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  • Réforme des retraites : salariés dindons de la farce !

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    Mon intime conviction concernant  le "barouf "qui entoure la réforme des retraites.....

     

    Jeudi soir les centrales syndicales ont appelé à deux nouvelles journées de mobilisation contre la réforme des retraites (jeudi 28 octobre et samedi 6 novembre). voici l'appel de l'inter syndicale

    On peut lire en substance : "Les organisations syndicales appellent solennellement le gouvernement et les parlementaires à ne pas adopter cette réforme en l’état.
    Les organisations syndicales confirment que c’est par un large débat public et une véritable concertation en amont qu’il faut aborder une réforme importante comme celle des retraites.

    Fortes du soutien des salariés, des jeunes et d’une majorité de la population et face à une attitude intransigeante du gouvernement et du chef de l’Etat, les organisations syndicales décident de continuer et d’élargir la mobilisation.

    Elles décident de deux nouvelles journées de mobilisation :
    le jeudi 28 octobre : une journée nationale de grèves et de manifestations dans la semaine du vote au Parlement.
    le samedi 6 novembre
    : une journée de mobilisations et de manifestations avant la promulgation de la loi par le chef de l’Etat.3

    L'UNEF, le principal syndicat étudiant, a appelé aujourd'hui  les jeunes et les étudiants à une journée d'actions partout en France" contre la réforme des retraites mardi 26 octobre, avant les grandes mobilisations prévues les 28 octobre et 6 novembre.

     

    • Pendant ce temps le Sénat vient d'adopter à l'heure où j'écris ce billet  le projet de loi par 177 voix contre 153.

    1430110_3_d2eb_en-debut-de-semaine-prochaine-les-deux.jpgLes dés sont jetés le  texte porte  de 60 à 62 ans l'âge légal de départ à la retraite et de 65 à 67 l'âge permettant de toucher une retraite sans décote.

    Le groupe UMP  et une grande partie du groupe de l'Union centriste (UC) ont voté la réforme. Les groupes de l'opposition de gauche, ont voté contre.

    Le  projet de loi voté ce soir par les sénateurs pourra être transmis à la Commission mixte paritaire composée de sept députés et autant de sénateurs. Ces derniers seront chargés de dégager le texte de compromis qui sera soumis entre mardi et jeudi au vote des deux assemblées.

    Selon certains observateurs le ministre du Travail, Eric Woerth  espère qu'en accélérant l'adoption définitive du texte les tensions vont s'apaiser et que les mouvements sociaux vont cesser.

     

    • Maintenant que peut -il  se passer ?
    • Soit on assiste à une attitude attentiste  voir de "frein " des syndicats  qui se résignent  à cette réforme tout en faisant remarquer les avancées  obtenues grâce à la mobilisation

    La CFDT ne manquera pas  de mettre en avant l' amendement voté  mercredi prévoyant que, «à compter du premier trimestre 2013, le comité de pilotage des régimes de retraite organisera une réflexion nationale sur les objectifs et les caractéristiques d’une réforme systémique», fondée sur un régime universel par points ou en comptes notionnels, «dans le respect du principe de répartition».

    Un amendement qui comme par hasard  et au dernier  moment  va dans le sens de celle réclamée par la CFDT. ( pour aller plus loin )

    Dans ce scénario les syndicats démontrent au gouvernement  qu'ils  font poids  alors qu'ils sont en perte de vitesse au niveau du nombre d'adhérents ! et ils se positionnent également vis à vis de la base  en mettant en exergue les avancées que j'appelle les réformettes obtenues par leur truchement !

     

    • Soit les syndicats vont plus loin et tentent  de déclencher une grève générale  pour forcer le gouvernent à renoncer à une réforme impopulaire qui fait supporter le poids d'une réforme non sur le capital mais sur les salariés c'est à dire le travail...
    • Soit les syndicats sont débordés par la base  et on assiste à des mouvements non maitrisés et maitrisables  comme un prétexte à un ras le bol sur  une politique qui fragilise les plus pauvres depuis  l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence .

     

    Personnellement je pense que le scénario est joué d'avance  les syndicats vont se coucher !

    N'oublions pas  que ce qui est en jeu  c'est la  retraite par répartition  et qu'en affaiblissant cette retraite  on ouvre la voie  à la  retraite par capitalisation  !

    Un gâteau pharaonique que les fonds de pension vont se partager  !

