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actualités - Page 2

  • billets annoncés

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    libre-parole.JPGvous êtes de plus en plus nombreux à lire mes articles et surtout à laisser un petit commentaire

    je constate avec grand plaisir que  vous commencez à dialoguer entre vous

    les échanges d'idées , de points de vue  des lecteurs  font vivre un blog et lui en confèrent toute sa valeur

    je vous remercie de votre fidélité

     

    ce petit préambule avant de vous annoncer plusieurs billets sur l'actualité juridique

    celle -ci est toujours aussi dense et les mois à venir seront encore bien chargés de nouveautés

    le prochain billet traitera de l'avancement des travaux parlementaires en matière de droit social

    le suivant des négociations en cours entre patronat et syndicats

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  • antenne emploi new look ou le GIGN des reclassements

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    la visite  au pôle emploi a  donné des idées à notre ami Laurent Wauquiez

    la vérité étant ailleurs ( désolée pour ce petit clin d'oeil à une série télévisée bien connue) Le secrétaire d'état à l'emploi, Laurent Wauquiez, souhaite  s'inspirer du modèle anglais  pour " activer le reclassement des salariés licenciés"

    GIGN-couverture-_1_.jpg

     

    dimanche au cours du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro il a indiqué  qu'il voulait un "droit au rebond" pour les salariés victimes de la crise, par le biais de "passerelles" entre les secteurs qui licencient et ceux qui recrutent"
    Estimant que le système d'accompagnement des salariés licenciés était "trop passif et trop tardif", M. Wauquiez a expliqué qu'il fallait "travailler secteur par secteur" pour "voir comment on peut organiser des passerelles pour permettre aux salariés licenciés dans des secteurs où on perd de l'emploi de rebondir dans des secteurs qui continuent à embaucher".

    Le secrétaire d'état a proposé qu'on "systématise" ce dispositif, "avec un tableau de bord au niveau national des secteurs où il y a des plans sociaux et qui licencient, et la manière de transférer ces compétences dans les secteurs qui embauchent".


    Appelant à agir "en amont" du licenciement, il a souhaité "explorer" l'idée des "cellules de réponses rapides", créées au Royaume-uni, "qui viennent" dans l'entreprise dès qu'"on sait que le licenciement sera irréversible".


    Ainsi, selon lui, après un "bilan de compétence" individuel de tous les salariés, il faut "commencer à construire sur le rebond, avec les entreprises qui sont autour".

    les cellules de réponses rapides  mais oui c'est bien sur .... la remise au goùt du jour des fameuses antennes emploi ou cellules de reclassement que tous les cabinets et conseils en stratégie vendaient dans les années  1990-2000 aux entreprises qui licenciaient

    ces antennes emplois n'ont pas fait leur preuve et pourtant le marché à l'époque n'était pas aussi  déprécié qu'aujourd'hui

    SAINT WAUQUIEZ.jpgalors  la grâce les a peut être touchées et un miracle va certainement se produire  saint Laurent Wauquiez va y pouvoir.

    vous trouverez ci- aprés un petit bilan  concernant ces antennes emplois :

    "Selon une étude du ministère du Travail, la quasi-totalité des 570 plans de sauvegarde de l’emploi étudiés sur la période 2002-2004, prévoient la mise en place d’une cellule de reclassement. Mais seul un salarié sur 5 retrouverait un CDD après un plan social. L’IRES note dans un rapport de 2005 que moins d’un salarié sur deux décide d’intégrer la cellule de reclassement. Les faibles performances des cellules de reclassement s’expliquent par la logique des préretraites ou du chèque valise qui a prédominé jusque dans les années 85. Mais les sociétés d’outplacement n’ont pas su relever le défi et aujourd’hui les salariés préfèrent négocier des primes de départ plutôt que d’adhérer à une cellule qu’ils jugent inefficace. « Aucun dispositif de reclassement se déroulant sur 6 à 18 mois ne peut faire des miracles. Mais en amont, l’entreprise doit participer via sa GPEC à maintenir l’employabilité des salariés. Cette phase de reclassement doit être plus intégrée en amont dans l’entreprise »

     

  • Les séniors actifs interview du co fondateur du site Bitwiin

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    c'est une grande première sur ce site , le lancement d'une nouvelle rubrique: interview

    régulièrement je publierai les interviews que je réaliserai

    ces interviews aborderont des thèmes  divers qui sont  en relation avec les différentes rubriques de mon site.

    ces interviews seront réalisés par votre serviteur sur une radio libre de la région du sud ouest qui a une forte audience au niveau régional radio asso dont vous trouverez les coordonnées dans la colonne de gauche .

