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Burqa les dés sont-ils pipés ( suite)

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Burqa  Burqa  cachez cette burqa que je ne saurais voir !

le 18 Novembre la mission Guérin recevait également

stora-modif.jpgM. Benjamin Stora, historien ,professeur des universités enseignant l'histoire du Maghreb et de la colonisation française, directeur scientifique de l'Institut Maghreb-Europe et membre du laboratoire Tiers-Monde-Afrique au CNRS

M. Patrick Gaubert, président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA), président du Haut conseil à l’intégration, accompagné de MM. Gérard Unger et Richard Séréro, respectivement vice-président et secrétaire général de la LICRA

 

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Voici les temps forts de leurs interventions

 

M. Benjamin Stora.

Permettez-moi d’apporter une précision qui n’est pas inutile, puisqu’elle éclaire le point de vue depuis lequel je me place. Je suis professeur dans deux universités, enseignant l’histoire du monde arabe à l’Inalco et l’histoire du Maghreb contemporain à Paris XIII-Villetaneuse, en Seine-Saint-Denis. Pour en avoir discuté avec des centaines d’étudiants, pour m’être trouvé devant des amphithéâtres où étaient assises une quarantaine de jeunes filles entièrement voilées, je crois connaître ce problème. Les réflexions que je vous livrerai ne sont donc pas seulement celles de l’historien ; elles sont aussi inspirées par mon vécu et ma pratique universitaire.

En guise d’introduction, il convient de rappeler que les populations d’origine ou de culture musulmane vivant en France proviennent dans leur grande majorité du Maghreb. Les statistiques établissent leur nombre entre cinq et huit millions.

Les voiles dont il est ici question – burqa ou niqab – n’appartiennent pas à la tradition du Maghreb. Dans ces pays, c’est le haïk qui faisait figure de voile traditionnel jusqu’à la fin des années 1970, de couleur blanche à Alger ou noire à Constantine, masquant le visage ou le jilbab, vêtement qui recouvre entièrement le corps.

L’indépendance a été une formidable séquence d’émancipation, notamment pour les femmes qui ont participé à la guerre. Mais elle a placé le rapport au voile dans une grande ambivalence, puisque le voile était à la fois une marque de défi à l’égard de la présence française et une oppression dont il s’agissait de se libérer une fois l’indépendance obtenue. Dans les années 1970, notamment en Tunisie sous l’influence d’Habib Bourguiba, ces vêtements appartenant à la tradition religieuse, culturelle et patriarcale avaient pratiquement disparu.

Les voiles que nous connaissons aujourd’hui se sont implantés pendant les années 1980, en rapport à des événements historiques très précis. Cette décennie s’ouvre avec la révolution iranienne en 1979 et se clôt en 1989, qui n’est pas seulement l’année de la chute du Mur, mais aussi celle du retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan et de la naissance officielle du Front islamique du salut en Algérie. Pendant cette période décisive, un renversement de tendance se produit, qui permettra aux révolutions religieuses de l’emporter et ouvrira la voie à de nouvelles idéologies.

Les vêtements « afghans », portés aussi bien par les hommes que par les femmes, deviennent l’expression de cette radicalité politique. Ils sont une sorte d’armure, le signe d’appartenance à des groupes en situation de guerre. Ils vont alors traverser la Méditerranée pour s’installer en France : 1989, c’est aussi l’affaire de Creil.

Vingt ans après, la situation est encore différente. Le voile est aujourd’hui la marque d’un ressourcement identitaire, ce qu’il n’était pas auparavant. Si la burqa ou le niqab n’ont pas trouvé leur place au Maghreb, le hijab a progressivement envahi l’espace public et est désormais porté par près de 90 % des Algériennes et des Marocaines. Il est souvent perçu comme un instrument d’émancipation, dans la mesure où il permet aux femmes de s’approprier la rue et d’y circuler sans crainte du regard masculin.

Certains groupes politiques ont instrumentalisé le voile. Ils ont fait de cet accessoire, qui symbolise de manière évidente la différence et la séparation, une marque de défi à l’encontre des États arabes et des démocraties européennes. Mais dans la durée, ce défi s’est peu à peu transformé en croyance : le port du voile a alors été revendiqué par d’autres factions comme une pratique religieuse consentie.

