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  • les chiffres officiels du chômage ne tiennent pas compte du sous-emploi

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    Hier Le MONDE et l'EXPRESS publiaient  deux articles quasiment identiques concernant le chômage.

    Ils étaient relayés par  le Nouvel Observateur .

    Reprenant les chiffres du Ministère de l'emploi ces trois journaux  indiquent que "le nombre de chômeurs inscrits en catégorie 1 a augmenté  en un an de 161.400, et s'élève à 2.068.000."

    CES CHIFFRES NE DONNENT PAS UNE SITUATION EXACTE DE LA SITUATION DU CHOMAGE .

    POURQUOI ?

    tout d'abord la catégorie 1 fait référence aux personnes enregistrées et inscrites à l'ANPE  et nous savons que toutes les personnes sans emploi ou en état de sous-emploi  ( temps partiel, intérimaires, cdd etc..) ne sont pas forcément inscrites à l'ANPE.

    ENSUITE IL Y A 8 CATEGORIES DE CHOMEURS INSCRITS A L'ANPE

    Définitions des 8 catégories de demandeurs d'emploi :

    • Catégorie 1 personnes sans emploi, immédiatement disponibles, à la recherche d'un CDI à temps plein, hormis les personnes ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois.
    • Catégorie 2 personnes sans emploi, immédiatement disponibles, à la recherche d'un CDI à temps partiel, hormis les personnes ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois.
    • Catégorie 3 personnes sans emploi, immédiatement disponibles, à la recherche d'un CDD temporaire ou saisonnier, hormis les personnes ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois.
    • Catégorie 4 personnes sans emploi, non immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi à durée déterminée ou non, à temps plein ou partiel.
    • Catégorie 5 personnes pourvues d'un emploi, à la recherche d'un autre emploi, à durée déterminée ou non, à temps plein ou partiel.
    • Catégorie 6 personnes non immédiatement disponibles à la recherche d'un autre emploi en CDI à temps plein, tenues d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi.
    • Catégorie 7 personnes non immédiatement disponibles à la recherche d'un autre emploi en CDI à temps partiel, tenues d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi.
    • Catégorie 8 personnes non immédiatement disponibles à la recherche d'un autre emploi à durée déterminée temporaire ou saisonnier, tenues d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi.

    Officiellement, le chômage touche 2.068.000  personnes .

    Mais ce chiffre ne tient compte que des chômeurs de catégorie 1, c'est-à-dire des demandeurs d'emploi immédiatement disponibles, à la recherche d'un CDI à temps plein, et qui ont travaillé moins de 78 heures dans le mois.

    ce chiffre ne tient pas compte notamment :

    • des personnes en recherche d'emploi qui se contentent de missions d'intérim, d'un temps partiel ou d'un CDD
    • des personnes  qui exercent une "activité réduite" de plus de 78 heures par mois mais cherchent une activité plus stable et restent dans les fichiers,
    • des chômeurs des départements d'outre mer (DOM)
    • des chômeurs en arrêt-maladie ou en formation, les licenciés économiques en convention de reclassement personnalisée (CRP) ou en contrat de transition professionnelle (CTP), ou bien encore les chômeurs "âgés" dispensés de recherche d'emploi (DRE).

    Ce sont au total "près de 4,45 millions de personnes" qui sont recensées "en tant que demandeurs d'emplois" dans les 8 catégories de l'ANPE.

    A ce chiffre il faut ajouter tous les non inscrits .

     

    j'ajoute que la situation du sous-emploi  devient de plus en plus préoccupante et beaucoup de personnes vivant avec un revenu mensuel de moins de  800 euros  sont des salariés en état de sous -emploi.

    N'oublions pas  que parmi les SDF il y a aussi des salariés en sous emploi

     

    Enfin il ne faut pas affoler le peuple sinon il va faire de la sinistrose

    alors oyé oyé sortez tambours et trompettes  il n'y a en France que 2 millions de gens dans la galère.

    velo crise.jpg


    précisions

    Jusqu'en 1995, il existait cinq catégories de demandes ou de demandeurs d'emploi.
    La catégorie 1 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps plein.
    La catégorie 2 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps partiel.
    La catégorie 3 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi à durée limitée (CDD, mission d'intérim, vacation).
    La catégorie 4 enregistrait les personnes sans emploi et à la recherche d'un emploi mais non immédiatement disponibles (en formation, en arrêt maladie, en congé de maternité).
    La catégorie 5 enregistrait les personnes pourvues d'un emploi mais à la recherche d'un autre emploi, donc non immédiatement disponibles.
    Depuis 1995, les personnes ayant exercé une activité réduite ou occasionnelle de 78 heures ou plus dans le mois précédent sont exclues des catégories 1, 2 et 3 pour former les catégories 6, 7 et 8.
    Il existe donc maintenant huit catégories.