    Tout le monde (  dirigeants des partis politiques et des syndicats  ) y trouvera son compte   sauf bien sur  les salariés qui ne pourront pas  s'offrir le luxe  de s'acheter leur retraite   !

    N'oublions pas  que tout ce gentil petit monde se tient par la barbichette

    L'affaire du trésor de guerre de l'UIMM  semble bien enterrée et pour cause ......

    Voilà ce qu'est devenu la France :   France de copains et de connivence  - France d'apparence  - République de coquins !

    je te tiens tu me tiens par la barbichette :

    JE-TE-TIENS-TU-ME-TIENS-par-la-barbichette.jpg

     

     

     

     

  • Etape INFO sur les retraites

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    manif_sortie_crise_604.jpgAlors que le conflit sur la réforme des retraites semble se durcir  faisons un point sur les mesures déjà adoptées par le parlement.

    le projet de loi de réforme des retraites a été adopté en première lecture par l'Assemblée nationale Par 329 voix pour et 233 voix contre

    Le projet est en cours  d'examen par le sénat

    Voici les dispositions déjà adoptées par le Parlement :


    L'âge légal de la retraite est fixé à 62 ans


    l'âge d'ouverture du droit à pension de retraite est porté à 62 ans pour les assurés nés à compter du 1er janvier 1956 (report à 62 ans à partir de 2018). Cet âge sera fixé par décret, de manière croissante à raison de 4 mois par génération et dans la limite de 62 ans pour les assurés nés avant le 1er janvier 1956.

    Le relèvement de l'âge d'ouverture ne sera pas directement applicable dans les régimes complémentaires de retraite qui obéissent à des règles propres, mais ces régimes seront alignées sur les règles qui prévalent dans les régimes de base.
    Evolution de l'âge d'ouverture du droit à une pension de retraite


    DATE DE NAISSANCE      1er juillet 1951      AGE DE DEPART TAUX PLEIN    60 ans et 4 mois .......  1er novembre 2011

    1er janvier 1952    ........................................    60 ans et 8 mois .......  1er septembre 2012

    1er janvier 1953   .........................................    61 ans     ..............        1 er janvier 2014

    1er janvier 1954   ........................................     61 ans et 4 mois.........  1er mai 2015

    1er janvier 1955  ........................................     61 ans et 8 mois.......... 1er septembre 2016

    1er janvier 1956........................................       62 ans......................      1er janvier 2018



    Un assuré ayant cotisé suffisamment pour bénéficier d'une retraite à taux plein, pourra partir à la retraite à partir de 62 ans.


    • L'âge de la retraite est actuellement fixé à 60 ans pour les fonctionnaires appartenant aux catégories dites sédentaires, alors que les fonctionnaires appartenant aux catégories dites actives (emplois présentant un risque particulier ou des fatigues exceptionnelles) peuvent bénéficier d'une pension de retraite généralement à 50 ou 55 ans.
    • L'article 8 du projet de loi reporte de deux années l'âge d'ouverture du droit à une pension de retraite des fonctionnaires relevant de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, ainsi que des militaires, dont la pension de retraite peut être liquidée à un âge inférieur à 60 ans.

    • Report de  l'âge de la retraite à taux plein pour tous, quel que soit la durée de cotisation, de 65 à 67 ans.
      Bénéficient du taux plein sans décote, même s'ils ne justifient pas de la durée requise d'assurance ou de périodes équivalentes dans le régime général et un ou plusieurs autres régimes obligatoires, les assurés qui atteignent 67 ans, quelle que soit leur durée d'assurance.

     

    • Bénéficient également du taux plein sans décote, même s'ils ne justifient pas de la durée requise d'assurance ou de périodes équivalentes dans le régime général et un ou plusieurs autres régimes obligatoires, les assurés qui atteignent 65 ans lorsque :
      ils ont interrompu leur activité professionnelle en raison de leur qualité d'aidant familial, ils sont handicapés, ils sont parents d'un enfant handicapé, s'ils bénéficient d'une durée minimum de la majoration de durée d'assurance pour enfants handicapés,ils se sont occupés de leur enfant handicapé dont le handicap lourd est survenu ou se prolonge après sa 20ème année.
    • Création du répertoire de gestion de carrières unique
    • L'âge de la mise à la retraite d'office sollicitée par l'employeur reste à 70 ans
    • relèvement progressif de deux années de la limite d'âge dans la fonction publique
      Adaptation du dispositif de relèvement de 2 années des limites d'âge des fonctionnaires appartenant aux catégories actives de la fonction publique
    • Relèvement progressif des âges limites de versement des indemnités destinées aux travailleurs privés d'emploi
    • Relèvement de 2 années des limites d'âge des militaires et des durées de service des militaires sous contrat
      Relèvement des durées minimales de services autorisant la liquidation de la pension des agents actifs et des militaires
      Rapprochement des taux de cotisations entre le secteur public et le privé
    • Adoption du dispositif de retraite anticipée pour carrière longue
    • Suppression de la majoration de pension pour conjoint à charge à compter du 1er janvier 2011
    • Utilisation possible du compte épargne-temps pour bénéficier d'une cessation progressive d'activité
    • prise en compte des interruptions de carrière liées à la maternité dans le calcul des droits à pension..

