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élections - Page 3

  • caricature ? QUE NENNI

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  • Abstention consternation !

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    Un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche annonce que l'abstention pourrait atteindre 32% au premier tour. Et la tendance est négative, puisqu'il y a 15 jours le chiffre était de 29%.

    Si ces chiffres très pessimistes se confirment, 2012 pourrait dépasser le  record de 2002, où 28% des électeurs ne s'étaient pas rendus aux urnes.

    Diffusée depuis le 27 mars, voici la campagne de lutte contre l’abstention menée par l’AACC (Association des agences-conseils en communication).

      Frédéric Winckler, son  président, indique dans un article des échos  : « Nous voulions inverser la tendance abstentionniste, tout en démontrant l’utilité et la créativité d’une industrie qui emploie 40.000 salariés et souffre encore de nombreux clichés. »

     Une opération d’intérêt public autant que d’image.

    Réalisée gracieusement, la campagne a associé les différents métiers de la communication, qui ont choisi une signature commune : « Les agences de communication contre l’abstention. »

     Huit agences ont été retenues (TBWAParis, Herezie, Action d’Eclat, Ailleurs Exactement, Being, Wunderman, JWT, Lowe Stratéus) .

     C’est Wunderman qui a finalement été choisi.

    L'agence a réalisé  ce spot qui s’appuie "sur l’idée que l’élection présidentielle inverse le rapport de pouvoir habituel (peuple/dirigeant)", selon l’agence. Objectif : rappeler aux Français "que leur vote les met en position de force, tel un recruteur faisant passer un entretien d’embauche."

    Source les Echos 

     

     

     Voici  quelques unes des   campagnes réalisées par les agences retenues

    voir l'ensemble des campagnes  sur ce lien  

    Agence  Action d'éclat

    action d'eclat.PNG

     

     Description

    Un argument souvent évoqué par les «abstentionnistes» est le sentiment que leur vote est insignifiant : voter ou pas, après tout, qu’est-ce que ça change ? Un peu comme une goutte d’eau dans l’océan...
    Mais une goutte d’eau suffit pour faire déborder le verre, et changer le résultat.
    En conclusion : «Voter, ça compte».

     

     

      Being 

     

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    Crédits

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    Description

    Les générations futures sont les premières concernées par les décisions politiques prises aujourd’hui, mais – paradoxalement - ils n’ont pas le droit de vote. En révélant cette vérité, la campagne cherche à responsabiliser et à faire réfléchir les adultes qui ont acquis ce droit si important… et qui pourtant ne l’utilisent pas. La campagne les interpelle fortement et de manière très directe, afin de souligner l’absurdité de ne pas voter lorsqu’on peut voter.

     

    ailleursExactement

    Capture.PNG 

    Description

    Nous donnons la parole à tous ceux qui se sont abstenus de voter une ou plusieurs fois au cours du jeu électoral. Ces paroles d’abstentionnistes font écho, résonnent dans les consciences comme autant d’échecs et de déceptions. Par le biais du film, de la radio, de la presse ou de l’affichage nous donnons la parole à ces abstenus, ces gens qui un jour se sont tus... Nous écoutons le pourquoi de cette démarche, leurs attentes, leurs peurs, leurs coups de gueules et surtout leurs prises de conscience que ne pas voter n’a rien changé pour eux.

  • Un candidat de dernière minute aux élections présidentielles !

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     Votez pour Lui !ane-245920.jpg

     

     

    J’avais toujours cru que l’abstention était le langage muet dont il convenait de se servir pour indiquer son mépris des lois et de leurs faiseurs.

    Voter, me disais-je, c’est se rendre complice. On prend sa part des décisions. On les ratifie d’avance. On est de la bande et du troupeau.

    Comment refuser de s’incliner devant la Chose légiférée si l’on accepte le principe de la loi brutale du nombre ? En ne votant pas, au contraire, il semble parfaitement logique de ne se soumettre jamais, de résister, de vivre en révolte. On n’a pas signé au contrat. En ne votant pas, on reste soi. On vit en homme que nul Tartempion ne doit se vanter de représenter. On dédaigne Tartalacrème. Alors seulement on est souverain, puisqu’on n’a pas biffé son droit, puisqu’on n’a délégué personne. On est maître de sa pensée, conscient d’une action directe. On peut faire fi des parlottes. On évite cette idiotie de s’affirmer contre le parlementarisme et d’élire, au même instant, les membres du parlement.

