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SANTE - Page 3

  • La pause cigarette " une niche anti productivité "?

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    7723237357_la-pause-cigarettes-sera-deduite-du-salaire-des-fonctionnaires.jpgSelon le soir.be , premier site d'information  belge francophone "Les fonctionnaires fumeurs du Service public de Wallonie doivent désormais enregistrer leurs sorties et rentrées dans le bâtiment et le temps passé à fumer est décompté de leur temps de travail." (information diffusée le 3.10.2011)

    L'administration wallonne compte 18.000 agents  qui sont  loin d'apprécier la mesure y compris les non fumeurs ,car cette obligation, appliquée jusqu'alors de manière sporadique, vient d'être généralisée, sanctions disciplinaires à l'appui.

    Nous pouvons lire sur le site le témoignage d'un agent :

    " Je suis scandalisé. Depuis le mois d'août, nous devons pointer quand nous allons fumer. Nous sommes ensuite tenus de justifier pourquoi nous sommes sortis quelques minutes du bâtiment. Nous devons indiquer que c'était pour aller fumer, et notre fiche de présence contient alors la mention « journée invalide : horaire non totalement respecté », et on nous retire des minutes de notre temps de travail. Cela choque tout le monde, même mes collègues non-fumeurs. Du coup, certains ont commencé à fumer en cachette. Et moi, je vais fumer dehors mais je ne pointe pas. Je crains que, si je me fais repérer, cela soit indiqué dans mon évaluation. » 

    Le fonctionnaire estime également qu'il est privé d'un temps de pause salutaire. « Nous sommes en sous-effectif, et cette pause tabac est un moment très important pour moi. Jamais je n'en ai abusé. Et que dire des fonctionnaires qui passent des heures à discuter dans un bureau ? C'est plutôt à ce genre de comportement qu'il faudrait s'attaquer. »

    Les syndicats viennent de s'emparer du dossier. Ils entendent forcer la direction à revoir ses pratiques, même si rien n'est illégal dans cette politique . 

    Cette information a largement été reprise par les médias français  avec comme  corollaire la question de savoir si  les employeurs français peuvent  faire de même . ( article de l'Expres notamment  du 4.10.2011) 

     Examinons, de manière sommaire, les textes : 

    Premier principe :

    Dès que le temps de  travail quotidien atteint 6 heures, le salarié bénéficie d'un temps de pause d'une durée minimale de 20 minutes. Des dispositions conventionnelles plus favorables peuvent fixer un temps de pause supérieur.

    Lorsque le temps de pause correspond à une interruption réelle de l'activité, il n'est pas légalement assimilé à  du travail effectif et n'est pas rémunéré.
    Des conventions collectives peuvent toutefois en prévoir le paiement.

    Il  est d’usage, dans de nombreuses entreprises , d’admettre l’existence de pauses sur la journée de travail, sans les déduire du temps de travail et donc de la rémunération (pause-café par exemple ).

     L’employeur peut néanmoins décider de ne pas considérer ce temps comme du temps de travail et de ne pas le rémunérer.( sauf  dispositions conventionnelles, contractuelles ou d'usages contraires )

     Deuxième principe :  

    Le décret du 15 novembre 2006, qui a renforcé l'interdiction de fumer dans les lieux à usage collectif et notamment dans les lieux de travail, s'applique à toutes les entreprises depuis le 1er février 2007 .

    Depuis cette date  les emplacements  dédiés aux fumeurs doivent répondre à des normes très strictes et les sanctions  sont renforcées.

     Afin de protéger les non-fumeurs des risques liés au tabagisme passif, l’interdiction de fumer s’applique dans tous les lieux dans lesquels des personnes sont amenées à travailler, dès lors que deux conditions sont réunies : 
     - ces lieux sont à usage collectif, 
    - ces lieux sont fermés et couverts.

    Il est donc interdit de fumer dans tous les locaux affectés à l’ensemble du personnel ( accueil, toilettes, réception, salles de restauration, espaces de repos, lieux de passage, , etc.) et tous les locaux de travail (bureaux, salles de réunion, etc.).

    Par ailleurs  :
     - Toute personne fumant dans un lieu où cela est interdit est passible d'une contravention de troisième classe et le salarié qui commet une faute en ne respectant pas la législation sur le tabagisme ,peut  faire l’objet d’une sanction disciplinaire pouvant parfois aller jusqu’à son licenciement. 
     