De fait, c’est à l’intérieur de l’espace religieux – l’islam est la deuxième religion de France – que le combat se livre, alors que les groupes qui ont enfourché ce cheval de bataille sont des idéologues, qui poseront ensuite la question des services publics ou de l’enseignement, et visent, au-delà, l’instauration d’un système de société. C’est la raison pour laquelle je ne pense pas que ce combat puisse être mené uniquement d’un point de vue juridique ou religieux : il doit l’être sur un plan idéologique, culturel et politique.

Le port du voile intégral me semble inacceptable dans deux situations : à l’hôpital, où le médecin doit savoir qui il soigne, et lors des examens universitaires, où le principe d’égalité entre citoyens doit être respecté. Ainsi, en tant que professeur, je refuse de faire passer un examen à une femme si je ne peux pas vérifier son identité. Je dois noter que la plupart de mes étudiantes ont accepté d’ôter ponctuellement leur jilbab ; par ailleurs, je constate que celles qui portaient le voile intégral en 2004 ont changé de tenue vestimentaire lorsqu’elles sont entrées en master.

Incidemment, lorsque je leur fais remarquer que le voile intégral ne les aidera pas à trouver un emploi, ces femmes me répondent qu’elles iront travailler au sein de quartiers communautarisés. L’apparition de « secteurs » réservés aux croyants, hors des lois de la laïcité et de la République, avec commerces et institutions scolaires ad hoc constitue l’un des problèmes auxquels nous serons confrontés dans les vingt prochaines années.

Partant de ces situations, fréquentes dans les milieux hospitalier et universitaire, nous devons pouvoir énoncer des règles simples, pratiques et évidentes. J’avoue ne pas voir la nécessité de concevoir une grande loi.

M. Éric Raoult, rapporteur. Vous faites partie des grands connaisseurs du Maghreb. Mme Habchi, que nous avons auditionnée, nous a rapporté en des termes très émouvants la situation qu’avaient vécue ses cousines en Algérie pendant la guerre civile. Pouvez-vous nous en dire davantage ? Par ailleurs, il nous semble que le voile intégral est une façon, pour les jeunes femmes issues de l’immigration et récemment converties, d’exprimer leur zèle et de combler l’absence de repères linguistiques ou culturels. Faites-vous ce constat en Seine-Saint-Denis ?

M. Jean Glavany. La professeure Anne Levade, que nous venons d’auditionner, part du principe que le port du voile intégral est le signe d’une appartenance religieuse et qu’en conséquence, une loi pourrait porter atteinte à la liberté religieuse. Votre démarche est différente, puisque vous estimez qu’il s’agit de l’expression d’une radicalité politique. L’historien que vous êtes peut-il nous indiquer quels sont les fondements de cet asservissement des femmes et pourquoi cette radicalité a trouvé dans le voile intégral un moyen d’expression ?

M. Jacques Myard. Après avoir rencontré à Damas une Marseillaise mariée à un Koweïtien et portant le voile intégral, je m’interroge sur les motivations de ces femmes. Votre pratique d’enseignant vous permet-elle de nous donner des éléments sur la liberté dont elles jouissent, où à l’inverse, sur les pressions sociales dont elles peuvent faire l’objet ?

M. André Gerin, président. Vous avez parlé du retentissement des événements de 1979 et de 1989. Quelle est l’incidence des deux guerres du Golfe et, tout particulièrement en France, de la guerre civile algérienne ?

M. Benjamin Stora. Effectivement, les femmes – enlevées, forcées à des mariages de jouissance, assassinées – ont payé un tribut terrible à la guerre civile algérienne. Mais il faut savoir que cette question a servi d’alibi au pouvoir en place, de faire-valoir pour légitimer la répression. Depuis, le statut des femmes datant de 1984 n’a pas été modifié et la charia, dont l’instauration n’est pas le fait des islamistes puisqu’elle remonte à 1963, est toujours en vigueur. Et si l’on met l’accent sur l’islamisme radical, on oublie souvent que c’est l’État qui a encouragé le développement de l’islam comme religion d’État.

Bien sûr, les jeunes femmes voilées qui apprennent l’arabe à l’Inalco sont souvent des Françaises converties ou des Beurettes qui ne connaissent pas le pays de leurs parents et n’en parlent pas la langue. Le voile renforce certainement leur sentiment d’appartenance identitaire et les installe dans une posture victimaire, soulignant les persécutions dont elles imaginent faire l’objet. Elles croient souvent à l’existence d’une continuité entre la France coloniale et la France d’aujourd’hui. Cette représentation imaginaire d’une société française qui perpétuerait l’esprit colonialiste, qu’on le veuille ou non, s’est installée dans les banlieues et chez beaucoup de jeunes.

