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  • Lorsque nos élites pensent la France trépasse !

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    Le remède miracle pour lutter contre le chômage vient d'être inventé  par France Défis  : Mettre "l'allocation chômage au service de l'emploi" en donnant la possibilité à tout chômeur de transférer une partie de l'allocation qu'il aurait touchée s'il était resté à Pôle emploi à toute entreprise qui l'embaucherait en CDI et ce, pour une durée n'excédant pas la période d'indemnisation restant à couvrir.

    Ce dispositif, baptisé ACE pour allocation contributive à l'emploi, donnerait "aux chômeurs un avantage compétitif sur le marché du travail", explique  Éric Gérard, le président de France Défis... 

    Une solution innovante et "porteuse " selon les têtes " pensantes " de  France défis 

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    Une idée tellement porteuse qu'elle fait l'objet  d'une analyse sur la page" Mon Figaro Select" et d'un commentaire sur la page"les dessous du social "de Marc Landré.

    Après avoir brossé le bilan de N. Sarkozy  en matière d'emploi , en prenant le soin de souligner, je cite " À sa décharge, le chef de l'État fait mieux que François Mitterrand (+ 700.000 chômeurs entre 1981 et 1988) et Valéry Giscard d'Estaing (+ 900.000 chômeurs entre 1974 et 1981) qui avaient eu à affronter des crises bien moins violentes". La donne ne risque malheureusement pas de s'inverser dans les mois qui viennent, ne cesse de répéter Xavier Bertrand, le ministre du Travail".

    Après avoir indiqué ( non sans raison)   je cite  que " les propositions des différents candidats à la présidentielle ne rivalisent guère par leur originalité. Toutes reprennent des options déjà mises en œuvre et sans qu'elles aient significativement fait leurs preuves : exonération de cotisations sociales d'un côté et contrats publics subventionnés de l'autre".

    Marc Landré  fait le panégyrique  de cette solution , "politiquement difficile à assumer, qui n'a jamais été déployée mais qui pourrait avoir des résultats"

    Les  praticiens du droit  devraient bondir  car cette mesure a déjà été mise en application et a fait un flop.................il y a  plus de 10 ans .... les français ont la mémoire courte et France Défis nous  prend pour des zozos !

    Cette mesure s'appelait la convention de coopération , créée en 1994 :

     Le demandeur d'emploi embauché dans le cadre de la convention devait percevoir une allocation Assedic depuis au moins huit mois.
     L'employeur touchait pendant douze mois une aide égale au montant de l'allocation que percevait le demandeur d'emploi la veille de la signature de son contrat de travail.
     Le bénéficiaire reçevait un salaire au moins égal à cette allocation chômage.

     Un an  après sa création on pouvait lire dans  Libération   " Pour le régime d'assurance chômage, l'Unedic, habitué à indemniser passivement, cette mesure active en faveur de l'emploi constitue une véritable révolution culturelle. Pour les chômeurs, elle représente une chance de réinsertion. Et pour les patrons, c'est tout simplement un cadeau tombé du ciel. Au moment de la mise en place de ces conventions de coopération, en février dernier, le patronat et les syndicats, qui gèrent ensemble l'Unedic, s'attendaient à un succès. Ils avaient même annoncé, en fanfare, la création de 13.000 emplois chaque année grâce à cette formule. On est très loin du compte: à la fin du mois de juillet, 61 emplois seulement avaient été créés. Après huit mois d'existence, la formule a suscité moins d'une centaine d'emplois. Un vrai flop. D'autant plus cruel que les pouvoirs publics avaient placé beaucoup d'espoirs dans cette formule. Jacques Chirac lui-même avait semblé séduit. Il avait insisté, pendant sa campagne présidentielle, sur la nécessité vitale de développer ce mécanisme «d'activation des dépenses». 
       Le développement des conventions n'ira pas sans effet pervers, comme toujours avec les aides à l'emploi. Effet d'aubaine d'abord: dans les Bouches-du-Rhône, les trois emplois créés auraient de toute façon vu le jour, avec ou sans subvention. On peut donc s'interroger sur la nécessité de verser autant d'argent à des patrons." 

    Pour aller plus loin 

    France Défis  se présente comme  "un think tank" réformateur et indépendant.

