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RETRAITE/SENIORS - Page 5

  • La chanson d'Assurancetourix

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    Je suis certaine qu'avec cette chaleur et le beau temps vous  n'avez pas examiné le projet de loi concernant  la réforme des retraites  dont j'avais donné le lien dans mon post précédant.

    Pour vous souhaiter une bonne reprise de semaine  comptez sur moi mes amis lecteurs  pour vous remonter le moral !

    c'est en chantant  la chanson  d'Assurancetoutrix   que nous ouvrirons cette semaine :

    assurancetourix.jpgPremier couplet: recul de  l'âge légal de droit à la retraite  à 62 ans en 2018 (augmentation  par année  de 4 mois à partir de la génération 1951 ) exemple  une personne  qui a 59 ans en 2010 (génération 1951) pourra prendre sa retraite  en juin 2011 au lieu de partir en mars 2011-  une personne qui a 58 ans en 2010 travaillera 6 mois de plus pour bénéficier d'une retraite à taux plein et ainsi de suite...

    Deuxième couplet : augmentation de la durée de cotisations en fonction de l'espérance de vie jusqu'en 2020, conformément à la loi de 2003 : compte-tenu des estimations actuelles de l'INSEE, la durée de cotisations devrait être de 41,5 ans en 2020.

    Troisième couplet : prise en compte de la  pénibilité du travail. 
    - pour les salariés qui ont commencé à travailler avant  18 ans :  dispositif "Carrières longues" avec  départ entre 58 et 60 ans, sous réserve,  d'avoir la durée de cotisation + 2 ans. 
    - pour les salariés qui, du fait d'une situation d'usure professionnelle constatée (maladie professionnelle ou accident du travail produisant les mêmes effets) ont une incapacité physique supérieure ou égale à 20% ( mise en place d'un carnet de santé individuel retraçant les expositions)


    Quatrième couplet : incitation des entreprises à recruter les séniors par une aide à l'embauche pendant 1 an pour les recrutements de seniors demandeurs d'emploi de plus de 55 ans en  CDI  ou CDD de plus de 6 mois, et également par une aide au tutorat entre les seniors et les jeunes pour faciliter la transmission de savoir avant le départ à la retraite.

    Cinquième couplet :augmentation des recettes destinées au fonctionnement solidaire des régimes de retraite, pour un montant de 3,7 Md euros en 2011: 
    -prélèvement de 1% sur la dernière tranche de l'impôt sur le revenu ; 
    -augmentation d'UN point des prélèvements sur les plus-values de cessions mobilières, les plus-values de cessions immobilières et du prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes et les intérêts. 
    -augmentation des prélèvements sur les stock-options : passage de la contribution de l'employeur de 10 à 14% ; passage de la contribution du salarié de 2,5 à 8% ; 
    - augmentation des prélèvements sur les retraites chapeaux ( prélèvement de l'entreprise désormais appliqué dès le premier euro de rente versé, mise en place d'une contribution sociale de 14% pour le bénéficiaire) 
    - suppression du crédit d'impôt sur les dividendes des particuliers - taxation au premier  euro des plus-values de cessions mobilières
    - calcul annualisé des allègements de charges, pour qu'ils s'appliquent aux salaires et primes versés par l'employeur sur toute l'année, alors qu'is sont  aujourd'hui appliqués mois par mois.

    sixième couplet:

    amélioration de l'information des assurés  ( document d'information sur le système de retraite, en particulier sur les règles d'acquisition des droits à retraite et sur l'impact que peuvent avoir sur ces droits les événements qui affectent le déroulement d'une carrière ;mise en place d' un "point d'étape individuel retraites" à 45 ans, mise en place d' un relevé de carrière en ligne couvrant tous les régimes de retraite )

    Améliorer la couverture des chômeurs non indemnisés ( le nombre de trimestres validés par la solidarité lorsqu'une personne est au chômage non indemnisée sera augmenté de 50% (passage de 4 à 6 trimestres) ;
    pour les femmes  l'indemnité journalière perçue pendant le congé maternité sera intégrée dans le salaire de référence pour le calcul de la pension ; 

    le refrain sera  chanté par les  fonctionnaires  car de nombreuses mesures  prévoient un renforcement de la convergence entre les régimes public et privé

    Le projet de loi doit être examiné du 20 au 22 juillet par les commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat. Puis, l'Assemblée examinera le texte en séance plénière à compter du 7 septembre. L'adoption définitive est souhaitée "à la fin du mois d'octobre".