    Au delà de toutes ces réformes gardons  en tête que le montant des retraites est de moins en moins élevé.

    Beaucoup de séniors font partie des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté

    cet état affligeant de notre système oblige  beaucoup d'entre eux à  reprendre des petits boulots au détriment de leur santé

    le travail c'est la santé rien faire c'est la conserver !!!!!! 2187738077_1.jpg

     

     

    selon les Echos

    • Environ un tiers des 12.500 stations-service en France étaient touchées par des ruptures totales ou partielles d'approvionnement en carburant
    • Quatre régions sont très affectées: Normandie, Champagne-Ardenne, Ile-de-France et Picardie
    • Chez Total, plus de 1.000 stations sont touchées, soit un quart du réseau.

      Les accès à la raffinerie Total de Grandpuits (Seine-et-Marne) étaient toujours bloqués mercredi matin.

      Les dépôts pétroliers de La Rochelle, du Mans et de Donges (Loire-Atlantique) ont été débloqués dans la nuit, mais celui de Donges a été aussitôt rebloqué (puis partiellement libéré) et les accès aux dépôts de Caen, Ouistreham (Calvados), Brest, Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône) et Illzach (Haut-Rhin) étaient impossibles mercredi matin.

      GAZ ET ELECTRICITE :

      Les personnels des trois terminaux méthaniers de gaz naturel étaient toujours en grève. Les deux principaux, Fos-Tonkin (Bouches-du-Rhône) et Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique), étaient arrêtés, le troisième fonctionnait à "débit minimum".

      TRANSPORTS :

      + En Ile-de-France, le trafic était normal mercredi, sur les réseaux métro, bus et tramway, et "quasi normal" sur le réseau RER (RER B perturbé). Taux de grévistes "non significatif", selon la RATP.

      Deux TGV sur trois devaient circuler dans la journée, selon la SNCF, qui a compté 15,68% de grévistes, la CGT 28,70%.

      A Nantes, des manifestants ont bloqué les voies de la SNCF et de tramway. A Vesoul, des cheminots ont installé des rails de chemin de fer devant la mairie. Piquet de grève à la gare de Metz.

      + Transports urbains: des dépôts de bus ont été bloqués à Rennes, Angoulême, Alençon, Avignon.

      + Une douzaine de barrages filtrants ou d'opérations-escargot liés ont eu lieu sur des routes et autoroutes à travers la France.

      Des grévistes ont bloqué mercredi matin les trois tunnels urbains de Marseille.

      + Aéroports: des rassemblements ont perturbé les accès aux aéroports de Roissy et d'Orly. L'accès aux aéroports de Toulouse-Blagnac, Nantes, Clermont-Ferrand ont été aussi bloqués mercredi matin.

      PORTS ET DOCKS :

      Marseille: 69 navires étaient bloqués mercredi en mer.

      EDUCATION :

      178 lycées étaient bloqués mercredi par des élèves. A Paris, le fonctionnement de 16 lycées était "perturbé à des degrés divers". De nouveaux affrontements se sont produits à Lyon. A Nanterre, des incidents ont eu lieu dans la matinée, ainsi qu'à Mulhouse.

      Après trois autres universités la veille, Montpellier-III a annoncé sa fermeture administrative.

      FONCTION PUBLIQUE :

      Moins de 0,5% de grévistes pour la Fonction publique d'Etat, et "décrue observée dans les mêmes proportions" pour la territoriale et l'hospitalière, selon le ministère.

      Près de Toulouse, les personnels du ministère de l'Agriculture ont bloqué les entrées de leur site d'Auzeville (Haute-Garonne).

