mercredi, 23 novembre 2011
Chômage : La théorie des dominos
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merci à vous cher visiteur
Les annonces de suppressions d'emploi se multiplient .
PSA, , Société générale, BNP et peut-être Areva .
5 000 postes seront supprimés en France l'an prochain. La moitié dans la recherche et le développement. Le détail par site n'a pas été dévoilé. Il pourrait l'être dès le mois prochain. Un plan d'économie qui s'explique par la trop grande dépendance de PSA au marché européen.
La Société générale envisage de supprimer plusieurs centaines de postes dans sa banque de financement et d'investissement (BFI) pour adapter ses activités à la crise que traverse la zone euro, ont fait savoir mardi les syndicats de la banque à l'issue d'une réunion avec le PDG Frédéric Oudéa.
Les syndicats de la banque n'avancent pas de chiffre précis mais selon une source syndicale, les réductions d'effectifs au sein de la BFI pourraient toucher au moins 500 postes.
"On négocie le PSE (plan de sauvegarde de l'emploi, NDLR). Entre 500 et 650 postes seraient concernés", a ajouté une source syndicale, qui n'a pas non plus souhaité être nommée. "Ce n'est pas encore très clair, on commence à discuter des modalités cet après-midi."
a annoncé mercredi, lors d'un comité central d'entreprise, la suppression de 1.400 postes dans la banque d'investissement (CIB), dont 373 en France.
Dans les grandes entreprises il n'y a pas de licenciement sec ......on parle de plan de sauvegarde de l'emploi...
Bien souvent , pour ne pas avoir à gérer de Plan de sauvegarde , les entreprises suppriment des postes par d'autres méthodes :
- en ne remplaçant pas les départs en retraite
- en réduisant le recours à la sous-traitance
- en favorisant les départs volontaires
- sans compter les fameuses ruptures "conventionnelles"
- ou des licenciements pour motif personnel,
Résultat : le nombre de licenciements économiques diminue mais le nombre de salariés qui se retrouvent au chômage augmente.
Une spirale infernale qui nous entraîne inéluctablemrnt dans la récession................

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Commentaires
Les sentences tombent ,les chomeurs progressent ,les poches des actionnaires grossissent,pleines d'euros, et notre " messi national " ,l'air tranquille , nous bourre le moux ,avec l'aide de ses potes , tout va bien, tout va très bien ,nous sommes trop heureux, et nous compatissons a la peine des riches ,qui s'enrichissent moins que prévu ..... dans quel pays sommes nous ????? J'ai HONTE, salutations quand mème .....
Écrit par : jcé | jeudi, 24 novembre 2011
Les sentences tombent ,les chomeurs progressent ,les poches des actionnaires grossissent,pleines d'euros, et notre " messi national " ,l'air tranquille , nous bourre le moux ,avec l'aide de ses potes , tout va bien, tout va très bien ,nous sommes trop heureux, et nous compatissons a la peine des riches ,qui s'enrichissent moins que prévu ..... dans quel pays sommes nous ????? J'ai HONTE, salutations quand mème .....
Écrit par : jcé | jeudi, 24 novembre 2011
Mille excuses ,Artémis , pour ce double commentaire,le premier ne voulait pas passer . Désolé ... A plus .
Écrit par : jcé | jeudi, 24 novembre 2011
Des sociétés cotées en bourse, rien d'étonnant donc... On notera que la BNP et la Société Générale possèdent aussi des succursales dans les paradis fiscaux (Jersey, etc.)...
La loi du profit maximum, comme d'habitude, et les gens ? eh bien on s'en fout... qu'ils crèvent ! (humour noir - c'est ce qu'ils doivent se dire, ces gens-là...).
En tout cas c'est le résultat d'une politique qui a porté ses fruits, au bénéfice des plus riches et au détriment de la majorité des français...
Qu'ils s'en aillent tous ! ont-ils dit en Argentine... et on reconstruira les choses autrement, je rajoute.
Note: à @jcé, ce n'est pas à nous d'avoir honte, non, ce n'est pas à nous d'avoir honte !
