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  • La gauche et l'entre soi !

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    Chômeurs et précaires  représentent 15 % de la population .

    François Hollande au pouvoir laissera t-il   les précaires et chômeurs  exclus des discussions qui sont sensées régler leur sort ?

    L'absence plus que probable  du Mouvement National des chômeurs et précaires   à la «conférence nationale pour la croissance et l'emploi» des 9 et 10 juillet m'inquiête et me révolte ..... 201104081533_w350.jpg

    Le MNCP ( Mouvement National des Chômeurs et Précaires ) demande à participer à la «conférence nationale pour la croissance et l'emploi» des 9 et 10 juillet. 
    Voici leur communiqué :

    Conférence sociale : les chômeurs à table ou à la porte ?

    Les 9 et 10 juillet prochains se tiendra, au palais d’Iéna, la grande réunion qui doit fixer le cap et l’agenda social des cinq années à venir. Préparée au plus haut niveau de l’Etat depuis fin mai, elle doit être le symbole d’un dialogue social "nouvelle formule".

    Patronat et organisations syndicales seront présents. Mais de quoi sera-t-il question ? De revenus, d’emploi et de protection sociale. Qui restent ignorés et terriblement absents ? Les chômeurs, les précaires et les allocataires des minima sociaux, les premiers concernés et une fois encore les derniers concertés.

    Le Mouvement National des Chômeurs et Précaires, organisation représentant les personnes sans emploi et sans revenu, exprime fortement sa volonté de participer à ses débats pour y porter la voix des chômeurs. A cette conférence, le MNCP souhaiterait porter 3 revendications urgentes et essentielles.

    • Concernant Pôle Emploi : le renforcement massif et rapide d’effectifs formés pour un accompagnement efficace et humain des chômeurs, le retour du contrôle du parcours des chômeurs aux directions du travail (DIRRECTE) et la pleine participation des chômeurs à la gouvernance du service public de l’emploi.

    • Concernant les revenus : au-delà d’une vaste réforme fiscale et d’une refonte du système d’indemnisation du chômage que nous portons, nous appelons une hausse immédiate de 250 euros des minima sociaux et une correction forte du système actuel pour inclure les jeunes qui n’entrent dans l’emploi que par la précarité, et les plus âgés qui n’en sortent que par le même chemin.

    • Concernant l’emploi : nous ne sommes pas hostiles au projet de "contrats de génération" et d’emplois "d’avenir", sous réserve que ces aides soient dévolues à ceux, employeurs comme salariés, qui en ont besoin, que les effets d’aubaine soient endiguées et que ces dispositifs permettent de faire passer les politiques publiques de l’emploi du palliatif au curatif.

    Reçus à Matignon le 18 juin dernier, nous y avons fermement portés notre demande légitime de participation, mais nous sommes ressortis avec un faible espoir et une forte déception. Comment imaginer une seule seconde que les chômeurs et précaires, qui représentent près de 15% de la population, soient écartés de la discussion et une fois de plus baillonnés ?

    Porteur de revendications construites collectivement par les chômeurs, le MNCP souhaite les mettre au débat lors de la conférence sociale de laquelle il n’envisage pas d’être absent. Le MNCP attend donc du gouvernement qu’il se signale par un geste fort et courageux, en invitant les chômeurs & précaires organisés aux discussions qui les concernent.

    Si cette attente légitime n’était pas satisfaite, il est évident que nous nous inviterons à la fête, que nous ferons entendre fortement notre voix et nos propositions, et que nous serons d’autant plus actifs ces 9 et 10 juillet que l’on nous refuserait l’entrée de la conférence sociale.

    Jacques-Henri Vandaele, président du MNCP


    Conférence Sociale : les Chômeurs exclus ! par Actuchomage

    Le Mouvement National des Chômeurs et Précaires est né en 1986. Il est l’héritier du premier syndicat des chômeurs, créé par Maurice Pagat en 1981, quand par le biais d’un article paru dans « Le Monde », celui -ci invitait les chômeurs à se rassembler, jugeant qu’il était « urgent et indispensable d’inviter les chômeurs à refuser la solitude, à résister, à se défendre, à s’organiser et à prendre enfin la parole ». C’est dans un contexte de chômage de masse que des groupes de chômeurs se sont constitués en associations, qu’ils ont senti la nécessité de créer des lieux d’entraide et de solidarité créés et animés par eux, de mettre en place des services de proximité qu’ils ne trouvaient pas dans les organismes existants et de se donner les moyens d’une représentation nationale. Depuis lors, le MNCP n’a cessé de tout mettre en œuvre pour que les actions des associations, que la réflexion collective qui en émerge, soient reconnues par tous les acteurs de la vie politique et sociale. Au cours de plus de vingt ans d’existence, le MNCP a connu des périodes très difficiles, mais il a toujours été porté par les associations qui le composent.
    Ainsi, Le MNCP n’est pas seulement une association de soutien des chômeurs & précaires… mais un mouvement de chômeurs et de précaires.

