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EN VRAC /HUMEUR - Page 4

  • Le théatre des politiques.

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    La politique est un vaste théatre.

    Peu importe la qualité du scénario et des textes  les acteurs  s'y agitent en s'accrochant désespérément au décor.

    Ne soyons pas aveugles  ou manichéens   le pouvoir corrompt   et  les termes gauche, droite, centre ne veulent plus rien dire !!

    Rappelez vous  il n'y a pas si longtemps  les  salamalecs   des courtisans  de François Mitterrand, le triste spectacle des  éléphants  du parti accompagnant  le monarque élu  sur la roche de Solutré,  le mutisme de la presse " de gauche" sur certaines affaires, et la  mollesse des syndicats  pendant les années Mitterrand....

    Aujourd'hui   c'est au tour de la droite  .

    Depuis quelques années  le développement des techniques de communication et  du net " fixe "  les faits, gestes et paroles  de nos politiques..

    Dérapages verbaux ou de situation plus rien n'échappe aux médias voir aux  simples citoyens .. il suffit d'être là au bon moment  de "dégainer" son portable , d'enregistrer ... à peine un battement de cil   "l'information" fait le tour du net...

    Les "buzz" nous amusent ou nous révoltent  c'est selon ...

    Est ce un exutoire   permis et entretenu par les pouvoirs en place , une sorte d'espace  virtuel de liberté qui libère  les pulsions  de mécontentement mais  réprime  les volontés  de l'action et de l'engagement sur le terrain ?

    Force est de constater  que la politique  est devenue un show pitoyable où chacun joue sa partition au gré de ses ambitions !

    C'est  un gigantesque poker menteur  où les engagements  s'envolent  seule compte l'impression médiatique du moment !

    Politiques  un peu Guignols  et Guignols un peu politiques !

    Pour nous mettre en bouche  voici donc un petit florilège de ces " guignoleries "

    l'année 2009  à l'instar de 2008 est un millésime  corsé et amer !

     

     

    Eric Besson et son doigt d’honneur : Jouant la provoc', le ministre de l'Immigration, Éric Besson, a fait un doigt d'honneur à un journaliste de Canal + pour lui montrer qu'il n'arriverait pas à recueillir des critiques de la part des Jeunes Pop' au sujet de l'arrivée de Philippe de Villiers dans la majorité.

    La vidéo a fait buzz sur le Web: sur Dailymotion, elle a été vue près de 100.000 fois en un jour!

    Invité à expliquer son geste,  sur France Info, Éric Besson a reconnu: "C'était un jeu, mais j'aurais mieux fait de faire autrement". "Je ne pensais pas une seule seconde être piégé par la caméra, donc c'est de ma faute", reconnaît-il. Avant de préciser: "C'est un journaliste que je connais et que j'apprécie. Il m'a chambré pendant toute la journée et moi aussi."


     

    Brice Hortefeux fait dans l’Humour avec un grand H : « il en faut toujours un. quand y’en a un ça va, c’est quand y’en a beaucoup qu’il y a des problèmes… » 5 septembre 2009, université d’été de l’UMP.

    Brice Hortefeux et Jean-François Copé prennent un bain de foule au milieu de jeunes militants du parti présidentiel. Un jeune d’origine maghrébine, Amine, s’avance pour poser au côté des deux figures de la droite. S’ensuit un dialogue pour le moins douteux sur les origines du jeune homme, conclu par cette sortie de bien mauvais goût du ministre de l’intérieur : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes." La vidéo est mise en ligne par lemonde.fr, et le buzz est phénoménal. L’extrait est visionné plus d’un million de fois en quelques jours :




    On ne compte plus les dérives de Nadine Morano, secrétaire d'État chargée de la Famille et de la...Solidarité (!)
    c'est le radeau de la Méduse..... visionnez cette vidéo elle se passe de commentaire !

    Par ailleurs, le 14 décembre à Charmes, dans les Vosges, lors d’un débat sur l’identité nationale Mme Morano  a déclaré : "Ce que je veux d'un jeune français musulman, c'est qu'il aime la France, qu'il travaille, qu'il ne parle pas verlan et qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers".