     

  • ANPE/ASSEDIC en grève le 5.01.2009

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    ANPE/assedic  en grève  LE 5 JANVIER 2009

    c'est le jour de la mise en place officielle du Pôle emploi que le SNU , la CGT, le Snap, SUD et FO de l'ANPE ont lancé  un ordre de grève.

    selon les informations d'actu-chômage "la grève sera certainement plus massive que celle prévue le 8, puisque le front syndical qui appelle au 5 est, de loin, le plus représentatif. Il est même possible, colère aidant, qu'un pont se fasse entre les deux dates."

     

     

    je ne ferai qu'un commentaire sur cette grève

    que les agents de ces services prennent toutes les dispositions qui s'imposent pour ne pas pénaliser les chômeurs car dans certaines agences c'est la panique les dossiers étant traités avec beaucoup de retard............

  • Aide pour les petites entreprises/ rafistolage , vision à court terme avec des risques d'effets pervers incontrôlés.

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    CAUTERE.jpgje vous avais annoncé un commentaire sur le dispositif  des aides aux entreprises de moins de dix salariés prévu dans le plan de relance

    chose promise chose due...

    examinons  tout d'abord   l'état de l'emploi en France , ensuite analysons au regard de cette "photographie" les effets prévisionnels de cette aide



    PHOTOGRAPHIE DE L'EMPLOI

    Dans le secteur privé ou semi-public, les salaires dépendent, entre autres facteurs, de la taille de l’entreprise .

    En 2006, dans les entreprises du secteur privé et semi-public, le salaire net annuel moyen pour un travail à temps complet s’élève
    à 23 261 euros

    Les entreprises de plus de 500 salariés (dites grandes entreprises) représentent 35 % de l’emploi total à temps complet et le salaire net annuel moyen de leurs salariés s’y élève à 25 583 euros soit

    • 10% de plus que celui  des entreprises de 20 à 499 salariés (les petites et moyennes entreprises ou PME).
    • 25 % de plus  que dans les entreprises de moins de 20 salariés,qui emploient 26 % des salariés


    Cette comparaison est un peu faussée car ces entreprises n’emploient pas les mêmes types de salariés et n’oeuvrent pas dans les mêmes secteurs d’activité. ( la  proportion des emplois les plus qualifiés augmente avec la taille de l’entreprise.)

    Les secteurs où les salaires sont les plus bas    sont:

    • la construction le salaire moyen s’élève à 20 250 euros, soit 13 % de moins que dans l’ensemble du secteur privé
    • les transports routiers  le salaire moyen s’élève à 22 640 euros  soit 2,7 % de moins que dans l’ensemble du secteur concurrentiel.
    • Le commerce,   la réparation d'automobiles avec une moyenne de 20 330 euros et , le commerce de détail où les salaires sont
      les plus faibles 18 054 euros.  le salaire moyen de ces deux secteurs  pour un salarié à temps complet est de  19 515 euros nets par an soit 16 % de moins que dans l’ensemble du secteur privé.
    • les services aux particuliers.19 515 euros nets par an soit 16 % de moins que dans l’ensemble du secteur privé (Les employés de maison et les assistantes maternelles ne sont pas prises en compte)

    Ce constat est encore plus marqué dans les petites structures.


    tableau de répartition des salaires nets par taille de l'entreprise et par catégorie professionnelle

    Nombre de salariés      Total    Cadres     intermédiair    Employ     Ouvriers

    ensemble                      23 261       46 229         23 582           16 327      17 063

    Plus de 500 salariés       25 583       46 440         24 525           17 406      18 036
    20 à 499 salariés           23 110       47 178         23 290           16 099      16 967

    Moins de 20 salariés       20 327       43 740        22 280            15 484      16 215


    En juillet  2007,  2 010 000 personnes, hors apprentis, dont 870 000 à temps partiel étaient rémunérées au Smic .