     Liste d'unions de chômeurs :
    AC ! : Agir ensemble contre le chômage
    Actuchomage : site web d'informations d'actualité.
    Agir ensemble contre le chômage
    APEIS : Association pour l'emploi, l'information et la solidarité des chômeurs et des précaires
    Comité national de lutte et de défense des chômeurs CGT

     

  • Misère misère...............comme disait Coluche ( l'argent ne fait pas le bonheur des pauvres)

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    Smicards réjouissez vous car en juillet , vous bénéficierez  ( si vous avez le bonheur d'avoir un travail à temps plein )  d'une augmentation de salaire de  22 euros nets par mois .

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    En effet , demain, mardi nous connaîtrons  le nouveau montant du SMIC .

    En décidant une revalorisation du SMIC , hors du calendrier légal puisque le SMIC est revu chaque année le 1er janvier, François Hollande entend "rattraper ce qui n'a pas été accordé" durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

    Le gouvernement se dirige vers une hausse limitée (  fourchette  qui s'établit entre 1,5% et 2,5%)

    Le ministre du Travail, Michel Sapin avait prévenu qu'il n'y aurait pas de "choc" sur le SMIC  en raison du contexte économique.

    Une augmentation de 1%  représente 0,09 € de plus sur le salaire horaire (soit 14 € bruts par mois pour un temps plein à 35 heures) soit moins de 22 euros en nets  sur fiche de paie pour une augmentation de 2%  .

    Une augmentation  qui ne représente que quelques litres d'essence  et sera largement insuffisante pour absorber l'augmentation du Gaz et de l'électricité ....


    le Parti communiste  a indiqué que le "coup de pouce" promis se transformait en "dérisoire pichenette".

    La CFTC a appelé le gouvernement à réfléchir à un "revenu de dignité", estimant qu'une hausse de 2% ne suffisait pas.  "

    Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, qui souhaitait une hausse de 5%, a estimé sur France Inter qu'une hausse de 2% constituerait un "premier faux pas" de la part du gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

    Selon Valérie Pécresse (UMP), ex-ministre du budget, la hausse du smic  est  " une mauvaise décision au plan économique et c'est faussement généreux parce que, au lieu d'augmenter le Smic comme nous l'avions proposé, c'est-à-dire en baissant les cotisations salariales, on va augmenter le Smic pour les entreprises et ça veut dire en réalité qu'il va détruire de l'emploi"  
     

    Quant à Laurence Parisot  elle a déclaré  sur France 2  "Ce qui est acceptable, c'est une augmentation qui est conforme à ce qui se fait depuis des années et qui est une augmentation qui serait liée, et exclusivement liée, à des critères économiques objectifs comme la hausse de l'inflation (...) ou bien encore comme l'évolution de la productivité"
    "Toute augmentation du smic qui irait au-delà de ces critères économiques objectifs ferait prendre un risque sur l'emploi", a-t-elle ajouté.

    D'après le journal Les Echos, la hausse du smic pourrait constituer en grande partie un à-valoir sur la future revalorisation légale qui doit intervenir le 1er janvier, à savoir l'inflation constatée depuis la dernière augmentation, soit 1,4%. Le vrai "coup de pouce" serait donc de 0,6% estimait récemment le quotidien économique.

  • Le Schmilblick des frères Fauderche ou les jeunes sans expérience ni diplôme au rabais

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    L'association   CroissancePlus  présidée par Olivier Duha, cofondateur de Webhelp préconise un SMIP pour les jeunes..

    Le SMIP signifie  salaire minimum d'insertion professionnelle.

    Selon l'association ( février 2012 ): " Le taux d’emploi des jeunes est insuffisant en France. Nous connaissons tous cette situation : 22% des 15-24 ans n’ont pas d’emploi, contre 16% en moyenne en Europe. Cette faiblesse handicape notre compétitivité et alourdit les dépenses publiques. Parmi les solutions qu’il serait possible de mettre en œuvre figure le « SMIC Jeunes » destiné aux jeunes sans expérience ni diplôme, âgés de 17 à 21 ans. Il aurait pour caractéristique d’être inférieur au montant du salaire minimum brut mais une baisse des charges patronales permettrait de garder un salaire net équivalent. Ce dispositif ferait donc baisser le coût du travail, et mettrait le pied à l’étrier de milliers de jeunes qui gagneraient en compétence et en expérience en étant intégrés dans le monde de l’entreprise. Des systèmes équivalents ont été expérimentés dans d’autres pays, comme en Grande-Bretagne où existe une sorte de SMIC progressif en fonction de l’âge."

