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chomage - Page 3

  • Tordre le cou aux cons ! le plan stratégique de Pôle emploi qui n'a de stratégique que le nom

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    Alors que la croissance économique est en panne, que les plans sociaux se succèdent et que  la précarisation des emplois devient  la norme ..... Pôle emploi a adopté un  nouveau plan stratégique qui doit lui permettre de faire face à l' aggravation du chômage......

    Cherchez l'erreur docteur !

     Ne pouvant lutter contre les réelles causes  du chômage  qui sont notamment  la mondialisation, les délocalisations, l'évasion fiscale , la spéculation , le système bancaire et de manière plus générale les paradigmes sur lesquels nous avons construit notre société..... on lutte contre les chômeurs  NON PARDON  contre les faux chômeurs c'est à dire   ceux qui se vautrent dans la ouate de leurs confortables   indemnités...ou du RSA.

    Pendant plus de trois ans j'ai dénoncé les mesures , prises par l'ancienne majorité , qui avaient pour conséquence  la fragilisation des plus pauvres .

    Aujourd'hui  je ne souhaite plus perdre mon temps  à dénoncer car je veux tordre le cou aux cons !

    En effet , le plan stratégique de Pôle emploi  qui  n'a de stratégique que le nom, est un ramassis de vieilles recettes  qui me font  ( presque ) regretter Christian Charpy.

    Le «Plan stratégique 2012-2015» du  DG de Pôle Emploi Jean Bassères, adopté le 21 juin  est  inquiétant pour les chômeurs.

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    Il est à noter qu'aucune  confédération syndicale n'a voté contre le plan stratégique au niveau du Conseil d'Administration .

    Sur les 16 membres du conseil d'administration présents, 14 ont voté pour (cinq représentants de l'Etat, cinq représentants du patronat, deux personnalités qualifiées et, côté syndicats, la CFDT et la CFE-CGC). Deux se sont abstenus (FO et la CFTC). La CGT était absente. 

    «Nous partagions les objectifs du plan, notamment la personnalisation de l'offre de service et la concentration des moyens sur ceux qui en ont besoin», explique Patricia Ferrand, qui siège au conseil d'administration pour la CFDT: «Une des conditions de la réussite de sa mise en oeuvre opérationnelle reste néanmoins l'octroi de moyens supplémentaires. On en est au démarrage, les difficultés commencent», pointe Patricia Ferrand.

    FO dit de son côté avoir exprimé une «abstention constructive». «Nous avons souligné l'intérêt du document, notamment la différenciation de l'accompagnement des demandeurs d'emploi et la volonté d'aller vers des partenariats avec de grands acteurs comme les missions locales ou l'AFPA», explique Stéphane Lardy.

    L'organisation syndicale dit toutefois avoir des «inquiétudes», notamment quant à l'«absence de chiffrage» du nombre de demandeurs d'emploi que devra suivre chaque conseiller.



    Ce plan stratégique, concocté par le directeur général Jean Bassères, nommé en décembre 2011, est la déclinaison concrète de la nouvelle convention 2012-2014 négociée avec l'Etat et l'Unedic fin 2011. La priorité affichée par cette feuille de route était de «personnaliser l'offre de services»

    Après ce feu vert du conseil d'administration, de nouvelles discussions seront ouvertes avec les organisations syndicales sur les modalités de sa mise en oeuvre.

    Ce plan s'accompagne de la création de 2000 emplois en CDI d'ici la fin de l'année et du redéploiement de 2.000 équivalents temps plein" sur des postes au contact avec le public. Prenant acte de l'échec du suivi mensuel personnalisé - un objectif jamais atteint -, il vise notamment à alléger le portefeuille des conseillers chargés d'accompagner ceux qui en ont le plus besoin.

    Voici les principaux points de ce  plan 

    • Accompagnement différencié selon les profils    

    D'ici 2013, le plan prévoit que les demandeurs d'emplois seront classés en trois catégories en fonction de leur profil. Le but est que les chômeurs considérés comme les plus éloignés de l'emploi puissent bénéficier dès leur inscription d'un suivi renforcé, avec un conseiller qui n'aura pas plus de 70 demandeurs d'emploi dans son "portefeuille". (contre 161 en moyenne actuellement

    Les chômeurs les plus proches de l'emploi pourront de leur côté, s'ils le veulent, être suivis uniquement sur Internet. 
    Les "volontaires" se verraient proposer un accompagnement "100% web" et dématérialisé (par e-mail, téléphone, chat).

