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EMPLOI - Page 3

  • Les chômeurs dorment dans la ouate de leurs indemnités !

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    Droopy-happy.jpgPour tordre le cou aux idées reçues :

    Le nombre de demandeurs d'emploi indemnisés à fin octobre - 2.658.300 -a progressé de 5,3 % en un an, soit deux fois moins vite que le nombre d'inscrits à Pôle emploi.

    Selon les Echos "le régime d'assurance chômage laisse, proportionnellement, de plus en plus de personnes sur le bord de la route, avec désormais moins d'un inscrit sur deux indemnisé (48 %)". Et le phénomène devrait s'accentuer en 2013. En cause évidemment la longueur de la crise qui alimente la durée moyenne d'inscription à Pôle emploi (472 jours fin octobre), et les "fin de droits" de plus en plus nombreuses.

     Les Echos ajoutent "qu'avec l'essor des contrats courts, les entrées au chômage sont de plus en plus alimentées par des personnes arrivant avec peu de droits, voire aucun".

    Les chômeurs perdant leurs allocations chômage, qui ont travaillé au moins 5 ans sur les 10 années précédentes, basculent sur l'Allocation spécifique de solidarité (ASS), également versée par Pôle emploi. Mais ils y perdent alors, en moyenne, la moitié de leurs revenus.

    En un an, le nombre de bénéficiaires a progressé de 5,4 %, pour atteindre 459 000. Ceux qui n'ont pas droit à l'ASS basculent, eux, sur le RSA.
     

    Le gros point noir au troisième trimestre est le chômage des jeunes, qui bondit selon l'INSEE de 1,4 point, à 24,2 % des actifs de cette classe d'âge. Il s'agit d'"un niveau historique, plus haut que les précédents sommets de 2009" note l'Institut.

    Ecouter cette vidéo : consternant la situation est aujourd'hui identique !


    sur le chômage 1.2 par nemandi

  • La compétitivité une antiquité à mettre au clou !

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    vieille femme grotesque, Quentin Metsys.jpgPlusieurs économistes  ( Thomas Coutrot, Jean-Marie Harribey, Norbert Holcblat, Michel Husson, Pierre Khalfa, Jacques Rigaudiat et Stéphanie Treillet) de la fondation Copernic, critiquent  dans une étude de 27 pages,  les principaux points du rapport de Louis Gallois sur la compétitivité .

    Ils  dénoncent notamment le "triple ralliement" du pacte du gouvernement "aux dogmes libéraux : à celui des salaires et des cotisations sociales comme cause de la désindustrialisation et du chômage, à celui de la nécessité de la baisse des dépenses publiques et à celui de la TVA antisociale".

    Selon  Thomas Coutrot, Jean-Marie Harribey, Norbert Holcblat, Michel Husson, Pierre Khalfa, Jacques Rigaudiat et Stéphanie Treillet "Un tel pacte faustien, par lequel la gauche vend sa raison d'être, ne donne hélas rien en échange".

    Ils contestent l'argument patronal selon lequel le niveau historiquement bas du taux de marge des entreprises empêcherait celles-ci d'investir dans l'innovation .

    Ils  indiquent  que  les entreprises ont choisi de continuer à augmenter les dividendes plutôt que d'investir dans l'innovation.

    Ils font observer que les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) françaises sont asservies à la logique financière des grandes groupes, contrairement à leurs homologues allemandes ou italiennes, et que les exportations françaises sont plus sensibles que les exportations allemandes au taux de change de l'euro.

    Pour ces économiqtes

     " L'alourdissement du "coût du travail" n'est pas la cause des pertes de parts de marché françaises. Depuis dix ans, les coûts salariaux unitaires français (salaire par unité produite) ont évolué comme la moyenne européenne. 

    Plutôt que de se focaliser sur le coût du travail, mieux vaut s'intéresser à celui du capital. "En l'espace de douze ans, la part des revenus distribués par les sociétés non financières a pratiquement doublé par rapport à leur excédent brut d'exploitation (EBE), et presque doublé par rapport à leur valeur ajoutée brute (VAB), déjouant donc la coupure avant/après la crise, au point d'absorber plus des 4/5 de leur EBE"

    "Crise ou pas crise, la part de plus en plus lourde que les entreprises choisissent de distribuer aux propriétaires du capital affaiblit leur capacité à faire face à tous les aspects de la compétitivité."

