jeudi, 15 mars 2012
Le smic : un Eldorado pour 8 millions de personnes
Le salaire minimum de croissance (SMIC) est le salaire horaire en dessous duquel il est interdit de rémunérer un salarié et ce, quelle que soit la forme de sa rémunération (au temps, au rendement, à la tâche, à la pièce, à la commission ou au pourboire).
Le montant du SMIC horaire brut est fixé, depuis le 1er janvier 2012, à 9,22 euros, soit 1 398,37 euros bruts mensuels sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires.
En janvier 1970 le SMIC a succédé au Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), instauré le 11 février 1950. Aujourd'hui Le Smic est actuellement indexé sur des indices de prix, mais n'est pas lié à l'évolution du PIB (Produit intérieur brut).
Au-delà du fait que le Smic est largement insuffisant ( notamment dans les grandes villes où les loyers sont au-dessus des possibilités financières des personnes payées au SMIC) , les différentes politiques d'exonérations et allégements de charges appliqués depuis des années sur les bas salaires pour favoriser l'emploi, ont eu comme effet pervers d'augmenter la proportion d'employés payés au SMIC et de les enfermer dans une catégorie de travailleurs pauvres .
Selon les chiffres de l'Insee , la proportion de salariés payés au SMIC est passée d’environ 10 % sur la décennie 1987-1996 à plus de 16 % en 2005.
Aujourd'hui Près de 4 millions de salariés perçoivent le SMIC (La population des salariés au SMIC horaire est très hétérogène seuls 45 % sont en emploi à taux plein toute l'année.)
Instauré pour garantir au salarié un salaire plancher , amélioré par les dispositions conventionnelles, le Smic est devenu le salaire de référence , une sorte de plafond de rémunération .
Bien plus, les 1 398 euros bruts sont devenus un Eldorado pour près de 5 millions de salariés : salariés à temps partiel non choisi, salariés précaires etc...)
Cet Eldorado est loin d'être en or car il permet juste de survivre !
Malgré cela, pour la cinquième année consécutive, le SMIC n’a bénéficié d’aucun coup de pouce.
La précarisation de l’emploi et le nivellement des salaires par le bas restent des moyens efficaces de rendre dociles des salariés de plus en plus frileux ! la peur du chômage est un puissant anesthésiant !
Il faut bien les rendre dociles pour qu'ils acceptent flexibilité, perte de salaire contre maintien ( temporaire) de leur emploi , stress et management par la peur bref tout un arsenal bien ajusté qui permet aux entreprises et surtout aux multinationales de garder leur marge bénéficiaire dans un monde de compétitivité exacerbée.
Droite et Medef n'ont de cesse de concilier paupérisation et précarisation des salariés et maintien de leur niveau de vie ! ce maintien ne pouvant s'opérer que par un transfert des charges vers l'état et les contribuables ! ( TVA sociale )
Il y a huit millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté en France, c'est-à-dire qui ont moins de 900€/mois pour vivre. Parmi elles, des allocataires des minima sociaux, des chômeurs mais aussi de plus en plus de salariés !
le visage de la France à quelques semaines des élections :
- plus de 4 millions de demandeurs d’emploi
- 8 millions de pauvres
- la moitié des français avec un revenu inférieur à 1580€ par mois.
et le blabla de nos politiques ............................
En s’appuyant sur une analyse de la formation des salaires dans les centres d’appels, Nicolas Castel montre la manière dont le SMIC a profondément changé de signification : de plancher, il est devenu plafond des rémunérations des employés. Parce qu’il permet de s’exonérer de deux institutions constitutives du salaire - la qualification et les cotisations sociales -
le SMIC devient l’horizon d’une carrière salariale et non son point de départ. Cette garantie minimale que constitue le SMIC réduit cependant la rémunération à une logique de besoins à couvrir et nie la qualification des travailleurs ou de leur poste que le salaire est censé reconnaître. En ce sens, on peut lire dans les pratiques de rémunérations et de négociation salariale qui tendent au mieux à égaler le SMIC, encouragées en cela par les politiques publiques d’exonérations de cotisations sociales, un usage du SMIC contre le salaire.
