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chomage - Page 2

  • Si nous parlions de ce qui fâche : la flexibilité des salariés !

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     Vous avez dit flexibilité ?   

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    Fin janvier 2012,   Nicolas Sarkozy  avait demandé aux partenaires sociaux de négocier des accords de compétitivité-emploi, que ces derniers ont renommés « accords de sauvegarde de l’activité et de l’emploi ».

    François Fillon avait fixé un délai de deux mois à partir de fin février pour conclure ces accords.

    Ces accords devaient permettre  aux entreprises  d'adapter le temps de travail à la conjoncture économique : en cas de difficultés , l'entreprise pouvait  baisser le temps de travail et également le salaire.

    Rappelons que cette  possibilité n'est pas nouvelle avec un garde fou : il faut que chaque salarié signe un avenant à son contrat de travail acceptant la nouvelle durée du travail et la baisse de son salaire.

    En cas de refus du salarié, ce dernier peut être licencié pour motif économique.

    Le nouveau texte devait sécuriser  les accords signés par les organisations syndicales, en supprimant l'accord du salarié.

     Un salarié refusant ,par exemple ,une baisse de salaire  dans le cadre de la mise en oeuvre  d'un accord compétitivité emploi , ne devait plus être licencié pour motif économique .

     Les modalités du licenciement  n'avaient pas été précisées  par le Medef, qui parlait  seulement de « rupture du contrat de travail ».

    Pour le Medef  une sorte de licenciement new look ! ni pour motif économique ni pour faute ...... garantissant au salarié récalcitrant le versement d'indemnités et le droit à un préavis ....

     CGT et FO étaient  opposés à la conclusion de ces accords. 

     la CFDT et le Medef se disaient  prêts à en débattre. 

      Benoît Hamon, alors porte-parole du PS avait déclaré  "Il faut que les salariés le sachent, il n'y aura plus de code du travail, il n'y aura plus de loi qui les protégera". 

     François Hollande,  candidat aux élections , lors d'une visite à Gandrange, fin février,  tançait "ces accords  sont discutés dans un moment qui tombe parfaitement mal".  il promettait : "Ils ne verront pas le jour et nous aurons à cœur de faire en sorte que les syndicats puissent négocier dans de bonnes conditions des accords sans avoir à remettre en cause la durée légale du travail, parce qu'en l'occurrence, c'est ça qui est recherché." ( article de l'Express du 24.02.2012 )

    Les négociations entre partenaires sociaux sur la question n'avaient pas abouti dans le délai de deux mois fixé par M. Sarkozy.

    Le 16 mai, après la victoire de M. Hollande, les partenaires sociaux avaient décidé du report de cette négociation dans l'attente de rencontrer le nouvel exécutif.

    Début juillet, Jean-Marc Ayrault déclarait : "La négociation compétitivité-emploi, mal engagée, n'est plus à l'ordre du jour"


    Lors de la conférence sociale des 10 et 11 juillet,  on ne parle plus d'accords "compétitivité-emploi", mais de "plans collectifs de sauvegarde de l'emploi".

     "Une réflexion sur le contrat de travail doit être engagée", estime M. Hollande en ouverture de la conférence, avant d'évoquer "des formules nouvelles (...) pour prévenir les plans sociaux ou en limiter l'impact". 

    Fin août, , Jean-Marc Ayrault demande aux partenaires sociaux, lors de l'ouverture de l'université d'été du Medef, d'accélérer le rythme" sur ces accords, dont le nom est désormais "sécurisation de l'emploi"

    Le Medef souhaite  des accords impliquant la possibilité de négocier sur le temps de travail. La CGT et FO sont fermement opposés à cette idée.

     Jean-Marc Ayrault demande  de" faire en sorte qu'en cas de difficultés, toutes les solutions, toutes les alternatives soient bien prises en compte". Michel Sapin, le ministre du travail, évoque à son tour une" négociation sur les aspects de la sécurisation des emplois pour les salariés, mais aussi pour les entreprises elles-mêmes". 

    Dans  son  document  d'orientation sur le chantier de la sécurisation de l'emploi, qu'il transmet à la rentrée aux partenaires sociaux, le gouvernement demande de tout faire pour  faire avancer ces négociations, qui piétinent. 

    la France passe la barre symbolique des 3 millions de chômeurs et François Hollande a mis entre les mains des partenaires sociaux une partie essentielle de son futur bilan.    