    A tous niveaux les débats vont être houleux  et la rentrée sociale risque d'être un peu chaude  !assurancetourix2.jpg


    le Conseil d'administration de la CNAV, réuni en séance exceptionnelle le 7 juillet, a émis à une courte majorité un avis favorable sur le projet de loi portant réforme des retraites (13 voix pour, 12 voix contre, 2 abstentions, 2 prises d'acte), annonce un communiqué (succinct) de la caisse nationale. Enfin, si le projet de loi ne traite pas la question de l'épargne retraite, les acteurs de ce secteur souhaitent la mise en place dans ce domaine d'une politique favorisant son développement. 31 mesures techniques ont été mises en forme au sein de l'Association française professionnelle de l'épargne retraite (Afper) avec l'espoir de les voir reprises sous forme d'amendements à l'occasion du débat parlementaire à l'automne. Les professionnels de l'épargne retraite souhaitent notamment instaurer d'ici cinq ans un complément obligatoire à la retraite par répartition assorti d'une contribution minimale de l'employeur.

    Pour aller plus loin :

    Retraite anticipée : 25 000 départs de plus en 2015 - Les Echos du 12 juillet

    Retraites : vivement le vrai débat ! - Edito du Monde du 15 juillet 2010 :

    Epargne retraite : les propositions de l'Afpen - Protection Sociale Informations, 14 juillet 2010

  • Calamity jane est arrivée

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    Le projet de  loi portant réforme des retraites vient d'être déposé  au bureau de l'Assemblée nationale par le ministre du Travail peu de temps après son adoption en Conseil des ministres le 13 juillet dernier.

    le Gouvernement a engagé la procédure accélérée sur ce projet de loi .220px-Calamity_jane.jpg

    Extrait du compte rendu du Conseil des ministres du 13/07/10
    Le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique a présenté un projet de loi portant réforme des retraites.
    Pour rééquilibrer et pérenniser le modèle français de retraites par répartition, ce projet de loi propose une réforme efficace et juste construite autour de quatre orientations :

    1/ Augmenter la durée d'activité de manière progressive et juste.

    L'âge de la retraite sera progressivement augmenté de quatre mois par an dans l'ensemble des régimes de retraite pour atteindre 62 ans en 2018. L'âge du taux plein sera également relevé progressivement de deux ans dans le secteur privé, de même que les limites d'âge applicables aux fonctionnaires qui constituent pour eux l'âge du taux plein. S'agissant des magistrats de l'ordre judiciaire, dont la limite d'âge est fixée par l'ordonnance du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature, le même relèvement fait l'objet d'un projet de loi organique présenté par la ministre d'Etat, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés. Les régimes spéciaux seront par ailleurs réformés pour se voir appliquer l'augmentation de l'âge de la retraite à compter de 2017.

    Suivant la règle fixée par la loi du 21 août 2003, la durée de cotisation nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein passera à 41 ans et un trimestre en 2013 et restera stable en 2014.

    Dans un souci d'équité, le dispositif « carrières longues » créé en 2003 sera préservé et élargi aux salariés qui ont commencé à travailler à 17 ans. Tous les salariés concernés pourront partir au plus tard à 60 ans.

    Ce texte crée également un droit social nouveau qui permettra à ceux qui ont été exposés à des facteurs de pénibilité de continuer de partir à 60 ans, avec une retraite à taux plein.

    Enfin, l'effort en faveur de l'emploi des seniors sera poursuivi et amplifié : une aide à l'embauche pour les chômeurs de plus de 55 ans sera créée.

    2/ Renforcer l'équité du système de retraites.

    Des mesures de convergence entre public et privé sont prévues : le taux de cotisation acquitté par les fonctionnaires sera porté de 7,85 % à 10,55 % en 10 ans ; le dispositif de départ anticipé sans condition d'âge pour les parents de trois enfants ayant 15 ans de service sera fermé à compter de 2012; le minimum garanti sera désormais soumis à la même condition d'activité que dans le secteur privé.

