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il y a des limites à l'irresponsabilité....

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des petits trous des petits trous encore des petits trous.......

les conflits sociaux avec menaces et séquestrations pleuvent comme les petits trous du poinçonneur des lilas

dans un article  du 31 juillet 2009 je vous faisais part de mes inquiétudes concernant la montée en force des conflits sociaux avec menaces et violences .article du 31.07.2009 clic ici

en effet depuis plusieurs mois les salariés menacés de licenciement ont parfaitement compris  qu'il fallait attirer l'attention dans l'espace public pour obliger les pouvoirs publics à intercéder auprès des directions des entreprises lorsque le dialogue social est fermé

attirer l'attention ce n'est plus défiler dans la rue ou occuper l'entreprise c'est séquestrer les dirigeants, menacer de faire sauter l'entreprise  avec des bouteilles de gaz .

j'indiquais dans mon article que  si les fermetures de sites continuaient  d'avoir lieu sans  de réelles négociations  avec des dirigeants , de tels conflits  risquaient  de se multiplier.

aujourd'hui  nous avons franchi un nouveau seuil de violence dans cette nouvelle affaire

Des salariés de l'entreprise de transport Serta de La Vaupalière (Seine-Maritime) menacent de verser un produit toxique dans un affluent de la Seine s'ils n'obtiennent pas une prime supra-légale de licenciement ( les salariés  demandent 15.000 euros en plus des indemnités légales).

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Placée en redressement judiciaire en novembre, l'entreprise verra son sort examiné ce jeudi par le tribunal de commerce d'Evreux qui pourrait décider de sa liquidation totale ou de donner suite aux offres de reprise qui ont été déposées.

l'entreprise emploie 150 salariés dans toute la France, notamment à La Vaupalière et à Cavaillon (Vaucluse). Elle comptait encore près de 250 personnes avant un premier plan social

les salariés demandent 15.000 euros en plus des indemnités légales, faute de quoi ils pourraient verser 8.000 litres de produit toxique dans les égouts qui sont liés à la Seine

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«C'est la seule arme dont on dispose, ces 8.000 litres d'additifs de carburants. Il n'y a pas d'ultimatum, et nous n'en sommes pas encore à mettre la menace à exécution mais nous demandons une indemnité de départ de 15.000 euros par salarié», revendique Jean-Pierre Villemin, délégué CFDT, en grève depuis la fin de la semaine dernière. «Nous formulons cette menace car nous sommes face à des gens sourds et aveugles», a-t-il poursuivi.

voir article nouvel observateur clic ici

 

Commentaires

  • Mes mandats, DS, ex-secrétaire DUP et CHSCT et conseiller prud'homme second mandat. Il faut comprendre ces gens poussés à bout par un patronnat avide de résultat pécunnier. Ils considèrent leurs salariés comme à l'époque de Jacquout le croquant, bon qu'à travailler et à se taire, plier sous le joug. Alors bien sur quand il n'y a pas de dialogue le salarié est face à un mur. Devant un mur que fait le maçon? Marteau piqueur et non petit burin et massette, belle image mais tellement représentative du désespoir de ces hommes qui ont une famille à nourrir. Au bord du gouffre pendant que l'Etat et les banques les spolient sans aucun remords ni ressentiments. Eux avec un salaire de 1130 € net par mois ils arrivent tant bien que mal à vivre, avec deux salaires ils se mettent en couple. Quand l'un d'eux est licencier ils se quittent pour se trouver un autre conjoint pour pouvoir survivre. Et les enfants et les familles, sontballottés de tous les cotés, parents, grands-parents , creche etc...Quand aux employeurs ils se plaignent de toujours payés. ils oublis que le Code du Travail a été créée par eux pour eux contre les tisserants de LYON. Mais ils oublient que 99,95%ce sont eux qui sontà l'origine du conflit et quand il y a lésion il y a réparation. Ils y a aussi des salaries indélicats, mais cette proportion aux CPH sont rapidement repérés. Il y aurait encore beaucoup à dire.

  • Je suis entièrement d'accord avec point de vue.
    Par ailleurs je pense que par ces agissements, les salariés font le jeu du principe peu glorieux qu'avec de l'argent tout s'achète et donc, en corollaire pour ceux qui en disposent ,que tout est permis.
    Cette voie ne mène à rien sur un plan politique sauf à renforcer les licenciements puisque la paix sociale a désormais un prix et à fortiori un prix négocié par tête de licencié. c'est une forme moderne de l'esclavage, de l'homme main d'oeuvre d'autres hommes. Un salaire quand l'entreprise veut le faire travailler, des indemnités quand elle ne le veut plus.
    On mesure aussi l'esseulement de ces personnes, leur abandon au jeu économique par la politique et ses acteurs y compris les syndicats, lorsqu'elles arrivent à penser que le chantage est la seule arme dont elles disposent.
    Cordialement
    Marie-Christine Hiebel-Barat
    Blog : osons penser et agir.

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