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Chômeurs, allocataires du Rsa, agents de pôle emploi venez témoigner ici

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flute-enchantee-615.jpgLorsque nous lisons  les journaux tout semble aller pour le mieux avec le retour du soleil !

L'emploi revient comme par miracle, les chômeurs  trouvent du travail ou  sont en formation, le pouvoir d'achat est quasi stable : bref  ,  un concert harmonieux   de flûtes enchantées ........

Mais la réalité est autre   .

  • Les pauvres sont toujours aussi pauvres  voir  plus avec l'envolée des prix des denrées de base et de l'essence.
  • les chômeurs n'ont toujours pas d'emploi et se heurtent à de multiples difficultés et tracasseries administratives ,  bousculés par des agents de pôle Emploi qui eux mêmes sont pris dans un engrenage infernal du résultat et du chiffre.
  • Les mal logés sont toujours aussi mal logés , la loi Dalo étant  inéfficace au regard de l'ampleur  du problème.

Le tout , sur fond de conflit international latent , de montée du racisme  et de la xénophobie en Europe, du Front National en France.

je reproduis  ci - après un article  concernant les problèmes rencontrés par les agents de Pôle Emploi afin  que tous : employés de Pôle emploi et chômeurs puissent s'exprimer ici .

Le malaise  des agents crée  le désarroi des  chômeurs et parfois des situations   qui débouchent sur l'exclusion sociale.......

 

Digoin. Les conseillers de l’agence locale dénoncent des conditions de travail déplorables.

Pôle emploi : la crise interne

16 avril 2011

lejsl


Le malaise couve depuis plusieurs mois déjà au Pôle emploi de Digoin. À bout, les agents dénoncent une surcharge de travail ainsi que des problèmes d’organisation et de management.

Maladie. Depuis septembre 2009, onze agents des sites digoinnais du Pôle emploi se sont vu prescrire des arrêts. Surcharge. En moyenne, un conseiller doit gérer actuellement 242 dossiers de demandeurs d’emploi.

Aujourd’hui je ne trouve plus goût, ni sens, à mon travail ». Cette réflexion vient de l’un des 35 conseillers du Pôle emploi Charolais-Brionnais. Elle résume assez bien l’état d’esprit qui règne actuellement dans les rangs de l’agence locale. Un sentiment de ras-le-bol, d’exaspération, d’incompréhension, de colère parfois, lié à une dégradation continue des conditions de travail. « Tout a commencé au moment de la fusion et la crise n’a fait qu’aggraver les choses », explique Vincent Kerlouégan, délégué syndical SNU.

Suite à la hausse importante du nombre de chômeurs, chaque agent a vu son carnet de demandeurs d’emploi exploser. « Aujourd’hui, un conseiller a 242 demandeurs d’emplois à gérer. Il faudrait cinquante personnes de plus pour respecter le quota de 1 pour 60 fixé avant la fusion. » Impossible, dans ces conditions, d’effectuer du bon travail. C’est bien le cœur du problème. « Le métier perd en qualité. Les agents ne pensent plus pouvoir rendre un service correct aux usagers et perdent confiance en eux », raconte l’un d’eux, dans un cahier de doléances collectées par le syndicat SNU.

 

Un climat de tension

 

« Notre énergie est au service des chiffres et non plus des usagers », commente un autre. Pour beaucoup, c’est la sensation démotivante de ne plus assurer un vrai service public de qualité, d’être déboussolé. « On va dans tous les sens et on ne s’y retrouve plus. »

Des problèmes matériels (logiciels et système informatique toujours en panne) et organisationnels (planning qui évolue sans cesse, déplacements incessants entre les deux sites digoinais) ajoute encore au stress et à l’anxiété. Un climat de tension qui génère un mal-être important et une souffrance de nombreux conseillers. « Depuis septembre 2009, onze conseillers ont été arrêtés pour raison de stress ou burn-out professionnel. Ça représente près de 30 % du personnel, c’est du jamais vu ! » s’indigne Vincent Kerlouégan.

 

Quid du management ?

La directrice Patricia Cordier fait également l’objet de nombreux reproches. « Il y a des tensions exacerbées qui remontent à longtemps, explique le syndicaliste. La directrice a pris en grippe une partie de ses adjoints. » Certains dénoncent « un management par la terreur » et une « gestion désastreuse des ressources humaines ». Des accusations que Patricia Cordier dément formellement.