    Par ailleurs, le Gouvernement proposera, dans les prochaines lois de finances et de financement de la sécurité sociale, des mesures de recettes à hauteur d'environ 4 milliards d'euros, principalement sur les hauts revenus, les revenus du capital et les entreprises.

    3/ Améliorer les mécanismes de solidarité.

    Les jeunes qui rencontrent des difficultés pour trouver leur premier emploi bénéficieront de six trimestres validés gratuitement en début de carrière, contre quatre aujourd'hui.

    Les indemnités journalières que perçoivent les femmes au cours de leur congé de maternité seront prises en compte dans le salaire de l'année de leur accouchement pour que ce congé ne fasse plus baisser leur retraite.

    La retraite des exploitants agricoles sera améliorée, en particulier en assouplissant les conditions d'accès au minimum vieillesse.

    4/ Renforcer la compréhension par les Français des règles de la retraite.

    Dans la continuité des précédentes réformes, différentes mesures renforceront l'information des assurés sur leur retraite.

    Le projet de loi a reçu un avis favorable des conseils d'administration des organismes de sécurité sociale du régime général qui ont été consultés. Cette réforme permettra aux régimes de retraites de renouer avec l'équilibre dès 2018. Les déficits accumulés d'ici cette date seront repris par la Caisse d'amortissement de la dette sociale (CADES), qui se verra transférer en contrepartie les actifs et ressources du Fonds de réserve des retraites.

     

  • Les chômeurs agés victimes collatérales de la réforme des retraites

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    Les  chômeurs agés vont être les victimes collatérales  de la réforme des  retraites.

    Cette vérité pourtant si simple à comprendre est niée par Laurent WAUQUIEZ   qui pense ou fait semblant de penser  que  par un coup de baguette magique   le plan  des embauches des  séniors à zéro charge et le tutorat vont remplir les entreprises de  séniors  ! ( voir ci -après un extrait de son intervention sur le sujet à l'assemblée nationale ce mardi 29 juin)

    Le « projet de loi sur la réforme des retraites » qui sera  adopté en conseil des ministres  le  13 juillet sera examiné par la Commission sociale de l’Assemblée nationale  à partir du 20 juillet avant l’examen de la loi par le Parlement, du 7 septembre et jusqu’à octobre.

    Avec le recul de l'âge de la retraite  à 62 ans dans un délai relativement rapproché  les séniors  qui vont se retrouver au chômage alors qu'ils étaient proches des 60 ans devront donc attendre plus longtemps pour pouvoir prétendre à leur retraite.

    Compte tenu  de notre situation économique et du fait que les entreprises  n'embauchent pas les séniors  ( sauf exception dans des métiers à  forte valeur ajoutée )  cette réforme aura pour conséquence immédiate  de pousser les séniors dans la précarité car ils risquent fort d'épuiser leur droit à chômage avant de toucher leur retraite......

    Le gouvernement  va ainsi  transférer les déficits des caisses de retraite vers celles de l'Unedic ou bien des assurances maladie  et invalidité   ( on peut s'attendre sur ce terrain à un durcissement des organismes et des contrôles drastiques )

    l'emploi des séniors a fait l'objet d'une question au gouvernement à l'assemblée nationale lors de la séance du mardi 29 juin

    voici   un extrait des interventions sur le sujet je vous laisse vous délecter  de  la réponse  de Laurent Wauquiez !

    "La parole est à M. Jean-Michel Fourgous, pour le groupe de l’Union pour un mouvement populaire.

    M. Jean-Michel Fourgous. Ma question, qui s'adresse à Laurent Wauquiez, secrétaire d'État chargé de l'emploi, concerne les vraies attentes des Français, à savoir l’emploi des seniors, volet important de la réforme des retraites.

    La France présente une double spécificité : on rentre plus tard sur le marché du travail, mais surtout, on part plus tôt puisque l'âge moyen de cessation d'activité se situe vers cinquante-huit ans.

    C'est l'héritage d'un consensus entre l’État, les syndicats et les entreprises, qui a conduit, pour lutter contre le chômage, à « sortir » les seniors du marché du travail.

