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  • Les traders du droit !

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    En route pour l'internationalisation les délocalisations et la flexibilité des salariés  !

    Connaissez vous L&E (Labour & Employment) Global ?

    Il s'agit d'une  plateforme internationale qui regroupe six cabinets  qui offre aux entreprises  "des services intégrés et innovants aux employeurs pour toutes leurs questions de droit du travail, de droit de la sécurité sociale, de systèmes de rémunération et de mobilité internationale".

    Dans un article paru dans Miroir Social  cette alliance rassemble cinq cabinets européens  dont un Français et un cabinet américain :
    Flichy Grangé Avocats, France,
    Jackson Lewis LLP, USA,
    Lablaw — Studio Legale Failla Rotondi & Partners, Italie,
    Pusch Wahlig Legal, Allemagne,
    Bufete Suárez de Vivero, S.L, Espagne,
    Van Olmen Wynant, Belgique.


    Nous pouvons lire  dans cet article

    " L&E Global offre une solution nouvelle, efficace, compétitive et totalement intégrée aux directions qui souhaitent ne pas perdre de temps à coordonner des professionnels du droit exerçant dans des zones géographiques, des fuseaux horaires, des langages et des systèmes juridiques différents », explique Stephan C. Swinkels, directeur exécutif de L&E Global basé à Bruxelles."

    « Nous sommes très fiers de la création de L&E Glonal », confie Joël Grangé, associé du cabinet Flichy Grangé Avocats. « En rassemblant des équipes de premier plan dans 6 pays clefs, cette plateforme nous permet de proposer une solution originale innovante pour les besoins internationaux de nos clients en droit social »

    Derrière cette belle présentation  il y a la réalité ! des cabinets  au service des multinationales pour mieux  fusionner, absorber  et délocaliser !

    Toujours très curieuse je me suis penchée sur  le cabinet Français qui fait partie de  cette plateforme  le cabinet Flichy Grangé Avocats .

    voici le lien des associés

    gamet_grd.jpgParmi les  associés  un membre  m'a particulièrement intéressée.

    Il s'agit de  Laurent Gamet qui est intervenu sur France info sur "la rupture conventionnelle "

    Je m'attendais  à une présentation objective de  ce mode de rupture du contrat de travail à durée indéterminée.

    Que nenni  c'est un véritable panégyrique en faveur de  la rupture conventionnelle : les salariés ont tout avantage  de partir de cette manière  car c'est Bizance  pour ces derniers ils  peuvent percevoir  des  indemnités chômage !

    Ce Monsieur hautement  inspiré par des  intérêts  supérieurs ( ceux des actionnaires !)  ajoute sans sourciller  "  il y a des salariés qui se rendent  insupportables pour se  faire licencier   notamment des commerciaux qui viennent en jean !"

    Si ces cas d'espèce existent  ils ne sont pas majorité  je crois rêver  !

    Une présentation toute manichéenne  de la rupture conventionnelle  que Laurent Gamet  présente comme  un avantage pour le salarié qui  peut négocier d'égal à égal avec son employeur son départ !

    Aucun commentaire  sur   les risques de pression dans les entreprises pour faire accepter des départs "dits" à l'amiable  alors qu'aujourd'hui  nous connaissons les dérives  de la rupture conventionnelle  qui  pour cette raison a  fait l'objet d'une question au gouvernement de la part des députés et que des juristes de renom  tirent la sonnette d'alarme ....voir tous mes articles en ce sens dans la rubrique rupture conventionnelle .


    podcast Laurent Gamet  associé du cabinet  est représentatif  de l'orientation " éthique" du cabinet.

    Je me suis toujours heurtée à ce type de juristes  que j'appelle  les traders du droit  qui sous des discours courtois  et de bon aloi masquent  la réalité de l'entreprise  et nient  la valeur humaine des salariés !

    c'est pour cela que j'ai abandonné la profession de  DRH.... NO COMMENT

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  • Fouet et Potion magique

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    ec94386e084e3f2e4a7798175705b147.jpgNos législateurs se sont transformés en "père fouettard" pour parents laxistes   car à compter du 24 janvier 2011 en cas d'absentéisme scolaire  les allocations familiales peuvent être suspendues ou supprimées.
    Le décret (n°2011-89) du 21 janvier 2011 (pris en application de la loi  (n°2010-1127) du 28 septembre 2010 ) relatif aux modalités de calcul de la part des allocations familiales qui peuvent être suspendues ou supprimées  vient d'être publié.

