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jeudi, 29 septembre 2011

Quand le gouvernement divise les Français et piétine nos fondamentaux démocratiques

2128100339.jpgEnfin une réaction qui  me réchauffe le coeur !

Dans un récent billet j'avais dénoncé l'accès  payant à la justice  (  lire mon billet et les détails de la  réforme  ).

 Hier , 28 septembre ,  les syndicats de la magistrature, d'avocats et de salariés ont dénoncé , sur les marches du Palais de justice de Paris, l'instauration de la fameuse taxe de 35 euros, que le justiciable  devra  payer , pour aller devant les tribunaux civils, administratifs et commerciaux. 

Comme le note le Journal le Monde , "A partir du samedi 1er octobre, le salarié qui souhaite aller aux prud'hommes, le locataire en litige avec son propriétaire ou le consommateur lésé seront dans l'obligation de payer un timbre fiscal d'une valeur de 35 euros s'ils souhaitent que leur cas soit étudié par un juge."
 

Je me réjouis de cette manifestation car elle dénonce l'instauration  d'une restriction  de l'accès  des citoyens  à la justice , et en cela , une mise à mal de nos fondamentaux démocratiques.

Comme nous pouvions nous en douter, notre gouvernement reste sur ses positions  , c'est à dire aussi rigides  qu'aveugles .

En effet  Bruno Badré, porte-parole du ministère de la justice,  se contente de répondre  que  " L'instauration de ce "droit de timbre" ne sert qu'à financer la réforme de la garde à vue, "au nom de la solidarité entre les justiciables". 

Plus grave encore  il ajoute  que   les fonds recueillis seront "intégralement affectés au paiement des avocats effectuant des missions d’aide juridique par l’intermédiaire des caisses de règlements pécuniaires des avocats (CARPA)".


Cette affirmation   maladroite ou volontaire  ( ce qui est encore plus grave)  est de nature à diviser les français plus encore  qu'ils ne sont...

En effet  il ne faut pas oublier que  magistrats et avocats sans parler des huissiers font partie des  professions les plus  mal aimées des Français  ( avec celle des journalistes et des policiers)..et faire remarquer qu'une taxe ira dans la poche des avocats qui sont considérés ,par la majorité des citoyens,  comme des privilégiés , est irresponsable de la part d'un membre du gouvernement.....

Mais l'irresponsabilité semble être le pain quotidien de notre gouvernement. 

Responsabilite-culpabilite.jpg



Extrait du Monde 

"Magistrats et avocats sont excédés par une réforme de plus, votée en plein cœur de l'été, sans aucune concertation. Une mesure qu'ils interprètent comme une attaque frontale contre la justice ordinaire. "La justice civile, celle qui traite des difficultés quotidiennes des citoyens, passe par pertes et profits. C'est une façon de démanteler le service public de la justice, lorsqu'il ne sert par les intêrets répressifs du pouvoir", condamne Pascal Henriot, substitut général de Paris et membre du Syndicat de la magistrature (SM, gauche).

L'intersyndicale demande donc le retrait pur et simple de cette taxe. Et espère que le Sénat, passé à gauche, l'invalidera lors des prochains débats sur le budget. A défaut, il se murmure, parmi les avocats, que le dossier sera porté devant les juridictions européennes. Avec à la clé une possible invalidation de cette taxe, selon Pascale Taelman, puisque "l'article 6 de la convention européenne des droits de l'homme prévoit un procès équitable et sans entrave. Or, une telle taxe est une entrave à la justice".

dimanche, 25 septembre 2011

Les profiteurs de la crise ou des pratiques qui me dérangent

 Avec  la  montée du chômage et la précarisation de l'emploi ,  je m'interroge aujourd'hui ,  sur   les  organismes qui proposent  à ceux qui recherchent un emploi,   un "accès privilégié " et payant  aux offres d'emploi.

A ce jour, ces pratiques ne sont pas , à ma connaissance, interdites par les tribunaux .

Mais n'est -ce pas pour autant une manière indirecte de profiter de la crise et des chômeurs ?

Les entreprises et les RH devraient ,par souci  d'équité et de citoyenneté,  bouder ce genre de site  !

Mais je crois que je demande trop..................... 

 

Mon point de vue sur le sujet :

Depuis plusieurs années  les sites qui proposent de mettre en relation  employeurs et  candidats fleurissent ..

Si  de nombreux sites  proposent  une mise en ligne des cv et un accès gratuit à toutes les offres d'emploi ,  certains  font payer leurs prestations aux candidats .

Les candidats étant pour la plupart  des personnes au chômage  c'est pour moi une manière de profiter de  la crise et du chômage  !

 

 Que dit  la loi ?

Depuis la loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005 ,qui a supprimé le monopole public légal de placement des salariés jusque-là réservé à l'ANPE (devenu Pôle emploi), les employeurs  qui souhaitent embaucher  peuvent  recourir  à un intermédiaire autre que le Pôle emploi .

Pour recruter , Ils peuvent utiliser   de multiples sources :

 Annonces directes sur leur site,  cabinets de recrutement, forum, manifestations  diverses  et également  déposer leurs offres sur  un portail emploi. 

Cadre emploi,  Monster , Keljob sont bien connus  Le journal du net  

Certains sites  proposent à ceux qui recherchent un emploi , un "accès privilégié " à leurs prestations    en contrepartie  d'un abonnement payant.

 

  •  Entre accès privilégié et vente  des offres d'emploi  : une différence  subtile ! 

Selon le code du travail  : il est interdit de vendre des offres et des demandes d’emploi, quel que soit le support utilisé.

Une exception à ce principe est toutefois prévue. "cette interdiction ne fait pas obstacle à l’insertion, à titre onéreux, d’offres ou de demandes d’emploi dans une publication ou un autre moyen de communication payant".

En clair, il est toujours possible de vendre l’insertion d’offres dans des journaux payants pour les lecteurs. .

En revanche, la stricte consultation payante d’offres d’emploi  tombe sous le coup de l’interdiction. 

Un site Internet ne devrait pas ainsi pouvoir faire payer l'accès à des annonces d'emploi.

A ce jour il n'existe pas en France ,comme aux états unis , des sites  qui proposent de manière  directe , un accès  payant  aux offres d'emploi.

Non  leur positionnement est plus subtil , car  ils proposent un accès "privilégié" aux offres d'emploi .

Mais dans la réalité que veut dire accès privilégié ? 