     "En refusant de trancher lui-même et en mettant tous les sujets sur la table - des accords compétitivité-emploi à la refonte des licenciements, en passant par la lutte contre les contrats précaires et une plus fine association des syndicats à la gestion prévisionnelle des emplois -, François Hollande souhaite replacer patronat et syndicats  au centre du jeu, promettant même de constitutionnaliser le recours au dialogue social.

    Si cette méthode  change de l'interventionnisme et de  l'autoritarisme de Nicolas Sarkozy dans les dossiers sociaux, n'est ce pas un moyen qui permet  d'éviter  de prendre  des mesures concrêtes  pour lutter efficacement contre les délocalisations et la paupérisation  d'une partie de plus en plus nombreuse de la population ?

    En effet il y a urgence  car  il est intolérable:

    • de laisser plus de 8 millions de personnes vivre avec moins de 900 euros par mois ( Plus de 10 % de la population vit en marge des normes de la société avec difficultés et handicaps sociaux se cumulant : logement , emploi, accès aux soins etc..).
       La progression du chômage depuis 2008 a aggravé la situation
    • de tolérer que 4 millions de personnes dont 600 000 enfants souffrent de mal logement .
    • d'ignorer 100 000 personnes dont 20 000 enfants qui "vivent" dans la rue.
    • d'admettre que 3,7 millions de travailleurs - soit 15 % des actifs - disposent de revenus individuels d’activité inférieurs à 60 % du revenu médian et peuvent donc être considérés comme pauvres.
    • d'admettre que 2,9 % des Français ne mangent pas à leur faim, que 1 % de ménages ne disposent pas d’eau chaude, 6% n' aient pas de chauffage.
    • de permettre que les entreprises continuent à délocaliser au nom de la compétitivité
    • d'une manière générale de ne pas remettre en cause nos fondamentaux économiques et financiers qui vont précipiter les peuples de l'Europe dans la pauvreté.



      Force est de constater que nos gouvernants n'ont plus aucun pouvoir face à la "mondialisation " et aux détenteurs des capitaux.

      J'ai encore la faiblesse de penser et d'espérer que la Gauche ne va pas se contenter de gérer la pénurie mais être une force de proposition au niveau de l'Europe pour inverser le processus de la récession.  pauvrete-cgtcg08-cg08-syndaicat-cgt-ardennes-08.jpg

     


     Lire également :

    Salariés , vous devrez déguster la sauce Fillon-flexisécurité

     Blabla au sommet et pénurie en bas de l'échelle.....

  • Pourquoi pas un spray anti suicide pour les pauvres, les précaires et les chômeurs qui se suicident ?

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    Trois petits tours et puis s'en vont !

    Le silence est retombé sur ce fait divers qui est en partie le reflet « de la situation de crise avec les menaces sur l’emploi, la pauvreté, le sur endettement et un nombre croissant de personnes ayant du mal à faire face aux réalités de la vie ».

    Pour le Pr Debout, chef du service de médecine, la vague de suicides observée sur les voies de chemin de fer pendant le week-end de Pentecôte en France reflète la dureté de la crise économique et traduit « quelque chose de l’ordre d’une protestation, pas forcément consciente, une sorte de prise à témoin de la société ».

     « J’ai annoncé que la crise aurait provoqué 750 morts de plus par suicide par an… mais c’est une estimation depuis le début de la crise en 2008 qu’on ne peut vérifier faute d’un outil véritable de compréhension du suicide » explique le médecin légiste, qui milite depuis 1993 pour la mise en place d’un « observatoire du suicide ».

    L'immolation par le feu d'un allocataire du RSA,   soulève  la question de la détresse psychologique des précaires et des demandeurs d'emploi en fin de droits.suicide,pauvreté,caf,chômage

    Le 8 août, en  entretien avec un conseiller de la Caisse d'allocations familiales (Caf) de Mantes-la-Jolie (Yvelines), un chômeur de 51 ans s'est aspergé de liquide inflammable avant d'y mettre le feu.

    Décédé depuis , cet homme, dont le RSA avait été suspendu et à qui l'on réclamait pour la quatrième fois des pièces justificatives, vivait dans une caravane après une séparation. 

     Ce n'est pas un cas isolé. ( un homme endetté s'est suicidé d'une balle dans la tête devant un centre des  impôts de la région Parisienne)

    Que doit on comprendre  au-delà du simple fait divers ? 