    Aujourdh'hui je publie l'interview du co-fondateur du site Bitwiin , site des retraités actifs , qui met en relation les séniors qui souhaitent travailler et les employeurs potentiels.

  • Patronat vrai ou faux bouc émissaire de la crise?

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    article publiée sur Agoravox

     

    Séquestration par ci ,séquestration par là ... les dirigeants d'entreprise sont -ils  les vrais ou faux boucs émissaires de la crise ?

    avant de vous dévoiler mon opinion   remontons dans le temps

    examinons l'histoire du capitalisme des ces dernières décennies

    bref jetons un coup d'oeil sur notre passé afin de prendre du recul

    évitons ainsi  toute dramatisation des séquestrations de dirigeants qui font la une des médias et  qui n'en restent pas moins illégales !

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    8867_14063.jpgl'effondrement de la bourse de New York en 1929 aux Etats-Unis a entrainé une crise économique mondiale

    Aprés les années 20 appellées  années folles viennent  les  années de la misère  .

    La France, est touchée par la crise à partir de 1931, elle connaît alors une grave déstabilisation sociale et politique.

    la chute de la production, et  la  montée du chômage plongent dans le dénuement le plus total des millions de travailleurs. ( il n'y a à cette époque aucun système collectif de protection sociale )

    des files interminables d’hommes, de femmes et d’enfants attendent la distribution de nourriture gratuite . c'est ce qu'on a appelé la soupe populaire  symbole de la misère sociale.

    le Front populaire gagne les élections en 1936.( élections législatives des 26 avril et 3 mai 1936,)


    joie.ouvriers.jpegAvant la formation du nouveau gouvernement des grèves éclatent dans des usines d’aviation du Havre. Le 11 mai, 600 ouvriers et 250 employés des usines Bréguet ( fabrication de montres) arrêtent le travail  et occupent l'usine pour demander la réintégration de deux militants licenciés  les dockers se solidarisant des grévistes.
    Le 13 mai, les usines Latécoère,  ( fabrication d'avions) sont occupées  . le mouvement de grève et d'occupation d'usines s'amplifie et s'étend sur toute la France.

    A partir de juin  des corporations entières sont en grève : la chimie, l’alimentation, le textile, l’ameublement, le pétrole, la métallurgie, quelques mines, etc. À partir du 5, les vendeurs de journaux, les tenanciers de kiosques, les employés des salles de spectacles, les commis, les garçons de café, les coiffeurs, des ouvriers agricoles etc. font grève, souvent pour la première fois.

    les entreprises sont occupées par les grévistes, qui organisent des comités de grève et les séquestrations de " patrons " ne sont pas rares.

    on compte 12 000 grèves, dont 9 000 avec occupation, avec environ 2 millions de grévistes.

    Peu  encadré par des organisations politiques ou syndicales, le mouvement  a  un côté festif.  on fête la victoire électorale de la gauche, "la dignité ouvrière retrouvée après une longue période de compression"

    Le patronat hésite à employer la force pour évacuer les usines et préfère la négociation.

    Le gouvernement Blum formé le 4 juin cherche  à faire cesser le mouvement de grève. Les accords de Matignon sont signés dans la nuit du 7 au 8 en échange de l’évacuation des usines. Mais la reprise n’est pas immédiate.