16:05 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | ACTUALITES, EMPLOI, PAUVRETE | Lien permanent |
Facebook | |
Imprimer |
|
jeudi, 08 mars 2012
Avosial ou les "branquignol" du droit
Viveo, société spécialisée dans les logiciels bancaires, avait annoncé 64 suppressions d'emplois et établi un PSE ou plan social .
Le 12 mai 2011, la Cour d'appel de Paris, saisie par le comité d'entreprise , a annulé le PSE , au motif que le plan ne reposait pas sur un motif économique réel.
Cette décision rend nul tout licenciement qui serait prononcé.
En d'autres termes, la société ne peut pas licencier les salariés sous peine de les réintégrer !
Une révolution dans le monde du droit social, car "Jusque là, le juge, saisi par les représentants du personnel, se contentait de prononcer la suspension du plan social pour exiger des informations plus complètes ou un plan de reclassement plus étayé, mais il n'entrait pas dans le fond, dans la motivation économique".
L'employeur a porté l'affaire devant la Cour de Cassation.
La Cour de cassation qui devait se prononcer Mardi 6 mars, a reporté le rendu de son arrêt.
Une nouvelle audience se tiendra le 11 avril 2012.
Avosial , le syndicat des avocats en droit social , qui regroupe « plus de 350 avocats conseillant les entreprises » , ému par la position des juges , a écrit aux candidats à l’élection présidentielle les alertant sur une tendance judiciaire qui remet en question la procédure de licenciements économiques en France.
Pour ce syndicat, le droit du licenciement est en danger , la compétitivité des entreprises compromise et les salariés en seront les victimes expiatoires !
Avosial agite ainsi la peur du chômage pour justifier la sacro sainte flexibilité des salariés qui depuis des années doit permettre de diminuer le chômage !
Arguments qui reposent sur des chimères et sont indignes à mon sens d'une profession qui se doit d'avoir une éthique irréprochable !
Le syndicat considère que l’affaire Vivéo, est emblématique de cette tendance récente qui vise à rendre impossibles les plans de sauvegarde de l’emploi. "Extrapolant les théories juridiques de l’inexistence ou de la nullité au-delà de la volonté du législateur, plusieurs décisions pourraient être à l’origine d’une révolution aux conséquences économiques catastrophiques."
Selon le syndicat, ces décisions qui glissent vers une interdiction de fait des licenciements économiques en France pourraient avoir des conséquences immédiates : notamment elles pourraient inciter les entreprises à utiliser toutes les techniques pour éviter d’embaucher des salariés en contrat à durée indéterminée (contrats précaires, sous-traitance...) ;
Ces dernières pourraient avoir recours, même sans fondement, aux motifs de licenciements personnels et disciplinaires afin de se retrouver dans une logique indemnitaire, la seule qui leur permettrait de procéder aux licenciements nécessaires.
Hubert Flichy, Président d’Avosial précise que « compte tenu des jurisprudences préoccupantes évoquées ci-dessus, et quelle que soit la décision de la Cour de cassation, il faut que le Parlement confirme la possibilité pour les entreprises de s’adapter aux évolutions du marché dans un contexte de mondialisation et d’anticiper sur les difficultés qu’elles rencontrent.
Cette sécurité juridique retrouvée permettra aussi de fluidifier le marché du travail. Il appartiendra au prochain Président de la République de suggérer une telle initiative. Vous êtes candidat et nous vous appelons à prendre position. "
Sans aller dans le débat juridique , force est de constater que les arguments avancés par Avosial sont dénués de tout fondement car depuis de nombreuses années les embauches précaires et les licenciements pour faute ne cessent d'augmenter et ce malgré l'assouplissement des règles du droit du travail....
Comme le fait remarquer le syndicat de la magistrature qui a réagi à la lettre ouverte d'Avosial " Sur le fond, la question posée est celle des licenciements boursiers, ou plus exactement des licenciements qui répondent à une logique purement financière".
Le syndicat s'irrite de la méfiance dont les entreprises font preuve à l'égard des magistrats lorsqu'il s'agit d'apprécier les difficultés économiques.