     

    • Des bilans d'étape à 4 et 9 mois

    L'entretien d'inscription et de diagnostic (EID) devra avoir lieu avant 15 jours. Tous les demandeurs se verront proposer un bilan aux 4e et 9e mois. Pour les chômeurs "autonomes", l'entretien pourra être dématérialisé.

     

    • Le contrôle des chômeurs par des équipes dédiées

      Jusqu'à présent, ce sont surtout les conseillers de Pôle emploi qui sont chargés de vérifier que les demandeurs d'emploi recherchent bien un travail. Bien souvent, et faute de moyens, le contrôle se résumait à sanctionner le chômeur qui ne venait pas à un rendez-vous de Pôle emploi.

    Le plan stratégique promet une "expérimentation" sur "la mise en place d'équipes dédiées au contrôle de la recherche d'emploi". Demain, des contrôleurs de Pôle emploi iront-ils au domicile des chômeurs vérifier qu'ils recherchent bien un emploi ? "Rien n'est exclu", affirme-t-on à la direction. Pour contrôler les demandeurs d'emploi qui sont suivis uniquement sur Internet, des outils de traçage des connexions sur le site de Pôle emploi pourraient être mis en place ! ( source le Monde )

     

    • Pilotage par les résultats

     Un suivi existe déjà pour les prestations d'indemnisation. Il va être étendu à la mission d'accompagnement. 

    Trop longtemps, "les agents ont été uniquement évalués sur leur capacité à réaliser des actes, sans que l'efficacité de ceux-ci ne soit évaluée", estime un très bon connaisseur de Pôle emploi.

    Désormais, le taux de retour à l'emploi devrait devenir l'indicteur phare de l'organisme. "Les managers bénéficieront d'analyses des résultats déclinées par bassin d'emploi", promet le plan stratégique. Ce taux de retour à l'emploi permettrait de comparer entre elles les performances des différentes agences.


    Objectifs pour 2014

     La part des inscrits de plus d'un an devra passer sous les 34% (elle était en mai de 38,7%). Celles des jeunes et seniors au chômage de longue durée devront baisser respectivement d'un et deux points par an. Le taux de sortie vers l'emploi durable six mois après toute formation prescrite par Pôle emploi devra gagner 5 points (objectif 53,6%). 50% des CV des demandeurs d'emploi en ligne 
    Décupler les annonces

    Pour "démultiplier" les offres d'emploi consultables depuis pôle-emploi.fr, Pôle emploi va nouer "de nouveaux partenariats" avec les sites d'annonces privés et les réseaux sociaux. Les demandeurs d'emploi pourront plus facilement candidater directement. Le service aux entreprises, 100% en ligne pour celles souhaitant gérer seules leurs offres, sera "renforcé" pour les petites entreprises ne disposant pas d'un service de ressources humaines ou connaissant des difficultés de recrutement Des conseillers dédiés aux entreprises seront testés en 2013.

     

    Comme le note très justement actu chômage  "L'accompagnement en temps de crise est un pansement sur une jambe de bois.

    Que le nombre d'agents soit suffisant et que ceux-ci soient bien formés pour assurer leur mission d'information (droits, accès à la formation…) et d'indemnisation aux chômeurs est certes indispensable. Mais en ce qui concerne l'accompagnement, la question qui se pose est de savoir s'il est vraiment utile d'augmenter à ce point les effectifs de Pôle Emploi dans le contexte archi-dégradé où nous sommes, au vu des dernières prévisions de croissance de l'Insee (0,4% au mieux pour 2012 et entre 1% et 1,3% pour 2013) et de celles de l'Unedic qui ne voit pas le chômage baisser avant 2014.