Écrit par : RANZATO | vendredi, 25 novembre 2011
à @RANZATO : Merci de tenter de me dégager de la honte ,mais mon histoire est simple : en 68 , j'ai fait les grèves pendant 5 semaines ,avec conviction,et les résultats étaient juste suffisants .Puis ,la vie a repris son chemin ,mon foyer s'est agrandit,le travail marchait bien ,trop bien ( les 30 glorieuses ? )jusqu'au jour où ma fille ainée défila dans les rues ,en manifestant contre le ministre de l'éducation nationale de l'époque ,et qu'elle me dit : Papa, pourquoi ne pas avoir défendu vos acquis de 68 ? Là , j'ai compris qu'elle avait raison . Nous nous étions endormis sur nos victoires,nous avions laissé faire .... De ceux qui restent de cette époque ,je pense qu'ils comprennent ma honte . Salutations .
Écrit par : jcé | samedi, 26 novembre 2011
à @jcé : j'avais bien compris ce que vous vouliez dire, bien entendu. En ce qui me concerne, j'avais 13 ans en mai 68 et je ne comprenais rien de ce qui se passait. Ensuite, j'ai fait mon apprentissage de tourneur et j'ai travaillé et consommé sans trop me poser de questions. Ce n'est qu'à l'âge de 24 ans que l'histoire m'a rattrapé, car je suis parti en Amérique Latine, où j'ai travaillé en tant que volontaire pour le développement, et là j'ai eu à me poser bien des questions sur nos civilisations.
Oui, car l'Europe et ce que nous appelons l'Occident se sont construits en grande partie sur la spoliation sociale et la spoliation des ressources des pays du sud (lire: "Les Veines ouvertes de l'Amérique Latine" d'Eduardo Galeano, par exemple). Au nom de NOTRE développement?...
J'ai moi aussi éprouvé la "honte" de ce que "nous" (en tant qu'européen) avons fait. Sauf que j'ai étudié l'histoire pour comprendre, évidemment, pas l'histoire coloniale que l'on nous apprend à l'école, toute cousue de fil blanc. Celle des sujets tabous, celle des massacres, celle des génocides inavouables et inavoués...
Avez-vous voulu cela, l'ai-je voulu moi-même? Non, évidemment. Pour la simple raison que nous ne "savions pas". Oui, il a fallu chercher l'histoire pour connaître la vérité. Et la vérité, c'est une machine de propagande qui nous a insidieusement bourré le cerveau pour nous faire croire, entre autre - et j'en reviens à notre sujet, au néo-libéralisme (la main invisible du marché, vous connaissez?), à la consommation pour "être heureux", à la croissance infinie, au soi-disant "progrès" de l'humanité, etc.
Or, derrière cette machine, ce n'est pas beau: des milliards d'individus affamés; des déchets et de la pollution partout; explosion des cancers grâce aux pesticides; des mers de plastique; des guerres pour le pétrole et des sommes gigantesques qui y sont consacrées au détriment des peuples; 8 millions de pauvres en France (selon l'INSEE, dont près d'un million et demi de "travailleurs pauvres"); la précarité comme futur pour nos enfants; etc; etc.
Pourquoi devrais-je avoir honte? J'aurais honte si je l'avais su avant et si j'y avais participé sciemment, c'est certain. Mais ce n'est pas le cas.
Par contre, maintenant que je sais (et il m'en reste à découvrir), j'ai la rage, vous comprenez, la rage de m'être "fait avoir", de ne pas avoir posé les bonnes questions et cherché à comprendre avant.
Ni vous ni moi ne pourrons revenir sur ce qui a été fait, mais nous pouvons agir aujourd'hui, maintenant que nous savons. Utilisons nos rages respectives, pour nous informer, pour en parler, pour posez les bonnes questions à nos dirigeants, pour manifester notre désaccord, pour participer à des actions imprégnées de valeurs différentes, etc.
Il n'est pas trop tard, il est même de notre devoir de le faire, pour nous-même d'abord, pour nos enfants et pour la planète ensuite...
Vous comprenez bien que la honte seule ne résout rien, transformez-la en rage, si ce n'est pas déjà le cas...
Bien cordialement.