    Ces propos sont  très choquants  et indignes  des fonctions  de Nadine Morano car  ils  stigmatisent un pan entier de la population française.

     

     

    Au cours d'un reportage  Manuel Valls, Le député-maire socialiste d'Evry (Essonne) parcourant les allées d'une brocante à Evry, lâche à Christian Gravel, son directeur de cabinet et directeur de la communication à la mairie : « Belle image de la ville d'Evry… Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos… »

    lorsque la journaliste Valérie Trierweiler lui demande de se justifier sur ses propos Manuel Valls  argumente :

    « Évidemment avec les stands qu'il y avait là, [j'avais] le sentiment que la ville, tout à coup, ça n'est que cela, (…) ça n'est que cette brocante, alors que j'ai l'idée au fond d'une diversité, d'un mélange, qui ne peut pas être uniquement le ghetto. On peut le dire ça ? (…)

    “Il faut amener une diversité sociale d'abord, parce qu'il est là essentiellement le problème dans une ville comme Evry, qui est une ville qui a évolué, qui est une ville aussi de classe moyenne, mais qui manque d'un centre-ville. Donc, c'est tout le projet de ma ville, d'avoir un véritable centre-ville, qu'on est en train de lancer, et qui permette d'accueillir ces classes moyennes, qu'elles soient issues ou non de l'immigration.

    ‘On a besoin d'un mélange. Ce qui a tué une partie de la République, c'est évidemment la ghettoïsation, la ségrégation territoriale, sociale, ethnique, qui sont une réalité. Un véritable apartheid s'est construit, que les gens bien pensants voient de temps en temps leur éclater à la figure, comme ça a été le cas en 2005, à l'occasion des émeutes de banlieues.

    Rappelons que Manuel Valls  s'est prononcé en faveur de la proposition de loi contre les bandes, rédigée par le député UMP Christian Estrosi :

    ‘Si cette loi va dans le bon sens et permet de lutter efficacement contre ce phénomène, sans se faire d'illusion car on ne règle pas ces problèmes à travers une seule proposition de loi, je voterai en faveur. (…)

    Je fais partie de ceux qui considèrent que, sur ces questions, droite et gauche doivent pouvoir travailler, parce qu'il en va des valeurs de la République et de la sécurité de nos concitoyens.’

    dont acte.....

     

    Patrick Devedjian faux gentleman et vrai faux cul !

    Dans cette vidéo on peut entendre Patrick Devedjian traitant de "salope" l’ex-députée Anne-Marie Comparini.

    Celui ci a reçu pour "la galerie" une petite fessée du  chef de l'Etat qui a  estimé que "ce n'est pas une façon de parler aux femmes" et  de la ministre de la Justice Rachida Dati qui a qualifié l'insulte d'"intolérable".

    Quant à Patrick Devedjian, il a présenté  des excuses,  à l'adresse d'Anne-Marie Comparini, lors d'une conférence de presse  au conseil général des Hauts-de-Seine dont il est président.
    "J'ai présenté dès hier des excuses privées à Anne-Marie Comparini et des excuses publiques par voie de communiqué", a-t-il déclaré.
    "Je regrette profondément ces propos qui étaient une exclamation à la suite d'une parole", a ajouté Patrick Devedjian. Le président du conseil général des Hauts-de-Seine a également insisté sur le fait qu'il "croyait que ces propos étaient privés", n'ayant pas vu les caméras qui le filmaient.

    "Je ne suis pas machiste, je suis avec beaucoup de femmes autour de moi", a précisé Patrick Devdjian avant de reconnaître que ses propos étaient "une faute".

     

     

    La politique rend fou !!

    Lors de la séance du Conseil régional de Picardie, le 28 avril 2008, Maxime Gremetz, député PC de la Somme, s'échauffe et bouscule son collègue socialiste Gilles Seguin .

    Une polémique  s'en est suivie sur les circonstances de l'affaire !

    Une plainte est alors déposée contre l'élu communiste.