Ce constat en amène un autre, que je me permets de vous soumettre : l’absence de chaires universitaires sur le monde arabe, sur l’histoire du Maghreb ou sur la langue arabe explique les lacunes de la transmission mémorielle. Il faut y voir une des raisons pour lesquelles beaucoup vont chercher dans les formes les plus radicales de la religion ou les plus théoriques du nationalisme arabe – dans sa version laïcisée mais islamiste – des outils de référence.

Il est donc heureux que des jeunes femmes voilées assistent à mes cours sur l’histoire des rapports entre le Maghreb et la France – la façon dont le nationalisme algérien s’est inspiré des principes de la République par exemple –, plutôt qu’elles aillent écouter des discours essentialistes et religieux, faisant des guerres de décolonisation un jihad livré contre l’Occident.

Je ne peux pas traiter ici de la question, bien trop large, des fondements historiques de l’inégalité entre les hommes et les femmes en islam. Je ferai simplement remarquer que ces sociétés patriarcales, rurales et méditerranéennes n’ont pas bénéficié du mouvement de réforme, amorcé au XIXe en Égypte, qui visait à séculariser les sociétés musulmanes et, par voie de conséquence, à instaurer l’égalité politique. La Nahda a été interrompue, sauf dans les sociétés dites « kémalistes ».

L’absence de laïcisation des États issus des indépendances, le choc de la dépersonnalisation culturelle, le problème de la dépossession identitaire par l’intermédiaire de la langue sont autant de phénomènes qui se cumulent et doivent être analysés. Pour autant, ils n’expliquent pas la situation qui prévaut depuis 1979, quand la révolution iranienne a donné un coup d’accélérateur à l’histoire. Depuis trente ans, le problème du ressourcement et de la recherche d’une personnalité authentique face à un Occident considéré comme dominateur, ont permis à l’islam politique de s’inscrire comme une idéologie à part entière. À nous d’en rechercher les théories, d’analyser ses programmes, de comprendre ses visées.

Les motivations qui peuvent conduire une jeune femme à se recouvrir d’un voile sont multiples : ressourcement identitaire ; défi lancé aux parents ; défi lancé à l’école ; volonté de se séparer d’une société considérée comme injuste ; sentiment de revanche par rapport à des grands-parents immigrés, condamnés à une relégation sociale et culturelle. Il faut prendre la mesure de cette réalité pour mieux l’affronter et ne pas se limiter à des considérations abstraites sur l’islam.

Le rapport que ces personnes entretiennent avec la France procède à la fois d’une fascination et d’un sentiment de rejet. Nous vivons dans la société multiculturelle la plus riche d’Europe. Si celle-ci est attirante, elle ne fait pas toute sa place à cette immense jeunesse qui aspire à y entrer.

À cet égard, il me paraît essentiel que nous puissions à la fois combattre le rejet de l’autre – ces vieux démons de l’islamisme que sont la misogynie, l’homophobie, l’antisémitisme et la xénophobie prospèrent dans les quartiers – et en même temps adresser un message qui rappelle l’impératif d’accueil, de générosité et d’égalité citoyenne. Sans cela, vos lois seront toujours perçues comme allant dans le même sens, celui de la stigmatisation et de l’assignation à résidence identitaire perpétuelle.

 

 

M. Patrick Gaubert.

je voudrais partir d’un constat : il y a cinq ou dix ans, le phénomène du port du voile intégral en France tenait de l’exceptionnel ; aujourd’hui, c’est devenu un phénomène marginal. La nuance est importante. Qu’en sera-t-il demain ? Dans certains quartiers de Paris, Lille, Lyon, Marseille ou ailleurs, les burqas ou les tenues salafistes modifient le paysage urbain et entrent en contradiction avec un choix fait de longue date par les citoyens français : celui de ne pas afficher trop ostensiblement ses différences dans l’espace public.

Il est clair que le port du voile intégral porte le sceau d’un combat qui est politique avant que d’être religieux. Les intégristes travestissent habilement un sectarisme politique en religion pour bénéficier d’un blanc-seing en vertu du principe de laïcité qui garantit la liberté de croyance : telle est la souricière dans laquelle ils veulent nous entraîner.