    Extrait de la synthèse du rapport  ' site Fondation Copernic " :

      Le coût du travail, bouc émissaire

    Le débat public se concentre sur le coût du travail sur la base de données souvent discutables. En effet, les données de référence d’Eurostat posent problème tant sur la comptabilisation des heures de travail qui sous-estime la durée du travail en France, que sur le calcul de la masse salariale qui surestime le poids, en France, de la formation professionnelle dans le coût du travail. De plus, ce débat est en général biaisé. D’une part, il ne prend que rarement en compte la productivité du travail, c’est-à-dire le coût salarial unitaire. Or, les écarts de productivité entre pays sont plus grands que les écarts de coût horaire. D’autre part, il mêle allégrement coût du travail dans l’industrie et dans les services marchands. Or, la productivité augmente plus faiblement dans les services que dans l’industrie.

    Le coût salarial unitaire baisse en moyenne dans la zone euro sauf pour le Royaume-Uni, le Danemark, l’Italie, l’Espagne et la Grèce. En France, il baisse de 0,5 % par an de 1996à 2008, en Allemagne de 0,7 %. Globalement,on constate une tendance à la convergence des coûts salariaux unitaires dans la zone euro, avec une baisse dans l’industrie et une hausse dans les services. Ces constats, combinés au caractère biaisé de certaines données statistiques, démentent l’affirmation selon laquelle il y a eu en France une dérive du coût du travail qui plomberait la compétitivité des entreprises.

    Le coût du capital passé sous silence

    Mais surtout, on met toujours en avant le coût du travail alors que le coût du capital n’est quasiment jamais évoqué. Pourtant, les revenus nets distribués représentent aujourd’hui 9 % de la valeur ajoutée des sociétés non financières, niveau historique record depuis la Seconde Guerre mondiale, contre 5,6% en 1999. La part dévolue aux actionnaires a donc crû dans des proportions considérables ces douze dernières années. Autrement dit, la complainte patronale faisant de la baisse du taux de marge la raison profonde des faibles investissements et du moindre effort en matière de recherche et développement, passe sous silence le fait que, crise ou pas crise, la part de plus en plus lourde que les entreprises choisissent de distribuer aux propriétaires du capital affaiblit leur capacité à faire face à tous les aspects de la compétitivité.

    Dans cette situation, l’exigence patronale d’un transfert massif des cotisations sociales vers les ménages (en grande majorité salariés) apparaît pour ce qu’elle est : le refus de toucher aux dividendes versés aux actionnaires. Cette demande est d’autant moins fondée que le bilan des exonérations actuelles de cotisations sociales est pour le moins problématique. Voici ce qu’en dit la cour des comptes en 2009 : « La cour avait relevé que les nombreux dispositifs d’allègement des charges sociales étaient insuffisamment évalués en dépit de la charge financière croissante qu’ils représentaient pour les finances publiques (27,8 milliards d’euros en 2007, soit 1,5 % du PIB). S’agissant des allègements généraux sur les bas salaires, leur efficacité sur l’emploi était trop incertaine pour ne pas amener à reconsidérer leur ampleur, voire leur pérennité. »

    Attac et la Fondation Copernic préconisent d'abandonner la logique même de la compétitivité, cette "voie sans issue, économiquement absurde et socialement destructrice",  et proposent un autre modèle de développement qui rompt avec le consumérisme.

    Pour aller plus loin 

    12-10-30-hollande.jpg

    Je remercie Placide auquel j'ai emprunté ce croquis 

     

  • les Français ne sont pas des veaux mais des brebis qu'on peut tondre à volonté......

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     Travailler plus sans gagner plus : un compromis acceptable pour 53% des salariés 

    En pleine négociation paritaire sur la sécurisation de l'emploi,  un sondage OpinionWay sur la valeur travail, révèle que plus de la moitié des salariés serait près à travailler plus, si la pérennité de l'emploi et de leur entreprise en dépendait.
    De plus, le passage aux 39 heures "pendant un an sans augmentation de salaire" apparaît comme acceptable en cette période de difficultés économiques, si l'entreprise "faisait face à des grandes difficultés".

