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dimanche, 06 janvier 2013

Vous avez dit récession comme c'est bizarre !!!!

La mondialisation procure une abondance  de biens et de richesses, qui ne bénéficie qu’à un tiers de la population mondiale.

Ces richesses ne circulent que du Nord vers le Nord, ou du Sud vers le Nord.

Le  nombre de personnes en état de misère absolue augmente chaque année, alors que les plus grandes fortunes  s’enrichissent .

Quelques chiffres.

En 2007,  500  multinationales  contrôlaient 54% du produit mondial brut.

En 2009, le revenu des 500 individus les plus riches  dépasse les revenus cumulés des 416 millions de personnes les plus pauvres.  4 milliards d’individus vivaient  avec moins de 2$ par jour. 

Selon Jean Ziegler, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim toutes les 5 secondes sur une planète qui peut nourrir 12 milliards d’êtres humains.

Les élites des pays occidentaux multiplient les délocalisations dans des "zones spéciales de production" (régions à bas salaires), ainsi que les politiques sécuritaires et la lutte contre l’immigration pour protéger les frontières jouant sur un faux semblant de sentiment d’insécurité qui rassure les électorats.

L’Occident  alimente les conflits dans des pays dits "du tiers-monde", il dévalise les pays d’Afrique pour son confort personnel, et ensuite s’horrifie que des étrangers en état de grande pauvreté viennent s’y installer.

L’objectif de rentabilité et de productivité en un temps toujours plus restreint dans les grosses entreprises, permettent d’infliger à l’Homme contemporain une spirale implacable de chantage, de pressions et de relations de contrôle/obéissance profondément antidémocratiques, voire totalitaires, le tout pour l’intérêt à court terme bien soigné de quelques actionnaires.

Force est de constater que les pays occidentaux  sont  dans une spirale de  récession avec son cortège de  licenciements massifs .

En réponse , les gouvernements occidentaux et notre gouvernement  n'ont pas d’autre  projet que de nous imposer les recettes de l’austérité, avec les  conséquences désastreuses que nous connaissons  ( Grèce, Espagne..). 

Force est de constater l'absence de projets  innovants et porteurs d’espoir. L'europe et La France sont  à court d’idées.

La  classe dirigeante de notre pays , formatée dans le même moule technocratique des grandes écoles, n’a pas d’autre ambition que de préserver ses intérêts, ses acquis, ses marges et ses dividendes, au prix d’une paupérisation d'une partie de plus en plus importante de la population.


Sarkozy a brassé du vent pendant 5 ans,  Hollande va naviguer à vue dans la  tempête  : Déficits, endettement, désindustrialisation, délocalisations......

Les politiques n'ont plus aucun pouvoir si ce n'est de faire une redistribution de la pénurie en maintenant un système économique qui appauvrit les plus pauvres et enrichit les plus riches .

Un système qui s'effondre et va dans le mur. 316897_10150376909257317_600922316_10285368_1864673421_n.jpg

vendredi, 07 décembre 2012

La compétitivité une antiquité à mettre au clou !

  

vieille femme grotesque, Quentin Metsys.jpgPlusieurs économistes  ( Thomas Coutrot, Jean-Marie Harribey, Norbert Holcblat, Michel Husson, Pierre Khalfa, Jacques Rigaudiat et Stéphanie Treillet) de la fondation Copernic, critiquent  dans une étude de 27 pages,  les principaux points du rapport de Louis Gallois sur la compétitivité .

Ils  dénoncent notamment le "triple ralliement" du pacte du gouvernement "aux dogmes libéraux : à celui des salaires et des cotisations sociales comme cause de la désindustrialisation et du chômage, à celui de la nécessité de la baisse des dépenses publiques et à celui de la TVA antisociale".

Selon  Thomas Coutrot, Jean-Marie Harribey, Norbert Holcblat, Michel Husson, Pierre Khalfa, Jacques Rigaudiat et Stéphanie Treillet "Un tel pacte faustien, par lequel la gauche vend sa raison d'être, ne donne hélas rien en échange".

Ils contestent l'argument patronal selon lequel le niveau historiquement bas du taux de marge des entreprises empêcherait celles-ci d'investir dans l'innovation .

Ils  indiquent  que  les entreprises ont choisi de continuer à augmenter les dividendes plutôt que d'investir dans l'innovation.

Ils font observer que les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) françaises sont asservies à la logique financière des grandes groupes, contrairement à leurs homologues allemandes ou italiennes, et que les exportations françaises sont plus sensibles que les exportations allemandes au taux de change de l'euro.