    La  loi du 28 septembre  , dénoncée par la gauche, les principaux syndicats d'enseignants et la première fédération de parents d'élèves, la FCPE, répondait à un voeu exprimé à de nombreuses reprises par le président Nicolas Sarkozy pour lutter contre l'absentéisme scolaire.

    Sa principale nouveauté est que la décision de suspendre les allocations revient aux inspecteurs d'académie, après signalement du chef d'établissement et avertissement à la famille, alors que, depuis une loi de 2006, cette responsabilité était du seul ressort des présidents de conseils généraux, lesquels ne s'en étaient pratiquement pas saisis dans les faits

    A la lecture du texte de loi  et du décret force est de constater  que ces dispositions  vont créer par leur complexité de mise en oeuvre de multiples litiges et contestations  sans compter  les risques d'erreurs de calcul  des prestations !

    Cette mesure  qui    pénalise  les familles aux revenus les plus modestes  va à l'encontre  des efforts des travailleurs sociaux  pour redonner du lien  social et familial dans des familles bien souvent en détresse .

    Comment est mis en oeuvre ce petit bijou de l'exemplarité de la sanction ? Article L131-8 /code de l'éducation

    • Lorsqu'un enfant manque momentanément la classe, les personnes responsables doivent, sans délai, faire connaître au directeur ou à la directrice de l'établissement d'enseignement les motifs de cette absence. une liste  des motifs légitimes est   indiquée dans le texte de loi il s'agit :

    Maladie de l'enfant, maladie transmissible ou contagieuse d'un membre de la famille, réunion solennelle de famille, empêchement résultant de la difficulté accidentelle des communications, absence temporaire des personnes responsables lorsque les enfants les suivent. Les autres motifs sont appréciés par l'inspecteur d'académie. Celui-ci peut consulter les assistantes sociales agréées par lui, et les charger de conduire une enquête, en ce qui concerne les enfants en cause

    • Le directeur ou la directrice de l'établissement d'enseignement saisit l'inspecteur d'académie afin qu'il adresse, par courrier ou à l'occasion d'un entretien avec lui ou son représentant, un avertissement aux personnes responsables de l'enfant, leur rappelant les sanctions administratives et pénales applicables et les informant sur les dispositifs d'accompagnement parental auxquels elles peuvent avoir recours : 

      1° Lorsque, malgré l'invitation du directeur ou de la directrice de l'établissement d'enseignement, elles n'ont pas fait connaître les motifs d'absence de l'enfant ou qu'elles ont donné des motifs d'absence inexacts ;

      2° Lorsque l'enfant a manqué la classe sans motif légitime ni excuses valables au moins quatre demi-journées dans le mois.
    • L'inspecteur d'académie saisit sans délai le président du conseil général du cas des enfants pour lesquels un avertissement est intervenu en vue de la mise en place d'un contrat de responsabilité parentale ou de toute autre mesure d'accompagnement que le président du conseil général pourrait proposer aux familles en application de l'article L. 222-4-1 du code de l'action sociale et des familles. 
      Il communique trimestriellement au maire la liste des élèves domiciliés dans la commune pour lesquels un avertissement a été notifié.

     

    • Dans le cas où, au cours d'une même année scolaire, une nouvelle absence de l'enfant mineur d'au moins quatre demi-journées sur un mois est constatée en dépit de l'avertissement adressé par l'inspecteur d'académie, ce dernier, après avoir mis les personnes responsables de l'enfant en mesure de présenter leurs observations, et en l'absence de motif légitime ou d'excuses valables, saisit le directeur de l'organisme débiteur des prestations familiales qui suspend immédiatement le versement de la part des allocations familiales dues au titre de l'enfant en cause,
    • le montant de la part des allocations suspendues ou supprimées est égale  :  au montant total des allocations familiales dues à l'allocataire ou aux allocataires concernés, multiplié par le nombre d'enfants en cause, divisé par le nombre total d'enfants à charge de cet allocataire ou ces allocataires.
      Cette part est augmentée de la majoration pour âge, si l'enfant y ouvre droit.