Écrit par : RANZATO | samedi, 26 novembre 2011
à@ RANZATO . J'apprécie votre "billet" ,a sa juste valeur ... la rage ,je l'ai quittée il y a dix a quinze ans ,elle m'a couté trop cher (deux procès ,six jours d'arrèt,vous savez ,ça calme ..... ) Mon métier m'a permis de comprendre tellement de choses ( j'ai dépannés tellement de gens ,dans leurs activités, tellement différents les uns des autres ,mais.....tellement "humains ",vivants,et actuellement ,tellement fidéles envers moi ...) Je pense que j'ai compris la fameuse "histoire de France ",qui ,en fait ,n'est qu'une histoire du genre conte de mille et une nuits . Pour ces "humains de rencontre ",j'ai la plus profonde sympatie ,ainsi que de l'amitié ,mais j'ai l'impression que le fait de ne pas avoir défendu nos acquis, fait que ,eux ,n'ont pas progressés,dans leurs usines . J'ai vu trop de choses " dégueulasses ",que ,lors de mes voyages , en passant près de certains sites,j'ai la guorge serrée ,envie de m'arrèter ,alors , je roule ... Les énitiales de mon prénom m'ont values le surnom de jésus christ dans bien des cas,car le fait de pouvoir leur donner la possibilité de continuer a travailler,était ,pour eux ,vital . Je comprend votre position sur le sujet ,vous ausi , avez beaucoup voyagé ,vous avez la réalité des choses dans votre tète ... Je vous souhaite une bonne journé, Salutations amicales .
Écrit par : jcé | dimanche, 27 novembre 2011
c'était la collecte des banques populaires sur deux jours : objectif 26 millions de repas
Sarkozy ruine la France et divise les français !!!! à lire le témoignage d'un bénévole : Quand la collecte des banques alimentaires nourrit les ressentiments
Cette année, j’ai été frappé par l’accueil sinon hostile du moins exaspéré que nous a réservé une majorité de personnes. Contrairement aux autres années où les réflexions contre l’assistanat étaient très marginales en ces lieux, cette année j’ai eu la désagréable surprise d’en essuyer plusieurs. L’idée générale étant que beaucoup se complairaient dans l’assistanat plutôt que de faire l’effort de travailler. Ou encore que certains bénéficiaires de l’aide sociale mériteraient d’être plus sérieusement contrôlés attendu qu’ils sont suspects d’en abuser au motif qu’ils ont par exemple un téléphone portable, ou quelque autre gadget jugés inutile voire superflu.
Ce qui m’inquiète c’est leur propension à douter de la triste sincérité de la misère de leurs semblables. Je retrouve là, et j’en suis désespéré, les effets dévastateurs du discours stigmatisant de SARKOZY, quand celui-ci, instrumentalisant la marginale fraude sociale, sème l’opprobre dans des esprits fragilisés par la dureté de leur quotidien, dont il est pourtant le principal artisan, faut-il encore le rappeler. Quand ce monsieur se fait construire un avion présidentiel pour la bagatelle de 180 millions d’€ et dans le même temps ampute à ce point le budget du SAMU social que son fondateur en jette l’éponge, est-il vraiment autorisé à travestir les assistés en fraudeurs. Quelle audace d’oser dire que frauder c’est voler quand on sait la forte suspicion qui pèse sur la régularité du financement de sa dernière campagne présidentielle.
http://www.lepost.fr/article/2011/11/27/2647637_quand-la-collecte-des-banques-alimentaires-nourrit-les-ressentiments.html
mais je suis rassurée : ce week-end, 12.500 tonnes de nourriture ont été collectées vendredi et samedi dans les grandes surfaces françaises : c'est l'équivalent de 25 millions de repas pour les plus démunis, soit un million de plus qu'en 2010. La Fédération française des Banques alimentaires (FFBA) salue "le formidable élan de générosité des Français" qui prouve que "la solidarité n'est pas une question de moyen mais de volonté". Lors de la 27e collecte nationale de denrées, les Français ont donné "quasiment 12.500 tonnes de produits répondant à notre souci d'équilibre nutritionnel, qui seront mis à disposition des associations partenaires" et vont permettre "aux Banques alimentaires de redistribuer près de 25 millions de repas en 2012".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/27/97001-20111127FILWWW00148-12500-t-de-nourriture-collectees.php
Écrit par : Sylvie Tranchant | dimanche, 27 novembre 2011
@Sylvie Tranchant,
je partage votre indignation concernant la stigmatisation des soi-disant fraudeurs notre président et son parti actuellement au pouvoir. Encore une fois, il ne dit mot sur l'évasion fiscale opérée par ses amis des multinationales, laquelle est estimée à près de 50 milliards d'euros par an en France (journal de 20 heures de France 2 du jeudi 3 novembre 2011) !