     L'employeur qui n'a pas mis en place la signalisation prévue ou qui a mis à la disposition de fumeurs un emplacement non conforme, peut être  puni d'une contravention de quatrième classe .
     Enfin, l'employeur qui est tenu à une obligation de sécurité vis-à-vis de ses salariés pourrait  voir sa responsabilité civile engagée.( Un salarié pourrait considérer qu’il est contraint à la démission en raison de la non application de la législation sur le tabagisme dans l’entreprise. Il pourrait  prendre acte de la rupture de son contrat de travail aux torts de son employeur et obtenir, aux Prud’hommes, que cette rupture produise les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse.) 

    La conjugaison de ces deux principes permet à tout employeur  d'interdire   de fumer dans l'enceinte de l'entreprise ,  d'exiger  que les fumeurs  sortent des locaux pour fumer  ,  badgent  c'est à, dire pointent  et   déduire   les pauses "cigarette" du temps de travail et de la rémunération.( attention sous réserve de dispositions conventionnelles contraires )

    205351554.jpg 

    Certaines  entreprises pratiquent déjà un contrôle stricte des temps de pauses...  

    Attention toutefois  à ne pas tomber dans l'excès !

    On peut lire çà et là que la pause cigarette nuit à la productivité..... et que les gros fumeurs  passent au moins  80 minutes par jour  pour aller fumer à l'extérieur .... voir  article  capitalfr management  

    Le problème est plus complexe que  de simples chiffres  ...  ATTENTION AU RAISONNEMENT SIMPLISTE !

    La pause cigarette peut constituer pour les fumeurs  une soupape  de sécurité pour lutter contre le stress au travail .

    Il ne faudrait pas que la lutte contre le tabagisme devienne un prétexte  pour diminuer  l'espace de liberté des salariés ..

    Interdire  ou ne pas payer la pause cigarette  pourrait être le commencement  ... ensuite viendrait la pause café , la pause pipi  .... 

    Dans certaines entreprises  plus aucune autonomie n'est laissée au salarié  ; c'est le cas  notamment des centres d'appel téléphonique  qui ont mis en place des logiciels qui organisent les temps de pause !

    les résultats sont catastrophiques : 
    Les téléopérateurs, chargés d’effectuer des tâches « simples » et répétitives, sont soumis à des objectifs de rendements importants et sont régulièrement contrôlés. Le rythme de travail intensif et les conditions de travail astreignantes peuvent entraîner :
    une dégradation de l’état de santé des salariés (fatigue, stress, anxiété, troubles du sommeil, épuisement nerveux…),
    des difficultés pour l’entreprise (absentéisme, turnover, difficultés de recrutement et de fidélisation).1129295039pause-cafe.gif 

     

    site CNCT (comité national contre le tabagisme)

     

  • Touche pas à mon yop non pardon à mon soda !

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    Vous avez certainement pris connaissance  des mesures annoncées par François Fillon pour lutter contre les déficits !

    Je ne reviendrai donc pas sur  ces  mesurettes  qui ne s'attaquent pas aux réels problèmes et qui vont encore  mettre à mal les  classes moyennes  ( la taxation du capital n'est pas à l'ordre du jour,  l 'exonération des plus-values de vente des filiales de holdings qui a coûté 22 milliards d'euros en 3 ans, un scandale dénoncé par la Commission des finances de l'Assemblée  n'est pas remise en cause , etc.) 

    En revanche  je reviendrai sur la mesure  qui tombe comme un cheveu sur la soupe ( pardon, je devrais dire comme un sucre dans le café )  : la taxation des boissons sucrées.

    Je pointe du doigt  cette mesure  pour deux raisons :

    • l'argument choc avancé pour justifier la mesure, la lutte contre l'obésité , qui  n'est qu' un habillage de santé publique couvrant une ponction pure et simple.  
    •  une mesure qui va encore alléger le porte monnaie  (qui a déjà un poids plume)  des plus modestes !

    Et pour le coup la note est assez salée à défaut d'être sucrée.

    C'est une note "dérision "que vous allez lireORANGINA.jpg


    Les boissons gazeuses sucrées feront l'objet d'un prélèvement spécifique le 1er janvier 2012.

    Ce prélèvement  doit rapporter  120 millions de recettes supplémentaires pour la sécurité sociale. 

    Selon un membre du ministère du Budget, «les eaux, les jus de fruit sans sucres ajoutés et les produits contenant des édulcorants ne seront pas concernés par cette mesure.» Par exemple, un jus d’orange 100% pur jus sans sucres ajoutés ne coûtera pas plus cher que maintenant.

    En revanche, une bouteille de cola classique risque fort de voir son prix augmenter… Qu’une boisson comporte des bulles ou pas n’entrent pas dans la classification, «l’important, c’est le sucre et les édulcorants», insiste-t-on au ministère du Budget.

