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EMPLOI - Page 4

  • La crise: un prétexte pour détruire notre modèle social ! le Medef se frotte les mains et les syndicats ne sont plus que cris et chuchotements

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    Jeudi 15 novembre, les partenaires sociaux  ont repris la  négociation sur la sécurisation de l'emploi.

     Le patronat a présenté son projet  d'accord.

    Un texte de 9 pages  qui va achever  le travail de destruction du code du travail , entrepris depuis de nombreuses années par le patronant , au nom de la sempiternelle loi du marché et de la compétitivité......

    C'est du "donnant donnant" semble t-il !  Mais en fait , c'est du "donnant perdant " pour les salariés.

    En effet , le projet  proposé par la délégation patronale  " tend à "échanger" une sécurisation des salariés en emploi précaire (CDD) contre des "suppressions de freins à l'embauche sous CDI". "

    La délégation patronale  nous ressert un plat réchauffé , le plat amer et indigeste de la fléxisécurité à la Française..... 

    Le plat du jour est servi !emploi,flexibilité,économie,crise,récession,syndicats,medef


    Alors que  les licenciements pour fautes n'ont cessé de grimper, remplaçant les licenciements économiques  ( depuis 20 ans la tendance s'est inversée   les salariés étant  devenus ,semble t-il, de plus en plus incompétents, indisciplinés bref ingérables !!!!), la délégation patronale propose de limiter le montant des dommages et intérêts en cas de licenciement abusif .

    Une proposition indigne et contraire aux fondamentaux des droits du  procès équitable !

    D'une manière générale, le montant des dommages et intérêts  attribués en France par les tribunaux en cas de licenciement abusif , reste modeste ... entre 6 et 12 mois de salaire .

    Sachant que plus de 8 Millions de salariés sont payés au SMIC , ces sommes sont dérisoires au regard des ravages ,tant sur le plan personnel que social , que peut constituer un licenciement abusif.

    Les tribunaux  sont beaucoup plus généreux lorsqu'il s'agit de réparer un droit à l'image , réparations  qui constituent, pour certains ,une véritable rente.... ou revenu 

    Un petit exemple parmi  beaucoup d'autres

    En 2008 Les époux Sarkozy ont gagné  le procès qu'ils avaient intenté à la compagnie aérienne Ryanair pour avoir publié sans autorisation une photo de leur couple.

    Le tribunal n'a accordé que 60.000 euros à Carla Bruni sur les 500.000 euros de dommages et intérêts réclamés. oups......

    Les  "Hollande" ont eu moins de chance !  VSD a été condamné à verser  2 000 € pour  avoir publié des photos de Madame en maillot de bain. «Nous avons trois autres procédures en cours contres des magazines people, Closer, Voici et Public, pour ne pas les nommer», a confirmé l'avocat des intéréssés !

    Quant aux DSK on ne compte plus leur démélés judiciaires  

    Voici quelques unes des autres propositions de la délégation patronale

    • Pour les salariés en  CDD : faciliter les prêts bancaires, assurer une meilleur portabilité des droits en matière de formation et de prévoyance, etc)
    •  contre la "suppression des freins à l'embauche en CDI", notamment par l'élargissement "de la logique du contrat d'export ou du contrat de chantier à d'autres CDI, conclus pour la réalisation de projets identifiés dont la durée est incertaine". 


    La délégation patronale fait également des propositions sur les seuils sociaux et l'information des représentants du personnel en amont d'éventuelles difficultés rencontrées par les entreprises.

    Elle propose aussi d'expérimenter "un compte individuel de formation" avec une fusion du DIF et du CIF.

      Les syndicats , qui ne sont plus que cris et chuchotements  , continuent , au mépris  des intérêts des salariés les plus fragiles ,  des chômeurs et de tous  ceux qui souffrent de sous emploi ,  à avaler la pillule .

    Prochain rendez vous le 20 Novembre

     


    "Nous sommes dans un rapport de force avec le... par CFDT_TV

  • Si tu veux bosser tu n'as qu'à payer !

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    Avec la montée du chômage et la précarisation de l'emploi , je m'interroge une nouvelle fois   sur les organismes qui proposent à ceux qui recherchent un emploi, un "accès privilégié " et payant à leurs prestations et notamment aux offres d'emploi.