Voici ce que propose un site  :abonnement premium.PNG

 

 

Vous  pouvez constater que les  candidats ont droit de consulter gratuitement   toutes les offres , toutefois ceux qui ne sont pas abonnés ne peuvent pas bénéficier  " du moteur de recherche avancé " .

J'ai recherché sur le site des explications sur le sujet  et  le flou demeure dans mon esprit !

 Les explications données sur le site   sont pour le moins vagues :   je cite  " La création d'un profil est gratuite, tout comme sa modification. L’utilisateur candidat peut recevoir, toujours gratuitement, un nombre illimité de demandes de prise de contact émanant des chasseurs de tête ayant consulté son profil, et il dispose d’un accès restreint au logiciel E...

  • Si l’utilisateur candidat désire avoir un accès illimité au logiciel E..., c’est-à-dire avec toutes les fonctions et sans aucune restriction, ou pouvoir répondre aux demandes de prise de contact émanant des chasseurs de tête, il ne peut le faire qu'en souscrivant une licence appropriée pour l’utilisation intégrale du logiciel E...... (« abonnement PREMIUM »).

Je suis amenée à me poser une question : quelle garantie  ai -je en tant qu'utilisateur  à titre gratuit , d'avoir  accès aux mêmes offres  que  celles  qui apparaissent avec le moteur avancé ?

En tout état de cause ,  si je m'abonne  mon accès aux offres d'emploi correspondant à mon profil est facilité. 

Une manière astucieuse  d'inciter   les  demandeurs d'emploi à payer pour être mieux servis ! proposition alléchante pour un peu plus de 100 euros par an lorsque le site précise je cite :

    " Désireux de donner une nouvelle impulsion à votre carrière, vous trouverez ici, en toute confidentialité, des offres adaptées à vos ambitions mais aussi une visibilité auprès d’un vaste réseau européen de chasseurs de têtes. De nombreuses offres sont postées en exclusivité sur …… par les cabinets de recrutement, vous ne les trouvez donc sur aucune autre plateforme."

 

abonnement premiums.PNG

 

 Le code du travail précise enfin :

Aucune rétribution, directe ou indirecte, ne peut être exigée des personnes à la recherche d'un emploi en contrepartie de la fourniture de services de placement, sous réserve des dispositions :

1°) Des articles L. 7121-9 et L. 7121-10, relatives aux conditions de placement, à titre onéreux, des artistes du spectacle ;

2°) De l'article L. 222-6 du code du sport, relatives aux conditions d'exercice de l'activité d'agent sportif.

 


 L'abonnement payant ne peut il pas être assimilé  à une rétribution indirecte  ? 

Personnellement je réponds sans hésitation OUI .

Si pour beaucoup la crise et le chômage sont des pilules  amères à digérer, ce sont pour d'autres de véritables festins !  

informations utiles  

En france tout se terminant par des chansons je mets ce petit bijou en lien

 

lundi, 19 septembre 2011

Ce n'est plus le FBI anti fraude mais le kGB anti fraude...

Bientôt des INVESTIGATIONS  à domicile dans les Alpes maritimes ?????   

C'est avec une satisfaction  non voilée  que la ministre des Solidarités a dressé vendredi 16 septembre à Nice un premier bilan aux "résultats encourageants" concernant la "coopération renforcée" en matière de lutte anti-fraude aux prestations familiales, expérimentée depuis avril dans 14 départements.

"L'efficacité globale" de ce dispositif expérimental "est satisfaisante car, globalement, le taux de détection de fraudes serait sensiblement supérieur aux taux moyen de 5% constaté en 2010 pour les 260.000 contrôles engagés par les Caisses d'allocations familiales (CAF)", a-t-elle précisé.

Pour renforcer l'efficacité des  contrôles, la ministre veut notamment que les CAF et les conseils généraux, qui suivent les bénéficiaires du RSA, "s'informent mutuellement" par le biais de "fichiers partagés".

Mme Bachelot a ajouté qu'elle souhaitait "que les départements des Alpes-Maritimes et du Maine-et-Loire soient associés dès maintenant à la phase pilote d'élargissement aux collectivités territoriales de l'accès au Répertoire national commun de la protection sociale (RNCPS)".

Ce "fichier interbranches et inter-régimes" des assurés sociaux et bénéficiaires de la Sécurité sociale a "vocation à regrouper l'ensemble des prestations servies aux assurés sociaux par 94 institutions au niveau national", a-t-elle expliqué. Il doit être ouvert progressivement aux collectivités territoriales à compter de janvier 2012.

Le président (UMP) du conseil général des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a tiré, lui aussi, un "bilan très positif" de la brigade anti-fraude au RSA qu'il a mise en place durant l'été dans son département.

Les versements de "600.000 euros indus ont été détectés" et les sommes "récupérées", a-t-il précisé, espérant ainsi parvenir aux "3,5 millions d'euros d'économies prévues sur un an".

On peut lire notamment dans Nice matin :

 Le président du conseil général cite l'exemple " d'un gérant de SARL et de SCI, employant 7 personnes… et inscrit au RSA. Préjudice pour la collectivité : 17 000 euros. Comme neuf autres gros fraudeurs débusqués, il a d'ores et déjà fait l'objet d'une plainte en justice, le conseil général se portant partie civile.

Éric Ciotti veut, lui, aller encore plus loin. Et de suggérer à Roselyne Bachelot, la possibilité d'assermenter ses contrôleurs du CG, comme le sont ceux de la CAF, pour qu'ils puissent mener des investigations à domicile. Tout comme il aimerait que ses services aient accès au fichier Cristal des allocataires de la CAF, voire même utiliser le futur répertoire national commun de la protection sociale (RNCPS).

Des propositions accueillies avec intérêt par la ministre qui faisait toutefois remarquer que « l'assermentation relevait du domaine législatif et que l'accès à certains fichiers nécessitait un avis favorable de la Commission nationale informatique et liberté (Cnil).

Ce n'est plus le FBI  mais le KGB anti fraude  qui ne fera pas oublier  les dérives de la Campagne  de la grippe H1N1 

 

roselyne_bachelot_reference.jpg 

 

 En France, le coût du plan de vaccination mis en place par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot est estimé à un montant de 1,5 milliard d'euros en octobre 2009, dont 800 millions d'euros pour la fourniture des vaccins auprès des laboratoire GSK, Sanofi-Pasteur, Novartis et Baxter.

 En janvier 2010, le coût global de la campagne de vaccination  est estimé à 2,2 milliards d'euros (vaccins et antivirus, communications renforcées, charges des salles réquisitionnées, coût du personnel...) alors que seulement 8 % des Français se sont fait vacciner.