    Car tant qu'il n'y a toujours pas d'emplois dignes de ce nom et en quantité suffisante, l'accompagnement des privés d'emploi ressemble plus que jamais à un pathétique brassage d'air constitué d'orientations, souvent forcées, vers de coûteuses prestations occupationnelles sans lendemain et de pression inutile sur les chômeurs. Donc, plus que jamais, le flicage et les radiations seraient LA solution pour embellir les chiffres. C'est, visiblement, ce à quoi pense Jean Bassères...

    Haro sur les jeunes, les seniors et les chômeurs de longue durée ! "

    illustration JB SUR http://uncrouycien.canalblog.com/albums/humour_a_pole_emploi/photos/71794723-jean_basseres.html 

     

     

  • La gauche et l'entre soi !

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    Chômeurs et précaires  représentent 15 % de la population .

    François Hollande au pouvoir laissera t-il   les précaires et chômeurs  exclus des discussions qui sont sensées régler leur sort ?

    L'absence plus que probable  du Mouvement National des chômeurs et précaires   à la «conférence nationale pour la croissance et l'emploi» des 9 et 10 juillet m'inquiête et me révolte ..... 201104081533_w350.jpg

    Le MNCP ( Mouvement National des Chômeurs et Précaires ) demande à participer à la «conférence nationale pour la croissance et l'emploi» des 9 et 10 juillet. 
    Voici leur communiqué :

    Conférence sociale : les chômeurs à table ou à la porte ?

    Les 9 et 10 juillet prochains se tiendra, au palais d’Iéna, la grande réunion qui doit fixer le cap et l’agenda social des cinq années à venir. Préparée au plus haut niveau de l’Etat depuis fin mai, elle doit être le symbole d’un dialogue social "nouvelle formule".

    Patronat et organisations syndicales seront présents. Mais de quoi sera-t-il question ? De revenus, d’emploi et de protection sociale. Qui restent ignorés et terriblement absents ? Les chômeurs, les précaires et les allocataires des minima sociaux, les premiers concernés et une fois encore les derniers concertés.

    Le Mouvement National des Chômeurs et Précaires, organisation représentant les personnes sans emploi et sans revenu, exprime fortement sa volonté de participer à ses débats pour y porter la voix des chômeurs. A cette conférence, le MNCP souhaiterait porter 3 revendications urgentes et essentielles.

    • Concernant Pôle Emploi : le renforcement massif et rapide d’effectifs formés pour un accompagnement efficace et humain des chômeurs, le retour du contrôle du parcours des chômeurs aux directions du travail (DIRRECTE) et la pleine participation des chômeurs à la gouvernance du service public de l’emploi.

    • Concernant les revenus : au-delà d’une vaste réforme fiscale et d’une refonte du système d’indemnisation du chômage que nous portons, nous appelons une hausse immédiate de 250 euros des minima sociaux et une correction forte du système actuel pour inclure les jeunes qui n’entrent dans l’emploi que par la précarité, et les plus âgés qui n’en sortent que par le même chemin.

    • Concernant l’emploi : nous ne sommes pas hostiles au projet de "contrats de génération" et d’emplois "d’avenir", sous réserve que ces aides soient dévolues à ceux, employeurs comme salariés, qui en ont besoin, que les effets d’aubaine soient endiguées et que ces dispositifs permettent de faire passer les politiques publiques de l’emploi du palliatif au curatif.

    Reçus à Matignon le 18 juin dernier, nous y avons fermement portés notre demande légitime de participation, mais nous sommes ressortis avec un faible espoir et une forte déception. Comment imaginer une seule seconde que les chômeurs et précaires, qui représentent près de 15% de la population, soient écartés de la discussion et une fois de plus baillonnés ?

    Porteur de revendications construites collectivement par les chômeurs, le MNCP souhaite les mettre au débat lors de la conférence sociale de laquelle il n’envisage pas d’être absent. Le MNCP attend donc du gouvernement qu’il se signale par un geste fort et courageux, en invitant les chômeurs & précaires organisés aux discussions qui les concernent.

    Si cette attente légitime n’était pas satisfaite, il est évident que nous nous inviterons à la fête, que nous ferons entendre fortement notre voix et nos propositions, et que nous serons d’autant plus actifs ces 9 et 10 juillet que l’on nous refuserait l’entrée de la conférence sociale.

