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  • C'est reparti pour un tour ! tous en Tunisie !

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    Continental veut faire voyager ses salariés !

    Il y a un an déjà les propositions de reclassement à l'étranger  , propositions  assorties de salaires locaux faisaient la une des médias .

    On se souvient notamment de  l'usine textile Carreman, qui employait  150 personnes à Castres, et avait proposé  à neuf de ses salariés un reclassement dans une autre usine du groupe à Bengalore, en Inde avec un salaire de  69 euros par mois   ( type de proposition qui s'est multiplié depuis ces dernières années sans que qui que ce soit ne s'en émeuve !)

    La crise économique  échauffant les esprits    les médias ont mis au devant de la scène  ce phénomène qui encore une fois n' est pas récent.

    Emus par  l'indignation  générale nos députés le coeur sur la main et la larme à l'oeil   concoctaient un projet de loi adopté  le 30 juin 2009 (TA n° 307) , transmis au sénat et  aujourd'hui en instance .

    Depuis rien de neuf sous la grisaille de l'économie Française  comme peut en témoigner cette nouvelle affaire :
    Le fabricant de pneumatiques Continental a proposé à ses salariés de l'usine de Clairoix dans l'Oise, licenciés dans le cadre d'un plan social, des postes au sein du groupe en Tunisie à 137 euros par mois .

    Comme dans les affaires précédantes :  indignation  des syndicats  et  retranchement de l'employeur derrière le code du travail !

    "Obligation légale rétorque un responsable de la communication du groupe " Il y a une obligation de proposer tout poste disponible en interne correspondant aux compétences des salariés et pour lesquels la langue n'est pas une barrière" Il faisait référence à la jurisprudence Olympia, le fabricant de chaussettes condamné en mai dernier à verser 2,5 millions d'euros d'indemnités à d'anciens salariés pour ne pas leur avoir proposé un reclassement en Roumanie. "Nous sommes pris entre le marteau et l'enclume", a dénoncé ce responsable, espérant une évolution prochaine du Code du travail. Selon lui, l'entreprise s'expose soit à des poursuites devant les tribunaux si elle ne propose pas ces postes, soit à l'indignation du grand public si elle fait ces propositions jugées indécentes.

    Mais qu'en est -il ? un petit rappel de la législation et de la jurisprudence s'impose :

    avenir.JPG

    Quels sont les contours de l' obligation de reclassement ?

    Aux termes de l'article L1233-4 du Code du travail, "un licenciement pour motif économique d'un salarié ne peut intervenir que lorsque tous les efforts de formation et d'adaptation ont été réalisés et que le reclassement de l'intéressé ne peut être opéré dans l'entreprise ou dans les entreprises du groupe auquel l'entreprise appartient.

    Le reclassement du salarié s'effectue sur un emploi relevant de la même catégorie que celui qu'il occupe ou sur un emploi équivalent. A défaut, et sous réserve de l'accord exprès du salarié, le reclassement s'effectue sur un emploi d'une catégorie inférieure. Les offres de reclassement proposées au salarié sont écrites et précises."

    L'employeur doit rechercher un poste de travail pour tout salarié dont le licenciement économique est envisagé

    En l'absence de recherche de reclassement, le licenciement sera considéré sans cause réelle et sérieuse même si le motif économique est avéré

    La cour de cassation impose  une recherche de postes dans l'entreprise et le groupe auquel elle appartient . elle exige que les propositions soient étendues aux postes vacants à l'étranger.

    Selon les textes en vigueur et la jurisprudence :
    - la proposition  doit être  précise et écrite. cela signifie que l'offre doit être effective, concrète et individualisée
    - la proposition doit être  loyale. - L'employeur doit faire au salarié une proposition loyale, c'est-à-dire acceptable (instr. DGEFP 2006-01 du 23 janvier 2006).


    Selon cette instruction  n'est pas acceptable  un  poste à l'étranger pour un salaire inférieur au SMIC .
    Mais une  instruction ministérielle n'a pas force de loi.