Le 4 janvier 2010, Roselyne Bachelot annonce la résiliation de la commande de 50 millions de vaccins, sur les 94 millions de doses commandées.

Une commission d'enquête parlementaire est créée le 24 février 2010, à la suite d'une demande faite le 19 janvier par le groupe Nouveau Centre.

Le président est Jean-Christophe Lagarde et le rapporteur Jean-Pierre Door. Le rapport, rendu public le 6 juillet 2010 , souligne l'échec global de la campagne en France comme dans beaucoup d'autres pays, ainsi que des responsabilités multiples.

Le coût total de la campagne de vaccination est évalué à 668,35 millions d’euros, dont 382,53 millions d'euros pour l'achat des vaccins (incluant 48,3 millions d'euros de frais de résiliation), 68,3 millions d'euros de frais de personnel administratif, 48,48 millions d'euros de coût des bons de vaccination, 21,03 millions de dépenses logistiques.

Sur 44,052 millions de doses livrées, le nombre de doses mises en distribution sur le territoire s’établit à 13,32 millions. On estime à 5 360 968 le nombre de personnes vaccinées et à 563 299 celui des personnes qui auraient reçu une seconde injection, soit au total moins de 6 millions de doses réellement utilisées. Le coût unitaire de la dose de vaccin peut donc être évalué à 113 euros.

Un rapport d'enquête du Sénat, présidé par François Autain, est rendu public le 29 juillet 2010. Plus critique, il met en lumière le poids des lobbys ainsi que l'acceptation par les décideurs politiques et administratifs de contrats commerciaux trop contraignants.

samedi, 17 septembre 2011

Rsa et acharnement thérapeutique ! salauds de pauvres

841a0f1a-de1d-11e0-8a2a-337b77dda763.jpgMarc-Philippe Daubresse vient de remettre son rapport sur l'amélioration du revenu de solidarité active (RSA) et le renforcement de son volet insertion, au Président de la République.

Dans ce document, il formule 22 propositions de réforme pour renforcer  la logique des droits et devoirs, améliorer  la lisibilité et  l'efficacité du RSA et lutter  contre les fraudes aux prestations sociales. 

Regardons d'un peu plus près quelques unes de ces propositions . ( 22 propositions  lire ici le rapport )

Le ton est donné  par les premières phrases  de l'introduction du rapport : "La France a le modèle social le plus généreux des pays de l’OCDE : chaque année, 30 % de la richesse  produite est consacrée à la protection sociale. "

Face au poids de la dette qui nous oblige à réduire les dépenses publiques, en sortie de crise, il faut
réformer notre modèle si nous voulons le transmettre à nos enfants avec deux objectifs :

-Comment privilégier le retour à l’emploi plutôt que l’assistanat ?
-Comment mieux investir dans le social pour accompagner plus efficacement les plus fragiles ?

 Mon commentaire : le mot assistanat  qui a largement été utilisé depuis ces derniers mois  est repris  dans le rapport ...

 Force est de constater  que  pour notre gouvernement ,   qui malheureusement  reflète la pensée d'un grand nombre , les  allocataires du Rsa sont des assistés  à la charge  de la collectivité.  

Ce postulat étant posé   comme une sentence sans appel  , il est nécessaire de ramener  ces égarés dans le droit chemin du travail.......

  • Première mesure envisagée :

Proposer aux allocataires du rSa inactifs, en situation de travailler, un CUI d’une journée par semaine, rémunéré au SMIC (214 euros de salaire mensuel net versé par l’employeur, soit 140 euros  de gain net pour l’allocataire)" 

 Mon commentaire  : si ce travail est rémunéré   (il fallait bien répondre au tollé  provoqué par la proposition d'un travail  gratuit !) , le rsa  diminuera   . Il  ne  restera qu'un gain moyen de 132 euros par mois pour l'allocataire.

 Voici le tableau des  revenus que percevront les intéréssés !

Faites un petit calcul : déduisez ,ne serait ce que les frais de transport , le revenu restant  fond comme peau de chagrin..

Sans compter que de nombreux allocataires inactifs qui  se débattent dans des difficultés de tous ordres ne disposent d'aucun moyen pour se déplacer .  

 

 

Capture.PNG 

 automatiquement une sanction conformément à la loi.   

 

En revanche  le salaire que devra payer l'employeur est subventionné .

Il ne restera à sa charge que  56 euros par mois..    

 

 

  • Deuxième  mesure envisagée :

Fusionner  le Rsa et la prime pour l'emploi .
On peut lire dans le rapport " la PPE ne bénéficie pas à une partie significative de ceux qui devraient être incités à accepter  une activité précaire ou à temps partiel alors qu’elle bénéficie à des foyers au revenu  important en raison de l’appréciation des ressources sur une base individuelle: « On estime 
que sont ainsi exclus de la PPE, 2,8 millions de personnes occupant des emplois précaires ou à petit temps partiel.

A l’inverse, la PPE peut être versée à des ménages situés dans la  moitié supérieure de la distribution des revenus : près de 4,5 % des foyers fiscaux  appartenant aux 8e et 9e déciles de revenus (foyers déclarant en 2007 plus de 20 758 € par  unité de consommation soit 43 592 € pour une famille avec 2 enfants) bénéficient de la  PPE».

Le rapport propose de recentrer  ce système sur les personnes éligibles au Rsa.

Mon commentaire :  supprimer cette prîme pour les revenus   moyens   est une mauvaise mesure car elle risque fort de ralentir la consommation  .

En effet,  la PPE ne s'adresse pas à des nantis ,  loin de là , mais à des foyers relativement modestes !

C'est encore un coup de griffe porté aux classes moyennes !

 

  • Troisème mesure envisagée :

 Inciter les collectivités locales  à revoir les aides  diverses octroyées aux bénéficiaires du Rsa qui ne les incitent pas à reprendre un emploi ! 

On peut lire dans le rapport : " Les droits dits « connexes » au rSa sont les avantages de toute nature accordés désormais sous  condition de ressources et non plus de « statut » d’allocataire de ce minima social. Les critères d’éligibilité ont été revus dans le cadre de la loi sur le rSa par rapport au RMI. 

Ces droits connexes prennent des formes différentes : aides monétaires, aides quasi-monétaires  (bons d’achat par exemple), aides en nature (colis alimentaires par exemple), aides tarifaires ou  droits connexes indirects (exonérations, dégrèvements). Ils peuvent contribuer à rendre moins  attractive la reprise d’un emploi si celle-ci leur en fait perdre le bénéfice. 