    Jacques-Henri Vandaele, président du MNCP


    Conférence Sociale : les Chômeurs exclus ! par Actuchomage

    Le Mouvement National des Chômeurs et Précaires est né en 1986. Il est l’héritier du premier syndicat des chômeurs, créé par Maurice Pagat en 1981, quand par le biais d’un article paru dans « Le Monde », celui -ci invitait les chômeurs à se rassembler, jugeant qu’il était « urgent et indispensable d’inviter les chômeurs à refuser la solitude, à résister, à se défendre, à s’organiser et à prendre enfin la parole ». C’est dans un contexte de chômage de masse que des groupes de chômeurs se sont constitués en associations, qu’ils ont senti la nécessité de créer des lieux d’entraide et de solidarité créés et animés par eux, de mettre en place des services de proximité qu’ils ne trouvaient pas dans les organismes existants et de se donner les moyens d’une représentation nationale. Depuis lors, le MNCP n’a cessé de tout mettre en œuvre pour que les actions des associations, que la réflexion collective qui en émerge, soient reconnues par tous les acteurs de la vie politique et sociale. Au cours de plus de vingt ans d’existence, le MNCP a connu des périodes très difficiles, mais il a toujours été porté par les associations qui le composent.
    Ainsi, Le MNCP n’est pas seulement une association de soutien des chômeurs & précaires… mais un mouvement de chômeurs et de précaires.

     Liste d'unions de chômeurs :
    AC ! : Agir ensemble contre le chômage
    Actuchomage : site web d'informations d'actualité.
    Agir ensemble contre le chômage
    APEIS : Association pour l'emploi, l'information et la solidarité des chômeurs et des précaires
    Comité national de lutte et de défense des chômeurs CGT

     

  • Les PME et leurs salariés victimes collatérales des restructurations des grands groupes

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    Jean-Marc Ayrault a dressé une liste de 36 entreprises   susceptibles de  faire des plans sociaux.

    Cette liste  confirme  les mises en garde de la CGT à propos de 46 plans sociaux sur le point d’être révélés. Selon la CGT  45.000 emplois seraient supprimés.

    Carrefour, Conforama, Société Générale tous les secteurs de l'économie sont visés

    Voir la liste sur le site CGT  

    Cette  évaluation a été  confirmée par Arnaud Montebourg, ministre d’un complexe redressement productif. 

    Si les plans sociaux des grands groupes mobilisent médias et politiques ,  le silence reste de mise  pour les  PME et leurs salariés  qui sont les victimes colatérales  des restructurations des grands groupes.

    Le poids des PME diffère fortement selon le secteur d’activités. Si dans l’industrie et les transports, les PME de moins de 250 salariés représentent un peu moins de la moitié de l’emploi salarié (soit environ 45 %), dans le bâtiment-travaux publics elles concentrent 86 % de l’emploi salarié, 69 % dans le commerce, 60 % dans les industries agricoles et alimentaires et 53 % dans les services.

    Dans l’ensemble des secteurs de l’industrie, du commerce et des services, les PME de moins de 250 salariés représentent 58 % de l’emploi salarié soit 8,2 millions de salariés 

    source 

    2 millions de petites et moyennes entreprises  qui subissent de plein fouet  les restructuration des grands groupes  et le dérèglement bancaire......

    En effet , nombreuses de ces entreprises travaillent en sous traitance pour les grands groupes . 

    Lorsqu'une grande entreprise   rencontre des difficultés  , avant de réduire ses effectifs permanents  elle réduit  ses commandes à ses sous-traitants pour adapter ses achats à son plan de charge. Ainsi, les fournisseurs sont les premiers touchés. Elle peut également  rapatrier en interne  les activitées habituellement sous traitées .

    Lorsqu’elle délocalise une activité à l’étranger, les fournisseurs locaux perdent le marché au bénéfice de concurrents étrangers. C’est typiquement le cas des PME du secteur automobile (avec Renault qui ne construit plus qu’une voiture sur quatre en France), comme autrefois pour celles du textile par exemple.