     

    Je me garderai d’insister. Dans le peuple même on perd la foi : les derniers électeurs ricanent. Le paysan renonce à implorer. L’ouvrier songe à d’autres moyens… Rien de bon n’est sorti de l’Urne. Jamais, pour cause de misère, il n’y eut autant de suicides. Qu’a-t-on fait contre le chômage ? Que n’a-t-on pas fait contre la pensée ? Lois d’exception, lois scélérates…

    Bientôt, plus que le suffrage, le dégoût sera universel.

    Je tiens pour prudent de décréter vite le fameux vote obligatoire. Sans cela, au vingtième siècle, je présume que les fonctionnaires seraient seuls en carte d’électeur. Voterait, par ordre, l’état-major. Voteraient aussi les magistrats, les recors [officier de justice] et les gens de police. L’Urne, dont rien n’est sorti de bon, serait la boîte à Pandore — le gendarme.

     

    Le plus Digne
    La conquête de quelques fiefs électoraux par tels ou tels chefs de partis serait d’ailleurs insuffisante pour modifier la situation. On rêve plutôt d’une sorte de boulangisme qui permettrait aux honnêtes gens de manifester à la fois, et sans la moindre ambiguïté, sur toute la surface du pays. On voudrait qu’un cri populaire résumât les aspirations, les colères, ou, tout au moins, les mépris d’une nation qu’on a trop bernée…

    C’est pénétré de cette pensée que nous sommes allé, dans sa retraite, trouver un Maître auquel personne n’avait songé, un modeste dont personne pourtant ne niera la signification précise. Aujourd’hui, l’honneur m’échoit de présenter ce maître au peuple. On l’appelle Maître Aliboron. Ceci soit pris en bonne part. L’âne pour lequel je sollicite le suffrage de mes concitoyens est un compère des plus charmants, un âne loyal et bien ferré. Poil soyeux et fin jarret, belle voix.

    Un âne, vous dis-je — quatre pattes et deux grandes oreilles. Un âne qui brait et doit penser, en voyant grouiller les bipèdes,

    … les juges, les huissiers,
    Les clercs, les procureurs, les sergens, les greffiers ;
    Ma foi, non plus que nous, l’homme n’est qu’une bête !

    Un âne pas trop savant, un sage qui ne boit que de l’eau et reculerait devant un pot de vin. À cela près, le type accompli d’un député majoritard.

    Votez pour Lui !
    Je n’aime pas flagorner le peuple. Voilà le candidat qu’il mérite. À Rome, aux jours de la décadence, la plèbe acclamait un cheval consul. Le bourricot doit triompher en république opportuniste. N’ai-je pas parlé de boulangisme ? En bien ! oui, un boulangisme, mais sans général à panache, sans cheval hoir décoratif :

    C’est un âne, un âne, un âne,
    C’est un âne qu’il nous faut.

    Et l’âne est prêt. Il va courir les réunions. On le verra dans les rues de Paris. Ses amis diront son programme, et les abstentionnistes eux-mêmes, pour une fois, s’en iront voter. C’est un âne blanc. Il se nomme Nul. Les bulletins blancs, les bulletins nuls, compteront enfin — et seront comptés… Tout à l’heure de grandes affiches inscriront sur les murailles le manifeste du candidat. Un comité se constitue : des écrivains, des artistes, quelques orateurs des clubs. De précieux concours sont acquis. Que les Philistins se méfient : L’Âne trotte vers le pouvoir.

     Ce texte d'une parfaite actualité a été  publié en .........1898

      Lors des élections législatives de 1898, le journaliste satirique Zo d’Axa – pseudonyme d’Alphonse Gallaud de La Pérouse et descendant de l’illustre navigateur – surnommé le « mousquetaire de l’anarchie », informe les lecteurs de son journal La Feuille, dont 25 numéros paraîtront entre octobre 1897 et mars 1899, qu’il a trouvé le candidat idéal à même de réconcilier les abstentionnistes avec le vote : un âne blanc appelé Nul. Le jour des élections, « la Bête qu’il faudrait à la Belle Démocratie » traverse Paris entourée de ses partisans, déclenchant une bagarre et entraînant l’intervention de la police

     

  • La lettre ouverte des restos du coeur aux candidats..............

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     Il y a 27 ans .................

    26 sept. 1985 : Coluche lance un appel à la solidarité sur Europe 1. Les Restos du Cœur sont nés.

    "J’ai une petite idée comme ça… ". C’est ainsi que Coluche a lancé l’idée des Restos du Cœur.