Il y a, par conséquent, un premier chemin sur lequel la LICRA ne se hasardera pas : celui de la théologie, de l’exégèse religieuse, du décryptage des sourates du Coran. Il n’appartient pas aux démocrates que nous sommes de différencier le bon du mauvais islam et d’en tracer les frontières – et j’espère donc que le débat ne s’engagera pas dans cette voie.

C’est un autre chemin que la Ligue empruntera, avec prudence et ménagement. Tout au long de son histoire, elle n’a eu de cesse de défendre un principe essentiel qui régit le « vivre ensemble » : le respect de la laïcité, qui fait partie de sa raison d’être et qu’elle ne manque pas de placer au centre de ses activités, notamment éducatives.

Auditionnée par la commission présidée par M. Stasi en 2003, la LICRA a pris parti pour la loi qui, à ses yeux, a eu en 2004 l’incontestable vertu de pacifier les situations de revendication religieuse dans les établissements scolaires. Néanmoins, veillons à ne pas transformer la laïcité en placebo de l’ensemble des maux identitaires de notre société, au risque d’affaiblir ce pilier de la République. Ainsi, est-il opportun d’en appeler à la laïcité pour réglementer la tenue vestimentaire d’adultes dans la rue ?

Le voile intégral, instrument politique d’une démarche politique, porte atteinte au projet de communauté de destin et d’unité nationale dans notre pays, ce pour plusieurs motifs.

Tout d’abord, il porte atteinte à la condition et à la dignité des femmes. C’est un instrument d’oppression enfermant la femme – le seul sujet visé dans cette pratique – dans une véritable prison. Il la soumet à un authentique apartheid physique et social. Il frappe son corps en rendant visible l’invisible. Il est le symbole même de l’endoctrinement idéologique qui fait que ces femmes s’autostigmatisent. Le plus souvent, elles le portent soumises et forcées ou, comme dans une secte, avec la foi aveugle de la bigote. Il ne fait aucun doute que le voile intégral exclut la femme de l’espace public et efface son identité de citoyenne. Il l’enferme de facto dans une caste d’intouchables.

Le voile intégral est une atteinte aux valeurs de la République.

Certains objectent que c’est le choix de ces femmes d’être voilées et qu’elles disposent de leur liberté. Eh bien non, pour nous, à la LICRA, on ne dispose pas de sa liberté quand celle-ci tourne le dos aux deux principes fondamentaux de notre République : l’égalité et la fraternité. Voilà comment les intégristes renversent les principes de liberté et de droit à la différence en les instrumentalisant contre la République et ses valeurs.

Ce stratagème est bien connu à la LICRA et combattu par l’association. Dans des instances internationales, aux Nations unies notamment, on voit certains États remettre en cause l’universalité des droits de l’homme au nom du relativisme culturel, au nom même des principes de la démocratie. Là-dessus, il n’y a pas matière à négocier. Il n’y a qu’une réponse ferme à apporter : la France doit être courageuse, camper sur une position intangible, et défendre les valeurs issues des Lumières et de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qu’elle a faites siennes depuis 1789.

Le voile intégral est une atteinte au « vivre ensemble ».

Quand les valeurs de la République sont bousculées, c’est le vivre ensemble qui est malmené. Si la liberté individuelle est un droit fondamental, elle inclut mécaniquement des devoirs, notamment envers l’autre : envers son concitoyen avec lequel on partage l’espace public. L’article 29 de la Déclaration universelle des droits de l’homme rappelle notamment que « l’individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible. (…) Chacun n’est soumis qu’aux limitations établies par la loi, exclusivement en vue d’assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d’autrui, et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique. »

Le voile intégral constitue donc – mais il faut être capable de l’entendre – une intrusion violente et difficilement supportable dans l’espace public, dans le quotidien de la communauté nationale, dans une société sur qui pèse déjà le poids des discours identitaires.

Le voile intégral porte atteinte au maintien de l’ordre public, règle essentielle en droit français.

