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  • négociations avec des coquins

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    Les négociations sur la modernisation du marché du travail perturbées par le retrait du président de l’UIMM , qui menait la délégation patronale.

    Les négociations entre syndicats de salariés et le patronat sur la modernisation du marché du travail ont commencé.

    A raison d’un rendez-vous hebdomadaire chaque vendredi, à partir du 7 septembre, quatre grands chapitres vont être abordés :l’entrée dans l’emploi, l’évolution, la sortie et le retour dans l’emploi" .

    Dans ces négociations seront traités notamment :


    - la réforme du contrat de travail ( avec une volonté du patronat d’assouplir les règles du contrat à durée indéterminée L’organisation patronale propose un nouveau contrat à durée indéterminée assorti d’une période d’essai et d’une période de "validation économique" (Le Monde du 15 septembre).)


    - les règles du licenciement (le patronat souhaitant faciliter la "séparation" entre les salariés et leur entreprise et la sécuriser juridiquement : en diminuer le coût et en limiter tant les possibilités que les délais de recours).


    Denis Gautier Sauvagnac président de l’UIMM mène depuis le début des négociations la délégation patronale (Medef, CGPME et UPA) .


    OUI MAIS VOILA UNE FAUSSE NOTE DANS LE CONCERT DES NEGOCIATIONS :

    DENIS GAUTIER SAUVAGNAC qui représente le patronat à ces négociations et qui fait l’objet d’une enquète de la brigade financière vient de se "mettre en retrait des négociations"dixit un communiqué du 15 octobre de l’UIMM.

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    dans un premier temps Laurence Parisot présidente du Medef avait renouvelé sa confiance à Denis Gautier Sauvagnac en le maintenant comme chef de file des négociations .
    Elle avait notamment déclaré sur RTL
    "je suis trés fière de l’équipe des négociateurs que j’ai pu constituer à l’occasion de cette négociation fondamentale (...)il y a des hommes et des femmes de grand talent (...), Denis Gautier Sauvagnc est le capitaine de cette équipe (....)"
    ce retrait officiellement "volontaire"de la part de Monsieur Sauvagnac prouve, si besoin en était ,que Madame Parisot a changé de position ou tout du moins qu’elle ne veut prendre aucun risque dans le cadre de ces négociations.

    rappelons en quelques mots le cadre de l’affaire :
    Selon PARIS (Reuters) -
    * Une somme de 350.000 euros en espèces a été saisie par la police lors d’une perquisition au siège de l’Union des industries des métiers de la métallurgie (UIMM)

    * La brigade financière agissait dans le cadre d’une enquête préliminaire pour "abus de confiance" ouverte en septembre dernier par le parquet de Paris sur des retraits en espèces de 17 millions d’euros effectués entre 2000 et 2007 sur le compte de l’UIMM.

    * La police a également perquisitionné au domicile parisien de Denis Gautier-Sauvagnac, qui était l’ordonnateur des retraits en espèces.

    * Une cadre de l’UIMM dont le nom figure sur les documents de retraits, Dominique Renaud, entendue par la police, a dit avoir remis les sommes retirées à Denis Gautier-Sauvagnac.

    Denis Gautier Sauvagnac a parlé dans un premier temps du financement des oeuvres sociales de l’UIMM évoquant les aides aux salariés et retraités nécessiteux
    il a évoqué ensuite avoir utilisé l’argent pour fluidifier les relations sociales

    Dans un entretien au Monde, Daniel Dewavrin, qui présida de 1999 à 2006 l’Union des industries et des métiers de la métallurgie et aujourd’hui président d’honneur de la fédération patronale, indique que les retraits en liquide ont toujours existé.

    Il assure que ces fonds proviennent de contributions volontaires et légales d’entreprises membres de l’UIMM, Daniel Dewavrin indique que ces versements avaient pour but de "fluidifier les relations sociales" et que Monsieur Sauvagnac n’a fait que continuer une pratique qui existe depuis la création de l’organisation et qui est connue de tous.

    Ah quel joli mot, quel euphémisme employé « fluidifier les relations sociales »

    Il est vrai qu’avec de l’argent on peut tout acheté même la signature d’accords en défaveur des salariés,,,

    Je suis prise de vertige

    Combien d’accords locaux, régionaux et nationaux professionnels et interprofessionnels conclus de la sorte ???

    En effet selon le quotidien "Les Echos", la puissante fédération des entreprises de la métallurgie aurait constitué, à partir de 1968, un riche fonds "antigrève" doté de plus de 160 millions d’euros.

    Et ce quotidien de préciser « L’UIMM contribue à hauteur de 2,4 millions d’euros (environ 15 %) au budget total du Medef. Créée en 1901 par des anciens du Comité des Forges, pour lutter contre les projets du ministre socialiste du commerce d’alors, Alexandre Millerand (qui voulait mettre en place des délégués d’atelier élus dans les entreprises), l’Union des industries métallurgiques et minières a servi pendant des années de " boîte à idées " du patronat. Elle a en façonné la doctrine sociale pendant plus d’un demi-siècle et ses dirigeants ont toujours été dans les instances de l’organisation patronale, le CNPF devenu Medef.

    Bien implantée localement avec ses quelque 90 chambres syndicales territoriales de la métallurgie, historiquement proche de la CGPME (la confédération des petites et moyennes entreprises), très impliquée dans la gestion de la formation professionnelle et dans la vie paritaire (Unedic, Agirc, etc.), l’UIMM a des réseaux dans l’ensemble du monde politique, en particulier parlementaire, syndical et dans la haute fonction publique.

    Dans la métallurgie, elle a signé ses principaux accords de branche avec trois fédérations syndicales (FO, CFTC et CGC). Au niveau interprofessionnel, elle a longtemps été un interlocuteur quasi inconditionnel de FO, avec qui elle a cogéré, pendant des années, la branche maladie, avant de trouver tardivement des vertus réformistes à une CFDT revenue de l’autogestion. Avec la CGT, en revanche, elle ne partage qu’une chose : une certaine conception de la lutte des classes.

    Autant dire que le patronat de la métallurgie est un acteur-clé de la vie sociale française ».

    pour revenir aux nécociations sur la modernisation du marché du travail qui risquent d’aboutir à un accord de principe susceptible de bouleverser le droit du travail et de remettre en cause plusieurs dispositions légales et réglementaires qui protégent les salariés était-il prévu que l’UIMM , en la personne de Monsieur SAUVAGNAC, montre ses talents de fluidificateur des relations sociales ?????

    il est vraiment temps de donner un grand coup de pied dans la fourmilière , citoyens réveillez vous !

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