"Loin d'ignorer la réalité des entreprises, la Cour de cassation a admis qu'une réorganisation puisse intervenir pour sauvegarder la compétitivité des entreprises et ce, indépendamment de difficultés économiques immédiates. Cette jurisprudence est bien protectrice des entreprises, avance un représentant du Syndicat de la magistrature. Lors d'un litige, se noue devant le juge un débat sur la nature économique qui lui permet d'apprécier la réalité du motif économique. Le magistrat n'invente rien Il est à l'intersection de deux logiques : la sauvegarde de la compétitivité des entreprises d'un côté, la sauvegarde des emplois de l'autre. Il est apte à apprécier les cas où il existe un vrai problème de survie de l'entreprise".
Le Syndicat de la magistrature est clairement favorable à cette nullité lorsque le PSE ne repose sur aucun motif économique .
et une photographie des Branquignol.....
22:47 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | EMPLOI, JURISPRUDENCE | Lien permanent | Tags : vivéo, jurisprudence, licenciement, cassation, droit, chômage |
Facebook | |
Imprimer |
|
lundi, 27 février 2012
Une insulte à la dignité des personnes sans emploi ! ou si tu veux un job relooke toi !
Des actions " caritatives " qui sont des insultes à la dignité des personnes !
Les femmes d'abord et maintenant les hommes !
Depuis plus d'un an , le Fonds de dotation EREEL , parrainé par Pénélope Fillon, la comédienne Marie-Anne Chazel ou encore le député UMP Bernard Debré , organise avec Pôle emploi, des actions de relooking pour les femmes qui ont de faibles revenus, sont des demandeurs d’emploi de longue durée, au RSA ou en situation de handicap.
Tous les mois un petit groupe de femmes se retrouvent, notamment dans le cadre des shows rooms du « Bureau d'image by Cynthia Cohen Peres », 71 avenue de Wagram Paris 17ème.
Au cours de cette journée, elles participent à divers ateliers coaching destinés à leur donner les bons « réflexes » pour faire bonne impression lors d'un entretien d'embauche.
Elles participent à divers ateliers notamment pour " bien préparer sa peau avant le maquillage", savoir se maquiller correctement, prendre soin de ses mains et ongles , bien se coiffer etc...
Je vous laisse le soin d'apprécier la vidéo "publicité" ci dessous
Ces actions sont à mon sens des gadgets dégradants qui ne servent qu'à faire de la publicité à ceux qui les organisent et y participent. (Revlon et Gatineau par exemple.....).
Gadgets , qui sont une insulte aux personnes sans emploi car ils laissent à penser que pour trouver un emploi, il suffit de bien se maquiller et de soigner ses ongles !
Gadgets inventés par des notables qui baignent dans un microcosme parisien factice et ne connaissent rien aux problématiques du chômage et de la pauvreté !
Beaucoup de personnes ayant de faibles revenus savent très bien se rendre présentables lors d'un rendez vous avec un employeur potentiel .
Il y a une différence entre se maquiller et être propre et en adéquation avec un poste à pourvoir !
Par ailleurs se maquiller et aller régulièrement chez le coiffeur reste une question de moyens financiers qui nécessite un budget que ne possèdent pas les personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté !
Une journée de «Relooking» et des échantillons ne résoudront pas le quotidien de ces personnes.
Ce sont les emplois qui font défaut et non les compétences , la bonne volonté et le savoir se présenter ou la propreté …..des millions de personnes qui cherchent un emploi stable.
Comme le notait le journal l'humanité , en réaction aux propos de Régine Ferrère , Membre d’honneur de la fondation Ereel, qui indiquait que les femmes doivent séduire l'employeur "C'est l’idée de la culpabilisation qui monte. L’idée que, au fond, si on se laisse aller, on n’a qu’à s’en prendre à soi-même. La responsabilité individuelle se dessine et, en creux, un rapport de domination admis et inéluctable entre le demandeur d’emploi et le recruteur"
Pour aller plus loin Article de l'humanité
Les hommes ne sont pas oubliés par ces grands bienfaiteurs !!!