Pour ces économiqtes

 " L'alourdissement du "coût du travail" n'est pas la cause des pertes de parts de marché françaises. Depuis dix ans, les coûts salariaux unitaires français (salaire par unité produite) ont évolué comme la moyenne européenne. 

Plutôt que de se focaliser sur le coût du travail, mieux vaut s'intéresser à celui du capital. "En l'espace de douze ans, la part des revenus distribués par les sociétés non financières a pratiquement doublé par rapport à leur excédent brut d'exploitation (EBE), et presque doublé par rapport à leur valeur ajoutée brute (VAB), déjouant donc la coupure avant/après la crise, au point d'absorber plus des 4/5 de leur EBE"

"Crise ou pas crise, la part de plus en plus lourde que les entreprises choisissent de distribuer aux propriétaires du capital affaiblit leur capacité à faire face à tous les aspects de la compétitivité."

Extrait de la synthèse du rapport  ' site Fondation Copernic " :

  Le coût du travail, bouc émissaire

Le débat public se concentre sur le coût du travail sur la base de données souvent discutables. En effet, les données de référence d’Eurostat posent problème tant sur la comptabilisation des heures de travail qui sous-estime la durée du travail en France, que sur le calcul de la masse salariale qui surestime le poids, en France, de la formation professionnelle dans le coût du travail. De plus, ce débat est en général biaisé. D’une part, il ne prend que rarement en compte la productivité du travail, c’est-à-dire le coût salarial unitaire. Or, les écarts de productivité entre pays sont plus grands que les écarts de coût horaire. D’autre part, il mêle allégrement coût du travail dans l’industrie et dans les services marchands. Or, la productivité augmente plus faiblement dans les services que dans l’industrie.

Le coût salarial unitaire baisse en moyenne dans la zone euro sauf pour le Royaume-Uni, le Danemark, l’Italie, l’Espagne et la Grèce. En France, il baisse de 0,5 % par an de 1996à 2008, en Allemagne de 0,7 %. Globalement,on constate une tendance à la convergence des coûts salariaux unitaires dans la zone euro, avec une baisse dans l’industrie et une hausse dans les services. Ces constats, combinés au caractère biaisé de certaines données statistiques, démentent l’affirmation selon laquelle il y a eu en France une dérive du coût du travail qui plomberait la compétitivité des entreprises.

Le coût du capital passé sous silence

Mais surtout, on met toujours en avant le coût du travail alors que le coût du capital n’est quasiment jamais évoqué. Pourtant, les revenus nets distribués représentent aujourd’hui 9 % de la valeur ajoutée des sociétés non financières, niveau historique record depuis la Seconde Guerre mondiale, contre 5,6% en 1999. La part dévolue aux actionnaires a donc crû dans des proportions considérables ces douze dernières années. Autrement dit, la complainte patronale faisant de la baisse du taux de marge la raison profonde des faibles investissements et du moindre effort en matière de recherche et développement, passe sous silence le fait que, crise ou pas crise, la part de plus en plus lourde que les entreprises choisissent de distribuer aux propriétaires du capital affaiblit leur capacité à faire face à tous les aspects de la compétitivité.

Dans cette situation, l’exigence patronale d’un transfert massif des cotisations sociales vers les ménages (en grande majorité salariés) apparaît pour ce qu’elle est : le refus de toucher aux dividendes versés aux actionnaires. Cette demande est d’autant moins fondée que le bilan des exonérations actuelles de cotisations sociales est pour le moins problématique. Voici ce qu’en dit la cour des comptes en 2009 : « La cour avait relevé que les nombreux dispositifs d’allègement des charges sociales étaient insuffisamment évalués en dépit de la charge financière croissante qu’ils représentaient pour les finances publiques (27,8 milliards d’euros en 2007, soit 1,5 % du PIB). S’agissant des allègements généraux sur les bas salaires, leur efficacité sur l’emploi était trop incertaine pour ne pas amener à reconsidérer leur ampleur, voire leur pérennité. »

Attac et la Fondation Copernic préconisent d'abandonner la logique même de la compétitivité, cette "voie sans issue, économiquement absurde et socialement destructrice",  et proposent un autre modèle de développement qui rompt avec le consumérisme.

Pour aller plus loin 

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Je remercie Placide auquel j'ai emprunté ce croquis 

 

mardi, 06 novembre 2012

François Hollande marche sur les pas de Nicolas Sarkozy

Depuis l'élection de  François Hollande,   nous assistons  à une cascade de mesures antipopulaires – comme pour flageller ceux qui  l'ont porté au pouvoir. 