     Comme le note 
    Elisa Bertholomey   la  mise en oeuvre  risque d'être  un peu  brouillonne.

    En effet,  personne ne sait encore bien comment procéder. 

    Au ministère du Budget, on suppose seulement qu’il faudra répertorier chaque boisson pour savoir dans quelle catégorie les ranger. 

    Un exercice qui risque de faire transpirer  les salariés du ministère ....et de ce fait salutaire pour lutter contre l' obésité  de certains fonctionnaires  !

    Trêve de plaisanterie...

     Le gouvernement justifie la mesure en rappelant qu'entre 1997 et 2009 le poids moyen des Français a augmenté de 3,1 kg alors que leur taille progressait de 0,5 cm. 

    Sur le principe, il est loin d'être absurde  d'utiliser la fiscalité pour orienter une meilleure consommation: augmentation de la TVA sur les produits trop gras et trop sucrés, baisse de la TVA sur les légumes par exemple.

     Mais dans le cas présent cette taxe paraît insuffisante pour être réellement dissuasive, tout en pesant à la longue sur le pouvoir d'achat  des tranches de populations les plus modestes, que l'on sait plus consommatrices de boissons sucrées, ainsi que le rappelle l'association de consommateurs CLCV.

     
    Si le gouvernement veut lutter contre l'obésité  il devra alors agir sur  les causes premières de l'obsésité qui ne sont pas que la consommation de sodas.......

    Il devrait notamment  : 

    • Taxer tous les produits trop gras !
    • Forcer les gens à bouger  car la sédentarité est un  facteur déterminant de l'obésité
    • et éradiquer  la  pauvreté......

    En effet il ressort ,de nombreuses études , qu'il y a un lien  complexe  mais certain entre pauvreté  et obésité.

    Bien se nourrir  ( notamment  consommer des fruits et des légumes verts )et pratiquer une activité physique régulière sont  plus fréquents parmi les personnes de statut socioprofessionnel élevé.
    Par ailleurs, il est plus que certain qu'un faible revenu  constitue un frein à l’achat d’aliments de meilleure qualité ou à la pratique d’une activité sportive.

    A cela peut s'ajouter un faible niveau d’éducation qui peut entrainer  un moindre accès à l’information,et  à des connaissances moins précises dans le domaine « alimentation-santé ».

     Les caractéristiques socio économiques peuvent également intervenir via des facteurs liés au contexte résidentiel, même s’ils sont loin d’être bien élucidés (offre et prix de l’alimentation dans le quartier d’habitation, accès à des équipements sportifs…) (Ball, 2006).

    Certaines études suggèrent enfin que le  stress chronique, qui serait plus fréquent chez les personnes en situation de précarité, pourrait constituer également un facteur de risque de l’obésité.



  • Bientôt des arrêts de travail "normalisés " pour faire des économies !

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    L'Assurance maladie vient de diffuser  une grille des durées d'arrêt de travail à valeur indicative, destinée à aider les médecins dans leur pratique et à faciliter le dialogue avec leurs patients


    des-robots-medecins-bientot-au0.jpgDans la lettre 37 d'information diffusée aux médecins on peut lire ceci  :

    Si l’interruption de l’activité professionnelle fait partie intégrante du traitement médical, pour certaines pathologies ou situations médicales, la durée de l’arrêt de travail nécessaire au rétablissement du patient peut être difficile à évaluer.
    Un arrêt de travail dont la durée est inadaptée peut avoir des effets délétères. Plus l’arrêt est long, plus la reprise est difficile : près de 50 % des personnes arrêtées plus de six mois ne reprennent pas leur activité professionnelle1.
    Se pose donc la nécessité de prévenir « la chronicité » des arrêts et ses corollaires à plus ou moins long terme : la perte de l’emploi, la désinsertion professionnelle et sociale.

    Ces durées, qui se fondent sur les recommandations ou les avis de la Haute Autorité de santé (HAS) et sur des références scientifiques internationales, sont les suivantes en fonction notamment du type d'emploi et de la charge de poids au travail : 
    lombalgie commune (ex : 1 à 35 jours),
    troubles anxio-dépressifs mineurs (ex : 14 jours)
    suites des opérations du canal carpien (ex : de 7 à 56 jours),
    suites des opérations du ligament croisé antérieur du genou (ex : de 35 à 180 jours),
    suites des opérations des varices des membres inférieurs (ex : 14 à 28 jours),
    gastro-entérite virale (3 jours).

    L' assurance maladie  va élargir sa grille,  car dès la rentrée 2011 , elle va diffuser   des durées recommandées  d'arrêt de travail  pour les affections suivantes  : grippe,bronchite aiguë de l'adulte,
    sinusite,angine,cervicalgie,entorse de la cheville,thyroïdectomie.