En effet, le Fonds de dotation et Pôle emploi, avec le soutien de la Division des Produits Professionnels du groupe L’Oréal, ont souhaité lancer la 1ère journée CONSEIL EN IMAGE ET COACHING RH destinée aux hommes .
Cette journée, dédiée aux hommes à faible revenu, bénéficiaires du RSA ou des minima sociaux, aux personnes en situation de handicap, mais également aux demandeurs d’emploi rencontrant des difficultés pour retrouver un travail après une longue période d’inactivité s'est tenue vendredi 10 février 2012 à l'école de mode et de création Internationale IFA PARIS, située dans le 10ème à Paris.
De 10H00 à 17H00, les heureux élus ont participé à divers ateliers :
L’ATELIER COACHING RH,
L’ATELIER DU SAVOIR-VIVRE,
L’ATELIER CONSEIL EN STYLE
L’ATELIER BAR A DENTS
L’ATELIER COIFFURE – SOIN DE LA BARBE
L’ATELIER SOINS DES MAINS
voici le programme détaillé sur le site Pôle emploi
Ci dessous un conseil en image qui surfe sur la vague "juteuse" du relooking des pauvres..........
20:57 | Commentaires (1) | Envoyer cette note | ACTUALITES, EMPLOI | Lien permanent | Tags : relooking, emploi, chômage, association |
Facebook | |
Imprimer |
|
jeudi, 02 février 2012
Des diables dans de l'eau bénite
A moins de 100 jours des élections présidentielles , c'est le branle- bas de combat pour lutter contre le chômage.....S'attaquer à la racine du mal est le maître mot.
Xavier Bertrand vient de réunir ce mardi : préfets, sous-préfets, directeurs territoriaux de Pôle emploi… Soit 500 personnes pour qu'elles mettent en oeuvre les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy concernant l'emploi.
Une sorte de task force à la française qui s'agite comme un diable dans de l'eau bénite pour réduire le chômage ....... Il est vrai que plus de 4 millions de chômeurs , 8 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté , plus de 100 000 SDF et plus de 4 millions de personnes en souffrance de logement cela fait" tâche" dans le clinquant des nuits branchées parisiennes ......
Force est de constater que les mesures prises par notre majorité en place depuis 5 ans ont accéléré la paupérisation des classes moyennes et populaires , fragilisé les plus pauvres, conduit à un repli identitaire d'un grand nombre et permis la montée de l'extrême droite.
Le code du travail est en lambeaux , les verrous de protection des salariés ont sauté sans pour autant faciliter les embauches ... bref la flexi sécurité mise en avant est devenue une vaste bouffonnerie..... un prétexte pour rendre les salariés corvéables à merci dans une main de plus en plus de fer de Madame Parisot....
Alors pour donner l'illusion que tout est mis en oeuvre pour lutter contre le chômage , Xavier Bertrand mobilise les acteurs sociaux de terrain.... et google ........
Son message
«Il ne faut pas relâcher nos efforts..Je sais qu'il faut du temps pour que le bateau change de direction, mais nous avons des signes encourageants: les anticipations des entreprises à la fin du mois de janvier sont moins mauvaises que celles de l'an dernier à la même époque.»
Sur le chômage partiel, il précise. «Sans attendre, je vous demande de tout faire pour raccourcir les délais d'instruction et de paiement, et pour conseiller et aider les entreprises, notamment les TPE qui souhaiteraient s'engager. Le guichet est ouvert. Je ne veux aucun frein ou méconnaissance des dispositifs.»
Sur les contrats aidés. «Autant le deuxième semestre 2011 a été bon, autant le début de l'année n'est pas à la hauteur de la situation. Je vous demande donc d'intensifier vos efforts.» Le gouvernement a décidé de concentrer sur le premier semestre 2012 les deux tiers des contrats aidés budgétés pour toute l'année.
Les préfets reçoivent chaque lundi un tableau de l'évolution des contrats aidés conclus dans leur territoire. «Gérez votre enveloppe comme vous voulez, mais signez des contrats», a conclu Xavier Bertrand.
