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EMPLOI - Page 5

  • Les emplois d'avenir : du réchauffé dans la marmitte

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    140.000 jeunes sortent chaque année de l'Education nationale sans diplôme, dont 40.000 sans qualification.

    Les emplois "d'avenir", subventionnés par l'Etat, ciblent en priorité les jeunes de 16 à 25 ans peu qualifiés, sans diplôme ni formation.

     

    Mardi 4 septembre, Michel Sapin, s'est rendu  à l'Assemblée nationale pour y défendre son projet de loi  concernant les emplois d'avenir .

    Une procédure accélérée  pour un vote de la loi mi-octobre , pour une entrée en vigueur le 1er novembre.

    Avec les  contrats de génération, et les négociations sur la « sécurisation de l’emploi », les emplois d’avenir sont les piliers  de la politique de l’emploi du gouvernement.

    Ces contrats qui   s’adresseront aux jeunes âgés de 16 à 25 ans, peu ou pas qualifiés  , aux personnes ayant le statut de handicapé de moins de 30 ans et aux personnes diplômées du supérieur si elles viennent d'un secteur fortement touché par le chômage,  concerneront  le secteur non-marchand (collectivités et associations). 

     Les contrats  d'avenir seront conclus  pour  un an, puis renouvelables pendant trois ans. 

    Ils seront   proposés  ( sauf exception) pour un temps plein .   

    Le projet de loi prévoit un maximum d’aide égal à 75 % du Smic  Les allégements Fillon, non abrogés, peuvent  être demandés.  Les aides s’étaleraient sur la totalité de la durée du contrat (maximum 3 ans).  

     L'État espère créer 100.000 emplois de ce type dès 2013 -et 150.000 au total- pour un coût que le ministre du Travail, Michel Sapin, a estimé  à 500 millions d'euros pour la première année.

     L'opposition de droite s'est élevée contre une "solution ringarde et dépassée", une "idée décongelée" rappelant "les emplois jeunes" mis en place par le gouvernement socialiste de Lionel Jospin (1997-2002).potion réchauffée.jpg

     

     En 2006, la Dares estimait que 62,3 % des CIE et 43,3 % des CAE avaient trouvé du travail suite à leurs contrats, sans toutefois préciser quel type d’emploi.

    Les emplois-jeunes, avaient permis à un tiers des jeunes bénéficiaires d’être embauchés sur le même poste dans le semestre suivant leur contrat, selon une étude du Centre d’études sur l’emploi publiée en mai 2012. Cette étude, conduite par Bernard Gomel, fait également état de conditions salariales nettement moins favorables pour les anciens emplois-jeunes qui gagnent à peu près 200 euros de moins que leur collègues embauchés “normalement”.

    Par ailleurs, un tiers des 500 000 emplois-jeunes ont débouché sur du chômage ou de l’inactivité.

    Que penser de ces 150.000 emplois d’avenir proposés à des jeunes non qualifiés issus de quartiers défavorisés ?

    Gouvernements, de gauche comme de droite, utilisent les mêmes recettes. 

    Depuis trente ans, les emplois subventionnés par l’Etat pour aider des publics ciblés n’ont pas cessé de progresser ( contrat emploi solidarité, contrat emploi consolidé, contrat initiative emploi, emplois-jeunes, accompagnement dans l’emploi, contrat unique d’insertion… .)

    Fin 2011, il y avait près de 300.000 contrats aidés – hors formation en alternance – et à plus de 80 % dans le secteur non marchand, à savoir public et associatif.

    Selon  un article de Challenges  " les évaluations pratiquées depuis trente ans dans de nombreux pays ont montré que les emplois aidés dans le secteur non marchand ne permettaient pas à leurs bénéficiaires de mieux s’insérer dans l’emploi par la suite. En 2010, David Card, de l’Université Berkeley, a analysé 199 études.

    Toutes révèlent que les contrats subventionnés dans le secteur public ne jouent pas un rôle de tremplin pour obtenir un emploi. Au contraire. Ces emplois agissent comme des trappes à inactivité. Ils n’incitent pas les jeunes à continuer à chercher d’autres emplois. Ils stigmatisent ceux qui en bénéficient, et accroissent leurs difficultés de recrutements futurs, car les employeurs anticipent que ces jeunes ont plus de difficultés que les autres. Ainsi, en parquant les jeunes défavorisés dans des petits boulots du secteur public – à temps partiel dans une écrasante majorité –, on accroît leur risque de passer derrière ceux, souvent plus diplômés, qui ont été recrutés dans le privé.