 Je n'ai aucun commentaire à faire car je deviendrai incorrecte ......

 

  •  CERISE SUR LE GATEAU  /La lutte contre la fraude  : tous fichés !

Le rapport préconise  la mise en place d'une  carte électronique pour centraliser les informations sur les aides sociales .
L’idée serait que, sur le modèle de la Carte Vitale, chaque citoyen devienne titulaire d’une carte sociale biométrique et d’un numéro unique d’enregistrement. Cette carte regrouperait les  informations ouvrant des droits (Etat civil, situation familiale et professionnelle, etc.) et les  prestations effectivement versées. 

Cette innovation, soutenue par la mission d'évaluation et de contrôle des lois de la sécurité sociale  de l’Assemblée nationale dans son rapport d’information de juin 2011 sur la lutte contre la fraude  sociale, présenterait un double intérêt. Elle permettrait à son titulaire de percevoir des prestations et  de les faire évoluer en cas de changement de situation. En outre, elle limiterait les possibilités de  versement de prestations incompatibles, ce qui est déjà prévu au sein de chaque organisme, et  faciliterait les contrôles par le rapprochement de données avec l’administration fiscale et Pôle  emploi.

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Cette carte sociale serait alimentée principalement par le répertoire national commun de la protection sociale(RNCPS)90 qui sera opérationnel fin 2011 et qui sera ouvert notamment aux collectivités territoriales pour l’exercice de leurs compétences sociales. Son but est de contribuer à  amplifier les divers croisements de fichiers de données sociales, fiscales et territoriales, collectées  sur les assurés sociaux, les familles et les retraités, afin de lutter plus efficacement contre la fraude. 
Un arrêté interministériel du 21 novembre 2010 fixe la liste des organismes, des risques, des droits
et prestations entrant dans le champ de ce répertorie national.

La création de cette carte centralisant différentes informations à caractère social exigerait bien entendu un avis préalable de la commission nationale de l’informatique et des libertés. 

Mon avis  sur tout cela : En France il y a du travail à gogo ,   mais que des fraudeurs et fainéants qui se la coulent douce !

Avant de visonner  la vidéo ci dessous , je vous donne le lien du site de l'UMP et de la description de notre Zorro anti fraude .

Cela vaut le détour pour une franche rigolade  !

 voici 

Salauds de pauvres !!!!!  


LA TRAVERSEE..."SALAUDS DE PAUVRES" par richardanthony

jeudi, 15 septembre 2011

Le yoyo des salariés à temps partiel est il terminé ? j'en doute !

Temps partiel et contrat à durée déterminée   sont devenus les formes d'embauche les plus utilisées.

Depuis de nombreuses années , le temps partiel  a le vent en poupe car au fur et  à mesure  des aides qui ont été octroyées par les pouvoirs publics  , il est devenu  trés attractif pour les employeurs.

A cela se sont ajoutés  les systèmes de travail intermittent , de temps partiel annualisé etc... qui ont permis une  gestion  très  flexible des effectifs.

Dans certains secteurs comme celui de la restauration rapide  par exemple ( Les grandes enseignes  comme Mc Donald  )  les contrats à temps partiel  s'accompagnent d'horaires de travail   qui morcellent  la vie privée des salariés ( amplitude  importante 10 heures  voir plus.. )

Impossible dans ces conditions  de cumuler plusieurs emplois  .. Une impossibilité lourde de conséquences  car elle maintient les salariés concernés dans la pauvreté..

Comment vivre avec  800 ou  900 euros !

J'ai du faire sur le sujet au moins  dix articles ....

La délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre hommes et femmes, présidée par la députée Marie-Jo Zimmermann, s'est enfin penché sur le sujet  et a rendu cet été  un rapport d'information sur le temps partiel, qui confirme que le travail pour une durée d'emploi inférieure à 35 heures par semaine - majoritairement réservé aux femmes - est un facteur aggravant des inégalités professionnelles. ( Le rapport )GMED_4AB5D53E-C772-4BE8-AF18-E19D372EFD1D.JPG


Le  rapport souligne  ( ce qui est pourtant une évidence pour tous les professionnels des ressources humaines   et travailleurs sociaux ! ) que  cette forme d'emploi n'est pas sans conséquences pour les femmes, car elle est souvent associée : 
à la précarité et parfois à la pauvreté
à des horaires atypiques
à l'absence de certains droits sociaux
au déficit de formation
à l'effet retard sur l'ouverture des droits à la retraite.

Le rapport préconise  de modifier la législation afin que le recrutement à temps partiel devienne moins attractif pour les entreprises.

Notamment :

  • l'obligation pour l'employeur de justifier un recrutement à temps partiel
  • le renforcement de la priorité d'embauche des salariés à temps partiel sur des postes équivalents à temps complet
  • l'introduction d'une durée légale minimum de temps de travail
  • le versement d'une prime de précarité au départ d'un salarié à temps partiel 
  • la majoration pour heure complémentaire dès la première heure dépassant la durée contractuelle
  • la suppression des  allègements de cotisations patronales accordées sur les salaires inférieurs à 1,6 fois le SMIC. 

 

Compte tenu des actions et de l'engagement de Madame Zimmermann je ne doute aucun instant de la sincérité dans son combat  ..

Mais je doute fort que la majorité en place   modifie  la législation sur le temps partiel car les enjeux pour les entreprises sont considérables  !

Le Medef et Madame Parisot veillent au grain !

Pour preuve , l'intervention   plus que " feutrée " de Madame Françoise Holder, présidente du Comité égalité hommes-femmes du Medef entendue par la commission  ( lire ici

Un combat  qui est à mon sens perdu d'avance  en tout cas  sous l'ère Sarkozy ! 

 

temps partiel, flexibilité 

 

Pour aller plus loin :   Depuis 2002, la députée (UMP) messine Marie-Jo Zimmermann ferraille au parlement pour l’égalité hommes-femmes. Dans la douleur… 

Site officiel de la députée 

 

 LA DÉLÉGATION AUX DROITS DES FEMMES
La loi n° 99-585 du 12 juillet 1999 a créé dans chacune des deux assemblées, Assemblée nationale et Sénat, une délégation parlementaire aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes. Elles sont chacune composées de trente-six membres qui doivent être désignés de manière à représenter de manière équilibrée les groupes politiques, les différentes commissions permanentes, les hommes et les femmes.
Ces délégations ont pour mission d’informer le Parlement des conséquences, en termes de droits des femmes et d’égalité entre les hommes et les femmes, de la politique gouvernementale. À cette fin, elles assurent un contrôle et un suivi de l’application des lois. Elles peuvent également être saisies des projets et propositions de loi par le Bureau (à son initiative ou à la demande d’un président de groupe) ou par une commission (à son initiative ou sur demande de la délégation). Elles établissent alors des rapports et recommandations qui sont transmis aux commissions concernées par le sujet.
Les délégations peuvent demander à entendre les ministres et le Gouvernement a l’obligation de leur communiquer les informations utiles ainsi que les documents nécessaires à l’accomplissement de leur mission.

vendredi, 09 septembre 2011

Salariés vous allez devoir vous assouplir !