    Pour ceux qui ne le savent pas, un think tank est un  laboratoire d'idées en principe indépendante des partis, à but non lucratif, regroupant des experts et qui produit des études et des propositions dans le domaine des politiques publiques.

    Créé il y a  5 ans par des acteurs de la société civile, "soucieux de participer à l'amélioration du bien public et à la modernisation du pays" France défis  regroupe environ 300 personnes qui  participent à  des Groupes de Propositions autonomes.

    Les Groupes  élaborent des propositions qui leur sont originales et exclusives ( termes employés sur le site de France Défis  ) autour de thèmes d'actualité ou fondamentaux pour l'avenir du pays.

    12 groupes de propositions actifs en 2011 ( Désendettement, Emploi,Petites et Moyennes Entreprises,Education,Europe,Valeurs et Société,Santé,Défense,Immobilier,Finance des Marchés,Capital Développement,Culture)

     

    je ne peux  m'empêcher de finir cet article par un dessin de Reiseremploi,chômage,élite,france défis 


  • Réserve de main d'œuvre à bas coût qui peut être contrainte et forcée

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    .png_dessin348_titom_cycle_travail_flexibilite_precarite_pension_meritee_m.jpgA quelques mois des présidentielles, Il est essentiel pour le gouvernement de faire baisser les chiffres officiels du chômage   et surtout celui des chômeurs de catégorie A qui approche le chiffre des 3 millions. 

    En attendant une réindustrialisation  qui ne viendra pas , le camouflage des chômeurs  est de mise.

     La méthode la plus rapide  c'est de mettre les chômeurs en formation, en contrat aidé ou encore de soutenir le chômage partiel pour éviter  de retrouver tout ce petit monde  dans la catégorie  A  des " sans emploi".

    C'est un simple cache misère pour donner l' illusion  que l'action gouvernementale est positive  dans un contexte  européen et international critique. 

    Une"série de mesures d'urgences" destinées à améliorer la situation sur le "front de l'emploi" avait  été annoncée  lors du sommet social sur l'emploi , organisé avec les partenaires sociaux le 18 janvier 2012.

    • Amélioration du  chômage partiel  
    • Aide incitative à l'embauche des jeunes
    • Formation des chômeurs 
      "Nous avons également décidé un plan sans précédent de formation des chômeurs très éloignés de l'emploi, c'est-à-dire ceux qui ne connaissent plus l'activité professionnelle depuis au moins 2 ans. Tous, sans exception, se verront proposer soit une formation, soit un emploi, soit un processus de resocialisation pour ceux qui sont éloignés de l'emploi depuis tant de temps qu'ils se trouvent dans l'incapacité de reprendre immédiatement un emploi, soit un contrat aidé, marchand ou non marchand".
    • Renforcement des  effectifs de Pôle Emploi  pour faire face à ce plan (embauche de 1.000 salariés supplémentaires).

    Les chômeurs commencent à être   bichonnés  par Pôle emploi, car  239 000 bienheureux  doivent  être  reçus   par les conseillers  qui ont pour directive  de  leur proposer une formation ou un contrat aidé....

     Ils  sont convoqués   par Pôle Emploi à un entretien dit "approfondi"  pour faire le point de leur situation et trouver une solution ... 

    Pour donner du sérieux à cette opération illusoire , les conseillers peuvent utiliser des questionnaires préétablis.

    Voici  le questionnaire  de 11 pages  que les personnes convoquées reçoivent systématiquement : ce  questionnaire intitulé «Diagnostic Socioprofessionnel Approfondi»,  doit être  soigneusement rempli et  remis lors de l'«entretien individuel approfondi» .

    Ce questionnaire  comporte 11 pages de questions "sur la situation personnelle,  la situation professionnelle, la connaissance du marché de l'emploi , du  secteur professionnel, etc..". 

    Voici quelques questions au hasard qui me font sourire  lorsqu'on connait le contexte économique et les méthodes de recrutement employées par la quasi totalité des employeurs .....( beaucoup d'employeurs ne répondent pas aux lettres des candidats,  quant aux raisons  qui ont motivé le refus   ou à  la négociation du salaire  c'est Alice au pays des merveilles !......) 

    8/ Vous sentez-vous capable de négocier votre salaire en entretien d’embauche ?

    9/ Connaissez-vous les motifs de refus de vos candidatures ?
    Lesquels ?

    10/ Relancez-vous les entreprises ?
    Comment ?