  • Il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages !

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    emploi,chômage,jeunes,précaritéEn surfant sur le net , j'ai visionné cette vidéo que je livre à votre jugement. (première vidéo en fin d'article).

    Personnellement , je trouve scandaleux qu'on puisse mettre en ligne une vidéo dans laquelle on ne donne  la parole qu'à un  entrepreneur qui ose dire que les jeunes ne souhaitent pas s'engager !

    Si ce phénomène existe , il reste marginal et ce , dans des secteurs très spécifiques ..... tous les lecteurs qui ont des  enfants  jeunes adultes à la recherche d'un emploi savent que ces derniers   acceptent des jobs sous payés, précaires  pour commencer à construire leur vie. Les parents qui continuent à aider financièrement leurs  jeunes sont légions !  des aides qui ne sont reconnues que partiellement par le régime fiscal alors que les aides aux entreprises  ne se comptent plus !  

    A ce jour, il existe 170 offres d'emploi de "jardinier paysagiste "sur le site pôle emploi. ( France entière)

    Ces offres, qui sont récentes , sont pour 30 % des offres de CDI .

    Salaire proposé pour salarié qualifié  ayant une expérience : le SMIC .

    Vidéo intox....   intox vidéo.

    Il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages !

     

    pour vous amuser

     

  • Tous ont été conviés à la grande conférence nationale pour la croissance et l'emploi sauf le pape et les ......Chômeurs !

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      Nous pouvons lire dans les dessous du social :

     "Près de 300 personnes (dont le président de la République, le chef du gouvernement, huit ministres, les leaders des huit organisations patronales et syndicales représentatives, des représentants des collectivités territoriales…) se sont enfermées pendant deux jours à huis clos au Conseil économique, social et environnemental (Cese). 

    Une première.

    Leur mission? S'entendre sur l'agenda des réformes à venir et sur les dossiers qui relèveront d'une négociation ou d'une simple consultation du gouvernement.

    «Tout le monde est mobilisé, il n'y a que le pape qui ne peut pas venir», a ironisé un proche du chef de l'État pour mieux faire ressortir les enjeux de la «grande conférence sociale».

    J'ajouterai  au pape , les représentants des principaux intéressés :  les chômeurs et précaires ...... 

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    Fin mai 2012  le nombre de demandeurs d’emploi ou de personnes en sous emploi  inscrites à Pôle emploi   s’établit à 4 347 100 en France métropolitaine.

     catégorie A  (demandeurs sans emploi ) : 2 922 100  

     catégories B et C  ( demandeurs exerçant une activité réduite ),  demandeurs exerçant une activité  de plus de 78 heures au cours du mois)  : 1 425 000  

      Le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi en catégories D et E s’établit à 612 900 en France métropolitaine fin mai 2012.    (personnes inscrites à Pôle emploi qui ne sont pas tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi : elles sont soit sans emploi et non immédiatement disponibles (catégorie D), soit pourvues d’un emploi (catégorie E). )

    Un phénomène qui devrait s’amplifier dans les semaines à venir alors que la conjoncture s’assombrit.

    Le Premier ministre a ramené  à 0,3% la prévision de croissance pour 2012 et à 1,2% pour 2013, contre respectivement 0,4% et 1,7% auparavant. Résultat : «Les entreprises prennent des mesures préventives», décrypte Pierre Ferraci, président d'Alpha, l'un des grands cabinets d'expertise pour les CE.

    Ces chiffres ne tiennent pas compte des personnes en situation de grande précarité qui ne sont pas inscrites à Pôle emploi ...... 

     Dans ce contexte, le taux de chômage devrait franchir la barre symbolique des 10% dès cet été.

    Pour créer des emplois, le taux de croissance doit atteindre au moins 1,2% et dépasser 1,7% pour faire baisser le chômage, selon Éric Heyer (OFCE).

    Le chômage et le sous emploi touchent plus de 10% de la population et malgré l'ampleur du phénomène , les organisations de chômeurs et précaires sont  les grandes absentes de la «conférence nationale pour la croissance et l'emploi» .