    Après les années "travailler plus, pour gagner plus" dans la perspective d'améliorer son pouvoir d'achat, nombre de salariés pourraient désormais connaître le "travailler plus, sans gagner plus" pour sauver leur emploi.

    Ainsi, 53% des salariés consentiraient à signer un accord compétitivité-emploi si jamais leur emploi ou celui de l'un de leurs collègues en dépendait, sachant que les plus de 50 ans sont à 60% favorables à ce principe, tout comme les hommes (55%), les cadres (59%) et les salariés du privé (53%).
    En revanche, les moins de 35 ans ne souhaitent pas travailler plus sans gagner plus (à 52%), tout comme la majorité des femmes (55%), des ouvriers (53%) et des fonctionnaires (54%). Cela s'explique principalement par leur faible niveau de rémunération.

    Dans quelques mois il est fort à parier que les salariés accepteront de travailler pour zero rien que pour garder leur emploi  et l'espoir de retoucher un salaire en des temps meilleurs !!!!!

       Le sondage

     

     Photo de René Maltête (1930-2000), photographe français

    sondage,emploi,opinionway.

  • Avec SFR t'as tout compris

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    "La présence de quatre opérateurs mobiles ou plus, demandée par la Commission européenne dans les grands pays d'Europe, n'est pas viable économiquement », avaient écrit  en 2009 l’Unsa et la CGE de France Télécom.

     L’ensemble des syndicats du secteur avait   écrit  dans plusieurs communiqués . « Cela ne peut entraîner que des suppressions d’emploi, des délocalisations, des pertes d’investissement »

      Free mobile a obtenu,  en début d'année, la quatrième licence .

    Les autres opérateurs mobiles ont du s’aligner sur les  offres de Free , pour ne pas perdre trop de clients,  en proposant de nouveaux opérateurs comme Sosh et B&You. Par ailleurs, pour réduire les coûts, la délocalisation des centres d’appels s’est accentuée .

    Les conséquences ont été la mise en place de plans sociaux  chez Bouygues Télécom et orange et maintenant chez SFR.sfrnewlogo-010812092713.jpg

    Avec notamment   des forfaits illimités à moins de 20€/mois et sans engagement , Free est désormais le bouc émissaire du dérèglement du marché de la téléphonie mobile même si les clients se réjouissent des forfaits low cost .

    Dans une interview accordée au journal Usine Nouvelle, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, accuse les choix faits avec le précédent gouvernement dans le secteur de la téléphonie .

    « La course au low-cost avec l’arrivée de Free a eu des conséquences sur les opérateurs, sur la sous-traitance, sur les fournisseurs. Et la situation d’Alcatel s’est aggravée : -40 % en un an en France. On ne peut le nier. Dans la téléphonie, nos prédécesseurs nous ont laissé un capharnaüm. Nous commençons à y remettre de l’ordre », explique Arnaud Montebourg.

    Corinne Erhel, députée PS, dénonce dans un rapport publié il y a quelques jours: «(les) conditions d’entrée d’un quatrième opérateur sur le marché du mobile qui a profondément bouleversé les modèles économiques ».

    Le gouvernement, faute de candidats pour des raisons financières, avait décidé de baisser le prix de réserve pour l’attribution de la licence de 620 à 230 M€. Ce qui permis à Free d'acquèrir une licence à un coût plus bas que ces concurrents.
    Les opérateurs mobiles, du fait de leur réseau (les coûts d’entretien), de leurs boutiques, de leur service clients entre autres, n’arrivent pas à surmonter cette baisse de tarif fulgurante.
    En effet, il a été beaucoup plus facile pour Free Mobile de mettre ses offres en place, du fait qu’il n’a pas eu les mêmes investissements à effectuer mais aussi car il étend son réseau et recrute des salariés pour son service client au fur et à mesure et profite du réseau mobile Orange déjà existant.
    Selon l’ARCEP, autorité de régulation des télécoms, les revenus des opérateurs ont chuté de 5,9% au deuxième trimestre.
    Ce phénomène, comme le souligne le rapport de la députée, ne va cesser de s’empirer car au fil des mois les clients vont finir leurs engagements et profiter de ces nouvelles offres à petits prix. Elle explique même que le secteur de la téléphonie est désormais en crise.