Dans un article précédant  je vous informais  que les sénateurs  venaient  d'adopter  la proposition de loi pour le développement de l'alternance et la sécurisation des parcours professionnels qui contenait des mesures  visant  à sécuriser la pratique du prêt de main-d'œuvre .Article 10 ter (nouveau)

En plein mois de juillet ,en catimini , sénateurs et députés ont adopté les 11 et 13 juillet  cette  proposition de loi  qui contient certes des articles visant à améliorer l'emploi des jeunes  mais qui permet  dorénavant aux employeurs  de prêter leurs salariés !!!!

663116045.jpgLa grande braderie de la flexibilité vient de frapper  et personne pour élever la voix et alerter les salariés!.

De quoi s'agit -il ? ( petite loi )

Depuis un certain nombre d'années , les tribunaux  ont durci leur position en matière de prêt de salariés .

En effet dans un arrêt du 18 mai 2011,  la Cour de cassation  a estimé à but lucratif donc de ce fait illicite , le prêt de main d'oeuvre  qui permet un accroissement de flexibilité dans la gestion du personnel et  l'économie de charges .

Dans cette affaire, le salarié avait été mis à disposition d'une filiale par la société mère. La filiale ne supportait aucun frais de gestion de personnel hormis le strict remboursement du salaire et des charges sociales. Par ailleurs le salarié perdait le bénéfice d'heures supplémentaires car on lui avait maintenu la convention de forfait-jour prévue par la convention collective applicable au sein de la société-mère, mais non prévu par celle applicable dans la filiale.

le texte adopté par l'assemblée nationale (article 10 ter ) coupe l'herbe sous les pieds des tribunaux  car  il admet  le prêt de main d'oeuvre   dès lors que l'entreprise prêteuse ne facture à l'entreprise utilisatrice, pendant la mise à disposition, que les salaires versés au salarié, les charges sociales afférentes et les frais professionnels remboursés à l'intéressé au titre de la mise à disposition.

Le texte  voté par les sénateurs et les députés   donne en fait une base légale à l' ANI du 8 juillet 2009 / Accord national interprofessionnel « sur la gestion sociale des conséquences de la crise économique sur l'emploi » qui consacre son titre II (art. 7 à 12) au prêt de main-d'œuvre, avec la volonté affirmée de sécuriser cette opération pour toutes les parties concernées.

Cet accord a été déposé le 12 octobre 2009. Il s'applique pour le moment qu'aux seules entreprises adhérentes (directement ou par le biais d'une fédération patronale) à l'une des 3 organisations patronales signataires de l'accord (Medef, CGPME et UPA).

L'article 12 de l'accord précité prévoit que  la convention de prêt de main-d'œuvre entre l'entreprise prêteuse et l'entreprise utilisatrice doit préciser, pour chaque salarié :

— la durée prévisible du prêt de main-d'œuvre ;
— l'identité et la qualification du salarié mis à disposition ;
— le travail confié au salarié par l'entreprise utilisatrice ;
— la durée et les horaires de travail en vigueur dans l'entreprise utilisatrice ;
— le ou les lieux d'exécution du travail ;
— les caractéristiques particulières du poste de travail à pourvoir, et, le cas échéant, l'indication qu'il figure sur la liste des postes présentant des risques particuliers pour la santé ou la sécurité des salariés prévue à l'article L. 4154-2 du code du travail ;
— la nature des équipements de protection individuelle que le salarié doit utiliser ;
— l'accès dans l'entreprise utilisatrice aux moyens de transport collectifs et aux installations collectives, notamment de restauration, dont bénéficient les salariés de l'entreprise utilisatrice ;
— les salaires, les charges sociales et frais professionnels, concernant le salarié mis à disposition et qui seront facturés à l'entreprise utilisatrice par l'entreprise prêteuse.

 

L'accord prévoit également que les informations des points 1 à 8 devront être communiquées par écrit au salarié dans un document qui rappelle par ailleurs, que, à l'issue du prêt de main-d'œuvre, le salarié retrouvera son poste de travail dans l'entreprise prêteuse sans que son évolution de carrière et de rémunération soit affectée par la période de prêt.
L'article 11 (Titre II) prévoit que lorsque le prêt de main-d'œuvre conduit à la modification de l'un des éléments du contrat de travail, ou si sa durée est supérieure à 8 mois, il est soumis à l'accord exprès et préalable du salarié. Dans ce cas, le refus, par le salarié, du prêt de main-d'œuvre, ne constitue pas une cause de sanction ou de licenciement.

Le texte de loi  est plus restrictif que l'accord car il prévoit , dans tous les cas ,  l'accord du salarié et la signature d'un avenant à contrat de travail.

Pour le reste,  les principales dispositions de l'accord sont reprises.

L’article L. 8241-2 du code du travail est complété par treize alinéas ainsi rédigés :

« Le prêt de main-d’œuvre à but non lucratif conclu entre entreprises requiert :

« 1° L’accord du salarié concerné ;

« 2° Une convention de mise à disposition entre l’entreprise prêteuse et l’entreprise utilisatrice qui en définit la durée et mentionne l’identité et la qualification du salarié concerné, ainsi que le mode de détermination des salaires, des charges sociales et des frais professionnels qui seront facturés à l’entreprise utilisatrice par l’entreprise prêteuse ;

« 3° Un avenant au contrat de travail, signé par le salarié, précisant le travail confié dans l’entreprise utilisatrice, les horaires et le lieu d’exécution du travail, ainsi que les caractéristiques particulières du poste de travail.

« À l’issue de sa mise à disposition, le salarié retrouve son poste de travail dans l’entreprise prêteuse sans que l’évolution de sa carrière ou de sa rémunération ne soit affectée par la période de prêt.

« Les salariés mis à disposition ont accès aux installations et moyens de transport collectifs dont bénéficient les salariés de l’entreprise utilisatrice.