    Alors animateur de l’émission quotidienne Y’en aura pour tout le monde, il avait lancé le 26 septembre 1985, dans le studio désormais nommé "studio Coluche" : "si des fois il y a des marques qui m'entendent, s'il y a des gens qui sont intéressés pour sponsoriser une cantine gratuite qu'on pourrait commencer à faire à Paris et puis qu'on étalerait dans les grandes villes de France, nous on est prêts à aider une entreprise comme ça, qui ferait un resto qui aurait comme ambition au départ de faire 2.000 ou 3.000 repas par jour gratuitement".

    En décembre 1985, TF1 diffusait en direct une émission spéciale réunissant des artistes, des hommes politiques et des sportifs : les premiers Restos du Cœur voyaient le jour. Dès la première campagne de l’association, qui s’était achevée au printemps 1986, 5.000 bénévoles avaient distribué 8,5 millions de repas.

    A la demande de Coluche, Jean-Jacques Goldman avait signé la Chanson des Restos, interprétée au départ par Yves Montant, Michel Drucker ou Nathalie Baye, puis reprise par des dizaines d’artistes.


    Coluche : "une petite idée comme ça" par Europe1fr 

     

    En 2010-2011   60.000 bénévoles de l'association ont servi dans leurs 2.055 centres et antennes à 860.000 bénéficiaires (dont 30.000 bébés de moins de 12 mois) plus de 110 millions de repas.

    Comme le note très justement Marc landré  dans  son blog " les dessous du social " Des chiffres qui grimpent d'année en année  (Olivier Berthe, le président des restos du cœur, estime que les 900.000 bénéficiaires devraient être dépassés cette année et ancitipe que l'association va battre encore une fois un nouveau record) mais auxquels on s'est habitué. Comme la société s'est habitué à "vivre" avec un taux de pauvreté stabilisé aux alentours de 13,5% des ménages (si l'on prend la référence à 60% du niveau de vie médian), avec plus d'une centaine de milliers de SDF qui dorment chaque nuit dans les rues (et dont les politiques ne semblent se soucier qu'à l'arrivée des premiers froids avec les premiers décès qui font la Une des 20h)... Pour ne citer que ces chiffres-là."

    Et pourtant, la France est la 5ème puissance économique mondiale avec ses 2.000 milliards de richesse nationale produite chaque année, ses onze entreprises multinationales classées parmi les cent plus grosses mondiales, ses dizaines de riches qui s'exilent chaque année en Suisse parce qu'ils payent trop d'impôts. Et "rien ne bouge".

     Quelles sont les propositions  de nos candidats aux élections présidentielles pour remédier  de manière durable et satisfaisante  à la situation des 8 millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté  ? A ces millions de personnes  qui  sont de plus en plus en marge ....

    Je  suis indignée de voir à quel point  nous nous sommes habitués  au fait que  l'État  transfert  de plus en plus  sur le secteur  associatif ses responsabilités .


    j'applaudis des deux mains lorsque je lis  la  lettre ouverte envoyée par les restos du cœur aux candidats à la présidentielle .

    "Aujourd’hui, les Restos du Cœur invitent chaque candidat à la présidentielle à s’arrêter un instant autour de problématiques vitales pour près de 3 millions de personnes en difficultés.

    Alors que la crise est dévastatrice, et à quelques jours d’une échéance électorale majeure, l’association a choisi de témoigner, pour se faire l’écho des personnes que l’on écoute peu et qui viennent pourtant chaque année plus nombreux demander secours.

    Depuis plus de 25 ans, le combat des 60 000 bénévoles des Restos pour maintenir l’aide aux plus démunis a, conformément à l’esprit fondateur de Coluche,  rassemblé au-delà des clivages politiques.

    Chaque candidat est donc destinataire de six fiches thématiques issues des constats de terrain. Parce que le message est plus convaincant quand il est illustré avec un peu de légèreté, le titre des Enfoirés « Encore un autre hiver » co-écrit par Grégoire et Jean-Jacques Goldman accompagne cette interpellation.

    L’association invite donc, sans prétention, à s’interroger et à agir, chacun dans son rôle: l’Etat comme garant des droits fondamentaux, le monde associatif comme partenaire responsable du combat contre la misère.

    Si les moyens leur sont favorisés, si l’indépendance et la créativité associatives sont préservées, les Restos pourront poursuivre leurs actions « permettant d’accompagner sans assister » et aider ainsi près d’un million de personnes à vivre dans la dignité. "coluch.jpg

     

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