    A ce jour, et malgré les dérives ,  ces pratiques ne sont pas , à ma connaissance, interdites par les tribunaux .

    Les structures  qui  profitent de manière indirecte  de la crise et des chômeurs devraient être sanctionnées et les entreprises et les RH  , par souci d'équité et de citoyenneté, ne devraient pas recourir à leurs services.

    Au moment précis où j'écris ce billet , les médias ne cessent de publier des articles sur la fraude aux prestations sociales...

    Hier encore des infirmières lyonnaises étaient incarcérées.....

    Les profiteurs des chômeurs et précaires ne sont pas inquiêtés , c'est cela la démocratie !


    Voici un exemple concret qui illustre mon propos.
     
    Depuis la loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005 , qui a supprimé le monopole public légal de placement des salariés jusque-là réservé à l'ANPE (devenu Pôle emploi), les employeurs qui souhaitent embaucher peuvent recourir à un intermédiaire autre que le Pôle emploi .

    Pour recruter , Ils peuvent utiliser de multiples sources :

     Annonces directes sur leur site, cabinets de recrutement, forum, manifestations diverses , dépôts des offres sur un portail emploi. 

    Cadre emploi, Monster , Keljob sont bien connus . 

    Si l'accès aux offres et stages  est gratuit pour les sites précités,  d'autres , proposent  un "accès privilégié " à leurs prestations , en contrepartie d'un abonnement payant.

     Que signifie   "accès privilégié " ?

    N'y a t-il pas  une réelle vente "indirecte" des offres  d'emploi ? vente qui est interdite par le code du travail .

    Force est de constater que la  différence est subtile ! 

    Voici ce que propose  ce site :


     Capture.PNG

    En clair , si vous souhaitez avoir accès à toutes les offres d'emploi , vous devez  payer....

    Si vous n'ouvrez pas  votre porte monnaie , vous serez punis car  vous n'aurez  accès qu'à 10% des offres....

     Dans sa grande indulgence, le site vous permet de payer en deux fois les 39.9€ demandés pour une consultation  de toutes les offres pendant 12 mois.....  c'est le Nirvana.........

    Avec cet accès complet aux offres , le site   donne la possibilité notamment  d'envoyer votre CV , de participer au forum etc.....

    Une manière astucieuse d'inciter les demandeurs d'emploi à payer pour être mieux servis !

     Ce site n'est pas unique en son genre .

    Un autre site  propose , pour un peu plus de 100 euros par an un "accès privilégié  " à des offres exclusives !
    " Désireux de donner une nouvelle impulsion à votre carrière, vous trouverez ici, en toute confidentialité, des offres adaptées à vos ambitions mais aussi une visibilité auprès d’un vaste réseau européen de chasseurs de têtes. De nombreuses offres sont postées en exclusivité sur …… par les cabinets de recrutement, vous ne les trouvez donc sur aucune autre plateforme."



    Mon point de vue sur le sujet :

    Depuis plusieurs années les sites qui proposent de mettre en relation employeurs et candidats fleurissent ..

    Si de nombreux sites proposent une mise en ligne des cv et un accès gratuit à toutes les offres d'emploi , certains font payer leurs prestations aux candidats .

      Selon le code du travail : il est interdit de vendre des offres et des demandes d’emploi, quel que soit le support utilisé.

    Une exception à ce principe est toutefois prévue. "cette interdiction ne fait pas obstacle à l’insertion, à titre onéreux, d’offres ou de demandes d’emploi dans une publication ou un autre moyen de communication payant".

    Aucune rétribution, directe ou indirecte, ne peut être exigée des personnes à la recherche d'un emploi en contrepartie de la fourniture de services de placement, sous réserve des dispositions :

    1°) Des articles L. 7121-9 et L. 7121-10, relatives aux conditions de placement, à titre onéreux, des artistes du spectacle ;

    2°) De l'article L. 222-6 du code du sport, relatives aux conditions d'exercice de l'activité d'agent sportif.

     En clair, s'il est toujours possible de vendre l’insertion d’offres dans des journaux payants pour les lecteurs,  en revanche , il est interdit de faire payer  l'accès aux offres d'emploi.

