mercredi, 29 février 2012
Lorsque les médecins deviennent les secrétaires de la sécurité sociale .....les malades sont en danger
Pour lutter contre les dangereux fraudeurs que sont les malades , qui n'hésitent pas , par leurs arrêts de travail "abusifs" à mettre en péril les équilibres financiers de la sécurité sociale , la majorité en place ne cesse d'inventer des mesures pour limiter les arrêts maladie ( multiplication des contrôles, incidence de l'avis des médecins contrôleurs des employeurs sur les indemnités versées par la SS, création d'un FBI anti - fraude , renforcement des sanctions etc...).
Le premier maillon de ces mesures est la transmission par le web des arrêts de travail par le médecin traitant, qui permet un contrôle immédiat du fraudeur potentiel ....... ( la SS pouvant déclancher le contrôle dès réception de l'arrêt de travail c'est à dire à l'instant T de la prescription de l'arrêt ....)
Les médecins qui prescrivent un arrêt de travail peuvent se connecter à partir du portail « Votre Espace Pro » d'Ameli et remplir en ligne le formulaire d'arrêts de travail de leurs patients.
Le dispositif d'avis d'arrêt de travail dématérialisé a été mis en place dans toutes les CPAM de France à partir de novembre 2009, il a été généralisé aux arrêts maladie,maternité et accidents du travail depuis juin 2010.
La transmission dématérialisée non seulement constitue un gain de temps pour le personnel des CPAM qui n'ont plus à traiter les formulaires papier, mais également permet les contrôles des arrêts de travail de courte durée ( en 2009 les arrêts de travail de moins d’une semaine représentent 48 % des prescriptions totales d’arrêt, soit 300 millions d’euros par an. Or, ils ne sont presque jamais contrôlés puisque l’assuré avait 48 heures pour poster sa déclaration : le temps qu’elle arrive, le bénéficiaire est revenu au travail ! )
Mais.....car il y a un mais :
- La télétransmission augmente la responsabilité et la charge bureaucratique du médecin alors que le temps de la consultation est déjà contraint".
- le nombre de jours d'arrêts de travail pour chaque pathologie est normalisé.....( c'est à dire pour chaque pathologie la SS préconise d'octroyer x...jours d'arrêt de travail )
Que l'assurance maladie mette en place ce genre de grille devrait nous alerter .
En effet , cette normalisation de la durée des arrêts de travail fait fi de la particularité de chaque patient . Elle entérine une orientation désuète de la médecine qui consiste à soigner la pathologie avant de soigner la personne dans toute sa complexité .
Ces "normes" ne sont pas mises en place pour permettre une meilleure qualité de soins mais prévenir « la chronicité » des arrêts .
Ces normes complètent en fait l'arsenal mis en place par le gouvermenet pour diminuer le secteur des dépenses des arrêts de travail et ce au mépris de la santé des personnes.
Aujourd'hui ces normes sont indicatives mais demain ??????
Voici l'extrait d'un article de Jean-Jacques Fraslin
lire l'intégralité de ce savoureux témoignage sur I-Med
Je clique une deuxième fois sur le menu déroulant qui s’affiche immédiatement. Cela surprend. Il faut ensuite déplacer la souris et ouvrir un sous menu (sans clic).
Un troisième clic permet de choisir le motif. On doit patienter entre 3 et 8 secondes ensuite. C’est le temps qu’il faut pour télécharger un “Tableau des durées indicatives.”
Ainsi pour la grippe banale, l’assurance maladie recommande 7 jours ! Par contre pour une “Sciatique” avec “Travail sédentaire” c’est deux jours. Pour un “Travail physique léger avec charge ponctuelle < 10 kg ou charge répétée < 5kg” c’est trois jours de bonus. Quelqu’un qui effectue un “Travail physique lourd avec charge > 25kg” a droit à 35 jours.
Si le grippé a, en sus une sciatique et un travail sédentaire, à combien de jours a-t-il droit ?
Ne nous égarons pas. C’est une grippe, je valide par un 4éme clic la “Durée indicative Tout type d’emploi” de 7 jours.
Le patient grommelle : « Sept jours pour une gribbe ? Je bensais rebrendre le boulot lunbi ! »
Je réplique : « Regardez c’est les experts de la Haute Autorité de Santé qui preconisent cette durée »......
23:04 | Commentaires (3) | Envoyer cette note | SANTE | Lien permanent | Tags : arrêt, travaol, maladie, contrôle, médecin |
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lundi, 27 février 2012
Une insulte à la dignité des personnes sans emploi ! ou si tu veux un job relooke toi !
Des actions " caritatives " qui sont des insultes à la dignité des personnes !
Les femmes d'abord et maintenant les hommes !