    Quelles incidences peuvent avoir ces questionnaires ?

    je reprendrai un extrait de l'article d'actu chomage :

    "Il est tout à fait possible que certaines agences ne jouent pas le jeu et optent pour la résistance passive....... De même, Pôle Emploi n'a matériellement pas le temps de recevoir individuellement chaque chômeur de très longue durée et d'assurer ensuite son suivi «renforcé»...... Vous vous retrouverez donc en entretien collectif et, comme les autres, remettrez votre questionnaire dûment rempli qui finira dans une pile où nombreux seront les demandeurs d'emplois dont «la situation ne nécessite pas d'orientation ou d'analyse plus approfondie». 

    Mais il est possible, en dépit du temps et de la paperasse qu'elles devront consacrer pour cette injonction, que certaines agences fassent du zèle. Un conseiller épluchera votre questionnaire et appliquera à la lettre ce qui est prévu dans le «parcours» : signature d'un contrat aidé, orientation vers une formation sur un «métier en tension» ou vers une «POE», placement sur une prestation visant à vous "remobiliser" malgré vos «difficultés sociales» et, pourquoi pas, à vous "réinsérer" via un GEIQ ou une SIAE.


    A moins d'être totalement à la dérive, dans tous les cas, il s'agit de vous rééduquer par le travail, quitte à être sous-employé(e) et/ou sous-payé(e). C'est pour votre bien, disent-ils. En vérité, c'est surtout pour le bien des profiteurs du système économique : vous êtes des "mondialisés de l'intérieur", nos Chinois ou nos Indiens à nous, une réserve de main d'œuvre à bas coût qui peut être contrainte et forcée, en dépit des conventions internationales et de nos textes fondateurs."

     Je vous laisse en compagnie de cette vidéo...... A méditer 

    Xavier Raufer : Le Veau d’or des “marchés” et la piraterie financière

    Xavier Raufer expose comment, aux Etats-Unis notamment, la mafia a instrumentalisé le secteur financier et aussi pourquoi certains dirigeants des grandes banques restent totalement impunis malgré leurs actes de “piraterie”.

    Réalisation : Antoine Peillon 

     

  • L’enjeu du salaire Un ouvrage de Bernard Friot -parution le 8 mars 2012

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    bernard_friot.jpgLa souveraineté populaire doit être défendue.

    Patronat et banquiers pratiquent le chantage à l’emploi et à la dette pour réduire les droits sociaux. Les gouvernants de droite et de gauche, loin de leur résister, s’évertuent à leur envoyer des « signaux » qui les incitent à réclamer davantage.

    Est-il possible de briser cette soumission ?

    Oui, répond cet ouvrage, qui propose de porter plus loin les institutions qui sont nées des luttes pour le salaire, et dont nous faisons à grande échelle l’expérience de l’efficacité : la qualification personnelle et la cotisation. La qualification personnelle peut faire disparaître le marché du travail, à condition d’attribuer à chacun, à sa majorité, une qualification et donc un salaire. Et contre les projets de remplacer la cotisation sociale par la CSG, la TVA ou les mutuelles, il faut au contraire l’étendre en créant une cotisation économique pour un financement de l’investissement sans crédit et donc sans dette.

    L’enjeu du salaire, c’est la disparition du marché du travail, et donc du chantage à l’emploi, ainsi que la suppression du crédit lucratif, et donc du chantage à la dette. Ce n’est ni d’une réforme fiscale ni d’une plus grande régulation étatique que nous avons besoin, mais de plus de pouvoir populaire sur l’économie et sur le travail.

    Bernard  Friot

    Table des matières

    Introduction

    Chapitre 1. Le salaire, du pouvoir d’achat au pouvoir économique

    - Le salaire, revenu du travailleur et rémunération du travail : une impasse
    - Généraliser un déjà-là émancipateur

    Chapitre 2. Qu’est-ce que travailler ?

    - Valeur d’usage et valeur économique
    - Travail concret et travail abstrait, une invention capitaliste
    - La naturalisation de la valeur économique, masque du pouvoir économique
    - Les conventions du travail en conflit

    Chapitre 3. Quel salaire ?