    A ce jour il n'existe pas en France ,comme aux Etats unis , des sites qui proposent de manière directe , un accès payant aux offres d'emploi.

    Pour passer au travers des  mailles  du filet des tribunaux,  les sites  français sont plus subtils , car ils enveloppent  l'accès aux offres  par d'autres services  qui peuvent être , en toute légalité, payants.

     
    Si pour plus de 8 millions de personnes en France  ( chômeurs, précaires etc...)  la crise et le chômage sont des pilules amères à digérer, ce sont pour d'autres de véritables festins !

     

  • Emploi d’avenir / Trappe à pauvreté !

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    Le Sénat a adopté le projet de loi portant création des emplois d’avenir. Le texte définitif devrait être adopté par le Parlement le 9 octobre 2012.

     L'ensemble de la majorité de gauche a voté pour le texte. Quelques UMP comme l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, Alain Fouché ou Fabienne Keller l'ont approuvé. Le reste de l'UMP a voté contre l'ensemble du texte mais s'est abstenu sur l'article 2 qui créé des emplois d'avenir professeur. La majorité des centristes s'est abstenue.


    On peut lire sur le site  officiel du Ministère du Travail "L’objectif fixé par le Président de la République est que les emplois d’avenir puissent entrer en vigueur aussi rapidement que possible, compte-tenu de la gravité de la situation du marché du travail. Dès le 2 novembre (le 1er étant un jour férié), les premiers Emplois d’avenir seront signés."

    Voir étape de la discussion sur le site du  Sénat 

    Présentation du Projet par Michel Sapin 

    emplois-d-avenir-deligne_812972.jpeg


    En annonçant  la signature des premiers contrats début de Novembre  et non le  1er janvier 2013 comme initialement prévu, Michel Sapin anticipe le vote de l'assemblée nationale !

    Le Ministre du Travail estime que, compte tenu de la mise en place de la procédure accélérée, "le texte définitif devrait être adopté par le Parlement le 9 octobre 2012".

    Ces contrats s'adresssent aux jeunes  de 16 à 25 ans rencontrant des difficultés particulières d'insertion professionnelle, dans des activités d'intérêt général et d'utilité sociale. Les employeurs doivent appartenir au secteur non marchand (secteur associatif, collectivités territoriales, communes, départements, régions, établissements publics, groupements d'employeurs qui organisent des parcours d'insertion et de qualification). Les jeunes auront vocation à travailler dans des secteurs, tels que l'aide aux personnes, le développement durable, l'animation, le sport ou encore le tourisme.

    Ces emplois aidés par l'Etat pendant 3 ans à hauteur de 75% de la rémunération brute au niveau du Smic, seront concentrés sur les activités susceptibles d'offrir des perspectives de croissance et de recrutement dans les années à venir (filières vertes, secteurs social et médico-social, métiers d'aide aux personnes, etc.).

    Notons qu'un amendement du Sénat, propose d'élargir le champ des employeurs aux "personnes morales de droit privé chargées de la gestion d'un service public", aux entreprises privées du secteur marchand, aux entreprises contrôlées majoritairement par l'Etat, établissements publics industriels et commerciaux des collectivités territoriales, sociétés d'économie mixte contrôlées majoritairement par ces collectivités, CCI, chambres des métiers et d'agriculture. Elles devront cependant remplir certaines conditions, fixées par décret, relatives à leur secteur d'activité et au parcours proposé au jeune.
    L'aide financière de l'Etat sera alors de 35% de la rémunération, pour les employeurs du secteur marchand.

     Le gouvernement prévoit de créer 150.000 emplois d'avenir d'ici 2014, dont 100.000 dès l'an prochain, pour un coût de 1,5 milliard d'euros par an lorsque le système fonctionnera à plein.

    A la différence des "emplois-jeunes" de l'ère Jospin, ces nouveaux contrats sont axés sur les jeunes peu qualifiés. Les députés avaient élargi un peu le dispositif en l'ouvrant à certains diplômés du supérieur mais les sénateurs ont souhaité "revenir à l'esprit du texte". Ils ont exclu la possibilité de recruter des diplômés du supérieur sauf à titre exceptionnel en outre-mer.

    Que penser de ces 150.000 emplois d’avenir  ?