    Depuis trois ans, le Gouvernement a enfin décidé de rompre avec cette politique suicidaire. En 2008, puis en 2009, nous avons déjà voté plusieurs mesures en faveur de la formation et de l'employabilité des seniors.

    Aujourd'hui, le sauvetage de notre régime de retraite par répartition impose, plus que jamais, aux politiques de dire la vérité aux Français. Je rappelle à ceux qui l’auraient oublié que notre espérance de vie augmente. Ce n'est ni de gauche ni de droite, c'est un fait. Nous sommes aujourd'hui dans l'ère des faits. Devant cette réalité, la question du maintien des seniors dans l'emploi est donc d'une importance capitale. Aussi, monsieur le secrétaire d’État, vous qui êtes un homme de faits, pourriez-vous nous indiquer quelles sont les nouvelles pistes très concrètes pour améliorer la situation de l'emploi de nos seniors ? (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP et du groupe NC.)

    M. le président. La parole est à M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État chargé de l’emploi.

    M. Patrick Roy. Et du chômage !

    M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État chargé de l’emploi. Monsieur le député, au cours des vingt dernières années, la France s’était enfermée dans une mauvaise voie en matière de politique d’emploi des seniors en sacrifiant l’emploi des plus de cinquante ans. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)


    M. Jean Glavany. Parce que maintenant, c’est un triomphe !

    M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État. Certains, à gauche, devraient faire preuve de plus de modestie…

    M. Jean Glavany. La modestie, ça vous connaît !

    M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État.
    …parce que les années les plus noires ont été les années 1997-1998 lorsque Martine Aubry a dispensé les seniors de rechercher un emploi et les a massivement poussés à choisir la préretraite. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.) Nous nous devons de rétablir les faits et les responsabilités. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

    Cela fait maintenant trois ans que, à la demande du Premier ministre et du Président de la République, nous travaillons, avec Christine Lagarde, sur ce sujet, avec l’appui de Vigeo, le cabinet de Nicole Notat, qui nous a accompagnés dans cette démarche. Nous avons incité les entreprises à développer la formation des seniors, à créer des programmes d’embauche qui ne soient pas discriminants vis-à-vis des seniors…


    M. Philippe Plisson. Cela n’a pas marché.

    M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État. …à travailler sur le déroulement de carrière des seniors. Plus de 30 000 accords ont été conclus directement dans les entreprises, concernant 16 millions de salariés.

    Vous demandez quels sont les résultats, monsieur le député. En trois ans, ils sont considérables.


    M. Jean Glavany. Oui, le chômage des seniors a explosé !

    M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État. Le taux de chômage des seniors a été maintenu à 6,2 % pour les plus de cinquante-cinq ans, soit bien en dessous de la moyenne nationale. Au cours des trois dernières années, le taux d’emploi a progressé de quatre points, près de 10 %, ce qui n’était jamais arrivé dans notre pays, qui plus est dans une période de crise.


    Plusieurs députés du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche. Nous ne devons pas avoir les mêmes chiffres.

    M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État. Aux côtés d’Éric Woerth, car la réforme des retraites est indissolublement liée à celle de l’emploi des seniors, nous continuons à travailler sur ce sujet et je tiens à saluer son courage et sa détermination en la matière.
    Nous allons essayer de favoriser l’embauche des seniors, notamment avec un programme « zéro charge »…


    M. Patrick Lemasle. Une nouvelle niche fiscale.

    M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État. …et développer le tutorat pour faire en sorte que les seniors puissent transmettre leur savoir-faire.

    Il y a deux voies. La première, celle des socialistes, a consisté à sacrifier l’emploi des seniors (Exclamations sur les bancs du groupe SRC) ; c’est la voie de la facilité et du court terme.

    M. Patrick Roy. Zéro !

    M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État. La seconde consiste à assumer, se battre courageusement pour que les plus de cinquante ans aient accès au marché de l’emploi : c’est celle que nous avons choisie. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

    M. Jean Glavany. La politique du chômage !

     

    Realisation_du_01-07-10.jpg

  • vieux chômeurs contre jeunes retraitéss

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    retraite.jpgTruc et troc  gouvernemental

    Alea jacta est .

    Il y a bien longtemps que les principales  dispositions  qui composent la réforme des retraites avaient été  décidées..malgré l'agitation  des syndicats , les déclarations grandiloquentes des  partis  politiques et le bruit de fond du mécontentement des Français.