      Lorsque l'enfant est en résidence alternée et ouvre droit aux allocations familiales partagées entre ses deux parents, cet enfant compte pour 0,5 part, aussi bien pour le calcul du nombre d'enfants à charge que pour le calcul du nombre d'enfants en cause.
    • la procédure ne s'arrête pas là .....

      Le versement des allocations familiales n'est rétabli que lorsque l'inspecteur d'académie a signalé au directeur de l'organisme débiteur des prestations familiales qu'aucun défaut d'assiduité sans motif légitime ni excuses valables n'a été constaté pour l'enfant en cause pendant une période d'un mois de scolarisation, éventuellement interrompu par des vacances scolaires, depuis le mois au titre duquel le versement des allocations familiales a été suspendu.

    L'assiduité est ici caractérisée par le fait de ne pas avoir été absent pendant plus de 4 demi-journées sans motif légitime ou excuse valable au cours d'un mois de scolarisation (hors vacances scolaire), à compter du mois au titre duquel le versement des allocations a été suspendu. Les vacances scolaires ne sont pas prises en compte dans le calcul de la durée d'assiduité retrouvée.

    Le rétablissement du versement des allocations familiales est rétroactif

    Si, depuis l'absence ayant donné lieu à la suspension, une ou plusieurs nouvelles absences de quatre demi-journées par mois sans motif légitime ni excuses valables ont été constatées, à la demande de l'inspecteur d'académie et après que les personnes responsables de l'enfant ont été mises en mesure de présenter leurs observations, aucun versement n'est dû au titre du ou des mois au cours desquels ces nouvelles absences sans motif légitime ni excuses valables ont été constatée

     

    La suppression des allocations familiales est sensée remédier à l'absentéisme scolaire qui selon les derniers chiffres touchent 300 000 élèves / une véritable potion magique ! 1189761417.gif

     


    Petit rappel sur les allocations familiales
    La loi du 11 mars 1932 a créé les allocations couvrant les charges familiales, financées à l’époque par des versements patronaux, mais c’est la loi du 22 août 1946 qui étendra ensuite les allocations familiales à presque toute la population française.

    Cette prestation est versée à toutes les familles ayant au moins deux enfants de moins de 20 ans à charge, et cela quelles que soient les conditions familiales et le montant des ressources.

    Comment sont-elles calculées ?
    Les allocations familiales sont calculées à partir d’une base et ne dépendent en aucun cas des revenus de la famille. Plus le nombre d’enfants est important, plus leur montant est élevé.
    D’autre part, il existe une majoration du montant pour les enfants de 11 à 16 ans, puis pour les enfants de 16 à 20 ans. Mais attention, si la famille ne compte que deux enfants, l’aîné n’ouvre pas le droit à cette somme supplémentaire.
    Enfin, une allocation forfaitaire peut être versée pour les enfants de plus de 20 ans. Pour cela, la famille doit avoir perçu les allocations familiales pour 3 enfants le mois précédent les 20 ans de l’enfant. De plus, celui-ci doit être toujours considéré comme « à charge », c'est-à-dire vivant toujours au sein du foyer, ou percevant un salaire inférieur à 55% du SMIC. Cette allocation forfaitaire est versée aux familles jusqu’au mois précédent le 21ème anniversaire de l’enfant.

    Quel est leur montant ?
    Montants valables jusqu'au 31/12/11


    si vous avez 2 enfants 125,78 €
    si vous avez 3 enfants 286,94 €
    ajouter, par enfant en plus 161,17 €

    En plus des allocations familiales, pour vos enfants âgés de plus de 11 et 16 ans, vous recevrez une majoration ; son montant est de :
    35,38 € par enfant de 11 à 16 ans,
    62,90 € par enfant de plus de 16 ans.

    Pour vos enfants nés après le 30 avril 1997, vous ne recevrez pas ces deux majorations ; vous recevrez une majoration de 62,90 € à partir du mois suivant leur 14ème anniversaire.