    En  l'absence de toute obligation conventionnelle applicable à l'entreprise, proposer un poste en Tunisie à 137 euros  satisfait" en théorie"aux exigences des textes sauf à démontrer que cette offre n'est  pas sérieuse et loyale.

     

    shadock.jpgExaminons maintenant les incidences pratiques  d'un reclassement  en Tunisie  avec un salaire mensuel de 137 euros.

    Peut - on dire que cette proposition  constitue une offre sérieuse et loyale ?

    Regardons de plus près : 137 euros c'est l'équivalent de  200 dinars environ  soit le smic tunisien pour  40 heures de travail.

    Lorsqu'on examine le coût de la vie et des logements en Tunisie on s'aperçoit qu'avec  137  euros de salaire mensuel  les salariés reclassés ne pourront ni se nourrir ni se loger correctement !

    Le salarié  expatrié va sortir  du champ d'application de la protection sociale française. en matière de retraite il ne va acquérir aucun droit de validation de trimestre sauf s'il adhère  à la CFE ( clic ici) c'est à dire à la Caisse des Français à l'étranger.

    L'employeur peut prendre en charge les cotisations ( cotisations forfaitaires allant de 50 à 100% du plafond de la sécurité sociale ). Sauf dispositions conventionnelles applicables  l'employeur n'a aucune obligation en la matière.

    Il  est évident qu'en touchant seulement 137 euros le salarié  ne pourra pas adhérer à la CFE   car tout son salaire ne suffirait pas à couvrir le coût d'une partie des cotisations. ( selon l'âge il faut compter aux environs de  1500 euros par an...)

    En matière de chômage le salarié  va être affilié au GARP sur la base de son nouveau salaire ou avec accord de l'employeur sur la base du salaire qu'il toucherait  en France sur un poste équivalent

    Les montants des cotisations et   des prestations en cas de chômage  seront  différents en fonction du choix de l'employeur et du salarié.

    Lorsque nous examinons les conséquences pratiques d'une expatriation en Tunisie avec un salaire de 137 euros par mois  nous nous apercevons qu'en fonction des choix et engagements de l'employeur les pertes de garanties  pour les salariés  ( couverture maladie, maternité ,accident ,vieillesse , retraite complémentaire et chômage ) peuvent être considérables.

    Nul besoin d'aller plus avant pour se rendre compte que partir en Tunisie  pour  137 euros par mois  peut mettre le salarié et sa famille  en situation de précarité .

    En conclusion et sans aller plus loin dans l'analyse si l'employeur ne prend pas en charge  toutes les cotisations sociales  sur la base du salaire que le salarié touchait avant son départ en France  pour lui assurer une protection équivalente ( maladie, retraite et chômage) je pense légitiment que l'offre de reclassement est inacceptable ....

     

    1552545327jpcbb3-4b914.jpgQue prévoit le projet de loi adopté  le 30 juin 2009 (TA n° 307) , transmis au sénat et  aujourd'hui en instance ?

    La législation actuelle   ne donne aucune précision sur le niveau de rémunération de l'offre de reclassement. La proposition de loi entend combler ce vide juridique .

    Tout d'abord elle confirme le principe que le licenciement pour motif économique d'un salarié ne peut intervenir que lorsque tous les efforts de formation et d'adaptation ont été réalisés et que le reclassement de l'intéressé ne peut être opéré dans l'entreprise ou dans les entreprises du groupe auquel l'entreprise appartient.
    Elle  rappelle le principe que Le reclassement du salarié s'effectue sur un emploi relevant de la même catégorie que celui qu'il occupe ou sur un emploi équivalent. et ajoute la formule "et assortie d'une rémunération équivalente"
    A défaut, et sous réserve de l'accord exprès du salarié, le reclassement s'effectue sur un emploi d'une catégorie inférieure.
    Elle  introduit une procédure à respecter pour faire aux salariés des propositions de reclassement à l'étranger:
    -  l'employeur demande au salarié, préalablement au licenciement:
    s'il accepte de recevoir des offres de reclassement à l'étranger
    sous quelles restrictions éventuelles quant aux caractéristiques des emplois offerts, notamment en matière de rémunération et de localisation.