Xavier Bertrand a enfin demandé aux préfets «de multiplier, dans les deux mois, les contacts avec les chefs d'entreprise» pour expliquer le dispositif «zéro charge» d'embauche d'un jeune dans une société de moins de 10 salariés. «Je vous demande de vous faire les porte-parole de cette mesure car ce sont des dizaines de milliers de créations d'emplois qui sont à la clé», a-t-il rappelé.
et cerise sur le gateau google sera de la partie .....
Lors de la réunion mardi à huis clos avec les préfets, les sous-préfets et tous les acteurs publics locaux du marché de l'emploi, Xavier Bertrand a avoué avoir discuté avec Google France d'une possible collaboration du groupe internet avec..Pôle emploi.Le ministre du Travail a fait cette confidence en réponse à la question d'un préfet qui se plaignait de ne pas pouvoir obtenir de Pôle emploi des listes de chômeurs par rue ou quartier dans les bassins d'emploi qu'il est chargé de superviser. "Cela m'aiderait à mieux cibler les publics les plus en difficulté afin de leur proposer en priorité les mesures à notre disposition", a justifié le préfet.
"Google, via son système Google Earth, est prêt à aider Pôle emploi, a indiqué Xavier Bertrand. Je rêve d'un système informatique digne de ce nom, capable de mettre en adéquation les offres et les demandes d'emploi, d'améliorer la connexion entre les chômeurs et les entreprises." Puis le ministre de l'Emploi a donné la parole à Jean Bassères, le nouveau directeur général de Pôle emploi. "Je n'ai rien contre a priori, a-t-il indiqué. Mais on doit évidemment regarder les questions de confidentialité des fichiers."
13:48 | Commentaires (2) | Envoyer cette note | ACTUALITES, EMPLOI | Lien permanent | Tags : emploi, chômage, xavier aubryb |
Facebook | |
Imprimer |
|
mercredi, 01 février 2012
Faire son beurre sur le dos des chômeurs
Demandeurs d'emploi vous devez être vigilants car vous pouvez être victimes d'employeurs peu scrupuleux
les exemples sont multiples et les dénoncer ne suffit pas..
Voici ce que j'écrivais il y a quelques mois sur le site AGORAVOX
C’est avec dégoût et colère que j’écris ce témoignage sur les pratiques scandaleuses de certains employeurs qui n’hésitent pas à gagner de l’argent sur le dos des chômeurs lorsqu’ils recrutent quand ils obligent les candidats à postuler via un numéro de téléphone surtaxé,dont une partie du montant de la communication leur est reversé !
Le cas que j’évoque, qui malheureusement n’est pas isolé, atteint les sommets de l’indécence car l’offre d’emploi qui propose une heure de travail par semaine en tant qu’agent d’entretien a été déposée pour toucher le plus grand nombre de personnes dans la quasi totalité des antennes du pôle emploi..
Voici l’offre en question :
Offre n° 188274 E du 09/04/09 : Agent d’entretien
http://www.anpe.fr/espacecandidat/nicola/RechercherParRef...
VOUS SEREZ CHARGE DU NETTOYAGE DE BUREAUX, LAVER LES SOLS ET DESINFECTER LES SANITAIRES,FAIRE LES POUSSIERES, VIDER LES POUBELLES,...NETTOYER LES VITRES A LA RACLETTE SERAIT UN PLUS.PERSONNE DYNAMIQUE AUTONOME PONCTUELLE BONNE PRESENTATION RAPIDE MINUTIEUSE
1h hebdo – CDI – 8,84 € / H
Si cette offre vous intéresse veuillez téléphoner à : – 08 92 10 61 62
(je ne mentionne pas le nom de l’entreprise mais j’ai toutes ses coordonnées ainsi que le nom du dirigeant. Je me suis entretenue avec sa collaboratrice directe auprès de laquelle j’ai fait part de ma désapprobation sur la pratique des numéros surtaxés.)
J’ai cliqué sur le lien donné, malheureusement le site du Pôle emploi était surchargé et je n’ai pas pu accéder à l’offre.
J’ai donc téléphoné au numéro indiqué.
Après quelques minutes d’attente une assistance m’a répondu et m’a demandé pour quelle offre j’étais intéressée.
Je lui ai indiqué sur toute la France.
Elle m’a demandé ma ville de résidence que je lui ai fournie ainsi que mes coordonnées.