    Un mois après ces faits , une vidéo de cette scène est apparue sur Dailymotion...

     

     

    Rachida Dati adore son  travail  et fait preuve  d'un courage au travail sans faille !!!!

    "Là, tu sais où je suis, là ? Je suis à ma place dans l'hémicycle du parlement de Strasbourg !

    "Je pense qu'il va y avoir un drame avant que je finisse mon mandat."

    "Je suis obligée de rester là, de faire la maligne parce qu'il y a juste un peu de presse et d'autre part il y a l'élection de Barroso" (le président de la Commission européenne).

    "Si tu veux, quand t'es à Strasbourg, on voit si tu votes ou pas. Sinon, ça veut dire que t'étais pas là."




    Pour finir 

    Pascal Clément, ancien ministre de la Justice:

    "le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ça ne sera plus la France." déclaration de Pascal Clément, lors de la réunion du groupe UMP à l’Assemblée

    Les élus de la majorité s’était réunis pour débattre du port intégral du voile en France. C’est au milieu des discussions que Pascal Clément a évoqué la question des minarets et lâché sa phrase. "Qu'un ancien garde des Sceaux tienne ces propos anti-laïcs dans une enceinte symbole de la République comme l'Assemblée nationale, c'est insupportable ! C'est ça la démocratie ?", s’est alors insurgée, selon son entourage, Nora Berra en quittant la salle Colbert.

    Pour calmer les esprits, Jean-François Copé, président du groupe UMP dans l’hémicycle, est intervenu pour estimer que les propos de M. Clément n'avaient "rien à voir avec le débat sur la burqa" et pour inviter ses collègues à "ne pas faire d'amalgames". Une mise au point approuvée par le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand. Pascal clément a alors repris la parole pour atténuer ses propos, en se disant favorable à ce qu'il y ait des lieux de culte pour tous mais que en réaffirmant que se posait "le problème de la visibilité".

     

    Que nous réserve l'année 2010 ?

     

  • En France on n'a pas de pétrole on a des idiots !

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    Jeunes de L'UMP venez défiler nus sur les Champs Elysées

    c'est avec une admiration  sans borne que je poste cette vidéo  de ces jeunes  de l'UMP qui  ont manifesté leur soutien  pour le sommet de Copenhague contre le réchauffement de la planète

    Une grande admiration pour ces jeunes qui comme leur saint patron  Nicolas Sarkozy nagent  dans les symboles foireux  ( lettre de Guy Mocquet par exemple...)

    je salue le courage de ces jeunes  qui ont fait  trempette avec combinaisons de surf ( pour ne pas avoir froid s'il vous plaît ... ) dans la Seine pour manifester leur soutien  pour le sommet de Copenhague contre le réchauffement climatique.

    Vous ne supportez pas le réchauffement de la planète et moi je ne supporte pas que 100 000 personnes soient sans logis!

    Je vous propose de faire comme ces vaillants écossais dans le film " Braveheart"

    braveheartrev03-f5cb2.jpg

    Venez  défiler  tous nus sur les champs élysées pour manifester votre soutien au sans logis

    tous nus pour quelle raison me demanderez vous !

    un symbole fort car votre nudité deviendra l'image de leur dénuement.

    Par ailleurs nus  en plein hiver vous pourrez ainsi goûter au plaisir des sans logis qui dorment à même sol  dans le froid et l'indifférence...

     

  • France de coquins ?

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    Retour sur le plus grand scandale de ces dernières années

    Aujourd'hui je vais secouer le cocotier d'un scandale qui se fait discret tant il gène patronat et syndicats.

    Je désigne  ( je n'aurais pas la prétention d'accuser comme  Zola ) le scandale de  l'UIMM .

    Mes amis voici un petit rappel de cette affaire aux multiples ramifications et qui selon mon modeste avis constitue le plus grand scandale de ces dernières années car  il sape le fondement même de nos liens sociaux et de notre démocratie.