    - Le salarié manifeste son refus ou son accord, assorti le cas échéant des restrictions susmentionnées.
    il dispose d'un délai de 6 jours ouvrables à compter de la réception de la proposition de l'employeur pour donner sa réponse . L'absence de réponse vaut refus.

    - Les offres de reclassement hors du territoire national, qui sont écrites et précises, ne sont adressées qu'au salarié ayant accepté d'en recevoir et compte tenu des restrictions qu'il a pu exprimer.

    Le salarié reste libre de refuser ces offres. Le salarié auquel aucune offre n'est adressée est informé de l'absence d'offres correspondantes à celles qu'il a acceptées de recevoir.


    A première vue  avec ce texte miracle nous en avons terminé avec les reclassements assortis de salaires dérisoires .

    Pure illusion mes amis  car  rémunération équivalente ne veut pas dire identique les débats  étant  clairs sur ce sujet .

    A la lecture de ces interventions le texte de loi n'impose nullement une rémunération identique à celle perçue par le salarié

    Il   n'impose nullement une rémunération minimale conforme à l'ordre public français c'est à dire au Smic

    Il  impose une rémunération équivalente c'est à dire une rémunération qui dans l'esprit des députés correspond à une rémunération que l'entreprise estime pouvoir donner pour le pays d'accueil.
    Et d'ajouter que les salariés qui auront refusé de recevoir des propositions à l'étranger ne recevront pas de propositions indécentes!

    Ceux  qui accepteront le principe d'un reclassement à un salaire au smic ou à leur salaire ne recevront aucune proposition si l'entreprise ne peut pas donner autre chose qu'un salaire inférieur.


    Mince alors rien de nouveau sous le soleil des textes de loi

    Ce  projet de loi , déposé en réaction à des affaires médiatisées, c'est une sorte de pommade qui a pour objectif de ménager la susceptibilité des salariés , ne pas les choquer et de rassurer l'entreprise !

    Bien plus encore la loi permettra d' éviter aux employeurs d'envoyer des propositions car ces propositions devant correspondre aux souhaits des salariés quel sera le salarié qui indiquera dans sa lettre qu'il accepte un poste assorti d'un salaire inférieur au smic ou un salaire correspondant en pouvoir d'achat au salaire local !!!.

    Belle innovation !


    Il appartiendra encore une fois aux tribunaux  de se "dépatouiller" des contentieux qui ne manqueront pas de naître .

    Pour aller plus loin

    affiche_manege_enchante_1964_1.jpg

     

     

  • Débat citoyen

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    debats_citoyens.jpgMes amis  venez nombreux discuter sur Agoravox

    le débat est ouvert  concernant la manifestation organisée dans toute la France par le collectif sur lequel j'émets les plus grandes réserves  le No Sarkozy Day

    c'est ici

  • Ambiance électrique hier à l'assemblée nationale

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    Ambiance électrique  hier à l'Assemblée Nationale .

    Après trois semaines d'interruption l'assemblée a repris ses travaux .

    Dopée par ses résultats aux régionales  la Gauche se sent pousser des ailes  c'était hier un petit règlement de compte à la "OK Coral"

    BernardAccoyerBurqa.jpgBernard Accoyer semblait fatigué.