    Si ces mesures restent insuffisantes , elle réduit ses effectifs intérimaires et  contrats temporaires.  

    Si les grandes entreprises parviennent  ainsi  à réduire  l’importance de leurs plans sociaux, elles transposent leurs problèmes chez leurs sous-traitants, obligés de licencier. .

    Les plans sociaux, les délocalisations, les  fermetures des entreprises appartenant à des grands groupes  créent un effondrement de l'activité de leurs sous traitants et du tissu économique environnant.dyn010_original_454_332_pjpeg_2585772_955e2b49031e28d8d74de9e2e2f28ebb.jpg

     Voici quelques dossiers chauds..............

    L'unité de fabrication de semi-conducteurs de toulouse doit fermer le 10 août.

     Ce mardi, 70 salariés ont participé à une manifestation organisée par la CGT « pour la défense de l’emploi industriel en Midi-Pyrénées ».

    •  Rotos 93 (Blanc-Mesnil)

    Le tribunal de commerce a prononcé  la liquidation, puis l’arrêt de l’activité de l’entreprise le 31 mai .

     Les  24 salariés de Rotos 93  ont décidé avec leur syndicat CGT d’occuper leur site jour et nuit.

    Dans un communiqué ils dénoncent "un patron qui, « après s’être rempli les poches » jette l’éponge pour on ne sait quelle raison ; - des éditeurs, après des années, qui les abandonnent et font du dumping social pour augmenter leurs profits ; - un tribunal du commerce qui ordonne trop rapidement la liquidation de l’entreprise, empêchant toute solution de continuation."

    Ils sont décidés à ne pas se laisser jeter à la rue, après plus de vingt années "de dur labeur 6 jours sur 7 pour certains, sans mettre les responsables de cette gabegie devant leurs responsabilités."
    Ils en appellent au soutien et à la solidarité des salariés de leur profession mais aussi de l’interproferssionnel.

    •  PSA, usine d'Aulnay : 3100 salariés

    Incertitude sur l'avenir du site depuis que la CGT a révélé, en juin dernier, un document de travail interne faisant état d'une possible fermeture courant 2014.

    L'usine d'Aulnay produit notamment la Citroën C3, et ce jusqu'en 2014. La direction de PSA, n'a pris aucun engagement écrit au-delà de cette date et au contraire fait comprendre qu'elle devrait réduire sa capacité de production.

    • ArcelorMittal 

     Deux des hauts fourneaux de l'usine de Florange  ( 550 salariés), sont à l'arrêt depuis l‘automne ( commandes insufisantes).

    le PDG du groupe, Lakshmi Mittal a toujours affirmé rejeter l'hypothèse d'une fermeture définitive des hauts fourneaux. En rappelant notamment  s'être engagé à investir 17 millions d'euros pour la modernisation du site.

     Les salariés de l'usine  ont  demandé dès le 9 mai un rendez vous avec le nouveau président de la république. Le gouvernement a décidé, lundi 4 juin 2012, de lancer une mission d’expertise sur les perspectives industrielles de l’usine sidérurgique de Florange , qui remettra ses conclusions d’ici la fin juillet, à l’issue d’une réunion à l’Elysée entre François Hollande et l’intersyndicale d’ArcelorMittal. 

    • Fralib 

     Unilever, propriétaire de l'usine Fralib, Gemenos, dans les Bouches-du-Rhône a décidér sa fermeture, en septembre 2010.

    A ce jour , 103 - sur 182 salariés -contestent  le plan de sauvegarde de l'emploi proposé par la direction et  occupent l'usine.

    L'intersyndicale de l'usine a  fait parvenir à trois ministres - Michel Sapin, le ministre du Travail, Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture et l'Agroalimentaire, et Arnaud Montebourg, dédié au Redressement productif - une lettre réclamant l'organisation d'une table ronde sur l'avenir du site

     

    • Petroplus -

    La raffinerie Petroplus  en Haute-Normandie est en redressement judiciaire depuis 2012. Le site  emploie 550 salariés.