    De nouvelles fiches repères seront proposées en 2011 concernant d'autres pathologies, afin de couvrir "la grande majorité des situations les plus fréquemment rencontrées par les médecins".

     

    Que l'assurance maladie  mette en place  ce genre de grille  devrait nous alerter .

    • En effet , cette normalisation de la durée des arrêts de travail fait fi  de la particularité de chaque patient . Elle entérine une  orientation désuète de la médecine   qui consiste  à soigner la pathologie  avant  de soigner  la personne  dans toute sa complexité .
    • Ces "normes" ne sont pas mises en place pour  permettre une meilleure qualité de soins mais  je cite "   prévenir « la chronicité » des arrêts et ses corollaires à plus ou moins long terme : la perte de l’emploi, la désinsertion professionnelle et sociale"
    • Ces normes complètent en fait  l'arsenal mis en place par  le gouvermenet pour  diminuer le secteur des dépenses   des arrêts  de travail  ( intensification des contrôles,  liaison  entre les médecins contrôleurs  des employeurs et  les médecins conseils des régimes SS  etc..).
    • Personnellement , je suis persuadée que  l'assurance maladie  va inclure  ces normes dans les objectifs  de soins  que chaque médecin doit atteindre dans le cadre des CAPI, ou Contrats d’amélioration des pratiques individuelles qui  ont rencontré  en 2010 un succès certain : 14 500 médecins sur 55 000 ont  signé ce contrat d’objectifs.

    capi.jpgProposés aux médecins généralistes, ces Capi  prévoient que les médecins s’engagent à des actions de prévention (vaccination des plus de 65 ans contre la grippe, dépistage du cancer du sein...), à délivrer des prescriptions « optimisées » (antibiotiques, statines, antidépresseurs...) en promouvant les génériques... en échange d’une rémunération annuelle supplémentaire liée aux résultats (au maximum 7 euros par patient et par an), d’une aide à la sensibilisation des patients à la prévention et d’un suivi régulier de l’activité....

    Le premier bilan annuel ,fait  en  2010, laisse apparaître une contrepartie financière moyenne de 3 000 euros par médecin signataire. 

    Aujourd'hui , plus d’un médecin traitant concerné sur trois (soit 15 110 médecins) a signé ce type d'engagement .
    Près de 6 000 médecins (soit 66 % de ceux pour lesquels le contrat a atteint sa première année d’échéance) ont dépassé les seuils prévus, bénéficiant d’une rémunération complémentaire de 3 100 euros en moyenne


    Les CAPI ont été instaurés contre l’avis des syndicats médicaux, de l’Ordre, et de l’industrie pharmaceutique. L’Ordre en particulier considère le CAPI comme « antidéontologique » parce qu’il incite les médecins à orienter leurs prescriptions vers les génériques.
    Mais l’Assurance-maladie entend bien le généraliser et Frédéric Van Roekeghem, directeur général de la CNAM présentant le bilan de ces contrats a déclaré  au Quotidien du médecin (28/06/2010) que le CAPI « préfigure la réforme de la rémunération de la médecine générale », et imaginé son extension aux autres spécialités.

    Source Viva sante 2010

    Témoignage d'un médecin 

    je vous invite à prendre connaissance de ce contrat  sur le site Ameli

     

     

     

  • Le gouvernement veut que les pauvres mangent mieux !

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    ALeqM5jt2-jtu0eqFSiU7h1y954SquBvIA.jpegNous pouvons remercier notre gouvernement qui souhaite que les citoyens et notamment les plus pauvres  "mangent mieux"  pour  mieux se porter .

    Avec le programme nationale nutrition sante 2011-2015  que le gouvernement vient de lancer nous touchons le  sommet  de l'hypocrisie "politicienne" .

    C'est un bis repetita voir ici l'évaluation  par l'IGAS du plan 2006-2011

    En effet s'il est louable de  souhaiter que les citoyens s'alimentent mieux , il est criminel de laisser  près de  8 millions de personnes en situation de grande précarité  c'est à dire vivant avec moins de  900 euros par mois  car c'est cette situation qui génère en grande partie  les carences alimentaires et la mauvaise nutrition  ( pouvant bien entendu déboucher sur l'obésité )

    Le taux de pauvreté monétaire est défini comme la proportion de personnes ayant un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté. Ce seuil est calculé par rapport à la médiane de la distribution des niveaux de vie. Les seuils traditionnellement retenus par l'Insee et l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (l'ONPES) sont fixés à 60 % ou à 50 % du niveau de vie médian, le seuil à 60 % étant privilégié en France et en Europe. Le taux de pauvreté ainsi calculé est de 13 % en 2008. 
    Le taux de pauvreté à 50 % est stable entre 2007 et 2008, valant respectivement 7,1 % et 7,2 %.