« Un salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire pour avoir refusé une proposition de mise à disposition.

« La mise à disposition ne peut affecter la protection dont jouit un salarié en vertu d’un mandat représentatif.

« Pendant la période de prêt de main-d’œuvre, le contrat de travail qui lie le salarié à l’entreprise prêteuse n’est ni rompu, ni suspendu. Le salarié continue d’appartenir au personnel de l’entreprise prêteuse ; il conserve le bénéfice de l’ensemble des dispositions conventionnelles dont il aurait bénéficié s’il avait exécuté son travail dans l’entreprise prêteuse.

« Le comité d’entreprise ou, à défaut, les délégués du personnel de l’entreprise prêteuse sont consultés préalablement à la mise en œuvre d’un prêt de main-d’œuvre et informés des différentes conventions signées.

« Le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail de l’entreprise prêteuse est informé lorsque le poste occupé dans l’entreprise utilisatrice par le salarié mis à disposition figure sur la liste de ceux présentant des risques particuliers pour la santé ou la sécurité des salariés mentionnée au second alinéa de l’article L. 4154-2.

« Le comité d’entreprise et le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou, à défaut, les délégués du personnel de l’entreprise utilisatrice sont informés et consultés préalablement à l’accueil de salariés mis à la disposition de celle-ci dans le cadre de prêts de main-d’œuvre.

« L’entreprise prêteuse et le salarié peuvent convenir que le prêt de main-d’œuvre est soumis à une période probatoire au cours de laquelle il peut y être mis fin à la demande de l’une des parties. Cette période probatoire est obligatoire lorsque le prêt de main-d’œuvre entraîne la modification d’un élément essentiel du contrat de travail. La cessation du prêt de main-d’œuvre à l’initiative de l’une des parties avant la fin de la période probatoire ne peut, sauf faute grave du salarié, constituer un motif de sanction ou de licenciement. »

 

Avec  cette loi  les salariés échappent  au  projet de loi en instance  au sénat et dont j'avais fait une sévère critique dans mon article "salariés flexibles ou contorsionnistes"  .

" proposition de loi pour faciliter le maintien et la création d'emplois " .
Cette proposition de loi de M. Jean-Frédéric POISSON et plusieurs de ses collègues pour faciliter le maintien et la création d'emplois a été  déposée le 8 avril 2009 et adoptée en 1ère lecture par l'Assemblée nationale le 9 juin 2009 , elle a été renvoyée à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales..

Mais sont- ils pour autant  garantis contre les dérives ou les abus d'employeurs peu scrupuleux ?

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La  loi  précise  "Un salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire pour avoir refusé une proposition  de mise à disposition."

Cette disposition constitue t-elle une véritable protection des salariés?

A la lecture du texte voté,  tout refus de proposition de mise à disposition qu'elle affecte ou non un élément  du contrat de travail ou les simples conditions d'emploi ne peut pas être santionné.

En d'autres termes,  un employeur ne peut pas invoquer dans une lettre de licenciement  pour motif disciplinaire ou économique  " le refus de la mutation".

Il s'agit là d'une protection bien théorique car  dans une entreprise il y a mille moyens de sanctionner un salarié qui va se montrer récalcitrant aux mises à disposition.

Rien n'empêchera l'employeur de mettre le salarié au chômage partiel pour manque de travail.

Rien ne l'empêchera de supprimer à terme le poste de travail et/ou de faire des réorganisations , de licencier non pas pour refus de prêt mais par nécessité économique.....

Rien de l'empêchera de  redéfinir les tâches du salarié  de manière à ce que le salarié soit en difficulté pour ensuite pouvoir le licencier pour incompétence etc...

Sans compter  les pressions qui pourront être exercées de diverses manières.

En cas de litige avec l'employeur, il incombera au salarié  de prouver devant les tribunaux que le motif de  son licenciement repose sur son refus  de se soumettre à une ou plusieurs mutations.

Une preuve qui  ne sera pas facile à apporter ....

 

La loi  ne définit aucune durée maximale à un prêt de salarié.

Bien plus ,la durée du prêt  n'est pas une mention obligatoire devant figurer dans l'avenant à contrat de travail !

 

Force est de constater que ce texte participe, comme d'autres récemment votés ,  à un détricotage progressif  des garanties des salariés et à un démantelement du collectif de travail .

Toujours plus de flexibilité  sans véritable contrepartie !

On parle en ce moment de souffrance au travail  et de lutte contre les risques psychosociaux  qui commencent  à peser lourd sur les finances publiques !

Le gouvernement actuel en a fait une priorité nationale , le législateur  s'en préoccupe en créant des commissions d'enquête , les syndicats sont également  sur le front .....

Alors   je m'adresse à vous  tous  :

Ne pensez vous pas  que le prêt de salarié  participe à  cette souffrance au travail  en ajoutant encore plus de  flexibilité des salariés . Flexibilité qui fleurte avec la "précarisation du travail " qui à terme ruine  la santé et la vie familiale .... ?

Soyez flexibles car c'est la potion magique anti chômage .

Salariés voici ce qui vous attend... exercez vous !  contorsion_22a.jpg

 

 

 


 

mercredi, 07 septembre 2011

"La tête de l'emploi " ou lorsque Christian Charpy crache dans la soupe !

Ecrire sur pôle emploi  est à la mode. 

 Après  les "Confessions d'une taupe à Pôle emploi" ( écrit par un conseiller, Gaël Guiselin - un pseudo - avec le concours d'une journaliste, Aude Rossigneux.)  et  "183 jours dans la barbarie ordinaire"(  écrit par Marie Bergeron  jeune graphiste de formation qui , y narre ses mésaventures : "les objectifs intenables", les collègues transformés en "petits sergents" et les entretiens en "coquilles vides qui se succèdent à des cadences infernales"), c'est au tour de Christian Charpy d'agiter  sa plume .

Son livre  : "la tête de l'emploi "  sort le 8 septembre dans les librairies.

Les dessous du social dans le Figaro nous en livre quelques lignes .

J'écris ce billet non pas pour faire la promotion du livre de Christian Charpy  mais pour  m'en indigner !

 En effet,   que Christian Charpy qui  a , pendant  trois ans ,dirigé Pôle emploi  en prenant directement ses ordres du gouvernement et de l'Elysée , vienne maintenant régler ses comptes  et cracher dans la soupe est pour le moins scandaleux !

  

Voici quelques explications qui motivent ma colère .  