    Le groupe suisse Klesh a fait une offre de reprise avec maintien de 410 emplois., les salariés, , ont sollicité une intervention du gouvernement. 

    • General Motors

      General Motors a annoncé début mai qu'il pourrait vendre son usine de boîtes de vitesse strasbourgeoise. 

    • Air France

    20% de gains de productivité et d'économies, hors carburant, d'ici 2014. 

    Selon les informations du Figaro, le total des suppressions de postes devrait atteindre 5000 emplois d'ici à 2015, sans licenciement sec. Air France compte d'abord, comme par le passé, sur les départs naturels de salariés non remplacés pour réduire la voilure. Mais cette fois, Air France ira plus loin: le plan de départs sera ouvert à toutes les catégories de personnels: hôtesses et stewards, personnels au sol et… pilotes.


    La sous traitance maltraitée en France par journeeseconomie

  • SILENCE sur le scandale des délocalisations

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    Grand reporter, écrivain et spécialiste en politique étrangère, Eric Laurent a publié de nombreuses enquêtes qui ont été vendues à plusieurs milliers d'exemplaires : "Guerre du golf", "La mémoire d'un roi", "Le grand mensonge", "Le monde secret de Bush", ou plus récemment "La face cachée des banques". Eric Laurent a été grand reporter pour Radio France et reporter en politique étrangère pour le Figaro Magazine.

     Il a publié un livre , à lire sans plus tarder : Le scandale des délocalisations

    Quelques extraits :

    "La plupart des dirigeants n'investissent plus de manière sérieuse et à long terme, dans la formation et la qualification de leurs employés. Aux Etats-Unis, nombre d'entre eux, confient en privé: "D'accord pour que mes salariés améliorent leurs compétences, mais qu'ils le fassent à leurs frais et en dehors du temps de travail".

    "A quoi bon investir de l'argent et du temps dans la mesure où l'objectif, non avoué, est la délocalisation prochaine de ces emplois vers l'étranger." Ce refus affiché de parier sur la qualité des hommes et le renforcement de leur compétence, a deux explications. L'une évidente, le dédain envers l'investissement humain, l'autre plus pernicieuse : à quoi bon investir de l'argent et du temps dans la mesure où l'objectif, non avoué, est la délocalisation prochaine de ces emplois vers l'étranger.

    Le patron d'une entreprise, auquel on demandait quels étaient pour lui les principaux critères de recrutement, répondait :"Une personne qu'il n'est pas nécessaire de former et qui peut prendre immédiatement ses fonctions.

    " Interrogés, 6% seulement des patrons américains évoquent la compétence de leurs employés comme raison de conserver la production sur place. Même si les chiffres en Europe sont un peu plus élevés, ils révèlent le même état d'esprit."Contrairement aux annonces optimistes des compagnies, l'outsourcing réserve parfois des mauvaises surprises et des coûts cachés, notamment en termes judiciaires.

    Des échecs soigneusement dissimulés

    "Des groupes importants avec des cabinets juridiques gravitant en permanence autour d'eux, se sont révélés incapables d'anticiper les problèmes. Notamment dans le cas où ce groupe ferme des usines pour confier la production à des sous-traitants.[...]

    "Mes supérieurs voulaient à tout prix ménager la susceptibilité de nos interlocuteurs."

    [...] Le responsable d'un grand groupe français installé à Shanghai me confie : "J'ai été consulté pour relire un contrat qui avait été rédigé par notre partenaire chinois et qui ne contenait aucune clause nous protégeant. J'ai déclaré à mes supérieurs qu'il fallait totalement en renégocier les termes, point par point. Vous auriez vu leurs visages : ils étaient furieux de mes objections, et paniqués à cette idée. Et vous savez pourquoi? Ils me l'ont dit clairement : ils voulaient à tout prix ménager la susceptibilité de nos interlocuteurs et surtout ne pas leur faire perdre la face. A cet égard, ce fut une réussite : la face c'est nous qui l'avons perdue, notre partenaire chinois a contrefait une partie de notre production et l'écoulait en toute quiétude."

    Je mets en lien un article de Slovar ...Edifiant 

    délocalisation,Medef,élections 

    Source le JournalDuNet Economie

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