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CONFLITS SOCIAUX - Page 4

  • des salariés posent nus pour un calendrier

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    nus comme  "les Dieux du stade."

    13 salariés  de l'entreprise  chaffotaux posent nus pour un calendrier . Leur objectif : faire connaître leur lutte pour sauvegarder leurs emplois

    Les salariés de Chaffoteaux-et-Maury se mettent à nu - Nouvel Obs
    Alors que 207 emplois sur 251 doivent être supprimés dans leur usine, des salariés de Chaffoteaux-et-Maury ont posé nus afin de médiatiser leur combat.
    Mot

    Spécialisée depuis près d’un siècle dans la fabrication de chauffe-eau et chaudières à gaz dans les Côtes d’Armor, l’entreprise Fleuron industriel, a compté jusqu'à 2.300 salariés à Ploufragan au début des années 80, et en employait encore 850 lors du rachat de l'entreprise par Ariston Thermo Group en 2001

    suite à des délocalisations il ne restent plus que 250 salariés  .

    leurs emplois sont en sursis depuis le 18 juin dernier, date à laquelle le groupe italien d’électroménager Ariston Thermo Group (ATG) a décidé de fermer le site de production de Ploufragan

    les futurs licenciés ont  souhaité faire connaître leur lutte en jouant sur les sentiments et l’ironie. Depuis juin, un photographe s’est immergé dans l’usine pour réaliser les portraits des travailleurs qui y passent leurs vacances.

    deux séries de huit cartes postales ont été tirées à 26 000 exem­plaires.

    L’argent récolté par la vente de ces cartes  ainsi que les dons reçus lors des visites de l’usine, servira à organiser un voyage en car en Italie, pour aller manifester devant le siège d’ATG.

    ce combat  non violent n’a pas suffisamment attiré l’attention des médias.

    Alors, depuis jeudi, treize salariés posent nus devant l’objectif du même photographe pour un calendrier appelé Dieux de l’usine, parodie [du calendrier réalisé tous les ans par les rugbymen du Stade français et intitulé] Dieux du stade.

    L’un des plus anciens salariés a déjà trouvé la légende pour sa photo : “Je suis entré avec rien, trente ans de boîte et je sors à poil.” Bruno, 29 ans, explique : “Nous voulons montrer à la direction que nous sommes prêts à nous mettre tout nus pour défendre notre emploi.”

    Avec la complicité du chanteur breton François Budet, ils ont également composé une chanson, "un hymne d'irréductibles Bretons qui tiennent à leur emploi mais aussi à leur région contre les vilains Romains", explique Chantal Jouan, déléguée CGT.

    "Ça va devenir notre chant qui sera proposé en CD single très prochainement"

    Les salariés qui observent un mouvement de "débrayages tournants", bloquent leur usine tout en laissant entrer les composants nécessaires à la fabrication des chaudières depuis l'annonce le 18 juin de la suppression de 207 emplois --204 licenciements et 3 reconversions-- sur 251.

    Ils entendent obtenir un plan de reclassement comparable à celui de l'usine Continental de Clairoix, et demander notamment une indemnité de licenciement de 100.000 euros pour que "personne ne reste sans solution ni sans ressources".

    Un nouveau comité central d'entreprise est prévu le 2 septembre à Saint-Denis, au siège de Chaffoteaux-et-Maury (filiale d'Ariston Thermo Group qui appartient au groupe italien Merloni TermoSanitari) dans la banlieue parisienne.

    voir articles information Fo clic ici

     

  • que deviennent les salariés de la Serta?

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    e9e2673.jpgEt maintenant que vont-ils faire?

    Après avoir renoncé lundi à leur menace de déverser des produits toxiques dans un affluent de la Seine, les transporteurs de la Serta avaient annoncé mercredi avoir retiré les bonbonnes de gaz qu'ils avaient placées mardi sous leurs camions.

    Le tribunal de commerce d'Evreux a décidé jeudi 27 août d'une reprise partielle de l'entreprise Serta par "Service rapide des Flandres". Ce plan de reprise de l'entreprise de transport implique "94 licenciements sur 149". Le site de Cavaillon, dans le Vaucluse, qui a fait l'objet d'une offre à part serait fermé.

    syndicats et salariés sont opposés à cette reprise

    un conflit à suivre !

    voir mon  dernier billet clic ici

  • il y a des limites à l'irresponsabilité....

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    des petits trous des petits trous encore des petits trous.......

    les conflits sociaux avec menaces et séquestrations pleuvent comme les petits trous du poinçonneur des lilas

    dans un article  du 31 juillet 2009 je vous faisais part de mes inquiétudes concernant la montée en force des conflits sociaux avec menaces et violences .article du 31.07.2009 clic ici

    en effet depuis plusieurs mois les salariés menacés de licenciement ont parfaitement compris  qu'il fallait attirer l'attention dans l'espace public pour obliger les pouvoirs publics à intercéder auprès des directions des entreprises lorsque le dialogue social est fermé

    attirer l'attention ce n'est plus défiler dans la rue ou occuper l'entreprise c'est séquestrer les dirigeants, menacer de faire sauter l'entreprise  avec des bouteilles de gaz .

    j'indiquais dans mon article que  si les fermetures de sites continuaient  d'avoir lieu sans  de réelles négociations  avec des dirigeants , de tels conflits  risquaient  de se multiplier.

    aujourd'hui  nous avons franchi un nouveau seuil de violence dans cette nouvelle affaire

    Des salariés de l'entreprise de transport Serta de La Vaupalière (Seine-Maritime) menacent de verser un produit toxique dans un affluent de la Seine s'ils n'obtiennent pas une prime supra-légale de licenciement ( les salariés  demandent 15.000 euros en plus des indemnités légales).