Sur la base de ce critère, la liberté de conscience et la liberté de religion peuvent être légitimement limitées par le législateur, à condition que cette limitation soit nécessaire dans une société démocratique. Le Conseil d’État comme la Cour européenne des droits de l’homme admettent l’interdiction du voile dès lors qu’elle est justifiée par le maintien de l’ordre public. Dans le cas particulier de la photographie d’identité pour un permis, un passeport, un titre de séjour, les juges acceptent l’obligation d’être photographié tête nue. Cette prescription devrait également s’appliquer au guichet d’une banque, à la caisse d’un supermarché – pour un paiement par chèque par exemple –, ou à la sortie d’une école. Le refus d’ôter le voile intégral soustrait la femme à une règle élémentaire de sécurité publique.

Lutter contre l’enfermement sectaire et identitaire que représente le port du voile intégral passe incontestablement par la réaffirmation des valeurs de la République et par une meilleure application et transmission de ses principes. Il y a un combat à mener, avec toujours plus de détermination, contre le racisme et les discriminations. Ces dérives d’exclusion mènent inévitablement vers le repli identitaire, dont le voile intégral est le phénomène le plus patent.

Il y a un combat à mener plus fortement pour une véritable égalité des chances dans l’ensemble des espaces de notre République : à l’école, dans l’entreprise, dans le logement, etc.

Il y a un combat à poursuivre avec ténacité pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Enfin, il y a un combat à mener pour la laïcité. Il faut se dresser contre ceux – les promoteurs du voile intégral en sont – qui veulent imposer une vision sectaire de l’humanité, selon laquelle les individus seraient avant tout définis par leur appartenance religieuse ou ethnique.

La LICRA est aujourd’hui favorable à une extension du principe de laïcité : par exemple s’agissant des usagers des hôpitaux – loi hospitalière – ou du règlement intérieur des entreprises – code du travail.

Dans son rapport rendu en 2003, la commission Stasi avait émis vingt-sept propositions. Trois seulement ont été retenues, centrées sur la question du voile à l’école. Aujourd’hui, la LICRA demande que les vingt-quatre propositions restantes soient remises à jour dans les conclusions que rendra en janvier la mission d’information parlementaire, et que l’on précise les conditions de leur application. Je pense que si ces vingt-quatre propositions avaient été appliquées, nous n’aurions pas à nous réunir aujourd’hui autour de cette table.

Le débat sur le port du voile intégral occupe aujourd’hui le champ national. Mais les conclusions de la mission d’information parlementaire ne manqueront pas d’être scrutées et commentées dans d’autres pays. Depuis des siècles, les débats menés en France ont eu des répercussions en Europe et dans le monde. Au-delà des polémiques qu’elles pourront alimenter sur notre modèle, ces conclusions devront également servir à adresser un message de soutien appuyé de notre République aux femmes du monde vivant encore par millions sous l’oppression du vo

Commentaires

  • La burqa n est pas un habit religieux et cacher le visage est un risque pour la sécurité publique. Donc se vêtir ainsi est, de facto et quasi de jure, illégale.

  • Valeur de la république, l'égalité qui s'applique pleinement entre hommes et femmes se décline dans la mixité. Hommes et femmes vivent ensemble, dans le respect mutuel général. Et personne n'est considéré comme un objet. Tout ce qui sépare et enferme est donc en contradiction avec ces valeurs. Même s'il faut garder un temps de pédagogie, il est clair que les valeurs de la République doivent être respectées.

  • L'islam a de beaux jours devant lui en France et Europe.
    Pratiquement les donneurs de leçons ci-dessus, sont des alliés de l'Islam. Benjamin Stora porte parole du PC, qui n'a jamais connu la guerre d'algérie a cause de son age, donne toujours raison aux fells, c'est bien connu.
    En conclusion l'Islam en france doit s'adapter a l'Europe et non le contraire.
    Ah au fait et les rue barrées a Paris pour la prière c'est quoi cela.