    Aboyer et la caravane passe sauf que la caravane c'est vous  c'est moi c'est nous.....

    voici les principales dispositions proposées par le gouvernement

    • Relèvement progressif ( 4 mois par an à partir de la génération née en 1951) de l'âge légal de départ à la retraite, lequel sera ainsi porté pour tout le monde à 62 ans en 2018.
    • l'âge de départ à la retraite, qui permet automatiquement de toucher une pension à taux plein, sera progressivement porté de 65 à 67 ans.
    • Les fonctionnaires seront logés à la même enseigne que les salariés du privé. Ceux des catégories actives (policiers, militaires, sapeurs-pompiers...), autorisés actuellement à partir à 50 ou 55 ans, verront cet âge de départ relevé progressivement de deux ans. Les salariés des régimes spéciaux ne seront concernés qu'à compter de 2017 par les mesures d'âge.
    • La durée de cotisation sera portée à 41 ans et 1 trimestre pour les générations 1953 et 1954 et à 41,5 ans en 2020.
    • Carrières longues et pénibilité : les salariés ayant commencé à travailler avant 18 ans pourront continuer à faire valoir leurs droits à la retraite entre 58 et 60 ans sous réserve de justifier de la durée de cotisations nécessaire plus deux ans. Au total, le dispositif concernera 50 000 personnes en 2011 et 90 000 en 2015. Les assurés dont l'état de santé est dégradé du fait de leur exposition à des facteurs de pénibilité garderont la possibilité de partir à 60 ans avec une retraite à taux plein quel que soit leur nombre de trimestres.
    • Développement de l'emploi des seniors : Aide à l'embauche pendant un an pour les demandeurs d'emploi de plus de 55 ans et renforcement du tutorat.
    • Création d'un prélèvement de 1 % sur la dernière tranche de l'impôt sur le revenu, hors bouclier fiscal.
    • Augmentation d'un point des prélèvements sur les plus-values de cessions mobilières et immobilières et du prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes et les intérêts.
    • Prélèvement accru sur les stock-options : passage de la contribution de l'employeur de 10 à 14 % et de la contribution du salarié de 2,5 à 8 % ; augmentation des prélèvements sur les retraites-chapeaux : le prélèvement de l'entreprise est appliqué dès le premier euro de rente versé ; une contribution sociale de 14 % est mise en place pour le bénéficiaire ; calcul annualisé des allègements de charges.

    Force est de constater que cette réforme est faite de  trucs et de troc  !

    En effet le recul de l'âge de la retraite  touche essentiellement  ceux qui ont commencé à travailler  tôt . Il s'agit  en général des salariés qui sont les moins qualifiés et ont le moins de diplômes.( donc les moins favorisés financièrement)

    Les personnes qui ont suivi de  longues études ne seront pas touchées  car à durée de cotisation inchangée (40,5 annuités aujourd'hui) elles partent  à la retraite en général après  62 ans .

    Le recul de l'âge de la retraite  aura pour conséquence  de faire basculer dans le chômage et d'installer plus longtemps dans la précarité  les séniors.  ( malheur à ceux qui perdront leur emploi après 50 ans....) La France est un des pays dans lequel le taux des séniors sans activité est le plus important  . 68 % des Français de 60 ans sont au chômage.

    Le gouvernement  va ainsi  transférer les déficits des caisses de retraite vers celles de l'Unedic ou bien des assurances maladie  et invalidité   ( on peut s'attendre sur ce terrain à un durcissement des organismes et des contrôles drastiques )

    Contrairement à ce que croit ou fait semblant de croire le gouvernement  l'augmentation   de l'âge de départ à la retraite ne va pas améliorer le marché de l'emploi.

    Ce ne sont pas les quelques réformettes et aides par ci par là aux entreprises qui vont changer la donne et faire que les employeurs touchés par la grâce de la solidarité  vont embaucher durablement des séniors .

    Il faudrait un volontarisme général, une mobilisation de tous les acteurs sociaux....


    C'est bien  faire porter l'essentiel de l'effort sur les salariés modestes via le recul de l'âge légal de départ à la retraite que propose le gouvernement .

    Pour aller plus loin

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