    Une idée ( qui n'est pas neuve) , reprise dans les Echos par  Jean Marie Pécresse , dans un article au titre évocateur : Le SMIC unique, meilleur ennemi des jeunes  dans lequel il cite  Olivier Duha, « c'est une solution qui fait tomber la principale barrière à l'entrée des jeunes dans la vie active ». Dans un pays comme le nôtre où le salaire minimum est certes bas en valeur absolue (1.398 euros brut mensuels) mais élevé en termes relatifs (48,5 % du salaire moyen), ses effets négatifs sur l'emploi peu qualifié ne sont plus guère contestés. « L'expérience des entrepreneurs est que, à salaire équivalent, le coût du travail est beaucoup plus important pour des jeunes sans qualification ni expérience »,

    Il cite également, l'économiste Francis Kramarz  pour lequel « Le SMIC n'est pas trop élevé pour un jeune qui sort de l'université, mais il l'est pour un jeune sans diplôme »,  

    et d'ajouter   : "L'assurance de trouver un emploi non qualifié plutôt bien payé dissuade de poursuivre une formation initiale.  A l'inverse, un salaire de départ faible proposé aux travailleurs non qualifiés est un élément puissant d'incitation aux études."

    Autrement dit, attribuer un SMIC  au rabais  serait bon pour notre jeunesse qui  serait ainsi incitée à poursuivre des études !

    Pour compléter cette merveilleuse analyse ,  Olivier Duha  n'hésite pas  à écrire  que   le SMIC  est socialement inéquitable car il s'applique  sans distinction  à des salariés installés dans la vie et ayant une famille à leur charge et à des jeunes souvent susceptibles de vivre encore chez leurs parents.37253155.jpg

    En résumé :

    Payer les jeunes  en dessous du SMIC :

    • Serait  le remède miracle pour leur ouvrir  le marché du travail
    • permettrait  d'améliorer  la compétivité de nos entreprises  et de ce fait serait  créateur d'emplois
    • serait équitable socialement
    • inciterait les jeunes à poursuivre leur étude  ......

    Bref  le SMIP serait une véritable source de jouvence pour nos entreprises, notre économie et  les jeunes. 

    Trop c'est trop .......

    Doit on rappeler à ces têtes pensantes ( je me le demande ) et  mal faites que:

    • Depuis de nombreuses années, la France a perdu des milliers d'emplois par le jeu des délocalisations dans les pays low cost..
    •  les emplois de nos industries  se sont volatilisés  dans  ces pays et n'ont pas  été remplacés  par des emplois du tertiaire qui sont également délocalisés  (  les centres d'appel par exemple )
    •  tous les gouvernements ont fermé les yeux sur le phénomène des délocalisations massives  et n'ont pas remis en cause la fameuse loi de la compétivité...
    •  le patronat  est l'acteur économique le plus assisté de France  par le jeu des exonérations sociales,  avantages fiscaux  divers et variés et aides en tous genres
    •  depuis de nombreuses années  le code du travail et  ses règles protectrices  ne cessent de diminuer  et ce pour la sauvegarde de l'emploi......

    et malgré cela :

    • la précarisation des emplois est devenue la norme
    • le Smic à temps plein  soit moins de 1200 euros nets par mois ( lorsqu'il est respecté !) est devenu un Eldorado pour 8 millions de salariés
    • de plus en plus de salariés  vivent en dessous du seuil de pauvreté ! 
    •  les avantages concédés depuis des décennies au patronat  n'ont jamais  fait l'objet d'évaluations sérieuses en terme  de création d'emplois !

     En résumé le SMIP est le nouveau Schmilblick  qui selon Pierre Dac, son concepteur,  ne sert absolument à rien et peut donc servir à tout car il est rigoureusement intégral.

    Voici sa description :

    « Le Schmilblick des frères Fauderche est, il convient de le souligner, rigoureusement intégral, c'est-à-dire qu'il peut à la fois servir de Schmilblick d'intérieur, grâce à la taille réduite de ses gorgomoches, et de Schmilblick de campagne grâce à sa mostoblase et à ses deux glotosifres qui lui permettent ainsi d'urnapouiller les istioplocks même par les plus basses températures. Haut les cœurs et chapeaux bas devant cette géniale invention qui, demain ou après-demain au plus tard, fera germer le blé fécond du ciment victorieux qui ouvrira à deux battants la porte cochère d'un avenir meilleur dans le péristyle d'un monde nouveau... »

     

    Comme le note très justement Slovar  " Même si les hypothèses de CroissancePlus, de Francis Kramarz et de Jean-Francis Pécresse ont assez peu de chances de trouver grâce aux yeux des actuels gouvernement et parlementaires de gauche, mon petit doigt me dit qu'il ne faudra pas bien longtemps pour que, la mise en place d'un SMIC-jeunes fasse partie des premières revendications des organisation patronales.

    Après tout, le remplacement de salariés seniors partant à la retraite ou dégagés par rupture conventionnelle par des jeunes salariés payés au dessous du SMIC serait certainement apprécié de certains milieux patronaux au titre de la compétitivité des entreprises ...

     



    éléction du parti d'en rire pierre dac par susacacon

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