    Nous pouvons lire dans actu chômage ( article recommandé) :

    Vers 10 heures du matin, un homme s’est présenté spontanément au guichet de la Caisse d’allocations familiales de Mantes-la-Jolie. Selon Sébastien Rochat d’Arrêt sur images, le  RSA de cette personne était suspendu depuis le mois de mai car elle n’avait pas fourni les justificatifs de ressources demandés : sa date de cessation d’activité et les fiches de paie correspondant à son activité des mois précédents. 

    Reçu dans un box, il est resté calme face aux explications de la conseillère, a sorti une bouteille d’eau contenant du white spirit dont il s’est aspergé puis un briquet avant de se métamorphoser en torche vive. Le personnel et des «usagers» sont intervenus pour éteindre les flammes. Il a ensuite été transporté au service des grands brûlés de l’Hôpital Saint-Louis.  

    • Un  allocataire lambda  

    Selon  Philippe Castanet, directeur de cabinet du sous-préfet de Mantes,   cet homme qui était agé de 51 ans , infirmier au chômage, inscrit au RSA depuis juin 2010,  alternait quelques missions d’intérim en tant qu’infirmier ou brancardier avec des périodes d’inactivité. Séparé de sa femme, père de deux enfants, il était domicilié chez sa sœur à Mantes-la-Ville, mais vivait depuis plusieurs mois dans une caravane sur un camping de Moisson, une commune voisine de Mantes-la-Jolie. 

     L’homme était peu connu des services sociaux auprès desquels il ne s’était manifesté qu’en mai dernier pour son RSA, et pas davantage de la CAF de Mantes-la-Jolie où il n’avait pas été reçu depuis 18 mois. Un homme discret, isolé, en grande précarité, qui s’efforçait de survivre à coup de missions d’intérim et à qui la CAF venait de suspendre le RSA. 

    Selon la préfecture des Yvelines "Ce rendez-vous était un échange très classique et très paisible, rien ne laissait supposer qu'on pouvait en arriver là" qui a estimé que cet "allocataire lambda" devait connaître "de multiples difficultés personnelles inconnues".

    Le 8 août, le cabinet de Marisol Touraine, a fait un communiqué dans lequel la ministre des Affaires sociales exprimait «sa profonde émotion face à cet acte désespéré d'une personne que les difficultés de la vie ont manifestement conduit à un geste tragique».

    • Un allocataire , que «des difficultés personnelles inconnues» ont poussé à commettre «ce geste désespéré».

    Pour le directeur de cabinet du sous-préfet de Mantes, il est  inconcevable que les seules difficultés administratives et financières de cet allocataire soient à l’origine de l’immolation, un «acte de colère grave. Il devait y avoir quelque chose derrière».

    Selon le directeur  de cabinet  «c’est un cas courant, les gens à qui on suspend leur allocation puis auxquels on reprend le versement, dès lors qu’ils ont fourni les pièces demandées. Il y a des milliers de gens à qui ça arrive». 

    • Une  communication officielle  qui nie la souffrance des précaires perdus dans le dédale des procédures de plus en plus lourdes 

    Une communication  officielle  imprécise, voire contradictoire, impossibilité de joindre le directeur de cabinet de Marie-Arlette Carlotti, le Vice-Président du Conseil général des Yvelines chargé de l’exclusion ou la Directrice de la CAF des Yvelines ou Martin Hirsh, créateur du RSA… 

     Une communication officielle  qui  minimise  cet acte  en l'interprétant comme un cas isolé qui cache certainement d'autres difficultés personnelles.

     Une communication officielle  qui refuse  d'admettre les  procédures déshumanisées  mises en place  par des services  qui devraient  créer  du lien social . 

     Une communication officielle  qui refuse  d'admettre les  difficultés de communication entre agents et usagers.

     Virginie Gorson-Tanguy, chargée de la communication de l' association de chômeurs, se dit révoltée par l’asymétrie en matière de communication : «Il y a d’un côté les pauvres salariés en souffrance de la CAF auprès de qui on intervient et de l’autre un type un peu taré. Les allocataires qui étaient à la CAF ce jour-là, ils n’ont pas été traumatisés, eux ? On parle beaucoup de la souffrance au travail, mais pas de celle des chômeurs. Il existe une médecine du travail pour les salariés, mais rien pour ceux qui sont sans emploi».