Depuis plus d'un an , le Fonds de dotation EREEL , parrainé par Pénélope Fillon, la comédienne Marie-Anne Chazel ou encore le député UMP Bernard Debré , organise avec Pôle emploi, des actions de relooking pour les femmes qui ont de faibles revenus, sont des demandeurs d’emploi de longue durée, au RSA ou en situation de handicap.
Tous les mois un petit groupe de femmes se retrouvent, notamment dans le cadre des shows rooms du « Bureau d'image by Cynthia Cohen Peres », 71 avenue de Wagram Paris 17ème.
Au cours de cette journée, elles participent à divers ateliers coaching destinés à leur donner les bons « réflexes » pour faire bonne impression lors d'un entretien d'embauche.
Elles participent à divers ateliers notamment pour " bien préparer sa peau avant le maquillage", savoir se maquiller correctement, prendre soin de ses mains et ongles , bien se coiffer etc...
Je vous laisse le soin d'apprécier la vidéo "publicité" ci dessous
Ces actions sont à mon sens des gadgets dégradants qui ne servent qu'à faire de la publicité à ceux qui les organisent et y participent. (Revlon et Gatineau par exemple.....).
Gadgets , qui sont une insulte aux personnes sans emploi car ils laissent à penser que pour trouver un emploi, il suffit de bien se maquiller et de soigner ses ongles !
Gadgets inventés par des notables qui baignent dans un microcosme parisien factice et ne connaissent rien aux problématiques du chômage et de la pauvreté !
Beaucoup de personnes ayant de faibles revenus savent très bien se rendre présentables lors d'un rendez vous avec un employeur potentiel .
Il y a une différence entre se maquiller et être propre et en adéquation avec un poste à pourvoir !
Par ailleurs se maquiller et aller régulièrement chez le coiffeur reste une question de moyens financiers qui nécessite un budget que ne possèdent pas les personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté !
Une journée de «Relooking» et des échantillons ne résoudront pas le quotidien de ces personnes.
Ce sont les emplois qui font défaut et non les compétences , la bonne volonté et le savoir se présenter ou la propreté …..des millions de personnes qui cherchent un emploi stable.
Comme le notait le journal l'humanité , en réaction aux propos de Régine Ferrère , Membre d’honneur de la fondation Ereel, qui indiquait que les femmes doivent séduire l'employeur "C'est l’idée de la culpabilisation qui monte. L’idée que, au fond, si on se laisse aller, on n’a qu’à s’en prendre à soi-même. La responsabilité individuelle se dessine et, en creux, un rapport de domination admis et inéluctable entre le demandeur d’emploi et le recruteur"
Pour aller plus loin Article de l'humanité
Les hommes ne sont pas oubliés par ces grands bienfaiteurs !!!
En effet, le Fonds de dotation et Pôle emploi, avec le soutien de la Division des Produits Professionnels du groupe L’Oréal, ont souhaité lancer la 1ère journée CONSEIL EN IMAGE ET COACHING RH destinée aux hommes .
Cette journée, dédiée aux hommes à faible revenu, bénéficiaires du RSA ou des minima sociaux, aux personnes en situation de handicap, mais également aux demandeurs d’emploi rencontrant des difficultés pour retrouver un travail après une longue période d’inactivité s'est tenue vendredi 10 février 2012 à l'école de mode et de création Internationale IFA PARIS, située dans le 10ème à Paris.
De 10H00 à 17H00, les heureux élus ont participé à divers ateliers :
L’ATELIER COACHING RH,
L’ATELIER DU SAVOIR-VIVRE,
L’ATELIER CONSEIL EN STYLE
L’ATELIER BAR A DENTS
L’ATELIER COIFFURE – SOIN DE LA BARBE
L’ATELIER SOINS DES MAINS
voici le programme détaillé sur le site Pôle emploi
Ci dessous un conseil en image qui surfe sur la vague "juteuse" du relooking des pauvres..........
20:57 | Commentaires (1) | Envoyer cette note | ACTUALITES, EMPLOI | Lien permanent | Tags : relooking, emploi, chômage, association |
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jeudi, 23 février 2012
En France on achève bien les chevaux ( négociation accords compétitivité emploi)
Nicolas Sarkozy a donné un délai de deux mois aux partenaires sociaux pour conclure un accord interprofessionnel sur le thème compétitivité- emploi.
La première réunion a eu lieu le 17 février dernier .
Trois nouvelles séances ont été fixées aux 20 mars, 27 mars et 13 avril.
Cet accord doit fixer le cadre général des accords d'entreprise pouvant déroger au code du travail, notamment sur la question du temps de travail et des salaires.
Chaque entreprise devrait ainsi pouvoir , par négociation avec les syndicats et/ou les salariés, faire varier salaires et temps de travail en fonction de son carnet de commandes..