    Les salariés concernés sont fortement représentés dans les services aux particuliers, les services opérationnels aux entreprises, l'industrie agroalimentaire et le commerce de détail . 30,5 % des salariés à temps partiel sont rémunérés sur la base du SMIC.


    En termes de croissance de l’emploi, la hiérarchie s’inverse puisqu’entre 2001 et 2006, l’emploi à temps complet s’est accru de

    • 8 % dans les TPE
    • 6 % dans les grandes entreprises
    • 4 % pour les PME.

    ce sont les petites entreprises  qui embauchent le plus de débutants elles sont des « introducteurs de main-d'oeuvre », mais elles ne la stabilisent pas vraiment pour deux raisons:

    Soit les jeunes quittent leur emploi pour intégrer une structure plus grande : ils sont moins d'un sur cinq à rester en poste .

    soit ils subissent un licenciement : 9 % des effectifs sont concernés par cette procédure dans les unités de moins de 10 salariés.


    D'une manière très générale on pourrait dire que les petites entreprises embauchent plus que dans les grandes, qu'elles embauchent plus en contrats précaires et aidés  qu'elles pratiquent des rémunérations plus basses   .


    IMPACT PREVISIBLE  DES NOUVELLES MESURES SUR LE PAYSAGE DE L' EMPLOI

    Les petites entreprises qui embauchent le plus mais de manière précaire ne seront pas incitées à  employer de manière durable puisque l'aide est attribuée également aux contrats à durée déterminée  ( pour surcroit, remplacement,saisonnier etc..)

    les dispositions qui ont allongé les périodes d'essai pour inciter aux embauches pérennes ( loi de modernisation du marché du travail ) sont en quelque sorte remises en cause car l'aide n'est accordée que pour l'année 2009 quelle que soit la date d'embauche à compter du 4.12.2008 . les employeurs  qui  prévoyaient des embauches ont tout interet à embaucher cette année en CDD et ensuite  ils aviseront. Cetta attentisme est également induit et favorisé  par la situation économique.

    Les employeurs qui avaient décidé d'embaucher vont ainsi bénéficier d'un effet d'aubaine sans pour autant pérenniser leurs emplois.

    Pour les entreprises qui avaient décidé de ne pas embaucher ( difficultés  , peu de visibilité sur le carnet de commandes etc..)il  est fort probable que l'impact en terme d'embauches sur ces entreprises soit  nul  et ce  d'autant plus que la défiscalisation des heures supplémentaires , les conventions de forfait qui s'adressent maintenant aux cadres et aux non cadres  , la flexibilité du temps de travail  leur permettent de faire travailler d'avantage  leurs salariés  dans des conditions avantageuses .

    Les aides sont attribuées au bas salaires et sont dégressives ( aucune charge sociale pour le smic) avec pour volonté d'aider les  embauches des salariés les moins qualifiés qui constituent un pourcentage élevé des chômeurs et Rmistes.

    Cette politique d'aide dégressive sur les bas salaires  risque de faire du dumping social comme on l'a trop vu ces dernières années et tirer tous les salaires vers le bas  que ce soit pour les nouvelles embauches mais également pour les salariés en en place.

    Dans les secteurs qui emploient les salariés les moins qualifiés  ( batiment, commerce, services de proximité, nettoyage...) certains employeurs peu scrupuleux n'auront -ils pas la tentation de renouveler leurs effectifs en faisant partir les plus anciens pour embaucher des plus jeunes  en contrats précaires ?

    La tentation pourra être grande car  il n'y a aucun garde fou au système:

    • En effet pour pouvoir bénéficier de l'aide il ne faut pas avoir licencié pour motif économique dans les 6 mois qui précèdent l'embauche sauf si l'aide est demandée au bénéfice du recrutement d'un salarié qui bénéficie d'une priorité de réembauche elle ne peut pas non plus être attribuée pour un salarié dont le contrat a été rompu  6 mois auparavant.
    • ce qui veut dire a contrario qu'un employeur peut faire un  licenciement économique et ensuite embaucher   quelques semaines apres les mêmes salaries avec les aides  ( voila une belle aubaine) il est vrai qu'il devra verser les indemnités de licenciement. je reste  persuadée que certains feront des calculs savants surtout dans les micro entreprises ayant un personnel récent.3 salaries gagnant le smic sur 1o mois couteront 39630 euros en 2009 , avant la loi ils coutaient 14% de plus  en intégrant l'allègement fillon
    • ce qui veut dire également a contrario q'un employeur  peut licencier un salarié  pour motif personnel ou mieux signer une convention de rupture à l'amiable et embaucher de suite sur le même poste un autre salarié. ( ah la belle opportunité pour se débarasser des salariés les plus anciens,  en général les mieux payés et les moins dociles..)