    Chez SFR le couperet vient de tomber :  suppression de 856 postes ( 1 123 suppressions et 267 créations) 

    Mais les syndicats ne l'entendent pas de cette oreille :

    C’est Vivendi qui est maintenant visé et les syndicats dénoncent des « licenciements boursiers » dans la perspective de revendre SFR. « Le résultat brut d’exploitation 2012 devrait se maintenir au-delà des prévisions, autour de 3,2 milliards d’euros, garantissant plus de 1 milliard de dividendes, en ligne avec les 14 milliards distribués au cours des dix dernières années » ont indiqué les syndicats aux Echos.

    Pour Damien Bornerand de la CGT, toujours dans Les Echos « ces suppressions de postes ne constituent pas un enjeu économique. Le but c’est d’améliorer la compétitivité, alors que l’entreprise est extrêmement bénéficiaire, pour ensuite vendre SFR ». Les syndicats rappellent par ailleurs que « les charges de personnel sont inférieures à 7% du chiffre d’affaires » et que « l’impact de ce plan sur la rentabilité ne dépassera pas 1% »

    Pourtant il ne semble pas que les salariés aient moins de travail depuis l’arrivée de Free Mobile. « On nous laisse entendre que ce sont les salariés qui perturberaient l’efficacité de SFR par leur présence. Moi, je vois surtout des salariés qui croulent sous le boulot, qui font des heures sup non déclarées et qui vont se retrouver encore plus surchargées » indique Damien Bornerand à l’Humanité. Et, le syndicaliste pointe le véritable responsable, à son sens, de ces suppressions d’emplois : « Ce n’est pas à cause de Free que SFR a choisi de verser 1,458 milliards d’euros de dividendes en 2011 ! »

    D’ailleurs, la CGT pointe que les suppressions de postes ont commencé bien avant l’arrivée de Free Mobile. Selon ses calculs l’opérateur auraient supprimé 4000 emplois depuis 2005, que ce soi par le biais d’externalisation, de mobilité ou de départs volontaires, entraînant un sous-effectif dans tous les services.

    Source les Echos et l'humanité. 

    Selon Médiapart

    "En quelques semaines après le lancement de Free mobile et ses offres à 2 et 20 euros, le groupe a explosé. Son PDG, Franck Esser, qui dirigeait SFR depuis douze ans, a démissionné. Une partie de l’équipe de direction a volé en éclats. Jean-Bernard Lévy, président de directoire de Vivendi, la maison mère de SFR, a été poussé vers la sortie.

    Il a fallu attendre près de cinq mois pour que Vivendi désigne Stéphane Roussel, jusqu’alors directeur des ressources humaines de SFR pour prendre la succession de Franck Esser à la tête du groupe. En son sein, ce choix a vite été lu comme la décision d’un groupe qui s’apprête à engager des plans sociaux et à se vendre plutôt que le choix d’une entreprise décidée à se battre et à répliquer. L’impression n’a guère été démentie par la suite. « Sa mission est juste de rendre la mariée plus belle avant de la vendre. Pour le reste, il a l’air totalement serein sur son avenir qui semble assuré », relève un salarié.

    En pleine tourmente, les salariés ont vu la direction générale partir en vacances en août. Elle semble continuer à mener grand train. Ces dernières semaines, ce fut un départ en jet privé à Marrakech à l’invitation de Jean-René Foutou pour participer à un séminaire de réflexion dans son riad marocain. Jean-François Dubos, pilier de Vivendi depuis trente ans devenu président du groupe après l’éviction de Jean-Bernard Lévy, sèche, pour sa part, souvent les réunions : les télécoms n’ont guère l’air de le passionner.

     Vivendi ne fait plus mystère de sa volonté de sortir du secteur des télécommunications, maintenant que la rente est en voie d’épuisement. Une stratégie totalement approuvée par son nouvel actionnaire, Vincent Bolloré, qui n’a jamais apprécié ces activités trop dévoreuses de capitaux selon lui : entré par effraction dans le capital de Bouygues, il avait milité pour une sortie précipitée des télécoms.  

    Que faut il conclure  de ce capharnaüm......?

    Dès lors qu'un secteur n'est plus assez rentable ,  les grands groupes n'hésitent plus à sacrifier les salariés pour maintenir les dividendes !

    Restructuration, vente, fermeture tout est bon  pourvu que les dividendes ne diminuent pas.

    C'est cela la compétitivité ! 

     

     

     

     

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