Tout d'abord  ce fut  l’annonce d’une augmentation dérisoire  du salaire minimum – avec un « coup de pouce » de seulement 20 centimes d’euros par jour.

Ensuite sont venues les premières mesures d’austérité budgétaire.

Et Maintenant les mesures qui  vont être prises  pour diminuer le coût du travail  alors que François Hollande s'était opposé sur ce plan à  Nicolas Sarkozy. 

Diminuer le coût du travail  la quadrature du cercle ? 

Non,  car Zorro est arrivé  en la personne de Louis Gallois , ex patron de EADS , qui vient de remettre ce lundi 5 Novembre au gouvernement,  son rapport  sur la compétivité . 

Un rapport de 65 pages  qui reprend  les idées exposées par notre Zorro ,  le 7 juillet 2012 , devant le Cercle des économistes .


Gallois par Mediapart

 

Parmi les mesures présentées dans le rapport , figurent une réduction de 30 milliards d'euros des charges sociales et une vingtaine de mesures relatives à la compétitivité hors coût.

Comme le défend le Medef depuis plusieurs mois, les 30 milliards d'allégements de cotisations concerneraient à la fois les charges salariales (à hauteur de 10 milliards) et les charges patronales (à hauteur de 20 milliards). Tous les salaires jusqu'à 3,5 fois le smic bénéficieraient de la réduction des cotisations.  

Sensibles à la demande de stabilité des entreprises, le rapport propose, comme Les Echos l'ont révélé lundi, que l'Etat s'engage "à ne pas modifier cinq dispositifs" au cours du quinquennat: le crédit d'impôt recherche, les dispositifs Dutreil sur la détention et la transmission d'entreprises, la contribution économique territoriale, les incitations fiscales aux jeunes entreprises innovantes et les dispositifs en faveur de l'investissement dans les PME.

Côté industrie, M. Gallois propose de "conditionner les soutiens de l'Etat aux actions des grandes entreprises à leur capacité à y associer leurs fournisseurs et sous-traitants".

Il préconise de reprendre les recherches sur les gaz de schiste et retient trois priorités pour le commissariat général à l'investissement: les technologies génériques, la santé et l'économie du vivant, et la transition énergétique.

Le rapport propose d'aligner les conditions des crédits et garanties export "sur le meilleur niveau" constaté chez nos concurrents. Il reprend l'idée d'un Small Business Act à la française pour les PME. Il souhaite que la fiscalité sur l'assurance-vie favorise les contrats investis en actions. 

Au lendemain de la remise du rapport Gallois, le gouvernement s'est réuni en séminaire et a décidé d'une batterie de décisions pour remédier au décrochage de l'industrie française. 

Le Premier ministre a dévoilé les mesures pour relancer la compétitivité de l'industrie française.

La « quasi-totalité du rapport Gallois, , a été repris, a assuré Jean-Marc Ayrault.

 

  • Crédit d'impôt de 20 milliards

La mesure phare, le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi de 20 milliards d'euros, a été confirmée. Conformément aux informations obtenues par Les Echos, le Premier ministre a précisé que crédit d'impôt aura une montée en charge étalée sur trois ans, dont 10 milliards dès la première année (au titre de l'exercice 2013, donc pour l'IS payé en 2014), puis de 5 milliards sur les deux années suivantes. Cette baisse des cotisations s'appliquera sur les salaires compris entre 1 et 2,5 SMIC. Le gouvernement a donc décidé de ne pas aller aussi loin que le rapport Gallois, qui préconisait d'agir sur des niveaux de salaires allant jusqu'à 3,5 fois le SMIC. Au total, cela représentera un baisse de 6 % du coût du travail et « ce crédit d'impôt aura un impact sur toute la chaîne de production en France », a déclaré le Premier ministre.

  • Un effort sur les dépenses publiques

Pour financer cette baisse de 20 milliards des prélèvements sur les entreprises, le gouvernement prévoit un effort accru sur les dépenses publiques. Il veut répartir cet effort à hauteur de 5 milliards en 2014 et 5 autres milliards en 2015.

  • Hausse de la TVA

Pour les 10 milliards restants, Jean-Marc Ayrault compte sur une augmentation de la TVA à partir du 1erjanvier 2014. Le taux intermédiaire, qui concerne notamment la restauration et les travaux à domicile, sera porté ainsi porté de 7 % à 10 % et le taux « normal », qui pèse sur la plupart des biens et services, passera de 19,6 % à 20 %. En revanche, le taux réduit, actuellement à 5,5 %, sera abaissé à 5 %. « Cette mesure vise essentiellement les ménages modestes », a souligné Jean-Marc Ayrault en rappelant qu'il bénéficie à de nombreux produits de première nécessité, comme l'alimentation, les abonnements de gaz et d'électricité ou les cantines scolaires.