     Les 9 et 10 juillet, les chômeurs sont restés à la porte du siège du Conseil économique, social et environnemental (Cese).

     Souhaitée  par François Hollande et érigée en symbole d'un dialogue social "nouvelle formule", cette conférence  se déroule  donc  sans les  représentants des intéressés.

    Une situation qui m'interroge ! 

     

     Actuchomage lève le voile sur un sujet encore tabou : la dépression qui, en ces temps de licenciements massifs, de chômage de longue durée, de précarité accentuée, touche des populations vulnérables.

    Chaque année en France, 11.000 personnes (sur 200.000 tentatives) se suicident. Parmi elles, combien de Chômeurs, combien de Précaires ? Les chiffres fiables font cruellement défaut.

    Pour sa part, le psychiatre Michel Debout - qui milite en faveur de la création d'un Observatoire du Suicide - estime que, depuis 2008, 750 demandeurs d'emploi supplémentaires auraient mis fin à leurs jours. 750 de plus que les chiffres "habituellement" observés.

    Sophie Hancart d'Actuchomage a rencontré des chômeurs ex-dépressifs et des professionnels de l'accompagnement psychologique.

  • Plans sociaux, austérité, ralentissement de la consommation : une récession inavouée !

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    austérité,plans sociaux,licenciements,récession,hollande,économieLes plans sociaux se multiplient : 80 000 emplois sont menacés « à brève échéance » selon la  CGT .

    Jeudi 12 juillet, la direction de PSA pourrait annoncer aux syndicats d'Aulnay-sous-Bois, la fermeture pure et simple du site d'ici deux ans.

     Frappées par la chute des ventes de voitures, 40% des usines automobiles européennes sont en surcapacité. La situation n’est guère plus encourageante à Air France . 

     Début mai, François Hollande s’est donné « un an pour inverser la courbe du chômage ».

    Pourra -til y parvenir avec la politique d'austérité  suivie par son gouvernement ?

    Interrogé par Mediapart, Xavier Timbeau, qui est directeur du département analyse et prévision de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), est l’un des premiers économistes français de premier plan à contester dès à présent la pertinence des choix économiques faits par le gouvernement socialiste, à l’initiative de François Hollande.

    Sa critique est forte : il fait valoir que la politique d’austérité choisie par le gouvernement constitue une erreur grave de stratégie. Faisant le lit de la récession, elle ne permettra pas d’atteindre la baisse des déficits qu’elle prétend poursuivre. « C’est une récession qui s’auto-annihile », s'inquiète l'économiste, qui évoque « une escalade vers la catastrophe ».

     


    Xavier Timbeau par Mediapart

     Voici un tour d'horizon  des  plans sociaux qui menacent les salariés .

    •  Hôtel Ritz : L’hôtel de luxe, propriété du milliardaire égyptien Mohammed Al Fayed, ferme ses portes cet été pour 27 mois de travaux.  470 licenciements contestés par les syndicats. La justice doit trancher le 11 septembre 2012.
    • Renault : Renault a déclaré jeudi prévoir de supprimer 300 postes sur les deux prochaines années sur son site de Flins (Yvelines), confirmant des informations de presse.

    Ces suppressions de postes se feront sans licenciement, par le biais de départs en retraite anticipés et de départs volontaires, a précisé une porte-parole.

    Le site de Flins, l'un des plus anciens du groupe  assemble aujourd'hui la Clio 3 et se prépare à produire la Clio 4, attendue au second semestre, ainsi que le modèle électrique Zoé.

    • PSA : 3.300 emplois à Aulany, 10.000 en France ? L'usine automobile d'Aulnay-sous-Bois est l'un des plus gros employeurs de Seine-Saint-Denis, avec 3.000 salariés en CDI et 300 intérimaires. La direction refuse pour l'instant de préciser l'avenir du site. Plusieurs sources syndicales redoutent qu'au plan national le nombre de postes supprimés n'atteigne 10.000.
    • Hewlett-Packard :  qui possède un important site à Grenoble, continue de réduire ses effectifs. La direction a cependant prévu de ne recourir qu'aux départs volontaires et aux plans de préretraite, excluant pour l'instant tout licenciement sec.
    • Chomarat :  L'entreprise ardéchoise Chomarat, spécialisée dans le textile, va licencier 182 personnes après une première vague concernant 122 emplois.