J’ai demandé si le numéro que j’appelais était bien surtaxé.
La voix de l’assistante s’est durcie et m’a promptement demandé si j’étais "toujours" intéressée ou pas.
Tout en répondant que j’étais intéressée j’ai réitéré ma demande et devant mon insistance l’assistante m’a mise en attente et au bout de quelques secondes on m’a demandé mon numéro de téléphone pour qu’on puisse m’appeler.
Quelques minutes après j’ai reçu un appel venant de cette entreprise.
J’ai passé en tout 4 minutes au téléphone.
Le numéro étant un numéro audiotel, j’ai payé 0.34 euros par 4 minutes soit 1.36 euros ttc puisque je téléphonais d’un fixe.
Si j’avais téléphoné d’ un portable mon appel aurait été hors forfait et plus cher.....
Sur ces 1.36 euros mon correspondant en perçoit une partie.
J’ai consulté différents opérateurs certains font un reversement de 0.188 euros par minute soit pour mon appel 0.752 euros qui tombent dans les caisses du correspondant.
Faisons un petit calcul :
Une collaboratrice travaillant 8 heures par jour peut traiter en 8 heures 120 appels ce qui va rapporter à l’entreprise 90.24 euros.
Imaginons que la collaboratrice soit payée au SMIC son salaire chargé correspond approximativement à ce que va toucher l’employeur en reversement du coût des communications par son opérateur.
En conclusion l’employeur fait payer le coût de son recrutement (hors entretien d’embauche) par les demandeurs d’emploi.
Si les opératrices sont des stagiaires ou des contrats aidés tout est bénéfice pour l’employeur...
Considérant cette pratique scandaleuse je me suis rapprochée du service pôle emploi qui m’a indiqué que le numéro d’annonce n’existait pas.
Mais que ceci pouvait venir du fait que l’annonce avait été retirée par le pôle emploi si elle ne correspondait pas à sa charte interne.
L’agent du pôle emploi m’a demandé le nom de l’entreprise et m’a confirmé que des annonces de ce type avaient été déposées par cette entreprise sur toute la France.
Cette affaire lui paraissant étrange elle m’a affirmé qu’elle en référait immédiatement à sa direction.
Mon commentaire sur cette affaire
D’un point de vue légal
La loi Châtel du 3 janvier 2008 crée dans le code de la consommation un article L. 121-84-5 relatif à l’interdiction de l’utilisation des numéros surtaxés par les fournisseurs de services de communications électroniques. Cette dernière catégorie de prestataire renvoie pour l’essentiel aux fournisseurs d’accès.
L’interdiction vise plus précisément les services dit de « hotlines » fournis par ces fournisseurs : service d’après-vente, d’assistance technique ou tout autre service chargé du traitement des réclamations se rapportant à l’exécution du contrat conclu entre ce fournisseur, et le consommateur.
L’interdiction prévue pour la vente à distance est moins explicite.
Concernant les numéros surtaxés utilisés par les administrations, elle reste muette. Ceci s’explique sans aucun doute en raison du fait que l’article 55 de la loi du 21 juin 2004 (LCEN) règlemente déjà l’utilisation de ces numéros par les services sociaux. Mais le décret qui était censé permettre son application n’a jamais été adopté. Concernant ces services, la question demeure donc entière.
Pour plus d’information voir ci-après :
loi chatel
loi chatel commentaires sur le site droits et technologie
L’employeur qui indique un numéro audiotel pour que les demandeurs d’emploi puissent déposer leurs candidatures n’est pas en soit illégal.
D’un point de vue éthique
Faire supporter tout ou partie le coût de ses recrutements (voire même gagner de l’argent) par les demandeurs d’emploi me choque profondément.
Qui plus est l’annonce s’adresse à des agents d’entretien . les personnes susceptibles de répondre à ce type d’annonce sont en général des demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés ayant des revenus très modestes.
C’est à mon sens tirer profit de la situation dégradée de l’emploi et des demandeurs d’emploi les plus précarisés.
Ce type de comportement est irresponsable car il ternit l’image de l’entreprise auprès des demandeurs d’emploi, des salariés et du public.