    Rappelez vous nous étions en fin d'année 2007 syndicats patronaux et syndicats de salariés   étaient en cours de négociation de l'accord national interprofessionnel de modernisation du marché du travail : un titre ronflant en trompe l'oeil pour   désigner une mise à mort programmée du code du travail et de ses différentes protections du salarié .

    L'enjeu de ces négociations était capital pour la patronne du Medef  Laurence Parisot et l'Elysée ....

    Denis Gautier Sauvagnac président de l’UIMM ( le puissant syndicat de la métallurgie) représentait le patronat  (Medef, CGPME et UPA) et menait à ce titre les négociations .

    Comme un coup de tonnerre dans un ciel  sans nuage, nous apprenions en septembre  2007 alors que l'affaire était connue des plus hautes sphères de l'état depuis longtemps  , que le chef d'orchestre de ce concert de négociations  le bien nommé Denis Gauthier Sauvagnac  avait trébuché et commis une fausse note   !


    Nous apprenions donc que la brigade financière agissant dans le cadre d’une enquête préliminaire pour "abus de confiance" ouverte  par le parquet de Paris avait saisi des sommes en liquide au siège de l'UIMM  et que son patron Denis Gauthier Sauvagnac  avait  pendant 7 ans fait pour plus de 17 millions d'euros des retraits en espèce  sur le compte de l’UIMM.

    Dans un communiqué du  15 octobre l'UIMM  annonçait pudiquement que DGS  s'était  "mis  en retrait des négociations"

    ( traduisez  Laurence Parisot lui avait demandé de se mettre à l'écart ! (dans un premier temps Laurence Parisot avait renouvelé ( pour  donner le change ) sa confiance à Denis Gautier Sauvagnac en le maintenant comme chef de file des négociations .
    Elle avait notamment déclaré sur RTL
    "je suis trés fière de l’équipe des négociateurs que j’ai pu constituer à l’occasion de cette négociation fondamentale (...)il y a des hommes et des femmes de grand talent (...), Denis Gautier Sauvagnc est le capitaine de cette équipe (....)" )

    A qui ces sommes ont elles été versées ? 

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    Remontons aux sources  de cette affaire


    • En 1972 l'UIMM  met en place un système d'entraide  pour les entreprises relevant de son activité  lorsqu'elles sont frappées par des conflits sociaux.
    • Ce système qui  existait déja de manière informelle en 1906 en 1936 et pendant les grandes grèves d'après guerre, est financé  par les cotisations des entreprises adhérentes qui versent un pourcentage de leur  masse salariale soit au début 0.02%, en  2001 0.004%. En  2006  175 entreprises (officiellement) continuent de cotiser.
    • Lorsque les entreprises sont frappées par  des grèves   elles font une demande d'aide à leur fédération
    • En 1972 François Ceyrac  avait confirmé devant les caméras de l'ORTF " il s'agit de mettre en place  un fonds de solidarité  qui permet aux entreprises  de faire face  aux charges anormales  entrainées par les grèves".
    • Tout était dit et la CGT qui avait crié au scandale n'avait plus qu'à se taire.
    • Au  fil des années   c'est un  matelas colossal, un véritable  trésor de guerre que s'est constitué  la puissance fédération.on évoque le chiffre de plusieurs centaines de millions d'euros.( 600 millions)
    • l'UIMM est riche très riche  à partir de 1981 elle consent des avances  au CNPF  sorti exsangue de la campagne des législatives, elle vient également en aide au Medef  en 2003 pour l'achat  de son nouveau siège rue  Bosquet etc... on parle de 52 millions d'euros....
    • l'UIMM est puissante très puissante  les rumeurs  d'arrosage d'hommes politiqes par les caisses de l'UIMM ont été bon train ! ( on ne compte plus les amendements  favorables à la métallurgie  défendus par certains parlementaires : voir le livre page 50 de Guillaume Delacroix : enquête sur le patronat.)
    • Jusque là rien d'illégal ( à priori) sauf que Denis Gauthier Sauvagnac  a fait  pendant huit ans près de 19 millions de retraits en espèce sur les comptes de l'UIMM
    • interrogé par la brigade financière Denis Gautier Sauvagnac a parlé dans un premier temps du financement des oeuvres sociales de l’UIMM évoquant les aides aux salariés et retraités nécessiteux
    Il a évoqué ensuite avoir utilisé l’argent pour fluidifier les relations sociale et a toujours refusé de donner les noms des heureux bénéficiaires de ces sommes.