Ces accords qui pourront augmenter ou diminuer le temps de travail et les salaires et qui s'imposeront aux salariés , bouleversent la hiérarchie des normes de droit du travail et disloquent complètement les garanties légales du code du travail..
L'adoption en deuxième lecture par l'assemblée nationale de l’article 40 de la loi Warsmann confirme cette évolution car il permet à un employeur de moduler à la hausse ou à la baisse le temps de travail du salarié sans son accord .( Le texte doit être examiné par le Sénat.)
Depuis des années le patronat rêve de détruire le socle protecteur du code du travail et de se rapprocher du modèle ultra libérale anglo-saxon.
Avec les accords " compétitivité emploi" le rêve devient réalité .
Je n'ose imaginer les conséquences que ces accords pourraient avoir sur les salariés les plus fragiles : les salariés ayant un bas salaire, les familles monoparentales , sans oublier les salariés qui ont des crédits et charges fixes….
Comment payer ses crédits en cas de baisse de salaire en fonction du carnet de commandes ?
Comment organiser sa vie personnelle en cas d'augmentation du temps de travail ?
Comment les familles et surtout les familles monoparentales , vont elles pouvoir organiser la garde de leurs enfants en cas de yoyo du temps de travail ..
D'une manière générale, les conséquences sur la situation familiale, personnelle et financière des salariés risquent d'être très douloureuses.
Curieusement ce sujet n'a pas fait la" Une" des médias .
Par ailleurs , le parti socialiste ,la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC restent assez peu offensifs sur le sujet. ( F. Hollande n'a jamais été hostile, bien au contraire, à ce que les accords collectifs puissent déroger au droit du travail s’ils sont soutenus par une majorité de syndicats, même dans un sens défavorables aux aux salariés.)
En revanche La CGT et FO sont opposées au principe de ces accords, qui constituent une régression sociale pour les salariés et une nouvelle entorse au Code du travail. Pour Bernard Thibault (CGT), ces accords ouvriraient la vanne de la "déréglementation du temps de travail". "On ne sera pas là pour négocier de la régression sociale", prévient Maurad Rabhi qui représente la CGT aux négociations. "A la différence du dispositif de chômage partiel, les accords de compétitivité font totalement supporter le coût de la crise au salarié", s'insurge-t-il.
Quant à Laurence Parisot , patronne du Medef, pour qui « La liberté de penser s’arrête là où commence le code du travail , elle se frotte les mains car elle n'a de cesse, comme ses prédecesseurs, de vouloir anéantir le socle protecteur du code du travail.
Depuis plus d'un siècle, ce sont les luttes sociales qui ont permis les progrès sociaux (congés payés, salaire minimum, salaires minima conventionnels, création des comités d’entreprise , protection des élus dans les entreprises etc…), le code du travail constituant le socle de la protection des salariés et les accords collectifs ne pouvant qu'améliorer les acquis sociaux.
Renverser la hiérarchie des normes du droit du travail et permettre la suprématie des accords d'entreprises , même si ces accords sont moins favorables aux salariés, c'est porter le dialogue social à un niveau où les acteurs de la négociation sont fortement déséquilibrés alors que le dialogue social n'est " acceptable" qu'entre négociateurs de poids égal.
Il n'y a que les juristes sans expérience de terrain qui pensent que ces accords garantiront les droits des salariés.
Sans aborder le manque de formation de nombreux représentants du personnel, la peur des licenciements économiques dans un contexte de crise , pourra les amener à signer des accords dérogatoires défavorables aux salariés sans de véritables garanties en matière de maintien de l'emploi.
Comme le note l'excellent article de Guillaume Etievant, économiste, expert auprès des Comités d’entreprise, membre de la Fondation Copernic
" Oublier le rapport de force entre les propriétaires des moyens de production et les salariés obligés de vendre leur force de travail pour vivre, c’est nier un siècle de luttes sociales et syndicales. Et c’est oublier que le rapport salarial est d’abord un rapport de dépendance."
" le patronat compte faire peser dans les négociations de réelles avancées pour les grandes organisations syndicales. Et ainsi tenter de les convaincre d’achever définitivement le processus d’inversion de la hiérarchie des normes, principale ossature de notre modèle social. La France se soumettrait alors une fois de plus à la volonté de la Commission européenne de rendre le droit du travail le moins contraignant possible pour les entreprises .
Nicolas Sarkozy, le Medef et la complicité passive du parti socialiste et de certains syndicats portent un coup décisif à notre modèle social .....
En France on achève bien les chevaux.......

17:52 | Commentaires (1) | Envoyer cette note | ACTUALITES | Lien permanent | Tags : accord, compétititivité, syndicats, medef, nicolas sarkozy |
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