  • Le vivre ensemble???? Va expliquer à une fille qui voit ces freres, meme les plus diplomés, se faire remballer à chaques entretiens d'embauches, à chaques demandes de logements ou de formations.
    Cette commission nous fait penser à nous jeunes des banlieues à une sorte de ministere des affaires indigenes!!!
    Au lieu de parler des femmes musulmanes qui essaient de s'emanciper en travaillant, en se logeant de maniere independantes et qui se font remballer à chaques fois, la commission 'des affaires indigenes" perd son temps à parler des 2% de musulmanes en Burqa.
    Continuez commer cela et dans 20 ans elles seront 90% à se ballader en burqa.
    C'est comme le racisme anti-français, pendant longtemps on a fait semblant de pas voir la discrimination subit par les enfants d'immigrés originaires d'afrique et des antilles et le jours ou ces jeunes ont pétés les plombs ça a fait la une des medias.
    Pour la burqa c'est pareil, comme par exemple la jeune femme qui s'appelle fatima et qui disait à la télé qu'elle avait envoyé 300 CV sans aucunes reponses en retour...Elle a renvoyé ce CV à l'une des entreprises en changeant son identité (Christine dubois) et l'entreprise lui annonce que le poste est toujours à pourvoir!!!!
    Si cette fille se met en burqa du jours au lendemain qui osera lui parlait du vivre ensemble?

  • A Marco. Il y a des centaines de jeunes dans le même cas. Y compris ceux dont l'arbre généalogique remonte à Clovis. Il y a 65 millions d'habitants et moins de 26 millions d'emplois. Le taux d'emploi de la catégorie étranger est de 55,7 contre 57,6 chez les hommes et 40,1 et 47,4 chez les femmes (selon Insee 2009). Ces écarts sont faibles et loin en tout cas de la dénonciation systématique des refus d'embauche. Quand il sera devenu évident que l'antagonisme n'est pas entre tel type d'habitant et tel autre mais entre les être humains et les formes d'organisation sociale qui leur sont imposées, il n'y aura pas de progrès. Diviser pour régner est toujours d'actualité.

  • C'est pas la burqa le problème, ce n'est que la conséquence du vrai problème que sont les dogmes et particulièrement les religieux.
    Je suis désolé, mais elle rend les gens mentalement malades.
    Il faut arrêter le massacre, on a mis 2000 ans a se battre contre les cathos, ce n'est pas pour voir d'autres fanatiques débarquer.
    Je n'ai aucun problème avec les arabes, je les aime bien meme, pour ceux que je connait, mais beaucoup d'entre eux sont encore trop dans la religion, ils ne pensent qu'a ça, ne vivent qu'au travers de préceptes que nous avons en france déjà combattus et vaincus par le passé

  • Pour une fois je suis totalement d'accord avec la LICRA , à savoir que quand on est dans un pays d'accueil , quel qu'il soit , qu'on vienne pour les vacances ou pour y travailler et y vivre ,un étranger , quel qu'il soit , doit RESPECTER ses usages , sa religion,ses LOIS et ses habitants ,s'il veut être respecté et ne pas vouloir imposer ses propres lois et religion !! Il n'y a pas pire raciste que celui qui accuse les autres de racistes , exemple ,les maghrébins et autres musulmans qui accusent les européens de racistes alors qu'ils s'entretuent entre " freres et soeurs " à tout va dans tous les pays où ils sont .Mais au fait , pourquoi tous les émigrés musulmans veulent-ils venir dans ces pays d'Europe Tellement racistes , qui ne les aiment pas , et pour cause ( je vis dans un quartier difficile !!!), alors qu'ils pourraient très bien aller dans un pays "ami , frère et musulman" comme la Lybie ,les pays du golfe par exemple , qui sont beaucoup plus riches que la France ! ?Et en plus il auraient beaucoup moins loin pour faire le pélérinage à la Meque ! C'est quand même bizzarre , parmi toutes les communités étrangères qui sont en France , les seuls qui " foutent le bordel" dans le pays sont les maghrébins et autres musulmans , à croire qu'ils ne savent pas vivre dans un pays civilisé !
    Un petit détail encore , mon fils ,bien français est au chômage depuis 1 an et demi et a envoyé plus que 300 candidatures , mais n'a pas non plus été embauché....alors racisme ?

  • Je me souviens cet été avoir croisé un couple qui traversait une place sous le soleil. Lui était en short et tea-shirt, les jambes nues et les pieds bien à l'aise dans ses espadrilles légères. Elle le suivait comme elle pouvait, se trémoussant lourdement sous une immense robe noire, entièrement couvrante, doublée d'un voile lui enserrant la tête et le visage. Si nous voulons l'égalité, la parité, la mixité, libérons les silhouettes, et d'abord les visages.

  • Holl:
    l'islam est une religion conquérante,comme l'a été le christianisme(croisades,bannissements des protestants,bénédiction des Waffen SS par Pie XII,etc..).