    Pour Virginie Gorson-Tanguy, le dispositif-même du RSA entraîne  une gestion administrative lourde et kafkaïenne. «Le RSA a été introduit alors qu’on renforçait cette notion très contestable et culpabilisante des droits et devoirs. Quant au RSA activité, c’est une véritable usine à gaz. Tu déclares un boulot, on te réclame une pièce, tu la renvoies trois fois, ta situation change entretemps et tu n’as plus de travail, ce qui entraîne un décalage dans le temps dans le versement des prestations, puisqu’ils ont pris en compte ta situation du trimestre précédent. A vivre en tant qu’allocataire, c’est l’horreur». 

    Il est plus simple administrativement, souligne la jeune femme, de percevoir le RSA-socle qui a remplacé l’ancien RMI (475 € pour une personne seule sans allocations logement, 418 € avec). Un paradoxe puisque le RSA activité, qui complète les revenus liés à un travail, est censé faciliter le retour à l’emploi alors que le RMI était critiqué sur ce point. Seuls les associations de chômeurs avaient dénoncé en 2008, lors de la mise en place du RSA, un «dispositif ingérable, mélange des genres entre chômage et activité, entre CAF et Pôle Emploi, qui est tout sauf un progrès», pour reprendre le mot de Robert Crémieux, ex-Président du MNCP. L’une des conséquences de cette complexité administrative, c’est le non-recours au RSA : plus du tiers des bénéficiaires potentiels ne le demanderaient pas, soit une économie de 5,2 milliards d’euros pour les pouvoirs publics.


      Pour les syndicats, la complexité à gérer le RSA est renforcée par la réduction des effectifs aggravée par le gouvernement précédent. La situation de la CAF des Yvelines, dont l’ensemble des sites sont fermés tous les après-midi depuis deux ans afin de permettre un «rattrapage» dans le traitement des dossiers, en témoigne. 

     
     Comme l'indique très justement  Alain Marcu, de l'association AC! (Agir contre le chômage et la précarité) ce fait divers reste " un drame emblématique d'une réalité sociale occultée, de la désespérance et du parcours du combattant de personnes invisibles, isolées, inorganisées, qui ont honte, et dont la situation matérielle ne peut faire qu'empirer"

    Ce militant raconte avoir croisé "beaucoup de gens venus demander assistance avant de disparaître" et évoque le cas d'un de ses collègues militants, qui a choisi de se pendre.

    "Mais la désespérance est des deux côtés du comptoir" des administrations où échouent ces naufragés de la crise, que ce soit la Caf ou Pôle emploi, insiste-t-il: "la rationalisation des services publics est vécue comme une brimade supplémentaire".

    "Avec cette immolation, on est au coeur du problème: il faut considérer que le chômage est une souffrance, et qu'une erreur administrative peut être vitale", souligne Virginie Gorson-Tanguy, du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP).

    "Les réponses stéréotypées, la déshumanisation du service public, engendrent une désespérance des usagers et des salariés alors que la situation est en train d'exploser", abonde Philippe Sabater, représentant du syndicat majoritaire chez Pôle emploi, le SNU-FSU.

    "Si on est dans une relation mécanique, il peut arriver le pire", raconte cet ex-conseiller, qui a vu des demandeurs d'emploi "effondrés, dans une situation de deuil" et souligne que ses collègues ne sont pas tous armés pour réagir, même si Pôle emploi leur propose de courtes formations.

    "Heureusement, il y a des contournements des obligations administratives, les demandes de pièces àoriginal.jpg répétition notamment. Sinon, le système aurait déjà implosé depuis longtemps", ajoute-t-il.

      Aucun media  n'a cité le nom de cet homme , ni retracé son parcours personnel... juste  un désespéré... presque un cas isolé , une anomalie voir  une incongruité  en des temps de congés et de jeux olympiques .

    Le peuple a faim donnons lui de la brioche... ou un spray anti suicide : la dernière "trouvaille" des chercheurs américains.

     

  • Il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages !

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    emploi,chômage,jeunes,précaritéEn surfant sur le net , j'ai visionné cette vidéo que je livre à votre jugement. (première vidéo en fin d'article).

    Personnellement , je trouve scandaleux qu'on puisse mettre en ligne une vidéo dans laquelle on ne donne  la parole qu'à un  entrepreneur qui ose dire que les jeunes ne souhaitent pas s'engager !

    Si ce phénomène existe , il reste marginal et ce , dans des secteurs très spécifiques ..... tous les lecteurs qui ont des  enfants  jeunes adultes à la recherche d'un emploi savent que ces derniers   acceptent des jobs sous payés, précaires  pour commencer à construire leur vie. Les parents qui continuent à aider financièrement leurs  jeunes sont légions !  des aides qui ne sont reconnues que partiellement par le régime fiscal alors que les aides aux entreprises  ne se comptent plus !  