    Voici les grands axes de ce plan :

    L'objectif général du plan: améliorer l’état de santé de l’ensemble de la population et particulièrement  la population défavorisée , en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs, la nutrition.

    Dans le domaine de la nutrition, ces objectifs quantifiés, ont été regroupés selon quatre axes. D’autres objectifs relatifs à des niveaux d’exposition ayant des conséquences sur l’état nutritionnel (consommationd’alcool) ou à des problèmes de santé ayant un déterminant nutritionnel (HTA, dyslipidémie…)ont été également définis.

    1. Réduire l’obésité et le surpoids dans la population
    • Stabiliser la prévalence de l’obésité et réduire le surpoids chez les adultes
    • Diminuer la prévalence de l’obésité et du surpoids chez les enfants et les adolescents


    2. Augmenter l’activité physique et diminuer la sédentarité à tous les âges
    • Augmenter l’activité physique chez les adultes
    • Augmenter l’activité physique et lutter contre la sédentarité chez les enfants et les adolescents


    3. Améliorer les pratiques alimentaires et les apports nutritionnels, notamment chez les populations à risque
    • Augmenter la consommation de fruits et légumes
    • Réduire la consommation de sel
    • Augmenter les apports en calcium dans les groupes à risque
    • Lutter contre la carence en fer chez les femmes en situation de pauvreté
    • Améliorer le statut en folates des femmes en âge de procréer
    • Promouvoir l’allaitement maternel

    4. Réduire la prévalence des pathologies nutritionnelles
    • Dénutrition, Troubles du comportement alimentaire

    h-20-1367376-1230315541.jpg
    Que prévoit la plan pour les populations défavorisées ? :  voici quelques extraits du plan

    • Augmenter, en 5 ans, chez les adultes en situation de pauvreté, la consommation de fruits et légumes, de façon à doubler la proportion d’adultes déclarant consommer des fruits et légumes au moins  3 fois par jour ;
    • Lutter contre la carence en fer chez les femmes en situation de pauvreté  (Réduire d’un tiers, en 5 ans, la fréquence de l’anémie ferriprive chez les femmes en situation de pauvreté, en âge de procréer (15-49 ans).
    • Stabiliser, en 5 ans, chez les femmes en situation de pauvreté, la prévalence de l’obésité.

     

    Par quelle baguette magique   le gouvernement prévoit il  d'atteindre cet objectif ?

    Faciliter l’accès de tous à une alimentation de qualité  et  mieux manger en situation précaire :

    En mobilisant davantage de dons et d’invendus pour l’aide alimentaire( En réorganisant l’aide alimentaire, En accompagnant la distribution de l’aide alimentaire avec des actions sociales en assurant une distribution équitable de l’aide alimentaire, sur tout le territoire, toute l’année,  En levant les freins pesant sur les associations en matière de distribution de denrées alimentaires,Favoriser les initiatives alliant lutte contre le gaspillage alimentaire et aide aux personnes démunies

     

    A quand la soupe populaire , non pardon  le " fruit populaire" pour les pauvres !!!!!

    Il serait plus décent de mettre en oeuvre toutes les ressources de la nation  pour donner un revenu  décent à chacun.

    voici un extrait d'un article publié sur le site du secours populaire

    "Les rapports entre les contraintes budgétaires et une alimentation équilibrée ont été démontrés depuis peu, notamment par des enquêtes réalisées dans le cadre du PNNS. Nicole Darmon et André Briend, chercheurs à l’Inserm (voir la rubrique Experte) n’hésitent pas à parler d’alimentation à deux vitesses. Tout d’abord, pour manger équilibré, il faut disposer de plus de 3,5 euros par jour. Au dessous de cette somme, l’équilibre est possible à condition de s’écarter très largement des habitudes alimentaires du reste de la population. De plus, les aliments conseillés comme les fruits, les légumes ou le poisson sont aussi les plus chers et les moins énergétiques. Ceux dont on cherche à limiter la consommation, comme les sucreries ou les snacks, sont à la fois riches en énergie et d’un coût modéré. Or, les études sur le comportement montrent que les choix alimentaires des personnes en difficulté s’effectuent d’abord en fonction du coût et du goût. Ce sont donc bien les contraintes budgétaires plus que les mauvaises habitudes qui orientent ces consommateurs. "1910349806.jpg

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