    François Fillon  s'est exlamé  :" Mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Copé, gouverner la France est difficile , nous ne sommes pas les premiers à en faire l’expérience. Et c’est plus difficile encore lorsque notre pays est confronté à une crise économique et financière aussi brutale que celle que nous avons connue.
    Nous avons subi une défaite électorale, et cela signifie clairement que nous n’avons pas su convaincre. Nous devons examiner cette situation avec beaucoup d’humilité…

    les questions étaient les suivantes ( intégralité des débats ici )

    • Mode de scrutin pour l’élection des conseillers territoraux
    • Priorités du Gouvernement
    • Victimes de l’amiante
    • Réforme des retraites :

    M. Éric Woerth, ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique.

    Nous  allons ensemble définir le calendrier de la réforme. Il sera très précis, ce qui va amener à avoir une discussion, un dialogue et une concertation très approfondis. La concertation va se dérouler dans les jours qui viennent, jusqu’au début de l’été, puis nous préparerons un texte pour le présenter devant le Parlement à partir du mois de septembre. Cela nous laisse du temps pour discuter des retraites, un sujet fondamental et majeur pour l’avenir des Français, comme vous l’avez dit. C’est la protection de nos systèmes de retraite qui est en jeu. Nous sommes là pour protéger la retraite par répartition. Il faut que les Français puissent bénéficier d’un système de retraite qui les assure pendant toute leur vie. Comme celle-ci dure de plus en plus longtemps, on doit réfléchir ensemble, sereinement, tranquillement, mais avec beaucoup d’obstination, à l’évolution du système de retraite.

    Vous l’avez dit à juste titre, monsieur Sauvadet : nous devons être guidés par un seul souci, celui de l’équité et de la justice sociales.

    M. Frédéric Cuvillier. Et le bouclier fiscal ?

    M. Éric Woerth, ministre du travail. C’est parce que la réforme sera équitable que les Français la comprendront. Je suis évidemment ouvert, comme le Premier ministre et le Président de la République, à la plus grande concertation possible. Je rencontrerai bien sûr l’ensemble des organisations syndicales et tous les parlementaires qui souhaiteront s’exprimer sur ce sujet. J’échangerai avec les commissions compétentes et avec celles et ceux qui souhaitent nous éclairer sur la manière de réformer les retraites. Cette réforme se fera dans le consensus, la concertation, le dialogue et l’écoute. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UMP.)

    Changement de politique après les régionales

    • Tempête Xynthia : zones inondables
    • Situation sociale

    M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État chargé de l’emploi. : l’emploi est la préoccupation majeure de tous nos compatriotes et celle de tous leurs représentants dans cette assemblée.

    En cette période de crise, nous devons penser à ceux qui ont perdu leur emploi et particulièrement à ceux qui arrivent au bout de leurs droits à indemnités de chômage. Je pense plus particulièrement à ces familles de classe moyenne et modeste où deux sources de revenu entraient dans le foyer avant la crise, et où il n’y en a plus qu’une seule actuellement en raison d’une situation de fin de droits.

    Avec Christine Lagarde, nous avons donc travaillé d’arrache-pied avec les partenaires sociaux, pendant tout le mois de mars, sur ce sujet. Nous avons tenu plus de seize réunions de travail et deux réunions bilatérales, sans même évoquer le sommet social sur l’emploi qui aura lieu autour du Président de la République au cours des semaines à venir.

    Vous avez évoqué le nombre d’un million de chômeurs en fin de droits en 2010. Pour deux de ces personnes sur trois, il y a une réponse par le biais de la solidarité nationale. Aux 360 000 autres, nous devons apporter une réponse afin de les protéger en cette année qui restera difficile.

    Nous avons commencé. Le rétablissement de l’allocation équivalent retraite, cette année, apporte une réponse aux demandeurs d’emploi seniors.

    Nous avons poursuivre en appliquant un principe qui a été acté avec les partenaires sociaux, le cofinancement : un euro apporté par les partenaires sociaux, un euro par l’État. Nous travaillons ensemble, sans jeu de balle de ping-pong.

    Hier, les partenaires sociaux ont demandé que nous puissions solliciter les régions pour la formation des demandeurs d’emploi, puisqu’elles ont des compétences dans ce domaine.

    Enfin, le but n’est pas seulement d’apporter une réponse en termes de rémunération. On ne peut pas répondre uniquement sous forme d’assistanat. Il faut aussi aider les gens à retrouver un emploi et à se reconvertir, au moyen d’un outil principal : la formation.