Cela dit, sur ce sujet et concernant aussi l’accueil hostile ou exaspéré rencontré lors de la collecte des banques alimentaires, je voudrais rajouter ceci:
La machine de propagande du gouvernement joue effectivement un rôle, mais contrairement à ce qu'on pourrait croire ce n'est pas la seule stigmatisation en elle-même qui est mise en oeuvre. Le procédé est relativement plus subtil en ce sens qu'il "réveille" les peurs des gens plus qu'il n'insinue la discrimination. Si les entreprises de "communication" ou les "faiseurs d'opinions" qui travaillent pour notre président son grassement payés, ce n'est pas pour rien.
Je m'explique: la simple discrimination ne fonctionnerait pas s'il n'y avait au départ un "terreau" cultivable au coeur des gens, un "terreau" tout à fait naturel, qui fait partie des besoins essentiels de chacun d'entre nous. Or ce "terreau" c'est le besoin de sécurité et sa compagne "la peur".
Adroitement utilisé par un gouvernement (ou par un publicitaire), l'utilisation de ce besoin dans la propagande, permet de faire croire à peu près n'importe quoi au gens, surtout si ceux-ci, privés d'informations objectives (actuelles et historiques) et bombardés de publicités (politiques et commerciales) -qui leur laisse entendre que le "bonheur" est dans l'individualisme, la compétition, l'achat de biens, la consommation à tout-va, etc.- n'ont pas l'esprit critique suffisant pour contrer ou contester cette propagande.
Sur ce sujet, dans son livre "La Stratégie du Choc - La montée d'un capitalisme du désastre" (Actes Sud, 2008), Naomi Klein explique très bien tout ce qui est mis en oeuvre dans ce processus de désinformation et d'utilisation de la peur.
Ce levier a déjà été utilisé par de nombreuses dictatures passées et présentes, de droite ou de gauche, mais une des mises en pratique parmi les plus connues et étudiée, le fut par un certain Adolf Hitler.
Dans son livre "Le Viol des foules par la propagande politique" Serge Tchakhotine (1883 -1973) en fait une description très détaillée (il l'a mise au service de la contre-propagande).
Or le fait est là: utiliser la peur et le besoin de sécurité pour changer l'opinion des gens en sa faveur, ça marche! On a vendu ainsi le "Patriot Act" aux Etats-Unis et "la lutte anti-terroriste" en France. Une montagne de lois sur "la sécurité" qui permet la mise au pilori de nombreuses libertés et droits.
C'est, bien entendu, le fond de commerce du Front National et l'UMP ratisse aussi large que possible, quitte à se contredire d'une année à l'autre (jetter un coup d'oeil sur Le Sarkomètre et la liste des promesses tenues et non tenues du gouvernement - http://opendata.socrata.com/Government/Le-Sarkom-tre/mm2p-747g ).
Si nous voulons contrer cela il nous faut démonter le mécanisme de propagande. Je pense qu'il ne suffit pas de s'indigner, pour reprendre un terme d'actualité. Même si l'indignation est un premier pas, il faut aller plus loin et permettre aux gens d'accéder à des outils critiques. Des outils qui leur permettent de comprendre et de décider en toute objectivité.
Si on parle des fraudeurs, par exemple, et que l'on désigne les pauvres, les "bénéficiaires" du RSA et autres "assistés", il faut aussi publier et mettre en parallèle les fraudeurs "en col blanc", curieusement tous copains des partis au pouvoir. On peut même désigner les organismes et les multinationales lorsqu'on les connaît: Total ne paye pas un centime d'impôt en France, par exemple, tous ses profits sont déclarés dans les paradis fiscaux; BNP Paribas possède de nombreuses succursales dans les paradis fiscaux, autre exemple, et ce n'est pas pour rien, mais bien pour faire des profits fiscaux et "aider" certains industriels et certains spéculateurs financiers, voire certaines mafias, à "mettre de côté" une bonne quantité d'argent... etc.