  • Nouvelle fiscalité écologique

S'ajoute aussi la mise en place d'une nouvelle fiscalité écologique. Cette future recette fiscale devrait rapporter « au moins trois milliards d'euros », précise un document de Matignon.

  • Une garantie publique pour les PME

Par ailleurs, le Premier ministre a annoncé la création d'un fonds de 500 millions d'euros pour les PME « confrontées à des difficultés de trésorerie ».

  • Simplification des démarches administratives

«  Cinq démarches administratives » vont être simplifiées pour les entreprises en 2013.

  • Des engagements fiscaux sur la durée

Cinq dispositifs fiscaux seront stabilisés, à savoir le crédit d'impôt recherche, les dispositifs favorisant la détention et la transmission d'entreprises, les jeunes entreprises innovantes (JEI), les incitations aux investissements dans les PME et la « contribution économique territoriale »

  • L'alternance en vedette

Jean-Marc Ayrault a fixé un objectif de « 500.000 » apprentis en France pour offrir aux jeunes « des formations tournées vers l'emploi et l'avenir ». Si le chef du gouvernement n'a pas précisé d'échéance, le dossier de presse de Matignon précise qu'il s'agit de « favoriser l'embauche de jeunes en apprentissage dans les PME avec l'objectif de 500.000 apprentis en 2017 », à la fin du quinquennat. Le nombre actuel d'apprentis s'élève entre 420.000 et 430.000, selon les estimations. Le gouvernement entend proposer par ailleurs aux partenaires sociaux de discuter de la mise en place d'un compte individuel de formation attaché à la personne.

  • Une « Marque France »

Une « Marque France » va être lancée pour promouvoir ce qui est fabriqué en France.

  • Contrepartie

En contrepartie, a prévenu le Premier ministre, le gouvernement exigera des entreprises la transparence sur l'usage des marges financières qu'elles dégageront par une information « régulière » des comités d'entreprises et « un comité de suivi » du pacte associant l'Etat et les partenaires sociaux.

  • Réforme bancaire

Le projet de réforme bancaire sera soumis au Conseil des ministres du 19 décembre. Dans son engagement de campagne numéro 7, le candidat François Hollande avait promis de séparer les activités des banques « qui sont utiles à l'investissement et à l'emploi » de « leurs opérations spéculatives ».

 

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Pendant son quinquennat  Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse de tout faire pour que les entreprises soient le moins affectées par la crise et pour que la France connaisse un « ajustement social ».

En clair, tout a été mis en œuvre pour que les variables d’ajustement à la crise soient d’abord  les salaires et l’emploi.

Réduction du train de vie de l’Etat ; allègements de la fiscalité des entreprises (taxe professionnelle, fiscalité de groupe, etc.) ; extrême modération salariale avec refus de tout « coup de pouce » en faveur du Smic, déréglementation accélérée du Code du travail et notamment du droit du licenciement...

Avec l'élection de François Hollande ,  j'avais naïvement pensé que cette politique ,  qui a creusé les inégalités sociales, allait  être mise de coté…….

J'avais espéré  que le gouvernement aurait à cœur de rééquilibrer le partage entre capital et travail –

J'avais  d'autant plus espéré  que, durant la campagne électorale , François Hollande avait  écarté la question de  la compétivité des entreprises.

Avec les mesures qui viennent d'être annoncées , François Hollande marche sur les brisées de la droite.

 C’est une bonne partie de la réforme Sarkozy qui pourrait survivre. 

Comme le note Médiapart  "En quelque sorte, ce serait donc le calibrage de la réforme Sarkozy qui pourrait être modifié, mais pas sa philosophie d’ensemble".

 "c’est bien une « politique de l’offre » qui se met en place, visant à consolider la situation financière des entreprises ; et non une « politique de la demande », visant à relancer la croissance par des mesures de soutien énergiques au pouvoir d’achat et à la consommation.

Dominique Strauss-Kahn parlait, en d'autres temps, du « socialisme de la production ». Cela lui servait de cache-sexe pour dissimuler sa conversion aux thèses les plus libérales."

Source Médiapart

 

Dans une période de crise, où le pouvoir d’achat s’effondre, François Hollande fait à mon sens  une erreur majeure de stratégie économique .

Il commet  également une erreur de stratégie politique  car  qui  va braquer  son électorat  populaire .

 
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