    Dans les prochains jours, vous pourrez juger du travail accompli avec les partenaires sociaux. Il ne s’agit pas là d’un choix de classe, mais d’une réponse républicaine. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

     

    • Négociations avec les laboratoires sur les vaccins contre la grippe A
    • violence dans les stades .....
  • Le No Sarkozy Day buzz sur le net ou réalité ?

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    Une semaine inscrite sous le signe de la contestation.

    Le 23  journée de mobilisation  syndicale.

    Le 27  journée de mobilisation de divers groupes dont celui  du collectif  au contour imprécis et brouillon du  No Sarkozy Day collectif sur lequel j'émets  les plus grandes réserves .


    thibault-chereque-mailly_234.jpgAprès les régionales les dossiers brûlants vont venir sur le devant de la scène  notamment :

    le chômage  de longue durée et le problème de ceux qui vont être en fin de droit sans être pour autant éligibles à l'ASS allocation de solidarité spécifique ou le RsA.

    la réforme des retraites qui sera le grand dossier de 2010 , le redressemnt des comptes de la sécurité sociale  ainsi que le redressement des finances publiques.

    la question des fin de droit qui a fait ce lundi l'objet   d'une réunion  à Bercy, entre François-Xavier Selleret, directeur de cabinet de Laurent Wauquiez, et les organisations syndicales et patronales.

     



    • le  23 mars  c'est une journée de mobilisation interprofessionnelle .

    Cinq centrales syndicales (CGT, CFDT, FSU, Solidaires et UNSA) ont appelé les salariés à la grève pour réclamer "des réponses concrètes" sur l'emploi, le pouvoir d'achat, les retraites et les conditions de travail.

    Force ouvrière appelle également à se mobiliser  mais avec un thème de revendication : les retraites . 

    Les principaux syndicats d'enseignants (appartenant à la FSU, l'UNSA-Education, la CFDT, la CGT et SUD) appellent également à la grève .

    Des perturbations sont attendues à la La RATP , à la SNCF, à  Air France

    Après la déconvenue subie par la majorité présidentielle aux régionales  les syndicats préparent un "troisième tour social "

    La CGT voit dans les résultats l'expression d'un fort mécontentement des salariés vis-à-vis de la politique économique et sociale menée par le gouvernement.

     

    • Samedi 27 Mars  manifestations de  divers groupes dont celui du collectif du  No Sarkozy Day

      Divers groupes aux orientations opposées vont se retrouver  dans la rue  en même temps  et aux mêmes  points stratégiques des plus grandes villes de France  ( Paris, Toulouse, Lyon, Marseille etc..)

    Il y aura notamment ( liste non exhaustive...)

    n373560969150_2346.jpgLa GUPS – Union Générale des étudiants de Palestine – à Paris qui au vu "de la situation dans les territoires Palestiniens occupés, le danger qui pèse toujours et de manière accrue sur la ville de Jérusalem, ses habitants et son patrimoine (notamment les lieux Saints), le couvre-feu imposé sur les villes de Cisjordanie  appelle à une grande manifestation Samedi 27 Mars à 14h au départ de Barbès.

    Premiers signataires de l'appel de la GUPS: APF (Association des Palestiniens en France) , Association de Jumelage entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises,Génération Palestine ,CVPR-PO (comité de surveillance pour une paix réelle au Proche-Orient) ,Collectif Faty Koumba ,CIPPP,NPA ,Saint Ouen Solidarité Palestine , Respaix Conscience Musulmane, Reveil des Consciences , PIR , IJAN ,AAW ,centre Malcolm X ,la Courneuve Palestine, Peace Breather, Reveil des consciences,Marxistes unitaires

    Le collectif Ni pauvre Ni soumis écoutez ici l'appel en mp3

    le Réseau éducation sans frontières (RESF) qui manifestera également dans plusieurs villes dont Lyon, valence, Marseille