Dans un climat social de "crispation générale" due notamment à la montée du chômage et à la paupérisation d’une partie de la population il va de la responsabilité de chacun de maintenir les liens entre tous et de ne pas ajouter aux tensions existantes.
Heureusement qu’il y a des milliers d’entreprises qui ne font pas ce choix.
NB : si les annonces déposées par l’entreprise en question sont fictives l’entreprise est passible de sanctions
19:19 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | CHRONIQUE/TEMOIGNAGE, EMPLOI | Lien permanent | Tags : emploi, chomage, arnaque |
Facebook | |
Imprimer |
|
lundi, 23 janvier 2012
Après Tartuffe le gouvernement se transforme en Uri Geller
A quelques mois des présidentielles, Il est essentiel pour le gouvernement de faire baisser les chiffres officiels du chômage et surtout celui des chômeurs de catégorie A qui approche le chiffre des 3 millions. (NB)
En attendant une réindustrialisation qui ne viendra pas , le camouflage des chômeurs est de mise.
La méthode la plus rapide c'est de mettre les chômeurs en formation, en contrat aidés ou encore de soutenir le chômage partiel pour éviter de retrouver tout ce petit monde dans la catégorie A des sans emploi..
C'est un simple cache misère pour donner l' illusion que l'action gouvernementale est positive dans un contexte européen et international critique.
L'illusionniste vient de faire son tour de passe passe sur la scène du sommet social sur l'emploi et la crise organisé avec les partenaires sociaux le 18 janvier 2012, en annoncant la mise en place d'une "série de mesures d'urgences" destinées à améliorer la situation sur le "front de l'emploi".
- Le chômage partiel sera encouragé pour les entreprises rencontrant des difficultés passagères. Il s'agit , de "tout faire pour éviter de couper le lien entre le salarié et son entreprise..
- Les entreprises ayant moins de 10 salariés vont bénéficier d'une aide incitative à l'embauche des jeunes, ( exonération des charges "pendant 6 mois".)
- Les chômeurs seront formés.
"Nous avons également décidé un plan sans précédent de formation des chômeurs très éloignés de l'emploi, c'est-à-dire ceux qui ne connaissent plus l'activité professionnelle depuis au moins 2 ans. Tous, sans exception, se verront proposer soit une formation, soit un emploi, soit un processus de resocialisation pour ceux qui sont éloignés de l'emploi depuis tant de temps qu'ils se trouvent dans l'incapacité de reprendre immédiatement un emploi, soit un contrat aidé, marchand ou non marchand".
- Les effectifs du Pôle Emploi seront renforcés pour faire face à ce plan (embauche de 1.000 salariés supplémentaires).
Force est de constater que les chômeurs seront bichonnés par Pôle emploi, car 239 000 bienheureux seront reçus prochainement par les conseillers qui devront leur proposer une formation ou un contrat aidé....
Uri geller prétendait tordre les petites cuillères avec le pouvoir de la pensée ..
Le gouvernement fait de même avec les chômeurs qui ne le seront plus car empilés dans des formations " bidon" et des contrats qui conduisent à la précarisation....

Enfin, la création d'une TVA sociale , fera l'objet d'un arbitrage d'ici "la fin du mois de janvier.
Une affaire à suivre ... dans un contexte sombre.
NB / Selon une dépêche de l'AFP
L'Unédic prévoit que son déficit allait se creuser en 2012 à 4,3 milliards d'euros, avec une hausse prévisible des demandeurs d'emplois de 214.200 sur l'année.
Pour l'Unédic, la France franchira donc le cap des 3 millions demandeurs d'emplois sans aucune activité en 2012 (4,4 millions en incluant ceux qui ont une activité réduite).
Pour 2011, elle estime son déficit à 2,4 milliards d'euros et la hausse des demandeurs d'emploi sans aucune activité à 134.200.
Des chiffres qui vont creuser sa dette à 11 milliards pour 2011 et 15,3 milliards pour 2012.
En ajoutant ceux qui ont une activité partielle, elle anticipe au total une hausse de 179.800 demandeurs d'emploi pour 2011 et 230.100 pour 2012.