    Gouvernements, de gauche comme de droite, utilisent les mêmes recettes.

    Depuis trente ans, les emplois subventionnés par l’Etat pour aider des publics ciblés n’ont pas cessé de progresser ( contrat emploi solidarité, contrat emploi consolidé, contrat initiative emploi, emploi-jeune, accompagnement dans l’emploi, contrat unique d’insertion… .)

    Fin 2011, il y avait près de 300.000 contrats aidés – hors formation en alternance – et à plus de 80 % dans le secteur non marchand, à savoir public et associatif.

    Selon un article de Challenges " les évaluations pratiquées depuis trente ans dans de nombreux pays ont montré que les emplois aidés dans le secteur non marchand ne permettaient pas à leurs bénéficiaires de mieux s’insérer dans l’emploi par la suite. En 2010, David Card, de l’Université Berkeley, a analysé 199 études.

    Toutes révèlent que les contrats subventionnés dans le secteur public ne jouent pas un rôle de tremplin pour obtenir un emploi. Au contraire. Ces emplois agissent comme des trappes à inactivité. Ils n’incitent pas les jeunes à continuer à chercher d’autres emplois. Ils stigmatisent ceux qui en bénéficient, et accroissent leurs difficultés de recrutements futurs, car les employeurs anticipent que ces jeunes ont plus de difficultés que les autres. Ainsi, en parquant les jeunes défavorisés dans des petits boulots du secteur public – à temps partiel dans une écrasante majorité –, on accroît leur risque de passer derrière ceux, souvent plus diplômés, qui ont été recrutés dans le privé.

     

    l'humanité 

     



  • Si nous parlions de ce qui fâche : la flexibilité des salariés !

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     Vous avez dit flexibilité ?   

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    Fin janvier 2012,   Nicolas Sarkozy  avait demandé aux partenaires sociaux de négocier des accords de compétitivité-emploi, que ces derniers ont renommés « accords de sauvegarde de l’activité et de l’emploi ».

    François Fillon avait fixé un délai de deux mois à partir de fin février pour conclure ces accords.

    Ces accords devaient permettre  aux entreprises  d'adapter le temps de travail à la conjoncture économique : en cas de difficultés , l'entreprise pouvait  baisser le temps de travail et également le salaire.

    Rappelons que cette  possibilité n'est pas nouvelle avec un garde fou : il faut que chaque salarié signe un avenant à son contrat de travail acceptant la nouvelle durée du travail et la baisse de son salaire.

    En cas de refus du salarié, ce dernier peut être licencié pour motif économique.

    Le nouveau texte devait sécuriser  les accords signés par les organisations syndicales, en supprimant l'accord du salarié.

     Un salarié refusant ,par exemple ,une baisse de salaire  dans le cadre de la mise en oeuvre  d'un accord compétitivité emploi , ne devait plus être licencié pour motif économique .

     Les modalités du licenciement  n'avaient pas été précisées  par le Medef, qui parlait  seulement de « rupture du contrat de travail ».

    Pour le Medef  une sorte de licenciement new look ! ni pour motif économique ni pour faute ...... garantissant au salarié récalcitrant le versement d'indemnités et le droit à un préavis ....

     CGT et FO étaient  opposés à la conclusion de ces accords. 

     la CFDT et le Medef se disaient  prêts à en débattre. 

      Benoît Hamon, alors porte-parole du PS avait déclaré  "Il faut que les salariés le sachent, il n'y aura plus de code du travail, il n'y aura plus de loi qui les protégera". 

     François Hollande,  candidat aux élections , lors d'une visite à Gandrange, fin février,  tançait "ces accords  sont discutés dans un moment qui tombe parfaitement mal".  il promettait : "Ils ne verront pas le jour et nous aurons à cœur de faire en sorte que les syndicats puissent négocier dans de bonnes conditions des accords sans avoir à remettre en cause la durée légale du travail, parce qu'en l'occurrence, c'est ça qui est recherché." ( article de l'Express du 24.02.2012 )

    Les négociations entre partenaires sociaux sur la question n'avaient pas abouti dans le délai de deux mois fixé par M. Sarkozy.

    Le 16 mai, après la victoire de M. Hollande, les partenaires sociaux avaient décidé du report de cette négociation dans l'attente de rencontrer le nouvel exécutif.