    Manifestation des anti Fascistes

    sur le forum Anarchiste révolutionnaire MARCHE puis BLOCAGE du CENTRE DE RETENTION de St Jacques de la Lande à Rennes et participation à l'action Ni pauvre Ni soumis

    collectif des SDF et mal logés notamment à Strasbourg

    Le CNRBE appelle à participer à une journée nationale d’action contre le fichage des enfants . Il invite parents, enseignants, citoyens, collectifs locaux, syndicats, associations à s’emparer de cette journée afin d’organiser toutes sortes d’actions, de manifestations, de réunions publiques, de débats, de soirées de soutien.

    et pour sourire jusqu'au  Earth Hour qui appelle à éteindre  les lumières pendant 60 minutes.
    Le 27 mars 2010, de 20h30 à 21h30, faites un geste pour la planète : éteignez vos lumières, allumez vos consciences !

    · Le  collectif du No Sarkozy Day  qui n'a qu'un mot d'ordre pour cette journée  "Non à Sarkozy"

    Récemment j'ai publié sur Agoravox , sur ce blog et sur facebook  un article  sur le No Sarkozy Day dans lequel j'indiquais que la journée du 27 mars  qui   avait pour but ( à l'origine ) d'en  appeler à la démission de Nicolas Sarkozy   allait à l'encontre  des principes démocratiques qui cimentent notre nation.

    • Cet appel que je qualifierai de  maladroit a été modifié par le collectif : voici maintenant les informations que nous trouvons en lien avec son site

      Je cite :

      "Il est bien clair aujourd'hui que le No Sarkozy Day est totalement déconnecté de tout appel à la démission du Président de la République. Il ne s'agit pas de dire si un tel appel serait ou ne serait pas une bonne chose, il s'agit simplement d'entériner que tel n'est pas l'objet de notre appel et que tel ne sera pas le sujet de la journée du 27 mars prochain, où il s'agira seulement de lui dire NON ! - lui, Nicolas Sarkozy...

      Cela dit, si l'ampleur de notre mobilisation le conduisait en un éclair de lucidité - - lui, Nicolas Sarkozy... - à choisir de démissionner, je suis bien convaincu que peu d'entre nous viendraient s'en plaindre.

      Cela n'arrivera pas."

      La démission n'est pas absente des motivations des organisateurs   puisqu'ils l'espèrent par l'ampleur de leur action !

      Visionnez cette vidéo : interview par Fulgurance d'un des organisateurs dans laquelle  vous pouvez entendre " le peuple a la légitimité de demander la démission du président    et l'élection de Nicolas Sarkozy procède d'une anomalie ! !

      Reprenons  l'appel des organisateurs vous pouvez le  lire dans son intégralité ici .

      Journée pour dire non  au sarkozysme :

      "Nous avons tous nos raisons pour nous opposer à Sarkozy et à son clan, pour résister au sarkozysme. Mais ce président sans envergure, effrayé par le peuple, prend grand soin de le tenir à l’écart, muselant au besoin sa parole derrière des cordons de CRS".

      NO_SARKO_DAY-SaT.jpgCe qui me gène et m'interpelle c'est le "ciblage" de l'appel : je cite " dire  non à un président et à un clan  qui plus est un président" sans envergure" ..

      Tout démocrate  digne de ce nom ne peut pas et ne doit pas porter des jugements de valeur sur  l'homme  en revanche il peut qualifier  la politique  appliquée et mise en oeuvre.

      Dans une démocratie ce ne sont pas les hommes qui doivent être combattus  mais les idées véhiculées par les hommes.

      Cette  maladresse  a ouvert la voie  aux "délires verbaux" que j'ai pu constater sur le net.

      Lorsque les organisateurs d'un mouvement  se permettent des écarts de langage  ils ouvrent la porte   aux insultes de la plus basse facture.... insultes  que j'ai  pu lire sur le net de la part de personnes qui soutiennent le mouvement , et qui ont repris en avatar sur facebook le sigle du No Sarkozy Day.

      Qui ne dit mot consent  et jusqu'à ce jour les organisateurs n'ont protesté ni contre les écarts de langage ni contre la reprise de leur sigle.