Jeudi matin, le sous-préfet était interpellé sur la question. La réunion de crise organisée à Dijon n’a apporté « aucune réponse sur l’organisation et le management, conclut Vincent Kerlouégan. On veut des engagements de la direction pour retrouver une certaine sérénité au travail ». S’ils ne sont pas écoutés, d’autres actions sont déjà envisagées.

emanuel daligand

Le délégué syndical SNU Vincent Kerlouégan a interpellé le sous-préfet de Charolles, jeudi matin. Photo E. D.
Photo: les syndicalistes interpellent le sous-préfet de Charolles (à droite)

Commentaires

  • Mon témoignage dans trois articles publiés sur mon blog : http://lephotographecybernomade.blogspot.com/2011/04/labitraire-applique-aux-chomeurs-aux.html
    Comme tous les Artistes (je suis photographe) mon taux de chômage frise les record du monde, depuis l'âge de 18 ans, j'ai cumulé plus de 15 ans de chômage. Combien exactement ? J'ai cessé de compter, je n'en ai plus le courage, sur cette période de trente ans, on ne m'a financé aucune formation, je n'ai bénéficié qu'une seule fois d'une aide qui m'a permit de travailler à plein temps (3 mois), j' ai bénéficié d'une autre aide il y a 15 ans qui m'a permis (immense privilège) de travailler pour 2000 francs (300 euros) mensuels pendant deux ans, depuis 15 ans plus rien.... Par contre les "accompagnements" au CCAS ou à l'ANPE, ou dans diverses associations d'aides aux chômeurs ou aux Artistes qui tournent dans la plupart des cas a des véritables séances d'humiliation de chantage, ou de tortures, ça je connais, trop bien même, c'est notre lot permanent.... Lorsque l'on est convoqué on dort plus 15 jours avant et après, et l'idée du suicide deviens notre lot quotidien, avec les angoisses et les traitements anti-dépresseurs périodiques, regarder la télé ou les infos dans les journaux c'est constater que l'on nous désigne en permanence à la vindicte publique, on nous traite en paria, on nous haie, les politiques nous accusent et nous menacent en permanence et notre vie se passe dans une sorte de terreur permanente, sans avenir, sans espoir, avec ce sentiment de honte, cette absence totale de respect pour nous même, et quelques fois, quand on va un tout petit peu mieux, un peu de rage et de haine...

  • ET OH!!!!!!!VOUS NAVEZ PAS PENSE A FAIRE AUTRE CHOSE DE BON DANS VOTRTE VIE???????

  • Tiens le FN.... t'es qui toi, un lâche anonyme de plus ? moi je signe mes écrits.... "jouvet", la bonne blague, retourne dans ton stalag....

  • Pour ceux qui l'ignorent les professions Artistiques et les journalistes travaillent le plus souvent de manière intermittente (piges, intermittence...), à certains on reconnait cette spécificité (musiciens acteurs), mais de moins en moins.... Pour d'autre on l'ignore c'est tellement plus simple (photographes, dessinateurs, journalistes, plasticiens....) ignorance qui combinée à l'absence de statuts crée un désastre permanent qui profite à tous ceux qui organisent cette précarité (journaux, magazines, collectivités publiques, agences de pub, associations....), bien sur comme dit Monsieur anonyme on pourrais faire autre chose, mais, vous n'auriez plus de journaux, plus de photos, plus de théâtre de concerts, plus de publicité pour vos entreprises, plus d'informations.... et puis il serait nécessaire de nous donner une formation, vu que nous tout ce qu'on sait faire, c'est nos métiers.... Bien souvent nos situations précaires découlent du laxisme de l'état qui ne fait pas respecter nos droits, déjà il y a 20 ans, le pillage de nos droits d'auteurs et autres représentait une perte de 90% de nos chiffres d'affaires, aujourd'hui, ou en est on ? 95% ? 99% ?

  • Aaaah, le Pôle Emploi, tout un poème...
    Bien sûr certains sont désemparés et essaient de faire leur travail dans des conditions difficiles. Malheureusement que faire quand on tombe sur un incompétent qui vous balance qu'il "n'a pas que ça à foutre car LUI, il a un travail" ?
    J'ai mis plus de 8 mois à toucher mon dû et encore, j'ai dû taper fort du point sur la table et faire un blog !!
    Mon histoire ici ! http://www.voguemagalere.com/ext/http://voguemagalere.over-blog.com/categorie-11823980.html
    et ici
    http://www.voguemagalere.com/ext/http://voguemagalere.over-blog.com/categorie-11823980.html

  • Je rève d'un pays ou,comme Alexandre Cometti ,l'on puisse faire le travail que l'on "Aime ", pour soi et pour les autres ,simplement,sans ètre pris a partie par un autre ,qui n'a rien compris a la Vie ..... M. Jouvet, quand on pète plus haut que l'on a les fesses,ne pas s'étonner de recevoir un retour de baton . Merci, M. Alexandre ,salutations .

  • vaste fumisterie une de plus ils font ce qu'ils peuvent certes mais c'est franchement de la grosse cagatte rien a propose que des stages qui n e servent a rien, car plus de boulot en France,
    allez continuez comme ça Pauvre France avec ses capitalistes et les autres qui souffrent de ne pas pouvoir avoir accès a l'emploi

Les commentaires sont fermés.

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