Or rien n'est fait pour récupérer cet argent, si ce n'est des miettes de décision, on s'en prend plutôt à ceux qui ne peuvent pas se défendre, à ceux qui n'ont pas de voix: les Roms; les "bénéficiaires" du RSA; les sans-abris; les travailleurs précaires; etc.; tous "suspects" de frauder le pays. Ce sont des proies faciles et bien en vue: ils "gênent" l'entrée au supermarché; "tendent la main" devant l'église; "ne font rien" dans les parcs; etc. Évidemment, peut de gens leurs demandent comment ils en sont arrivés là, il en seraient sûrement surpris d'ailleurs (les uns et les autres).
Il s'agit bel et bien d'un mensonge d'État, madame, et c'est cela que nous devons contrer en tant que citoyens de ce pays.
Vous avez aussi raison de vous réjouir de l'élan de solidarité (12.500 tonnes de nourriture récupérée). Cela montre aussi, qu'au fond, rien n'est jamais complètement perdu pour toujours...
Nous avons en réalité une grande capacité de résilience, peut-être l'avons nous oublié, perdus que nous sommes généralement dans cette course à la satisfaction aussi individuelle qu'illusoire.
Il nous faut la réveiller complètement, cette capacité de résilience. Car nous, citoyens de ce pays, autant nous pouvons être soumis, autant nous pouvons reconquérir notre pouvoir de décision et agir.
N'oublions pas notre histoire commune: sans la résistance et le Conseil National de la Résistance qui en est issu, par exemple, nous n'aurions peut être même pas la Sécurité Sociale aujourd'hui. Or ces gens-là avait une bien plus haute idée de la patrie que notre président et nombre de nos hommes politiques, ça c'est clair...
Bien cordialement
Écrit par : RANZATO | lundi, 28 novembre 2011
RANZATO, je suis bien d'accord ! La prise de conscience et l'indignation, c'est la première étape ; ensuite il faut mettre la main dans le cambouis, lire, échanger, s'abonner à des médias, rédiger des articles documentés.
Selon la Dépêche du 28/11/2011, les assurés sociaux constituent seulement 13% des fraudeurs, loin derrière les professionnels de santé et les prestataires de services. La fraude coûte infiniment moins cher que les dysfonctionnements du système.
Que les fraudes à la Sécurité sociale ruinent la solidarité nationale, cela ne fait aucun doute. En revanche, lorsque le président de la République, Nicolas Sarkozy, veut faire porter le chapeau de la fraude sociale aux salariés abusant des arrêts-maladie, il prend un raccourci aux airs de mensonge par omission.
Car, à la lecture des chiffres donnant corps aux fraudes à la Sécu, les assurés sociaux n'apparaissent pas comme l'innombrable horde de voleurs que le discours présidentiel veut le faire croire.
La stratégie d'incrimination des masses se heurtant à la limite de la réalité chiffrée, les fraudeurs ne sont pas ceux qu'on croit. Dans l'Aude, ils ne représentent en 2011 que 13 % des fraudeurs. Loin derrière les professionnels de santé qui, à eux seuls constituent largement plus de la moitié des fraudes. Loin également derrière les prestataires de services tels qu'ambulanciers, chauffeurs de taxi assurant le transport de malades et autres fournisseurs d'appareils médicaux.
En outre, observe Laurent Jaladeau, le directeur de la Caisse primaire d'assurance maladie de l'Aude, sans nier ni négliger le phénomène, il s'agit de nuancer son ampleur : « Sur les 794 millions d'euros distribués chaque année dans l'Aude, les fraudes ne représentent que 0,05 %, c'est-à-dire 630 000 € en 2011. La fraude coûte infiniment moins cher que les dysfonctionnements du système. »
http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/28/1226230-les-fraudeurs-ne-sont-pas-ceux-qu-on-croit.html
Écrit par : Sylvie Tranchant | lundi, 28 novembre 2011
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