    Attention si vous n'avez que deux enfants à charge, vous ne recevrez pas de majoration pour l'aîné.

    Les allocations sont dues à compter du mois civil qui suit la naissance ou l'accueil du 2ème enfant. Leur versement cesse dès le mois où les conditions ne sont plus remplies.

    POUR ALLER PLUS LOIN

  • lois parues en 2010

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    I14asnat.jpgPour ceux qui sont intéressés vous trouverez sur ce lien par ordre chronologique  les lois parues en 2010.

    Bonne lecture

     

  • Les chômeurs souhaitent s'inviter à la table des négociations

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    La convention d'assurance chômage arrive en fin de course le 31 mars prochain. les négociations entre les partenaires sociaux pour  définir  la nouvelle convention débute officiellement Lundi prochain.

    532340.jpgLaurence Parisot a souhaité mardi "reconduire", pour l'essentiel, la convention actuelle sur l'assurance chômage.

    Selon une  dépêche de l'AFP  Laurence Parisot a déclaré lors de sa conférence de presse mensuelle. "Nous souhaitons principalement reconduire le cadre actuel. Il n'est pas question d'innovations radicales à l'occasion de cette négociation"

    Estimant que, sur le plan économique, la France est effectivement "en sortie de crise" mais que la situation n'est pas encore "rassurante" au plan social, la dirigeante patronale a affirmé que la convention d'assurance chômage, "qui avait une logique liée à la crise, doit pour l'essentiel rester telle qu'elle est".

    Mme Parisot a toutefois dit tenir au maintien d'un point de principe", celui d'une réduction des cotisations en cas d'amélioration des finances de l'Unedic.

    "Nous ne demandons pas de baisse tant que les critères ne sont pas atteints mais il n'y a aucune raison de retirer ce point de la négociation", a-t-elle dit.

     

    Le Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP) a réclamé lundi la participation des associations de chômeurs aux prochaines négociations sur l'assurance chômage entre syndicats et patronat.
    Le mouvement qui dit "fédérer depuis 25 ans des associations et groupes de chômeurs", a lancé une pétition en ligne "pour exiger que le gouvernement et les partenaires sociaux mettent en oeuvre une vraie démocratie sociale et prennent les mesures nécessaires pour que les représentants des chômeurs et précaires soient associés aux négociations de l’Unedic".

    De chiffres alarmants :

    Selon une une note d'analyse ( note 211)  du Centre d'analyse stratégique publiée lundi, en juillet dernier environ 40% des demandeurs d'emploi n'étaient indemnisés ni par l'assurance chômage ni par l'ASS, soit 1,6 million de personnes.

    En 2008, la durée d’indemnisation du chômage observée était de 324 jours (hors chômeurs en formation) pour une allocation moyenne de 1 100 euros (1 200 euros pour les salariés à temps plein et 700 euros pour les salariés à temps partiel). À cette date, le seuil de pauvreté (60 % de la médiane des niveaux de vie) était d’environ 950 euros par mois pour une personne seule sans enfant et de 2 000 euros par mois pour un couple avec deux enfants. Plus du tiers des demandeurs d’emploi sont ainsi en situation de pauvreté et leur nombre pourrait s’accroître au cours des deux prochaines années avec la remontée du chômage de longue durée

    on peut lire également dans ce rapport :

    Depuis trente ans, les transformations du régime d’assurance chômage ont été nombreuses et souvent dictées par les chocs conjoncturels et leurs conséquences financières. Après s’être allongées avec la montée du chômage, les durées d’indemnisation ont été fortement réduites à partir de 1990, tandis que l’accès à l’indemnisation devenait plus facile. Le périmètre de l’assurance s’est donc déplacé du chômage long vers le chômage récurrent ou de transition. Plus de salariés éligibles, mais pour des durées moindres : telle a été la réponse du régime à la montée du chômage récurrent, tout en contenant les dépenses, avec pour contrepartie une couverture plus réduite du chômage de longue durée, dont la prise en charge s’est trouvée transférée aux revenus minimaux garantis par les collectivités publiques.

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