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Mort de SDF

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le premier billet posté sur ce blog concernait le droit opposable au logement

je reviendrai sur cette question ultérieurement pour tenter de tirer un premier bilan de cette loi

les mauvais jours arrivent avec la pluie et le froid

les sans abris et mal logés sont toujours aussi nombreux et comme chaque hiver il y aura des morts dans la rue

quelques lignes dans les journaux et puis on tournera la page

je ne veux pas tourner cette page je veux qu'elle reste grande ouverte car c'est la honte  d'un pays dit développé et démocratique.

si je choque certains de mes lecteurs ou si je suis hors sujet je m'en excuse mais je devais en hommage à tous ces anonymes poster ce billet qui sera suivi d'autres billets sur la pauvreté  dans une rubrique spécifique pauvreté et conditions de vie en France


les morts anonymes


Il n'existe  aucune donnée statistique sur le nombre de sans-abris qui meurent dans la rue chaque année en France.

Deux fois par an, le collectif Les morts de la rue rend à Paris un dernier hommage à ces anonymes. Un faire-part est publié. La liste des défunts est lue lors d'une cérémonie.

en 2008  le collectif a dénombré 187 sans-abri morts dans toute la France, une liste constituée grâce aux informations recueillies sur le terrain par la cinquantaine d'associations membres, mais sans doute bien inférieure au bilan réel.( moyenne d'age 48 ans espérance de vie en france 80 ans selon le collectif)


« Quand un SDF est retrouvé avec des papiers d'identité, l'institut médico-légal et les services de police considèrent que l'adresse qui y figure est la sienne, même s'il a quitté ce logement depuis des années, ou s'il s'agit de l'adresse d'un centre d'hébergement ou d'une association. Et donc, ce mort n'est pas considéré comme un SDF. »

La mairie de Paris  prend en charge l'enterrement de quelques 500 à 600 corps chaque année, qui sont inhumés dans le « jardin de la fraternité » du cimetière de Thiais. Ces convois gratuits sont destinés aux “personnes dépourvues de ressources relationnelles et financières”. Ce chiffre rassemble donc toutes les personnes démunies et isolées, qu'elles aient un logemement ou non.

Tous les sans-abri ne sont d'ailleurs pas enterrés par la mairie de Paris au cimetière de Thiais : certains ont des proches ou des amis qui prennent en charge la cérémonie, d'autres sont enterrés dans le caveau familial.

Commentaires

  • Décidément il faut croire que devenir SDF "ça n'arrive qu'aux autres" car vous n'avez aucune réaction à cet article.

  • merci Florentine pour votre commentaire
    il est vrai que mes articles sur la pauvreté ou la politique honteuse n'ont suscité aucune remarque ce que je déplore car ces sujets sont de véritables sujets de société .

  • Ma femme m'a quitté il y a 2 ans.
    J'ai perdu mon boulot il y a un an.
    Je ne peux pas changer de logement car je suis sans emplois, mais je ne peux plus rester car je n'en ai plus les moyens.

    Par moment c'est un peu la panique...

    Non, "ça n'arrive pas qu'aux autres" Florentine, et j'ai peur que cela ne finisse par m'arriver. Mais je n'en suis pas encore là. Au pire je mettrais un panneau (BNP ou autres) sur le toit de ma voiture et l'état me trouvera bien un peu de "petite monnaie"

  • message à laurent
    selon la loi de 1989 apres un commandement de payer (délivré par huissier) pour loyers impayés vous avez deux mois pour régulariser votre dette
    si vous ne le faites pas le bail tombe par le jeu de la clause résolutoire qui figure tres certainement dans votre bail et vous devenez occupant sans titre

    ne laissez pas courir le délai de deux mois car apres il est t trop tard saisissez le juge d'instance et demandez un moratoire pour régulariser vos impayés et dans le même temps demandez une suspension de l'application de la clause résolutoire.
    le juge examinera votre situation et pourra vous accorder des délais
    faites vous aider par un professionnel du droit avocat et demandez l'aide judiciaire
    ne restez pas seul noyé dans vos problèmes cherchez une association de soutien

  • Florentine a-t-elle un commentaire autre que celle de critiquer ceux qui n'en ont pas.
    J'ai été dans ma vie ce que l'on appelle un CLD chômeur longue durée, aujourd'hui j'ai un boulot, mais je sais qu'il est facile de devenir SDF.

