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Le péril SMIC !

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Le salaire minimum de croissance (SMIC) est le salaire horaire en dessous duquel il est interdit de rémunérer un salarié et ce, quelle que soit la forme de sa rémunération (au temps, au rendement, à la tâche, à la pièce, à la commission ou au pourboire).

Le montant du SMIC horaire brut est fixé, depuis le 1er janvier 2012, à 9,22 euros, soit 1 398,37 euros bruts mensuels sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires.

En janvier  1970 le  SMIC a succédé au Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), instauré le 11 février 1950. Aujourd'hui Le Smic est actuellement indexé sur des indices de prix, mais n'est pas lié à l'évolution du PIB (Produit intérieur brut). 

Selon les chiffres de l'Insee  , la proportion de salariés payés au SMIC est passée d’environ 10 % sur la décennie 1987-1996 à plus de 16 % en 2005.

Aujourd'hui  Près de 4 millions de salariés perçoivent le SMIC  (La population des salariés au SMIC horaire est très hétérogène  seuls 45 % sont en emploi à taux plein toute l'année.)  A noter que  Le SMIC net  soit  1.100 euros  est proche  du seuil de pauvreté fixé  à 954 euros .

Au-delà du fait que le Smic  est largement insuffisant pour vivre ( notamment dans les grandes villes où  les loyers sont  au-dessus des possibilités financières des personnes payées au  SMIC) , les différentes politiques d'exonérations et allégements de charges appliqués depuis des années sur les bas salaires  pour favoriser l'emploi,  ont eu comme effet pervers d'augmenter la proportion d'employés payés au SMIC et de les enfermer  dans une catégorie de travailleurs pauvres . 

Instauré pour garantir au salarié un salaire plancher  , amélioré par les dispositions conventionnelles, le Smic  est devenu  le salaire de référence , une sorte de plafond de rémunération .

Le coup de pousse  au Smic que souhaite donner  la nouvelle majorité a non seulement une haute valeur symbolique mais   peut  améliorer   le pouvoir d'achat des salariés les plus modestes, auquel il faut apporter une réponse.

Un coup de pousse  modéré ( le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a indiqué vendredi dernier que la hausse du Smic serait inférieure à 5% et qu'il s'agirait d'une "mesure juste et raisonnée"),qui selon certains experts et le  Medef ,  mettrait les emplois en péril !

Ce n'est plus le péril jaune mais le péril SMIC !smic.jpg

 Nous pouvons lire dans le Nouvel observateur/

"La présidente du Medef, Laurence Parisot, a mis en garde mercredi contre un "risque sérieux sur l'emploi" d'une augmentation du smic et demandé la saisine du comité d'experts chargé de se prononcer sur l'évolution du salaire minimum pour en mesurer "les effets sur l'économie".

"Sur le smic, comme sur les retraites, il faut faire des études d'impact avant toute décision", a estimé sur RTL la patronne du Medef.

"Nous ne pouvons pas aller au-delà de ce qui est prévu normalement sur le smic sans prendre un risque sur l'emploi, un risque sérieux, non seulement ça peut empêcher de nouvelles embauches mais ça peut aussi détruire des emplois. Donc il faut faire une étude d'impact", a-t-elle ajouté.

"Je demande que le comité d'experts chargé d'évaluer les effets du smic (créé en 2008 ndlr) soit saisi pour qu'on puisse bien comprendre l'effet du coup de pouce du Smic à l'économie", a poursuivi Mme Parisot.

Des propos repris par  Martin Hirsch qui  propose  une  augmentation du  RSA à la place du  SMIC !   pour aller plus loin

Selon le Comité d'experts "un coup de pouce ne serait pas opportun et pouvait avoir des conséquences néfastes sur l'emploi ou sur les finances publiques".

Des députés UMP se lancent dans la brèche et lancent des chiffres plus que contestables : "1% d'augmentation, c'est 700 millions d'allègements en plus", "en comptant les revalorisations de salaires des 890.000 fonctionnaires concernés, la facture atteindrait 1 milliard" lance Gilles Carrez (UMP), rapporteur général du Budget dans l'Assemblée nationale sortante. Un autre avance qu’une hausse du Smic de 1% supprimerait 25000 emplois, surtout des jeunes.salaires-allemagne-trois931.preview.jpg



La précarisation de l’emploi et  le nivellement des salaires par le bas restent des moyens  efficaces  de rendre dociles des salariés de plus en plus frileux  ! la peur du chômage  est  un puissant anesthésiant !

Il faut bien les rendre dociles pour qu'ils acceptent flexibilité, perte de salaire contre maintien ( temporaire) de leur emploi , stress et management par la peur  bref tout un arsenal bien ajusté  qui permet aux  entreprises et surtout aux multinationales  de  garder leur marge bénéficiaire  dans un monde  de compétitivité exacerbée.

Droite et Medef  n'ont de cesse  de concilier  paupérisation et précarisation des salariés  et maintien  de leur niveau de vie  ! ce maintien ne pouvant s'opérer  que par un transfert  des charges  vers l'état et les contribuables  ! ( TVA sociale ) 

Il y a huit millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté en France, c'est-à-dire  qui ont moins de 900€/mois pour vivre. Parmi elles, des allocataires  des minima sociaux, des chômeurs mais aussi de plus en plus de salariés ! 

le visage de la France  à quelques jours des législatives  :

  • plus de 4 millions de demandeurs d’emploi
  • 8 millions de pauvres
  • la moitié des français avec un revenu inférieur à 1580€ par mois.

 

 


Laurence Parisot, présidente du Medef : "La... par rtl-fr

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