     

    • Aoste :. L'usine de salaison du groupe de charcuterie, située à Boffres, doit fermer avec 80 licenciements à la clef. Le site travaillait pour Aoste, Justin Bridou, Cochonou, Jean Caby ou encore Weight Watchers.

     

    • Pilpa SAS :  La direction de Pilpa SAS, filiale du groupe américain R&R spécialiste de la production de glaces et crèmes glacées, a annoncé un projet de fermeture de son usine de Carcassonne dans l'Aude, qui emploie 124 personnes.

     

     

    • Euralis: La coopérative agroalimentaire supprime 110 postes au sein de son pôle alimentaire qui concentre les activités foie gras et traiteur, sans compter de nombreux reclassements internes.
    • Cofinoga :  La société de crédit de consommation a vu son activité chuter avec la crise. Résultat, 433 licenciements, les trois quarts à Mérignac.
    •  Fram :  En difficulté depuis plusieurs années, le voyagiste pourrait supprimer entre 300 et 350 emplois, principalement dans la région de Toulouse.
    •  Technicolor :  L'usine de matériel informatique est en redressement judiciaire depuis le 1er juin mais aucun repreneur ne s'est manifesté.
    •  XiloFrance :  En redressement judiciaire depuis l'été 2011, cette entreprise de fabrication de contreplaqué risque de fermer si aucun repreneur ne se manifeste.

    • Jet Aviation:. La société de maintenance aéronautique veut supprimer 190 postes sur son site de l'aéroport de Bâle-Mulhouse. La direction prévoyait même 250 suppressions de postes mais ce chiffre a été revu à la baisse grâce à des mesures de chômage technique et une réorganisation interne.
    • Lohr Industrie : Le fabriquant alsacien de systèmes de transports va être racheté par Alstom avec l'aide du Fonds stratégique de l'investissement. Si Alstom promet de reprendre 200 salariés, l'avenir des autres emplois reste incertain, même si le ministre Arnaud Montebourg a promis de "consolider plusieurs centaines d'emplois".
    • ArcelorMittal :  En maintenant deux hauts-fourneaux inactifs, le groupe maintient le flou sur l'avenir d'au moins 550 employés. La direction a promis une réponse au cours de l'été. 
    • Paris Normandie :  Le quotidien régional, ainsi que Havre Libre, Le Havre Presse et le Progrès de Fécamp sont en redressement judiciaire depuis fin février.
    •  TRW et Cimest :  Ces deux sous-traitants de l'industrie automobile situés dans la même vallée des Vosges risquent la cessation de paiement. Les constructeurs automobiles ont réduit le volume de leurs commandes.
    • Conforama :  L'enseigne d'ameublement veut supprimer 288 postes dans son service après-vente, avec la promesse de reclassements. Les syndicats craignent 288 licenciements.
    •  Lafarge :  Bien qu’en bonne santé financière, le géant du ciment supprime 460 emplois, dont 90 en France.
    • Air Méditerranée : . La compagnie aérienne prévoyait 85 licenciements avant de ramener le chiffre à 61 grâce à des concessions des syndicats de navigants.
    •  Fnac : . La chaîne de magasins a lancé un plan de sauvegarde de l'emploi synonyme de 310 licenciements mais ce dernier reste contesté devant la justice.

    et les autres ....

    Sanofi-Aventis : entre 1.000 et 2.000 emplois. Le laboratoire pharmaceutique a lancé un vaste plan d'économies qui pourrait se traduire par de nombreuses suppressions de postes.

    Castorama : 1.167 emplois. Ce sont les syndicats qui avancent ce chiffre après s’être procuré un document interne dans lequel la direction du groupe d’ameublement prévoirait un tel "dégraissage " d’ici 2015. La direction a démenti l’information.

    Carrefour : 3.000 emplois. S’appuyant sur des notes internes, les syndicats redoutent entre 3.000 et 4.000 suppressions d’emplois, le tout dans le vaste plan de redressement du groupe.

    • Laboratoire Lundbeck : 200 emplois. Les salariés du laboratoire pharmaceutique danois craignent 200 licenciements en France cet été, alors que le groupe danois a annoncé son intention de supprimer 600 postes en Europe.

    • Leader Price : 87 emplois. La chaîne de discount veut fermer dix magasins et supprimer 87 emplois mais la justice a annulé ses plans. Leader Price a néanmoins fait appel.

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