    - Salaire total, salaire net, salaire brut
    - La feuille de paie
    - La dynamique des cotisations sociales

    Chapitre 4. La qualification et sa réforme

    - Qualification versus certification
    - La construction de la qualification comme alternative à la valeur travail
    - Qualifier le poste ou la personne ?
    - Qualification de la personne, alternative au marché du travail
    - La réforme : restaurer la valeur travail et le marché du travail

    Chapitre 5. La cotisation et sa réforme

    - Un salaire socialisé ponctionné directement sur la valeur ajoutée
    - Une alternative à la propriété lucrative et au crédit
    - Une alternative au marché du travail et à ses forces de travail
    - Un ajout de valeur anticapitaliste
    - La cotisation sociale, cible décisive des réformateurs

    Chapitre 6. Salaire universel et souveraineté populaire

    - Un droit politique attaché à la personne
    - La carrière salariale
    - La maîtrise populaire de l’investissement et de la création monétaire
    - L’affectation de toute la valeur ajoutée au salaire universel

    Chapitre 7. « Faire plus » que le Parti socialiste ?

    - Vrai plein-emploi ou qualification universelle ?
    - Taxation du capital et réforme fiscale ou affectation au salaire de tout le PIB ?
    - Régulation publique du crédit ou affirmation de la propriété d’usage ?
    - Hausse du SMIC ou reconnaissance universelle de la qualification ?

    Chapitre 8. « Faire à côté » du système ?

    - Revenu inconditionnel de base ou salaire universel ?
    - Mise en cause du travail ou reconnaissance du travail émancipé déjà là ?
    - Dénonciation de la monnaie ou définition salariale de la valeur ?

    Conclusion

    Glossaire

  • Le retour en grâce du muet pour les salariés.................

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     La loi  relative à la simplification du droit et à l'allégement des démarches administratives*, véritable bric à brac  de dispositions  qui rendent encore plus complexe notre législation  prévoit  notamment  que l'employeur  pourra moduler le nombre d'heures travaillées dans le cadre d'un accord collectif, sans modifier les contrats de travail.

    * Le député Warsmann est à l'origine de quatre propositions de loi de simplification et d'amélioration de la qualité du droit, adoptées par le Parlement entre 2007 et 2012.

    Cette possibilité est prévue par l'article 45 de la loi - qui permet que la répartition des horaires de travail sur une période supérieure à la semaine et au plus égale à l'année, ne constitue pas en elle-même une modification du contrat de travail exigeant un accord préalable de chaque salarié .

     En conséquence, sauf pour les salariés à temps partiel, "la mise en place d'une répartition des horaires sur une période supérieure à la semaine et au plus égale à l'année prévue par un accord collectif " s'imposera à chaque salarié concerné qui en cas de refus pourra être licencié pour faute....  

    Si un accord collectif prévoit par exemple  des semaines à plus de  35 heures avec travail le samedi ,  vous ne pourrez  pas refuser.....une obligation qui risque  de créer  de sérieux  problèmes   de garde d'enfants  notamment pour les familles monoparentales...

    Saisi d'un recours à l'encontre de la loi relative à la simplification du droit et à l'allégement des démarches administratives, par plus de soixante députés et plus de soixante sénateurs, le Conseil constitutionnel vient de  valider  cette disposition  et d'une manière générale  les réformes du droit du travail prévues par la loi.

    Décision du 15 mars 2012 (DC n°2012-649).

    Pour justifier sa décision voici  un extrait du texte pris par le Conseil Constitutuionnel  : 

    " Considérant qu'il résulte des travaux préparatoires de la loi déférée qu'en permettant que la répartition des horaires de travail sur une période supérieure à la semaine et au plus égale à l'année ne constitue pas en elle-même une modification du contrat de travail exigeant un accord préalable de chaque salarié, le législateur a entendu conforter les accords collectifs relatifs à la modulation du temps de travail destinés à permettre l'adaptation du temps de travail des salariés aux évolutions des rythmes de production de l'entreprise ; que cette possibilité de répartition des horaires de travail sans obtenir l'accord préalable de chaque salarié est subordonnée à l'existence d'un accord collectif, applicable à l'entreprise, qui permet une telle modulation ; que les salariés à temps incomplet sont expressément exclus de ce dispositif ; qu'il s'ensuit que ces dispositions, fondées sur un motif d'intérêt général suffisant, ne portent pas à la liberté contractuelle une atteinte contraire à la Constitution " 

     

    Le retour en grâce du muet...... pour les salariés  

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