      Bien plus  suite à mon article sur Agoravox J'ai eu un des organisateurs au téléphone. Je l'ai informé de ce fait la réponse a été plus qu'inconséquente  " je ne peux pas surveiller  tous les murs...  sur facebook"

      Lors de cet  entretien mon interlocuteur  m'a indiqué que  facebook n'était pas le reflet de la réalité  et que les gens qu'il rencontrait  dans la rue ou dans les réunions que le collectif organisait  étaient très éloignés de ceux qui  diffusent sur le net  des insultes en tous genres..

      Il y a là une contradiction manifeste car si les organisateurs pensaient que facebook n'était pas  le reflet  d'une certaine France pourquoi créer  une page sur facebook qui rassemble et catalyse tous les mécontentements et frustrations actuels.

      Je ne cesse de dénoncer  les décisions prises par  notre majorité présidentielle qui à mon sens plongent   dans une précarité encore plus grande des millions de personnes.

    Mais je ne peux donner quitus à   un mouvement qui demande la démission  d'un homme élu par la majorité des Français sur un programme que tous étaient sensés connaître et de ce fait fait un appel  indirect à l'anarchie  et à la violence.

     

    Aujourd'hui où en est le mouvement

    Buzz sur internet ou réelle mobilisation ?

    • Plus de 300 000 personnes inscrites sur la page   facebook du collectif
    • Mais seulement 12 000 personnes qui se sont inscrites  sur le net dans les groupes départementaux cliquer ici

    certains groupes ne comptent que quelques adhérents  et certains adhérents n'habitent  pas dans les départements en question et se sont inscrits dans plusieurs départements.

    • Une association loi 1901 ‘l’onde violette » a été créée par Laurent, le coordinateur du No Sarkozy Day 31 ( statut que je n'ai pas trouvés ...)
    • Des soutiens limités : presse satirique : Siné Hebdo et le Kamikaze ;
    • Aucune communication sur le nombre de personnes réellement actives dans les départements , sur le nombre de réunions faites ,  le nombre de participants etc...
    • Une page sur facebook qui est de moins en moins fréquentée et ne brille pas par la qualité des commentaires !
    • Une journée de mobilisation et aucun projet sérieux  lui faisant suite si ce n'est "  un après à construire " et qui passera  par des assemblées populaires ..."A l’issue de cette journée de mobilisation, se tiendront partout des réunions ouvertes, où nous pourrons ensemble, démocratiquement, décider de la suite à donner à ce mouvement de contestation populaire du sarkozysme, contestation que nous espérons aussi large que possible" Peut -on lire  notamment sur starwizz.

    Alors le No Sarkozy Day qui se vente de rassembler plus de  100 000 personnes dans la rue n'est-il qu'un buzz sur le net ?

    Peut être ! mais nous devons être vigilants

    En effet nous sommes  dans une crise économique qui pousse dans la précarité et l'incertitude des lendemains un nombre de plus en plus important de personnes .

    Dans le même temps nous enregistrons une méfiance du peuple dans ses élites .

    Peur et méfiance sont mauvaises conseillères  car elles peuvent inciter nombre d'entre nous à écouter le chant des sirènes d'un collectif qui annonce des jours meilleurs organisés par des assemblées populaires....

    Bien que  le collectif du No Sarkozy Day  ne présente pas le sérieux qu'il se doit ,  il peut ouvrir dans ce contexte sociétal la porte  à des  actions  incontrôlables et violentes.

    Ce risque n'est pas exclu car le 27 mars  divers groupes aux orientations opposées et pour certains extrèmes  vont se retrouver  dans la rue  en même temps  et aux mêmes  points stratégiques des plus grandes villes de France  ( Paris, Toulouse, Lyon, Marseille etc..).

    Citoyens il faut garder raison   restez attentifs et vigilants.


     


    FLASHMOB POUR LE "NO SARKOZY DAY"
    envoyé par latelelibre. - L'actualité du moment en vidéo.

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