    A ce jour, il existe 170 offres d'emploi de "jardinier paysagiste "sur le site pôle emploi. ( France entière)

    Ces offres, qui sont récentes , sont pour 30 % des offres de CDI .

    Salaire proposé pour salarié qualifié  ayant une expérience : le SMIC .

    Vidéo intox....   intox vidéo.

    Il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages !

     

    pour vous amuser

     

  • Tous ont été conviés à la grande conférence nationale pour la croissance et l'emploi sauf le pape et les ......Chômeurs !

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      Nous pouvons lire dans les dessous du social :

     "Près de 300 personnes (dont le président de la République, le chef du gouvernement, huit ministres, les leaders des huit organisations patronales et syndicales représentatives, des représentants des collectivités territoriales…) se sont enfermées pendant deux jours à huis clos au Conseil économique, social et environnemental (Cese). 

    Une première.

    Leur mission? S'entendre sur l'agenda des réformes à venir et sur les dossiers qui relèveront d'une négociation ou d'une simple consultation du gouvernement.

    «Tout le monde est mobilisé, il n'y a que le pape qui ne peut pas venir», a ironisé un proche du chef de l'État pour mieux faire ressortir les enjeux de la «grande conférence sociale».

    J'ajouterai  au pape , les représentants des principaux intéressés :  les chômeurs et précaires ...... 

    social,emploi,chômage,austérité,cgt,syndicats,françois hollande,bernard thibault

    Fin mai 2012  le nombre de demandeurs d’emploi ou de personnes en sous emploi  inscrites à Pôle emploi   s’établit à 4 347 100 en France métropolitaine.

     catégorie A  (demandeurs sans emploi ) : 2 922 100  

     catégories B et C  ( demandeurs exerçant une activité réduite ),  demandeurs exerçant une activité  de plus de 78 heures au cours du mois)  : 1 425 000  

      Le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi en catégories D et E s’établit à 612 900 en France métropolitaine fin mai 2012.    (personnes inscrites à Pôle emploi qui ne sont pas tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi : elles sont soit sans emploi et non immédiatement disponibles (catégorie D), soit pourvues d’un emploi (catégorie E). )

    Un phénomène qui devrait s’amplifier dans les semaines à venir alors que la conjoncture s’assombrit.

    Le Premier ministre a ramené  à 0,3% la prévision de croissance pour 2012 et à 1,2% pour 2013, contre respectivement 0,4% et 1,7% auparavant. Résultat : «Les entreprises prennent des mesures préventives», décrypte Pierre Ferraci, président d'Alpha, l'un des grands cabinets d'expertise pour les CE.

    Ces chiffres ne tiennent pas compte des personnes en situation de grande précarité qui ne sont pas inscrites à Pôle emploi ...... 

     Dans ce contexte, le taux de chômage devrait franchir la barre symbolique des 10% dès cet été.

    Pour créer des emplois, le taux de croissance doit atteindre au moins 1,2% et dépasser 1,7% pour faire baisser le chômage, selon Éric Heyer (OFCE).

    Le chômage et le sous emploi touchent plus de 10% de la population et malgré l'ampleur du phénomène , les organisations de chômeurs et précaires sont  les grandes absentes de la «conférence nationale pour la croissance et l'emploi» .

     Les 9 et 10 juillet, les chômeurs sont restés à la porte du siège du Conseil économique, social et environnemental (Cese).

     Souhaitée  par François Hollande et érigée en symbole d'un dialogue social "nouvelle formule", cette conférence  se déroule  donc  sans les  représentants des intéressés.

    Une situation qui m'interroge ! 

     

     Actuchomage lève le voile sur un sujet encore tabou : la dépression qui, en ces temps de licenciements massifs, de chômage de longue durée, de précarité accentuée, touche des populations vulnérables.

    Chaque année en France, 11.000 personnes (sur 200.000 tentatives) se suicident. Parmi elles, combien de Chômeurs, combien de Précaires ? Les chiffres fiables font cruellement défaut.

    Pour sa part, le psychiatre Michel Debout - qui milite en faveur de la création d'un Observatoire du Suicide - estime que, depuis 2008, 750 demandeurs d'emploi supplémentaires auraient mis fin à leurs jours. 750 de plus que les chiffres "habituellement" observés.

    Sophie Hancart d'Actuchomage a rencontré des chômeurs ex-dépressifs et des professionnels de l'accompagnement psychologique.

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