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    Placée en redressement judiciaire en novembre, l'entreprise verra son sort examiné ce jeudi par le tribunal de commerce d'Evreux qui pourrait décider de sa liquidation totale ou de donner suite aux offres de reprise qui ont été déposées.

    l'entreprise emploie 150 salariés dans toute la France, notamment à La Vaupalière et à Cavaillon (Vaucluse). Elle comptait encore près de 250 personnes avant un premier plan social

    les salariés demandent 15.000 euros en plus des indemnités légales, faute de quoi ils pourraient verser 8.000 litres de produit toxique dans les égouts qui sont liés à la Seine

    "

    «C'est la seule arme dont on dispose, ces 8.000 litres d'additifs de carburants. Il n'y a pas d'ultimatum, et nous n'en sommes pas encore à mettre la menace à exécution mais nous demandons une indemnité de départ de 15.000 euros par salarié», revendique Jean-Pierre Villemin, délégué CFDT, en grève depuis la fin de la semaine dernière. «Nous formulons cette menace car nous sommes face à des gens sourds et aveugles», a-t-il poursuivi.

    voir article nouvel observateur clic ici

     

  • Donnez nous des indemnités ou c'est le chaos!!!!

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    les licenciés de New Fabris et les autres........

    dans la chaleur de l'été les actions  violentes de salariés menacés de licenciement  continuent

    les salariés de l'entreprise   New Fabris à Chatellerault, dans la Vienne qui avaient menacé  de faire sauter leur usine avec des bonbonnes de Gaz les ont retiré voir mon article clic ici

    les syndicats entendent maintenir des actions revendicatives mais ne vont pas réinstaller les bonbonnes de gaz  placées devant l'usine pour menacer de la faire sauter

    "Les quatre syndicats de salariés se sont clairement positionnés pour continuer les négociations et les salariés ont décidé de les suivre. L'ultimatum qui avait été fixé au 31 juillet a été maintenu mais les bonbonnes de gaz ne seront pas pour l'instant réinstallées", a dit à Reuters le délégué FO Dominique Duval.

    Une réunion de négociation a eu lieu  à la sous-préfecture de Châtellerault à la suite de la réunion au ministère

    Le ministère a notamment proposé  de reverser intégralement aux salariés les quelque quatre millions d'euros provenant du rachat du stock et de l'outillage de leur usine par Renault et PSA, les principaux donneurs d'ordre, ce qui apporterait environ 11.000 euros par salarié en plus des indemnités légales.

    Les salariés demandant 30.000 euros pour chacun des 366 employés, soit dix millions d'euros au total, et souhaitent que les anciens clients de Renault et PSA soient mis à contribution.

    voici une vidéo de leur manifestation


     

     

     

    les employés de Nortel Networks à Châteaufort (Yvelines), où un plan social prévoit la suppression de 480 postes, ont menacé de faire sauter leurs bureaux faute d'obtenir de « vraies indemnités de licenciement ».

    Cette affaire intervient dans la foulée de celle de l'usine du sous-traitant automobile New Fabris ( voir ci dessus )

    En réponse, le gouvernement s'appuie sur la méthode déjà déployée au printemps face aux conflits chez Caterpillar ou Continental : ne pas jeter d'huile sur le feu et monter rapidement au créneau pour rétablir le dialogue.

    Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, a rencontré les salariés de Nortel après que ces derniers ont accepté de retirer leur menace.

    La fin du conflit social chez Nortel France semble se confirmer. Les salariés de la filiale française de l'équipementier télécoms canadien en faillite ont en effet approuvé un accord de sortie de crise à plus de 86%.

    Cet accord prévoit la fin de la grève ainsi que l'acceptation du protocole d'accord concernant les indemnités de licenciement.

    Concrètement, le protocole prévoit un crédit d'impôt recherche de 19 millions d'euros débloqués par l'Etat (contre 10 millions annoncés précédemment) ainsi que le versement d'une prime "supra-légale" aux salariés qui vont être licenciés.

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    les conflits violents ( que je ne peux pas légitimer) naissent  d'une manière générale  lorsque le dialogue  social est  fermé .

    les salariés ont parfaitement compris  qu'il fallait attirer l'attention dans l'espace public pour obliger les pouvoirs publics à intercéder.

    Si les fermetures de sites continuent d'avoir lieu sans  de réelles négociations  avec des dirigeants , alors de tels conflits  risquent de se multiplier. Surtout si ces actions aboutissent

    lorsque le dialogue social est fermé,  les salariés semblent déborder les syndicats  qui ont par la suite le plus grand mal  à récupérer ces mouvements pour les "canaliser"

    je redoute fort que les conflits de ce type  marquent un nouveau cap dans les tensions sociales et qu'ils montent en puissance

    Avant, les salariés  se battaient  pour sauver les emplois. Maintenant  ils demandent  des indemnités

    A mon sens les rémunérations ou les  primes de départ astronomiques de certains grands patrons ont contribué à radicaliser les conflits en exacerbant chez les salariés le sentiment d'injustice.


     

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