    Début juillet, Jean-Marc Ayrault déclarait : "La négociation compétitivité-emploi, mal engagée, n'est plus à l'ordre du jour"


    Lors de la conférence sociale des 10 et 11 juillet,  on ne parle plus d'accords "compétitivité-emploi", mais de "plans collectifs de sauvegarde de l'emploi".

     "Une réflexion sur le contrat de travail doit être engagée", estime M. Hollande en ouverture de la conférence, avant d'évoquer "des formules nouvelles (...) pour prévenir les plans sociaux ou en limiter l'impact". 

    Fin août, , Jean-Marc Ayrault demande aux partenaires sociaux, lors de l'ouverture de l'université d'été du Medef, d'accélérer le rythme" sur ces accords, dont le nom est désormais "sécurisation de l'emploi"

    Le Medef souhaite  des accords impliquant la possibilité de négocier sur le temps de travail. La CGT et FO sont fermement opposés à cette idée.

     Jean-Marc Ayrault demande  de" faire en sorte qu'en cas de difficultés, toutes les solutions, toutes les alternatives soient bien prises en compte". Michel Sapin, le ministre du travail, évoque à son tour une" négociation sur les aspects de la sécurisation des emplois pour les salariés, mais aussi pour les entreprises elles-mêmes". 

    Dans  son  document  d'orientation sur le chantier de la sécurisation de l'emploi, qu'il transmet à la rentrée aux partenaires sociaux, le gouvernement demande de tout faire pour  faire avancer ces négociations, qui piétinent. 

    la France passe la barre symbolique des 3 millions de chômeurs et François Hollande a mis entre les mains des partenaires sociaux une partie essentielle de son futur bilan.    

     "En refusant de trancher lui-même et en mettant tous les sujets sur la table - des accords compétitivité-emploi à la refonte des licenciements, en passant par la lutte contre les contrats précaires et une plus fine association des syndicats à la gestion prévisionnelle des emplois -, François Hollande souhaite replacer patronat et syndicats  au centre du jeu, promettant même de constitutionnaliser le recours au dialogue social.

    Si cette méthode  change de l'interventionnisme et de  l'autoritarisme de Nicolas Sarkozy dans les dossiers sociaux, n'est ce pas un moyen qui permet  d'éviter  de prendre  des mesures concrêtes  pour lutter efficacement contre les délocalisations et la paupérisation  d'une partie de plus en plus nombreuse de la population ?

    En effet il y a urgence  car  il est intolérable:

    • de laisser plus de 8 millions de personnes vivre avec moins de 900 euros par mois ( Plus de 10 % de la population vit en marge des normes de la société avec difficultés et handicaps sociaux se cumulant : logement , emploi, accès aux soins etc..).
       La progression du chômage depuis 2008 a aggravé la situation
    • de tolérer que 4 millions de personnes dont 600 000 enfants souffrent de mal logement .
    • d'ignorer 100 000 personnes dont 20 000 enfants qui "vivent" dans la rue.
    • d'admettre que 3,7 millions de travailleurs - soit 15 % des actifs - disposent de revenus individuels d’activité inférieurs à 60 % du revenu médian et peuvent donc être considérés comme pauvres.
    • d'admettre que 2,9 % des Français ne mangent pas à leur faim, que 1 % de ménages ne disposent pas d’eau chaude, 6% n' aient pas de chauffage.
    • de permettre que les entreprises continuent à délocaliser au nom de la compétitivité
    • d'une manière générale de ne pas remettre en cause nos fondamentaux économiques et financiers qui vont précipiter les peuples de l'Europe dans la pauvreté.



      Force est de constater que nos gouvernants n'ont plus aucun pouvoir face à la "mondialisation " et aux détenteurs des capitaux.

      J'ai encore la faiblesse de penser et d'espérer que la Gauche ne va pas se contenter de gérer la pénurie mais être une force de proposition au niveau de l'Europe pour inverser le processus de la récession.  pauvrete-cgtcg08-cg08-syndaicat-cgt-ardennes-08.jpg

     


     Lire également :

    Salariés , vous devrez déguster la sauce Fillon-flexisécurité

     Blabla au sommet et pénurie en bas de l'échelle.....

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