    Une religion modérée et tolérante est vite supplantée par une autre plus directive.
    D'où l'activisme des intégristes de toutes religions qui ont compris que la survie de leur religion dépendait ,non de la présence ou de l'absence de leur dieu,mais du rapport de forces en leur faveur.

  • Prenons des situations extraordinaires. Un moine bouddhiste dans les rue de Djedda, un personne en burka devant la maison blanche à Washington. Qu est ce qui va se passer ?

  • A Sauvequipeut. Pour le savoir il n'y a pas d'autre moyen que de le tester. Et encore cela n'aura pas valeur de preuve, car les réactions peuvent changer d'une fois à l'autre en fonction des personnes rencontrées. Mais il est possible de fermer les yeux même sans burka. D'où vient ce vêtement, qu'elle est la place des femmes dans ces sociétés, est-ce qu'elle correspond à ce que nous voulons ? (je sais il y a des hommes qui disent oui).

  • la question est bien:quelle est la place de LA femme dans la société française(puisque c'est de la France qu'il s'agit).

  • Le combat pour la séparation des églises et de l’État a été une réponse forte à une offensive de la hiérarchie catholique .

    Cette offensive contre la république consistait à imposer ou à continuer à imposer la messe à l’ouverture des sessions parlementaires et le crucifix dans les chambres des hôpitaux même si le patient était athée ou agnostique.

    Aujourd’hui l’islamisme politique est sur tous les fronts pour contraindre les populations d’origine musulmane à des codes de vie rétrogrades.

    Ce communautarisme qui fait d’ailleurs de la femme la première victime doit être combattu.

  • Le probleme est que nous parlons toujours d'integration, et tout est fait dans cette direction; mais ces gens là, ne veulent pas s'integrer, ils veulent s'imposer.
    La France les a colonisés un certain temps, ils veulent nous rendre la pareille.
    L'indépendance rendue à ces pays, n'a pas arrangée les choses.Discuter avec un quinquagenaire qui a fréquenté l'école française et avec un plus jeune qui a frequenté l'école apres l'independance, et vous verrez la difference.L'un connait le respect et l'autre pas.

  • c'est un faux débat, on veut absolument faire croire que la femme musulmane est soumise à l'homme! Quelle manque de culture!Quand on lit tous ces commentaires, on peut lire du racisme "voilé" , ce n'est pas l'habit qui gêne mais plutôt le faciès et autour de celui-ci on fabule. En ce qui me concerne personne ne me gêne même pas celle qui montre son string rouge dessous un pantalon taille basse qui dévoile son intimité. Aujourd'hui, l'Islam dérange par qu'il est en expension et alors, alors ces milliers de personnes qui se convertissent sont tous dérangés, idiots et analphabètes!?

  • Peut-ton généraliser sur l'intolérance au "faciès", quand justement les conversions font que désormais tous les genres de "faciès" peuvent être concernés. L'accusation de racisme ainsi lancée permet d'éviter le débat de fond. Dire que certaines formes de croyances ne prônent pas l'égalité entre les hommes et les femmes, cela est proclamé aujourd'hui même par des femmes qui s'affirment elles-mêmes comme musulmanes. Il y a loin en effet entre certains textes de savants religieux très tolérants et modernes et les pratiques. (certaines se réclamant de certaines sourates). Enfin, concernant le dernier argument, il y a eu des millions de gens qui ont cru que la terre était plate, il y a encore des millions de gens qui sont satisfaits d'être des sujets d'un royaume et non les citoyens d'une république. L'erreur est largement répandue. On ne peut se prévaloir de cet argument ni pour, ni contre. D'autant que même si l'on doit sans cesse se questionner au sujet de ses croyances, le respect du aux croyants/croyantes ne doit jamais faillir.

  • otok tone : d'accord avec vous.

    -toutes les vérités sont relatives (B.Pascal).

    -je connais bien cet amalgame "islam/facies/voile (ou burqa,ou argument lambda )" destiné à CULPABILISER l'interlocuteur (le mécréant) en l'accusant de racisme ,et à obtenir de lui des avantages dérogatoires quelconques en sa faveur.

    -Pour avoir travaillé avec des populations sensibles j'avoue ne jamais avoir croisé de jeunes personnes au string apparent.Cet argument me fait bien rire.

    -l'islam est le refuge des communautés souffrantes , rejetées par nos concitoyens ,et terreau des zélateurs .

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