    Accords Matignon (7 juin):· augmentation des salaires; . respect de la liberté syndicale élection de délégués du personnel
    Lois sociales de juin 1936: durée hebdomadaire · du travail à 40 heures;  congés payés (15 jours); élargissement des conventions collectives

     

    13mai1968.jpgce fut ensuite la période d'après guerre et la reconstruction  les trente glorieuses. on retrouve alors les mouvements sociaux  avec 1968 .Sud Aviation, Lip ou au Joint Français sont des noms bien connus pour avoir été le théatre de conflits difficiles

    les grèves prennent un caractère de conquête  de nouveaux droits, dans un  contexte de croissance .

    là encore les occupations d'usine et les séquestrations sont courantes

    Près de 10 millions de grévistes en 1968

    on aboutit aux Accords de Grenelle (25 mai) · Hausse des salaires ; reconnaissance de la section syndicale d'entreprise;. promesse de diminution de la durée réelle du travail et à la Loi sur les sections syndicales d'entreprises Création du SMIC en 1970

    cliquez ici pour prendre connaissance d'un document comparatif des mouvements sociaux années 1936 et 1968

     

     

    les occupations d'usine récentes et la séquestration des employeurs et des cadres dirigeants renouent avec ces pratiques

    • le mardi 31 mars en fin d’après-midi, une centaine de salariés de la Fnac et de Conforama ont bloqué François-Henri Pinault, PDG de leur groupe, dans un taxi dans le 15ème arrondissement de Paris, à sa sortie d'un comité européen du groupe Pinault Printemps Redoute. Alors que le groupe vient d’annoncer un « plan d’économies », qui se traduirait par la suppression de 1 200 postes en France.es conflits  sont liés à la défense de l'emploi dans une conjoncture économique  dégradée

    Dans la plupart des cas, les revendications visent à améliorer les conditions des plans sociaux, en particulier sur le volet financier.


    ces actions inquiètent Jean-François Pillard, délégué général de l'UIMM, "En tant que branche, nous ne pouvons pas accepter les violences et l'atteinte à la liberté des personnes" déclare t-il

    Jean-François Pillard est également ulcéré par la réaction  des responsables politiques et de  Nicolas Sarkozy. "Sur Europe 1, le président a affirmé vouloir « sauver le site de Caterpillar », s'engageant à recevoir l'intersyndicale qui l'appelait au secours. "

    Jean-François Pillard s'étonne qu'il le fasse « sans même songer à condamner des actes contraire au droit le plus élémentaire et  à lancer un appel de retour au calme.»
    Il estime que cette attitude « n'est pas de nature à pacifier les relations sociales. il ne faut pas que les responsables politiques jouent avec le feu»

    on peut même lire sur le site l'agora des droites :" Au contraire, les ministres expriment ouvertement une ligne de plus en plus hostile à l’entreprise et aux entrepreneurs. Non seulement ces personnes ont les mêmes droits que les autres, mais les premières victimes de cette indulgence pour la violence, ce sont l’emploi et la croissance de demain. Un devoir essentiel des dirigeants politiques, c’est de tout mettre en œuvre pour protéger les droits de chacun. Leur laxisme actuel est un encouragement directement adressé aux militants anticapitalistes mobilisés pour ce type d’actions."

    Jean-Marie Pernot, chercheur à l'Ires interrogé par Le Monde, n'exclut pas de nouvelles actions de ce type dans les prochaines semaines.

    Le sociologue Lilian Mathieu, cité dans le même article, n'y voit pas " nécessairement un acte de désespoir mais plutôt un moyen de retourner un rapport de forces défavorable ". Il fait observer que les séquestrations de patrons n'ont rien de nouveau. "Utiliser une contrainte physique instaure un rapport de force réel, susceptible de faire plier la direction, explique-t-il. Même si on arrive très rarement à faire annuler un plan social, l'enjeu est de partir dans des conditions plus favorables, d'arracher des concessions ".

    Hubert Landier, expert en relations sociales, pense que ce type d'action  peut  d'étendre aux plus petites structures . "Ce sera peu médiatisé sauf si on en vient à des violences. Ce sont des gens qui n'ont plus rien à perdre", prévient-il.

    Il dit "avoir peur" que la crise économique  qui va perdurer selon les économistes, ne nourrisse des actions "coup de poing" comme celle salariés de Cellatex, qui avaient menacé en 2000 de faire exploser leur usine de Givet (Ardennes).

     

     




    SUITE DE L'ARTICLE DANS QUELQUES INSTANTS
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