300206865.jpgNous pouvons lire  dans le Figaro  " dans son livre ,  le patron de Pôle emploi n'attaque pas nommément son ministre de tutelle. Mais il s'évertue, dans un chapitre final «pour aller plus loin», à critiquer un par un les axes d'action de Xavier Bertrand…… 

Bertrand n'est cependant pas la seule cible des flèches de Charpy. Celui-ci évoque aussi sa «véritable épreuve de force» en interne avec les syndicats. Pour eux, «la meilleure façon de parler d'une seule voix, c'était de s'opposer à la direction, déplore-t-il, s'exprimant déjà au passé. Ce qu'ils ont fait avec beaucoup de détermination». 

Christian Charpy évoque les manières  de Christine Lagarde…. «J'ai le souvenir de moments détendus où nous prenions les décisions indispensables, relate-t-il. Elle apportait une touche de convivialité à ces rendez-vous qui ont beaucoup contribué à pacifier les conflits latents.» François Fillon est qualifié de «soutien précieux» et Nicolas Sarkozy salué pour son implication. «Peu de réformes ont été suivies avec autant d'attention de la part d'un président» , reconnaît-il, regrettant que la fusion soit «devenue un objet politique et non une simple réforme de structures». 

En revanche, Laurent Wauquiez, alors secrétaire d'État à l'Emploi, chargé de superviser la fusion en avril 2008, en prend pour son grade. «Deux hommes pour un fauteuil», c'était un de trop. «Nos relations étaient parfois tendues, avoue-t-il, exemples à l'appui. J'avais mes idées, il avait les siennes et elles n'étaient pas toujours convergentes. 

  Ces  écrits ne feront pas oublier  que Christian  Charpy  a  cautionné  et mis en application des directives qui ont conduit Pôle Emploi  et les chômeurs dans la situation que nous connaissons .

Aussi il est pour le moins  outrecuidant de venir porter  critique sur  les " ordres "  qu'il a appliqués en Énarque docile  !

Ces écrits  ne feront pas oublier également :  

  • La gourmandise de  Monsieur Charpy  qui ,  en prenant la tête de l'institution née de la fusion de l'ANPE et de l'Assedic, a bénéficié d'une augmentation de 20% de sa rémunération, portée de 230.000 à 275.000 euros bruts par an.

 Une augmentation qui tombait  assez mal au moment où les salariés des deux organismes dénonçaient leurs nouvelles conditions de travail et une fusion à la va-vite et mal préparée.

  • Ses méthodes de management . En  2010, Alain Lecanu ( CGC ), qui présidait le comité d'évaluation de Pôle Emploi  tirait , à boulets rouges contre Christian Charpy, demandant ouvertement son départ. 

Il déclarait  dans le journal les Echos:

 "La réalité, c'est que le directeur général fonctionne en cercle fermé avec quelques proches. Les directions régionales n'ont pas de marge de manoeuvre. Les ex-Assedic sont mis sur la touche. Je vous donne un exemple : est-il normal que Christian Charpy vienne de confirmer discrètement l'ancien responsable des ressources humaines de l'ANPE, censé faire l'intérim, au poste de DRH de Pôle emploi, alors qu'il avait affirmé au conseil d'administration qu'il allait recruter quelqu'un à l'extérieur pour remplacer Jean-Louis Sciberras, dont j'aimerais bien connaître les vraies raisons du départ ?

Ce n'est pas la première fois que le directeur général met ainsi le conseil d'administration de Pôle emploi devant le fait accompli.

 Et il ne se cache même plus de prendre ses ordres directement auprès du gouvernement.

 Il est grand temps de donner un second souffle à la fusion et de changer de directeur général. Il nous faut à la tête du service public de l'emploi un vrai patron qui vienne du privé car Pôle emploi n'est pas une administration comme l'était l'ANPE mais une entreprise. 

( propos recueillis PAR LEÏLA DE COMARMOND, Les Echos ) 

  •  Les grèves incessantes  des agents de Pôle Emploi, qui dénonçaient et dénoncent encore leurs conditions de travail .

 Chaque conseiller de Pôle Emploi doit suivre en moyenne 100 chômeurs , ce chiffre pouvant  monter jusqu'à 250 ou 300 dossiers  en région parisienne .

  • Le climat  de tension sociale   dans lequel travaille le personnel,  soumis à des ordres et des contre ordres incessants et les risques psycho sociaux  qui  ont explosé aboutissant aux suicides de plusieurs  salariés sur leur lieu de travail. 
  •  Le fiasco  du  3949, les innombrables retards  et erreurs dans le traitement des dossiers  mettant en situation de précarité des milliers de chômeurs...
  • Les radiations abusives   dont le chiffre est " jalousement" gardé.
  • Le scandale du contrôle des pièces d'identité  des demandeurs d'emploi qui transforme les agents en auxiliaires de police  !

Dans un article de Médiapart  on pouvait lire la note de service suivante (diffusée dans une agence de Toulouse ) 

« l’agent qui reçoit le demandeur fait une photocopie de la pièce recevable présentée et en vérifie l’authenticité à l’aide de la lampe UV ».

« Cette vérification s’effectue en dehors de la présence du demandeur, l’agent devra donc se diriger vers un photocopieur situé en retrait à proximité de la lampe UV ».

Copie est ensuite envoyée en préfecture  !  

 

Alors que  tout allait mal à Pôle Emploi  Christian CHARPY  déclarait sur RTL ( suite au sondage lancé par Wauquiez ) 

" On en a interrogé 500.000  personnes ; 100.000 ont répondu. Quelle est la conclusion principale ? C'est que deux-tiers des demandeurs d'emploi sont à mon avis favorables, et positifs sur Pôle Emploi. Si la situation était telle qu'elle est décirte par les syndicats ou parfois par certains journaux, nous n'en serions pas là. Nos premiers clients : deux tiers sont satisfaits. Les entreprises : 68% ont une opinion positive sur Pôle Emploi.

  La fusion ça a permis de faire des économies aussi de fonctionnement. En l'espace de deux ans, nous avons économisé pour près de 90 millions d'euros d'économie sur le fonctionnement quotidien de Pôle Emploi sans nuire au service des demandeurs d'emploi, sans nuire au service des entreprises. Eh bien voilà, nous faisons face comme tout le monde à la réduction des déficits budgétaires.  "

 

NON , Monsieur Charpy mille fois non.

Lorsqu'on est  un homme d'envergure ,  on n'applique pas les ordres et directives  qu'on réprouve...on claque la porte.

Alors aujourd'hui  votre livre  ressemble fort  au faible aboiement d'un petit roquet ... 