      La grève touche toujours plusieurs services des collectivités territoriales (cantines, ramassage d'ordure, crèches, etc.), notamment à Marseille.

      POSTE :

      Une cinquantaine de postiers des Hauts-de-Seine dont Olivier Besancenot (NPA) ont brièvement bloqué mercredi matin un centre de tri postal à Nanterre.

      INDUSTRIE:

      En Ariège, une plate-forme logistique à Mazères et un centre de tri à Varilhes étaient bloqués.

      Une centaine de manifestants ont envahi mercredi la chambre de commerce et d'industrie Marseille Provence (CCIMP).

    Pour aller plus loin

    Séance publique 
    Amendements déposés sur le texte de la commission
    Motion tendant à proposer au Président de la République de soumettre au référendum le projet de loi, adopté par l'Assemblé nationale après engagement de la procédure accélérée, portant réforme des retraites Texte n° 4 (2010-2011) de M. Jean-Pierre BEL, Mme Nicole BORVO COHEN-SEAT et plusieurs de leurs collègues, déposé au Sénat le 5 octobre 2010
    Compte rendu intégral des débats en séance publique (6 octobre 2010)
    Texte rejeté par le Sénat le 6 octobre 2010
    Texte n° 4 (2010-2011) de M. Jean-Pierre BEL, Mme Nicole BORVO COHEN-SEAT et plusieurs de leurs collègues, déposé au Sénat le 5 octobre 2010
    Compte rendu intégral des débats en séance publique (6 octobre 2010)
    Texte rejeté par le Sénat le 6 octobre 2010

    Compte rendu intégral des débats en séance publique (5, 6, 7, 8, 11, 12, 13, 14, 15, 16 et 18 octobre 2010) ; compte rendu analytique du 19 octobre 2010 ; discussion en séance publique les 20 et 21 octobre 2010 - scrutins publics
    Petite loi (articles déjà examinés)


    le parisien

  • les radiations abusives de pôle emploi sont une légende urbaine !!!!

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    La fin d'année  sera difficile : restrictions budgétaires en tous sens et grèves seront au menu....

    Fin d'année  d'autant plus morose que la situation de l'emploi ne s'améliore pas .

    Et pourtant et pourtant   c'est au tour du patron de Pôle emploi de se féliciter d'une situation plus sereine dans les agences.

     

    Dans une interview publiée le 4 octobre par La Tribune, Christian Charpy évoque une nette amélioration avec :

    • plus de 80 % de taux de réponse au premier appel sur le 3949
    • 96 % des demandes d'allocation traitées en moins de 15 jours
    • un nombre de dossiers en instance équivalent à 2 jours de traitement
    • un 3995 pour les entreprises qui reçoit chaque jour 500 nouvelles offres d'emploi

    Concernant la consultation des 500 000 demandeurs d'emploi et entreprises sur le fonctionnement de Pôle emploi, Laurent Wauquiez présentera les résultats à la mi-octobre.

    Comme  pôle emploi ne cesse de dorloter les chômeurs   il  leur fera parvenir  le  lundi de chaque mois une news letter.

    1,5 million  demandeurs d'emploi seront destinataires de cette news letter  qui est sensée  les aider à mieux connaître les services, à découvrir les secteurs qui recrutent, les modalités de formation, à avoir des informations sur l'indemnisation, etc.

    Tout va très bien Madame la Marquise  tout va très bien..... à pôle emploi ...

    Quant aux radiations  abusives des demandeurs d'emploi  dévoilées par le Canard enchainé elles ne sont  qu'une  "  légende urbaine  !!!!!

    Ecoutez c'est navrant  !

     

     

    • De la fumée  qui ne masque pas la triste réalité

    - La montée du chômage de longue durée a fortement augmenté : + 29,1% sur un an à fin juin dernier.

    - Le  plan rebond  tardif et des milliers de demandeurs d'emploi  en souffrance

    - Une réforme des retraites qui risque de plonger dans l'exclusion les chômeurs âgés

    - Une précarisation de l'emploi inquiétante   et des délocalisations  qui  ne  baissent pas...

    - une montée également inquiétante des familles vivant   en dessous  du seuil de pauvreté

    Bref la crise fragilise  encore et encore les plus fragiles

    la situation à Pôle emploi   est loin d'être satisfaisante. si les agents en font les frais  les demandeurs d'emploi en sont les victimes !


    lire également les dernières " trouvailles " de notre ami Laurent Wauquiez

  • et si notre pouvoir executif portait une Burqa !