    laurence-parisot-mars-2008-sakutin.1204556144.jpgCette pratique était connue de tous y compris  de Laurence Parisot

    Dans un entretien au Monde, Daniel Dewavrin, prédécesseur de Denis Gautier-Sauvagnac qui présida de 1999 à 2006 l’Union des industries et des métiers de la métallurgie et aujourd’hui président d’honneur de la fédération patronale, indique que les retraits en liquide ont toujours existé.

    Il assure que ces fonds proviennent de contributions volontaires et légales d’entreprises membres de l’UIMM, il précise que ces versements avaient pour but de "fluidifier les relations sociales" et que Monsieur Sauvagnac n’a fait que continuer une pratique qui existe depuis la création de l’organisation et qui est connue de tous.

    Daniel Dewavrin   a égalemant  déclaré sur l'antenne de France Inter.que  Madame Parisot  était parfaitement au courant de ces pratiques
    "Sur ce point précis, à mon avis, elle ne dit pas la vérité. Elle ne dit pas qu'elle savait depuis longtemps que ces choses-là existaient, qu'elle en a tiré profit pour mener sa politique",  ajoutant que "ça lui sert aussi de prétexte pour attaquer l'UIMM avec une très, très grande violence".
    pour ces affirmations  il a été  assigné par cette dernière  en diffamation, devant la 17echambre civile du tribunal de grande instance de Paris

    ces propos ont été  confirmés par M. Gautier-Sauvagnac et Arnaud Leenhardt, prédécesseur de Daniel Dewavrin à la tête de l'UIMM.

    Tout ce petit monde s'est retrouvé  devant la justice le 19.01.2009 car Laurence Parisot a déposé plainte pour diffamation .

    lire  un article de la tribune   clic ici

    article de  l'Express clic ici

    article de challenges clic ici

    • En mars  2009  la justice a débouté Laurence Parisot de sa demande, estimant que Daniel Dewavrin avait été de «bonne foi». Au cours de l'audience, les deux parties ont continué de s'entredéchirer. Les barons de l'UIMM, venus témoigner en faveur de M. Dewavrin, et Laurence Parisot ont soutenu que tout ceci n'était qu'un règlement de comptes, les uns accusant la seconde, et vice-versa, de tentative de déstabilisation. Laurence Parisot a fait appel de ce jugement voir article rue 89 clic ici

     

    • Quelque 19 millions d'euros en liquide ont été retirés des caisses de l'UIMM entre 2000 et 2007 sous l'autorité de Denis Gautier-Sauvagnac. Les enquêteurs soupçonnent que la majeure partie de ces fonds a pu servir au financement occulte de syndicats voir article du Figaro clic ici .

     

    • L'ancien patron de l'UIMM s'est toujours refusé à dévoiler les noms des bénéficiaires des millions  d'euros de retraits suspects entre 2000 et 2007.

      C'est tout  le gotha du patronat français qui a défilé en avril 2009  dans le bureau du juge Roger Le Loire, au parquet financier de Paris, chargé de l'affaire de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM). Christian Streiff, l'ancien président du directoire du constructeur automobile PSA Peugeot-Citroën , Etienne Bernard, président du groupe des industries métallurgiques (GIM) , Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva, , Joël Karecki, président de Philips France et Jean-Marie Poimboeuf, ex-PDG du groupe naval militaire DCNS. Planifiée de longue date, cette vague d'auditions a débuté le 16 avril avec celle de l'ancien PDG de Safran et membre du bureau de l' UIMM, Jean-Paul Béchat.