Ces estimations reposent sur une prévision de croissance de 1,6% en 2011 et 0% en 2012, fondée sur le consensus des analystes. Le gouvernement table encore officiellement sur 1,75% de croissance en 2011.
Ce n'est pas la première fois que l'Unédic connaîtra un tel niveau d'endettement, a relativisé Gaby Bonnand, président de l'Unédic (CFDT).
Pour lui, "ce qui est alarmant c'est la situation de l'emploi et la prévision de croissance de 0%", pas la situation financière de l'organisme qu'il préside.
"Le modèle économique de l'Unédic est extrêmement dépendant de la conjoncture", a rappelé son directeur général, Vincent Destival.
En effet, l'Unédic n'est pas financée directement par l'Etat mais par les salariés et les employeurs, qui cotisent pour l'assurance chômage. Si la masse salariale diminue, les recettes de l'Unédic baissent donc également.
Ces nouvelles prévisions sont beaucoup plus pessimistes que les précédentes.
16:43 | Commentaires (2) | Envoyer cette note | ACTUALITES, EMPLOI | Lien permanent | Tags : emploi, chômage, unedic, gouvernement |
Facebook | |
Imprimer |
|
vendredi, 20 janvier 2012
Tartuffe est de retour !
Depuis quelques mois , le chef de l'Etat et le gouvernement s'agitent, multiplient les déclarations , et les slogans pour donner l'illusion que la politique menée par la majorité en place est efficace pour réduire le chômage.
Le dernier slogan , "produire et acheter français , " a été lancé par Nicolas Sarkozy, en déplacement en Haute-Savoie, dans une usine Rossignol qui a rapatrié ,il y a plus d'un an, une partie de sa production de skis délocalisée en Asie.
Mais acheter Français a t il encore un sens ?
Est-ce acheter ce qui est produit en France ou simplement assemblé en France ?
Est-ce acheter ce qui est produit et/ou assemblé à l'étranger par une société Française ?
Est bien malin celui qui peut affirmer par exemple qu'une voiture de la marque Renault est un pur produit made in France car depuis sa privatisation ce groupe ne cesse de délocaliser ses fabrications tout en utilisant pour les voitures produites en France de nombreux composants fabriqués à l'étranger par des sociétés étrangères…
Ce slogan annonce t il une volonté réelle de lutter contre les délocalisations des industries bref de réindustrialiser la France ?
Depuis des décennies notre industrie est entrainée dans la spirale infernale de la loi de la concurrence qui oblige nos entreprises à produire toujours plus à moindre coût . Réduire les côuts est devenu la pierre angulaire de la loi du marché.
Cette réduction des coûts passe par le dumping social et les délocalisations dans les pays pauvres.
Une course sans fin, incontrolée et incontrôlable qui a détruit notre appareil industriel et qui maintenant investit les services.
Une course qui mène l'Europe droit dans le mur …. Sauf à Inventer une nouvelle forme de protectionnisme .
OUI MAIS CAR IL Y A UN MAIS non seulement le protectionnisme est contraire aux traités de libre échange signés par les gouvernements successifs mais la France ne peut pas, de manière isolée mettre en oeuvre un tel système sans saborder à terme toute son économie ….
Seul un protectionnisme révisé, relooké mis en place au niveau de l'europe c'est à dire de concert avec les états de l'union reste envisageable. .
Un défi ambitieux qui ne peut pas être mis en oeuvre en quelques mois par un coup de baguette magique !
Alors , lancer à la cantonnade "acheter Français" c'est encore du brassage de mots pour attirer les électeurs .
Une tartufferie de plus jouée par nos dirigeants.
Pendant ce temps les mauvaises nouvelles s'accumulent avec leurs cortèges de fermetures d'entreprises et de licenciements.
Aujourd'hui Lejaby vient d'enlever le haut et le bas

22:18 | Commentaires (3) | Envoyer cette note | EMPLOI | Lien permanent | Tags : lejaby, protectionnisme, france, industrialisation, élections, sarkozy, gouvernement |
Facebook | |
Imprimer |
|
