  • Je suis une ex-SDF qui à vécue durant 11 ans ballotée dans différente structure
    et qui ai réussi à m'en sortir mais j'en garde de nombreuses séquelles.

    J'aime beaucoup votre site car vous parlez de différents faits de société ce qu'on
    ne trouve pas tellement ailleur.

    Je trouve qu'on ne s'intéresse et qu'on ne parle pas assez de ce qui va changer
    ou ce qu'on prévoit de faire pour que le sort des personnes en grande exclusion
    puisse s'arranger vraiment.

    Il y a bien des solutions, mais personnellement je pense qu'il y a bien des choses
    pour le gouvernement qui passe avant tout ça, et qu'il se focalise plutôt sur
    d'autre cas qui souvent n'on aucun ressort avec notre pays pour fermer les yeux
    sur le problême des Sans Abris.

    Ca me révolte d'entendre par exemple qu'on a de l'argent à débloquer quand arrive
    une catastrophe, alors pourquoi n'y a t'il pas soit disant de logement pour installer des
    familles ce qui est faux, au lieu de préférer les loger à l'hotel ce qui coûte des
    sommes bien trop faramineuses sur une année.

    L'état c'est l'hospital qui se fout de la charité !!

    On préfére laisser mourir des gens de froid au lieu de leur donner ne serait ce
    qu'une chambre en attendant de quoi pouvoir se retourner.

    Les foyers ne sont pas des solutions pour héberger car en plus la plupart du temps
    c'est pour une certaine durée et les SDF souvent ne veulent pas y aller parce-ce-qu'il
    génére souvent trop de conflits entre gens de la rue et changer constamment de foyer,
    donc souvent de ville, ne leur permet pas de faire avancer les choses.

    C'est une situation qui peut durer longtemps et les Sans Abris en on marre et
    baisse souvent les bras et arrivent à ne plus rien faire pour s'en sortir.

    Les gens sont souvent dégoutés à la vue d'un SDF mais ils ne connaissent pas le
    parcourt de cette personne et si la plupart sont alcooliques c'est tout simplement
    pour pouvoir se noyer dans un autre monde, celui de la rue qu'ils n'ont pas souhaiter.

    J'ai failli devenir alcoolique moi aussi mais je ne le suis pas.

    Je savais m'arrêter à certaines périodes mais il faut en voir certains alcooliques,
    de vrais épaves ceux-là, qui vivent honteusement dans l'opulence parfois même, alors
    qu'ils n'ont rien pour se plaindre mais boivent juste par plaisir.

    Ceux-là pour moi, ils me dégoutent et on ne les montre pas du doigt, eux.

    J'ai honte d'être Française parfois, je suis juste une Terrienne à l'esprit bien terre à terre.

  • bonjour Patricia

    merci de votre témoignage

  • Personnellement cela me fait peur , car je ne sais pas comment je finirais ? depuis 40 ans je me bats pour les autres , j'ai vécu de 1974 à 1981 dans la rue , je sais ce que s'est , des regards qui se détournent de vous , la solitude , la faim , le froid......

    j'ai eu la chance de croiser un soir l'abbé Pierre , qui m'a aidé à remonter la pente , depuis , je me bats pour les autres ! pour rendre ainsi hommage à l'abbé Pierre et Coluche , non ne restons pas indifférent , demain au train ou va cette vie pour le pauvre , le SDF sera peut-être moi , toi , vous?????? allez savoir ce que notre avenir nous réserve ? Paix à tout ceux et celles qui meurent et mourrons dans cette fichue rue !

Les commentaires sont fermés.

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