    Attention je n'affirme pas que cette tendance sera  générale et que tous les employeurs feront de même.

    Je dis simplement que je reste persuadée que dans les secteurs à faible qualification dans lesquels le rendement passe avant le savoir faire des salariés  cette aide pourra avoir des effets pervers qui iront dans le sens du renouvellement des effectifs les plus anciens .


    L'aide est attribuée pour un an quelle que soit la date d'embauche à comper du 4.12.2008.

    les entreprises qui avaient décidé d'embaucher de manière non pérenne risque d'anticiper les embauches avec en contrepartie un effet couperet en fin d'année .

    l'effet sur le chômage  pourra être immédiat  mais ne sera que de courte durée à situation économique constante.


    Enfin ces aides s'ajoutent à la panoplie fort importante des aides en tout genre

    il ne semble pas y avoir de réflexion de fond car les mesures prises ces derniers mois s'entrechoquent et se contredisent  les effets bénéfiques des unes créant des effets négatifs sur les autres

    Deux exemples seulement:

    le gouvernement veut que les séniors  travaillent de plus en plus tard  mais le nombre d'emplois disponibles et crées  n'étant pas extensible  bien au contraire puique nous sommes  en récession cette volonté et les avantages  qui la sous tendent  vont  réduire le nombre des embauches des jeunes

    le gouvernement veut  aider les petites entreprises à embaucher de manière pérenne il assouplit les règles du licenciement par la rupture conventionnelle ,allonge les périodes d'essai et dans le même temps favorise l'emploi précaire en attribuant des aides aux petits contrats


    TOUT CECI RESSEMBLE A UNE CAUTERE SUR UNE JAMBE DE BOIS  DU RAFISTOLAGE CAR CE NE SONT PAS LES AIDES QUI CREENT L'EMPLOI MAIS LA CROISSANCE  ET LA NON DELOCALISATION DES EMPLOIS DANS DES PAYS A MAIN D'OEUVRE MOINS ONEREUSE.

    TOUTES CES AIDES AURONT UN COUT  notamment  UN MANQUE A GAGNER DANS LES CAISSES DE L'URSSAF.

    QUI EN PAIERA LE PRIX ?

    VOUS, MOI, NOS ENFANTS.

     

  • Avez vous droit à la prime de solidarité ?

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    Comme cela a été annoncé dans le cadre du « Plan de relance de l’économie », et dans l’attente de la mise en place du RSA, le décret du 19 décembre 2008 (JO du 20 décembre) prévoit le versement, à titre exceptionnel, d’une « prime de solidarité active » d’un montant de 200 €.

    une prime sera versée par  foyer au cours du mois d'avril 2009 aux :

     

    - allocataires, au titre des mois de janvier, février ou mars 2009, du revenu minimum d'insertion, de l'allocation de parent isolé ou du revenu de solidarité active expérimental
    - bénéficiaires, au titre des mois de janvier, février ou mars 2009, des primes forfaitaires au titre du RSA ou au titre de l'API
    - bénéficiaires, au titre des mois de janvier, février ou mars 2009, de l'allocation de logement ou l'aide personnalisée au logement qui, d'une part, sont âgés de plus de 25 ans ou assument la charge d'un ou de plusieurs enfants nés ou à naître et, d'autre part, exercent une activité professionnelle ou se trouvent, depuis 2 mois consécutifs, en chômage total.

    cette prime est insasissable  elle est versée par les caisses d'allocations familiales etr les caisses de mutualité sociale agricole.

    décret (n°2008-1351) du 19 décembre 2008

     

    Attention les sites  en ligne des CAF n'ont encore donné aucune information sur cette prîme

     

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