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    Le conseil constitutionnel vient de valider la loi sur la Burqa

    et en avant toute pour l'application d'une loi stupide ! ah  Messieurs Coppé, Besson , Hortefeux et autres vous pouvez être fiers  !

    Vous devriez bien porter aussi un voile  cela nous éviterait de  voir de visage de la honte ....

    Ci- après la décision du Conseil constitutionnel qui est d'une grande richesse d'argumentation  lisez  vide abyssal !!!!!!

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    Le Conseil constitutionnel a été saisi, le 14 septembre 2010, par le président de l'Assemblée nationale et par le président du Sénat, dans les conditions prévues à l'article 61, deuxième alinéa, de la Constitution, de la loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public.

    LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

    Vu la Constitution ;

    Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;

    Le rapporteur ayant été entendu ;


    1. Considérant que le président de l'Assemblée nationale et le président du Sénat défèrent au Conseil constitutionnel la loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public ; qu'ils n'invoquent à l'encontre de ce texte aucun grief particulier ;

    2. Considérant que l'article 1er de la loi déférée dispose : « Nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage » ; que l'article 2 de la même loi précise : « I. Pour l'application de l'article 1er, l'espace public est constitué des voies publiques ainsi que des lieux ouverts au public ou affectés à un service public. - II. L'interdiction prévue à l'article 1er ne s'applique pas si la tenue est prescrite ou autorisée par des dispositions législatives ou réglementaires, si elle est justifiée par des raisons de santé ou des motifs professionnels, ou si elle s'inscrit dans le cadre de pratiques sportives, de fêtes ou de manifestations artistiques ou traditionnelles » ; que son article 3 prévoit que la méconnaissance de l'interdiction fixée à l'article 1er est punie de l'amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe ;

    3. Considérant qu'aux termes de l'article 4 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi » ; qu'aux termes de son article 5 : « La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas » ; qu'aux termes de son article 10 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi » ; qu'enfin, aux termes du troisième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946 : « La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme » ;

    4. Considérant que les articles 1er et 2 de la loi déférée ont pour objet de répondre à l'apparition de pratiques, jusqu'alors exceptionnelles, consistant à dissimuler son visage dans l'espace public ; que le législateur a estimé que de telles pratiques peuvent constituer un danger pour la sécurité publique et méconnaissent les exigences minimales de la vie en société ; qu'il a également estimé que les femmes dissimulant leur visage, volontairement ou non, se trouvent placées dans une situation d'exclusion et d'infériorité manifestement incompatible avec les principes constitutionnels de liberté et d'égalité ; qu'en adoptant les dispositions déférées, le législateur a ainsi complété et généralisé des règles jusque là réservées à des situations ponctuelles à des fins de protection de l'ordre public ;

    5. Considérant qu'eu égard aux objectifs qu'il s'est assignés et compte tenu de la nature de la peine instituée en cas de méconnaissance de la règle fixée par lui, le législateur a adopté des dispositions qui assurent, entre la sauvegarde de l'ordre public et la garantie des droits constitutionnellement protégés, une conciliation qui n'est pas manifestement disproportionnée ; que, toutefois, l'interdiction de dissimuler son visage dans l'espace public ne saurait, sans porter une atteinte excessive à l'article 10 de la Déclaration de 1789, restreindre l'exercice de la liberté religieuse dans les lieux de culte ouverts au public ; que, sous cette réserve, les articles 1er à 3 de la loi déférée ne sont pas contraires à la Constitution ;

    6. Considérant que l'article 4 de la loi déférée, qui punit d'un an d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende le fait d'imposer à autrui de dissimuler son visage, et ses articles 5 à 7, relatifs à son entrée en vigueur et à son application, ne sont pas contraires à la Constitution,


    DÉCIDE :

    Article 1er.- Sous la réserve énoncée au considérant 5, la loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public est conforme à la Constitution.

    Article 2.- La présente décision sera publiée au Journal officiel de la République française.

    Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 7 octobre 2010, où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, M. Jacques BARROT, Mme Claire BAZY MALAURIE, MM. Guy CANIVET, Michel CHARASSE, Jacques CHIRAC, Renaud DENOIX de SAINT MARC, Valéry GISCARD d'ESTAING, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT et M. Pierre STEINMETZ.

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