 

 

lundi, 05 septembre 2011

La voix de la fraude .......Pour citoyens ramolis du cerveau !

1fraude.jpg « Frauder c’est voler. Celui qui fraude sera sanctionné ».

Non mes amis ce n'est pas un slogan tiré  d'une mauvaise série  policière   ! c'est  le slogan de la campagne  de sensibilisation contre la fraude , qui vient d'être lancée  par le ministère du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’Etat.

Une série de six spots radio sur les thématiques du travail dissimulé, des fraudes fiscales et des fraudes aux prestations sociales, qui sera diffusée pendant trois semaines sur les grandes radios généralistes, d’information et musicales.

La campagne met l’accent sur les sanctions encourues par les fraudeurs.

 Les fraudes visées  sont  :

Le personnel non déclaré et la dissimulation du nombre d'heures travaillées, la dissimulation de revenu, la dissimulation de TVA,  la fraude aux indemnités journalières.

Lorsque j'ai écouté les spots  j'ai cru rêver ! j'avais l'impression d'être dans le film  starship troopers....... ( "rejoignez la cause " ce slogan diffusé  par le pouvoir en place  sur des écrans géants , à longueur de  journée pour bien laver le cerveau  des  citoyens...) 

Cette campagne de sensibilisation  me dérange à plusieurs titres:

  • Tout d'abord parce que  les spots  sont conçus  non pas pour des citoyens adultes responsables et honnêtes  mais pour des immatures    qui seraient tous  tentés d'écouter une petite voix( la voix du diable certainement ) qui les inciterait à frauder  !

Écoutez et vous comprendrez ! 


podcast

podcast
   podcast

  

 

Je vous fais grâce des 3 autres  spots .......  dont celui de la fraude aux indemnités journalières  qui met en garde contre le fait de s'arrêter aux frais de la sécurité sociale pour repeindre sa cuisine !!!!!!!

  • Cette  campagne   a une visée  uniquement politique . Comme je le notais dans un récent billet  "La lutte contre la fraude sociale a le vent en poupe car c'est un thème porteur pour les élections  de 2012,  pour " ratisser " un électorat populaire d'extrème droite."

Pour sembler équitable , le gouvernement  a élargi  son gibier : ce n'est plus  seulement  ceux qui perçoivent les minima sociaux qui seront chassés mais également  les entreprises . 

Mais il faut être lucide ,  car  les fraudes  qui vont être dans le collimateur du gouvernement,  sont essentiellement les  fraudes  qui concernent les  fraudes  aux minima sociaux .

Tout l'arsenal mis en place  ( le FBI de la fraude avec cellule spéciale ) ne vise que ce type de fraudes, le gouvernement n'ayant pas les moyens  de combattre très activement  celles des entreprises. ( les services de contrôle de l'Urssaf et de l'inspection du travail sont débordés ! ).

Souvenez vous, Thierry Mariani et Xavier Bertrand  se sont agités récemment sur le sujet  affirmant  leur volonté  de créer un fichier des allocataires sociaux avant fin 2011.

 "La création d'un répertoire unique des allocataires sociaux, que l'on peut croiser avec les fichiers existants, au niveau départemental par exemple, est la meilleure façon de renforcer la lutte contre les fraudes sociales", a expliqué le ministre du Travail à l'AFP.

 Le nouvel "annuaire" anti fraude verra le jour avant la fin de l'année, a ajouté Xavier Bertrand, confirmant son annonce de mars dernier. 

Que représente la fraude sociale  ?

 20 milliards d'euros   soit 44 fois plus que la fraude actuellement détectée, soit  l'équivalent du coût de l'évasion fiscale ou du déficit de la sécurité sociale,  selon le rapport du député des Bouches-du-Rhône Dominique Tian . 

Comme le note très justement le journal le Monde  "Les chiffres choc annoncés par ce rapport sont à prendre avec du recul " car  il s'agit d' une estimation réalisée à partir de taux déduits des 28 auditions et 6 déplacements en région de la Mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale (Meccs), que préside le député. Ce n'est pas une donnée.

D'autres évaluations, notamment celle de la Cour des comptes, évoquent plutôt 10 à 15 milliards d'euros globalement.-

Que recouvre   le terme fraude sociale ?

Le terme de "fraude sociale",  recouvre les fraudes aux prestations sociales (RSA, allocations familiales, etc) et les fraudes aux cotisations sociales que doivent régler les entreprises.

La fraude aux prélévements, qui inclut le manque à gagner dû au travail au noir, représente, selon ce rapport, entre 8 et 15 milliards d'euros, contre 2 à 3 milliards pour la fraude aux prestations sociales.

D'après M. Tian, "entre 10 et 12 % des entreprises sont en infraction et 5 % à 7 % des salariés ne sont pas déclarés".

Côté particuliers, le député évalue, sans justifier son calcul, la fraude à 1 % des allocataires.

La Cour des comptes évoque plutôt le chiffre de 0,77 % pour 2008, tout en reconnaissant qu'il est à prendre avec précaution.Dans un rapport daté de septembre 2010 et consacré à la fraude, la Cour des comptes évoquait le cas particulier de la Caisse nationale d'allocations familiales (CNAF), qui a fait l'objet, en 2009, d'une évaluation précise à partir d'un échantillon de 10 000 dossiers.

La fraude aux prestations atteindrait, d'après cette étude, 675 millions d'euros par an. Mais elle touche de manière très inégale les différentes prestations : la Cour évalue ainsi à 0,46 % des allocataires la fraude aux allocations familiales, à 0,24 % la fraude à la prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE). L'allocation parent isolé (API) ou le revenu de solidarité active (RSA) afficheraient des taux plus importants, de l'ordre respectivement de 3,1 % et 3,6 %. 

  • Enfin cette campagne fait des amalgames indignes qui sont de nature à remonter les citoyens les uns contre les autres ! En effet, mettre dans le même sac  le travail au noir  et les trafics d'envergure qui peuvent exister avec   les arrêts maladie "injustifiés" ,  est inadmissible.

Qu'est ce qu'un arrêt de travail injustifié ? c'est  celui qui n'est pas reconnu par la SS !  Est ce pour autant une fraude ?

 L'exemple donné dans le spot un" arrêt maladie pour repeindre sa cuisine " est une caricature qui donne une image de fraudeurs potentiels( donc de voleurs potentiels ) à tous les malades  .   


 Pour compléter votre information  voici les liens ci dessous 

Agence centrale des organismes de sécurité sociale

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