      Tous ces grands patrons, membres actifs de l'UIMM ont été  interrogés, comme témoin, sur une éventuelle subornation de Denis Gautier-Sauvagnac visant à acheter son silence dans l'affaire des retraits suspects de l'organisation patronale de la métallurgie. Le magistrat les a questionnés  sur leur connaissance du contrat qui avait fixé les conditions de départ de M. Gautier-Sauvagnac, en décembre 2007, deux mois après la révélation de l'affaire de la "caisse noire" de l' UIMM. Cet accord prévoyait le versement d'une indemnité de 1,5 million d'euros.

      S'il a bénéficié dans son contrat de départ de l'UIMM  d'une indemnité de 1,5 million d'euros et d'une prise en charge "des éventuelles conséquences fiscales" de l'affaire, le contrat a finalement été divisé de moitié en juin. L'UIMM a également supprimé la clause de confidentialité "interprétée comme une clause de silence".
      Reste que Denis Gautier-Sauvagnac a affirmé que son "silence" sur les bénéficiaires des retraits suspects était "sans rapport" avec son indemnité de départ.
    • Mercredi 18 novembre, la police financière s'est rendue dans les locaux parisiens des fédérations de la métallurgie de FO, de la CGC, de la CFDT et de la CFTC, sur commission rogatoire du juge d'instruction Roger Le Loire.

      Le juge cherche à retrouver trace d'un éventuel financement occulte de ces syndicats par l'organisation patronale de la métallurgie, une piste évoquée dans diverses dépositions. En octobre, les syndicats étudiants UNEF, FAGE, UNI et PDE avaient déjà été perquisitionnés. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si ces fonds proviennent d'une caisse de secours mutuel de l'UIMM créée en 1972, l'EPIM.

      extrait du Monde

    • "J'ai découvert [la perquisition] ce matin en arrivant à 8 h 30. J'étais quand même un peu surpris", a dit Jacques Voisin, président de la CFTC, en précisant que les enquêteurs se trouvaient "actuellement, dans [son] bureau et dans [ceux de son] secrétariat". "Allons au bout, la vérité doit être dite sur cette affaire", a-t-il ajouté, déclarant n'avoir "rien à [se] reprocher, il n'y a rien qui ne soit pas transparent et clair dans cette affaire".

      Le président du syndicat CFE-CGC, et ancien patron de sa branche métallurgie, Bernard Van Craeynest, s'est dit "tout à fait serein". "Cela fait des mois qu'on nous annonce qu'on va venir nous voir, c'est aujourd'hui", a-t-il déclaré, précisant ne pas avoir "d'inquiétudes particulières". A FO Métaux, un secrétaire fédéral, Hervé Périer, affirme mercredi : "On ne reçoit pas d'argent et n'en donne pas non plus."

      L'ancien président de l'UIMM Denis Gautier-Sauvagnac est mis en examen pour "abus de confiance", ainsi qu'une dizaine d'autres dirigeants et cadres de l'organisation, en raison du retrait en espèces d'une vingtaine de millions d'euros sur les comptes de l'organisation patronale entre 2000 et 2007. L'ancien dirigeant de l'UIMM a déclaré avoir "fluidifié les relations sociales" avec cet argent et admis avoir ordonné les retraits d'espèces sous sa présidence. Il refuse de nommer devant la police et le juge les bénéficiaires des sommes. Il se borne à indiquer qu'il procédait à des "remises de fonds aux représentants des organismes participant à la vie sociale de notre pays".

      Les syndicats de salariés nient avoir perçu de l'argent. La police et le juge envisagent toutes les hypothèses, y compris celle d'opérations de corruption. L'enquête a permis de découvrir que l'UiMM disposait d'une caisse de 600 millions d'euros, désormais déclarée officiellement.

      .

    Une affaire à suivre de près car elle touche toutes les instances syndicales de notre pays, Patronat, syndicats de salariés, grands patrons , hommes poliques et même l'Elysée ( voir article clic ici quand Chérèque veut vider son sac)

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  • douceur du matin

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    Avant d'entamer une  semaine qui  risque d'être chargée je vous propose une vidéo sobre, touchante et  remplie d'espoir !

     

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