi, donnerait "aux chômeurs un avantage compétitif sur le marché du travail", explique  Éric Gérard, le président de France Défis... 

    Une solution innovante et "porteuse " selon les têtes " pensantes " de  France défis 

    Capture.PNG 

    Une idée tellement porteuse qu'elle fait l'objet  d'une analyse sur la page" Mon Figaro Select" et d'un commentaire sur la page"les dessous du social "de Marc Landré.

    Après avoir brossé le bilan de N. Sarkozy  en matière d'emploi , en prenant le soin de souligner, je cite " À sa décharge, le chef de l'État fait mieux que François Mitterrand (+ 700.000 chômeurs entre 1981 et 1988) et Valéry Giscard d'Estaing (+ 900.000 chômeurs entre 1974 et 1981) qui avaient eu à affronter des crises bien moins violentes". La donne ne risque malheureusement pas de s'inverser dans les mois qui viennent, ne cesse de répéter Xavier Bertrand, le ministre du Travail".

    Après avoir indiqué ( non sans raison)   je cite  que " les propositions des différents candidats à la présidentielle ne rivalisent guère par leur originalité. Toutes reprennent des options déjà mises en œuvre et sans qu'elles aient significativement fait leurs preuves : exonération de cotisations sociales d'un côté et contrats publics subventionnés de l'autre".

    Marc Landré  fait le panégyrique  de cette solution , "politiquement difficile à assumer, qui n'a jamais été déployée mais qui pourrait avoir des résultats"

    Les  praticiens du droit  devraient bondir  car cette mesure a déjà été mise en application et a fait un flop.................il y a  plus de 10 ans .... les français ont la mémoire courte et France Défis nous  prend pour des zozos !

    Cette mesure s'appelait la convention de coopération , créée en 1994 :

     Le demandeur d'emploi embauché dans le cadre de la convention devait percevoir une allocation Assedic depuis au moins huit mois.
     L'employeur touchait pendant douze mois une aide égale au montant de l'allocation que percevait le demandeur d'emploi la veille de la signature de son contrat de travail.
     Le bénéficiaire reçevait un salaire au moins égal à cette allocation chômage.

     Un an  après sa création on pouvait lire dans  Libération   " Pour le régime d'assurance chômage, l'Unedic, habitué à indemniser passivement, cette mesure active en faveur de l'emploi constitue une véritable révolution culturelle. Pour les chômeurs, elle représente une chance de réinsertion. Et pour les patrons, c'est tout simplement un cadeau tombé du ciel. Au moment de la mise en place de ces conventions de coopération, en février dernier, le patronat et les syndicats, qui gèrent ensemble l'Unedic, s'attendaient à un succès. Ils avaient même annoncé, en fanfare, la création de 13.000 emplois chaque année grâce à cette formule. On est très loin du compte: à la fin du mois de juillet, 61 emplois seulement avaient été créés. Après huit mois d'existence, la formule a suscité moins d'une centaine d'emplois. Un vrai flop. D'autant plus cruel que les pouvoirs publics avaient placé beaucoup d'espoirs dans cette formule. Jacques Chirac lui-même avait semblé séduit. Il avait insisté, pendant sa campagne présidentielle, sur la nécessité vitale de développer ce mécanisme «d'activation des dépenses». 
       Le développement des conventions n'ira pas sans effet pervers, comme toujours avec les aides à l'emploi. Effet d'aubaine d'abord: dans les Bouches-du-Rhône, les trois emplois créés auraient de toute façon vu le jour, avec ou sans subvention. On peut donc s'interroger sur la nécessité de verser autant d'argent à des patrons." 

    Pour aller plus loin 

    France Défis  se présente comme  "un think tank" réformateur et indépendant.

    Pour ceux qui ne le savent pas, un think tank est un  laboratoire d'idées en principe indépendante des partis, à but non lucratif, regroupant des experts et qui produit des études et des propositions dans le domaine des politiques publiques.

    Créé il y a  5 ans par des acteurs de la société civile, "soucieux de participer à l'amélioration du bien public et à la modernisation du pays" France défis  regroupe environ 300 personnes qui  participent à  des Groupes de Propositions autonomes.

    Les Groupes  élaborent des propositions qui leur sont originales et exclusives ( termes employés sur le site de France Défis  ) autour de thèmes d'actualité ou fondamentaux pour l'avenir du pays.

    12 groupes de propositions actifs en 2011 ( Désendettement, Emploi,Petites et Moyennes Entreprises,Education,Europe,Valeurs et Société,Santé,Défense,Immobilier,Finance des Marchés,Capital Développement,Culture)

     

    je ne peux  m'empêcher de finir cet article par un dessin de Reiseremploi,chômage,élite,france défis 


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